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« Bêtes Féroces » de France.
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Mikerynos
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 11:50 (2008)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant

« Bêtes Féroces » de France.
Article de Mikerynos  


De nos jours, des « Bêtes » apparaissent toujours dans les campagnes françaises, mais elles ne tuent que des moutons ou d'autres animaux. La plus célèbre a été la Bête des Vosges, en 1977. Chiens errants, fauves évadés, animaux dressés par de mauvais plaisants, parfois loups sauvages, expliquent ces affaires.

Les vieux démons ne sont pas près de mourir. L'arrivée de loups italiens dans le Parc National du Mercantour a provoqué une levée de boucliers de la part des éleveurs, chasseurs, etc., qui n'ont pas craint d'invoquer la mise en danger de la vie... humaine. Car une Bête monstrueuse, dans l'inconscient collectif, se profile toujours derrière les loups, avec lesquelles elle n'avait pourtant rien à voir.


Gravure du 18e siècle  

Il y a eu en France, au cours des siècles, d'autres affaires comparables, bien que moins meurtrières. Leur solution est manifestement du même ordre. Classiquement, donc, les loups étaient tenus pour les coupables. Or, tous les zoologistes s'accordent à dire que le loup n'attaque pratiquement jamais l'homme. Bien au contraire, il le fuit. Le thème du loup mangeur d'hommes étant essentiellement français, d'aucuns en sont venus à imaginer que seuls les loups de France avaient manifesté un tel comportement ! De même, le thème du loup-garou, homme changé en loup, est surtout français (nous avons vu qu'il pouvait exister de vrais loups-garous, cannibales atteints de lycanthropie). Celui de la Bête, qui recoupe ces deux thèmes, est également, nous l'avons dit, très français.

Bref, c'est la peur de la nature sauvage qui transparaît dans ces thèmes, une peur qui s'est particulièrement cristallisée sur certaines espèces comme le loup. Toute attaque animale qui échappe aux explications rationnelles suscite rapidement des rumeurs. La bête du Gévaudan n’est pas le seul animal à avoir semé la terreur en France. On peut citer la bête d’Evreux (1632-1633), la bête de Brives (1783), la bête du Cézailler (1946-1951).

Il y a eu en France, au cours des siècles, d'autres affaires comparables, bien que moins meurtrières. Leur solution est manifestement du même ordre. Classiquement, donc, les loups étaient tenus pour les coupables. Or, tous les zoologistes s'accordent à dire que le loup n'attaque pratiquement jamais l'homme. Bien au contraire, il le fuit. Le thème du loup mangeur d'hommes étant essentiellement français, d'aucuns en sont venus à imaginer que seuls les loups de France avaient manifesté un tel comportement ! De même, le thème du loup-garou, homme changé en loup, est surtout français (nous avons vu qu'il pouvait exister de vrais loups-garous, cannibales atteints de lycanthropie). Celui de la Bête, qui recoupe ces deux thèmes, est également, nous l'avons dit, très français. Bref, c'est la peur de la nature sauvage qui transparaît dans ces thèmes, une peur qui s'est particulièrement cristallisée sur certaines espèces comme le loup.

Toute attaque animale qui échappe aux explications rationnelles suscite rapidement des rumeurs. La bête du Gévaudan n’est pas le seul animal à avoir semé la terreur en France. Les plus féroces semblent avoir été les bêtes de l’Auxerrois et du Vivarais. La première est apparue en 1731 et a fait 28 victimes. Elle est décrite comme un tigre ou comme un loup. nous faut signaler dès 1766 la « Bête féroce de Sarlat », dans le Périgord, dont la particularité est de s'attaquer non aux femmes, mais aux hommes ! En 1814, c'est au tour de la « Bête féroce d'Orléans » de connaître un certain succès : elle déchire et dévore les pauvres habitants des campagnes, dévore des familles entières, abîme et détruit tout ce qui se trouve à sa rencontre, et fait un carnage affreux, si l'on en croit la légende illustrant une gravure de l'époque. On écrit même une complainte à son propos ; le style n'en est pas génial, mais il nous faut imaginer l'effroi de l'auditoire qui entendait de pareils couplets. La disparition officielle du loup date de l’année 1937 où « le dernier loup » fut abattu dans le Limousin. Plus précisément, le loup a été présumé éteint en temps que « population reproductrice » entre 1930 et 1939.

De 1818 à 1829, plus de 14.000 loups sont tués en France chaque année. C’est l’époque d’apparition du fusil à percussion (1830), puis des fusils à répétition et à canon basculant. Les armes à feu sont désormais très accessibles et performantes. Les loups sont alors tués à plus de 100m de distance. Le nombre de permis de chasse délivrés ne fait que croître. Parallèlement, l’usage du poison se répand parmi les chasseurs de loups : aconit tue-loup ajouté à du verre pilé, des éponges frites et des bulbes de colchique, décoction de lichen de mélèze, ciguë aquatique, noix vomique...

La « Bête » du Gévaudan.
C'est au début de l'été 1764 que la Bête faisait son entrée dans l'histoire, en s'attaquant à une bergère des environs de Langogne, heureusement secourue par ses bœufs. Dès lors, et durant trois longues années, la Bête allait semer la terreur dans toute une région constituée essentiellement du Gévaudan, mais également d'une partie du Vivarais, de l'Auvergne et du Rouergue, commettant des crimes plus odieux les uns que les autres. En tout, ce sont quelques 250 attaques qui furent perpétrées, avec, pour résultat, plus de 130 morts, dont une quinzaine par décapitation, et 70 blessés. Les femmes et les enfants constituèrent les proies privilégiées de la Bête ; néanmoins, il y eut plusieurs cas où ce furent des hommes adultes qui subirent ses assauts et ne durent la vie sauve qu'à leurs armes ou à l'arrivée de secours providentiels. Aucun effort ne fut épargné pour venir à bout de la terrible Bête. C'est d'abord au Capitaine Duhamel et à ses 56 dragons qu'incomba la tâche de tuer l'animal. Mais malgré toute leur bonne volonté et l'organisation d'immenses battues réunissant jusqu'à 20.000 hommes, on ne put que constater leur échec. Ils furent alors remplacés par Martin Denneval, le plus grand louvetier du royaume, lui-même relevé, après avoir failli à sa mission, par François Antoine de Beauterne, le lieutenant des chasses et porte-arquebuse du Roi Louis XV. Finalement, c'est un chasseur local, Jean Chastel, qui mettra fin aux jours du monstre, lors de la fameuse chasse du 19 juin 1767. Mais quel était donc ce singulier animal qui fut pendant longtemps invulnérable aux balles et aux coups de lames ? Il est évidant de nos jours qu’il ne s’agissait pas de loups.

Les « sœurs » de la Bête du Gévaudan.
Qui sans avoir connu la même renommée, ont néanmoins laissé des traces dans l'histoire de France.
- La bête de Benais : 1633 - 1634
- La bête du Gevaudan : 1764 - 1767 (130 ans aprés Benais)
- La bête de Sarlat : 1766 (en même temps que le Gevaudan)
- La bête du Vivarais : 1809 - 1817 (53 ans aprés Sarlat et 55 ans aprés le Gevaudan)
- La bête de Venelles : 1819 - 1970  HOAX (2 ans aprés le Vivarais)

La « Bête » de Cinglais
Ou la « Bête de’Evreux »
Ayant établi son repaire dans le Calvados et dans la forêt de Cinglais à une quinzaine de kilomètres au sud de la ville de Caen. En 1632, Elle ne tarde pas à semer la terreur et l’effroi en Normandie où elle tue une quinzaine de personnes en un mois de temps. Ceux qui ont réchappé à ses attaques meurtrières la décrivent comme ayant la forme d’un « Grand dogue » très rapide et d’une agilité extraordinaire. Son aventure se termine au bout d’an, après avoir fait plusieurs dizaines de victimes. La « Bête » poursuivi pendant trois jours lors d’une battu ( de 5 à 6000 personnes) organisée le 21 juin 1633 par le Comte de la Suze, finira par succombé à un coup d’arquebuse.

La « Bête » de Benais.
Cette « Bête féroce dont personne ne connut le nom, mais d’une hardiesse et d’une férocité inouïes » qui à sévit en Touraine, dans la forêt de Benais non loin de village du même nom, et plus précisément dans les bois de Vau et de Moligeon situés dans la partie Nord de la forêt de benais et situés sur la commune de continvoir. Les premières attaquent débutes en 1693 et se répandent dans toute la région de Couléon à Langeais, de la vallée de la Loire à Avrillé et ce jusqu’en 1694. Les battues organisées à diverses reprises n’eurent guère de résultat. Le clergé local multiplia les prières, et au début du mois d’Aout 1694 le carnage cessa. Le nombre de ses victimes est de loin supérieur à celle de la « Bête du Gévaudant » (qui fit en moyenne trois victimes par mois) puis qu’il y a eu 200 victimes en un an et demi, ce qui représente une dizaine de morts par mois. La Touraine à connut d’autres « bêtes » en 1751 dans le nord du département, en 1808 dans le Richelais et en 1814 sur la commune de Cravant-Les-Coteaux. Mais celles-ci, par contre sont bien des loups.

La « Bête » de Trucy.
Appelée aussi « La Bête de l’Auxerrois » qui début du XVIIIe siècle, en 1731 apparaît dans les bois, proche de Trucy situé au Sud d’Auxerre dans l’Yonne, une épouvantable « Bête » qui va bientôt semer la terreur dans toute la région. Sa première attaque a eu lieu au mois de novembre 1731, un garçon de 12 ans est attaqué près de Trucy-Yonne. Les victimes vont se succéder. Les habitants ne sortent plus qu'armés de fourches. Louis XV fait annoncer qu'il offre une prime de « 200 livres à celui qui tuera la Beste ». A Mailly-la-Ville, le prédateur arrache des mains d'une nourrice un jeune enfant. Il ressort
que 17 victimes ont moins de 12 ans, en trois ans que dure l'affaire.Dès lors la « Bête » va se livrer à un véritable carnage et le nombre des victimes ne cessera d’augmenter jusqu’en 1734, date à laquelle la « Bête » disparaîtra. On trouve en effet dans les registres de la commune toute proche de Fouronne la mention suivante : "L'an de grâce 1732, fut dévorée par une bête féroce Jeanne Bonnotte, âgée d'environ 13 ans" : c'est signé de Witie, prêtre, curé de Fouronne.

En 1734 fut inhumé dans la paroisse de Mailly un enfant dévoré par les « bestes », âgé d'environ six ans. Malgré les battues organisées et la prime de 200 livres offerte à quiconque tuerait la bête, personne ne put découvrir son repaire. Elle dévora en trois ans une trentaine de personnes. En 1817, une autre bête féroce terrorisa Mailly. Pour tenter de s'en débarrasser, on plaça des moutons empoisonnés à proximité du lieu où elle accomplissait ses tueries. On n'en entendit plus jamais parler et l'on pensa qu'il s'agissait d'un loup de grande taille, particulièrement féroce. Toutes les battues organisées pour mettre fin à cette hécatombe se solderont par des échecs. Elle est décrite comme un tigre ou comme un loup. La « Bête » tuera 28 personnes,
dont 9 enfants, 9 femmes et 10 hommes. Elle ne fut jamais capturée ou tuée. En 1817, cette même forêt de Trucy abritera une autre « bête mystérieuse » qui ne sévira que quelques mois.

La « Bête » de Veyreau.
Région située non loin du Gévaudant, dans le « Causse Noir » contrée déserte et sauvage faisant partie du département de l’Aveyron. Cette « Bête féroce qui rempli tous les habitants d’une grande frayeur » sévit à partir de 1799 faisant des dizaines de victimes. Les Caussenard avaient un moment, pensé qu’il s’agissait de la même « Bête » venue touf droit de la Lozère commettre ses forfaits jusque chez eux.

La « Bête » du Vivarais.
Le Vivarais était, avant 1789, une province appartenant à la province de Languedoc. Elle s'étendait sur un territoire correspondant, de façon approximative, au département de l'Ardèche. Cette « Bête » ou encore appelée « Bête des Cevennes » sema la terreur aux confins des départements de la Lozère, du Grand Gard et de l’Ardèche pendant plus de sept ans, de 1809 à 1817. Plus audacieuse que la « Bête du Gévaudant » elle n’hésitera pas à pénétrer jusqu'à l’intérieur même des maisons. Elle est décrite comme un loup mais avec la taille d’un âne, avec un pelage brun, une crinière noire et de grosses mamelles. Il s’agissait probablement d’un fauve échappé d’un cirque. En tout, ce sont 29 personnes, principalement des femmes et des enfants qui périrent officiellement sous ses dents meurtrières. Parmi les victimes de la « Bête », six furent décapitées. Cette « Bête » ne fut jamais capturée ou tuée.

La « Bête » de Sarlat.
Périgord Noir, Dordogne.
La Bête de Sarlat, terrorisa le Périgord au XVIIIème siècle. Sa première apparition remonte à mars 1766, elle commit alors une dizaine de meurtres dans les localités avoisinantes. On imagine la terreur qu'elle provoqua. C'est à partir de cette époque que naquit son mythe d'énorme bête assoiffée de sang humain. Mais, au mois d'Août 1766, elle finit par être reconnue comme un loup porteur de la rage. Le peuple ne suivit guère cette explication, il faut dire qu'entre temps, elle avait encore occis au moins 18 personnes. On l'apercevait en tous lieux, même dans les venelles sombres de Sarlat et, l'exasperation et la peur étant à leur comble, la légende de la Bête s'enfla à telpoint que les braves gens du pays n'osaient plus sortir à l'approche de la nuit tombante. Dès lors, paysans et seigneurs se regroupèrent à plus d'une centaine de fusils et se mirent en battue. La bête fut trouvée, pousuivie et tirée. Cette mort constatée par tant d'yeux réjouis sembla débarrasser définitivement les gens de l'endroit de leurs craintes justifiées. Nous savons bien que le loup et l'homme enragés, paraissent pris de folie ; écumant, bavant et mordant ils sont terrifiants à voir et dangereux à approcher. Il n'empêche que le souffle de la légende, point ne disparut et qu'à Sarlat et dans sa région, on parle encore de la Bête comme d'un garou.

La « Bête » du Valais.
C'est en 1946 que la Bête baptisée aussi Monstre du Valais fit son apparition en Suisse. Le 26 avril, treize moutons furent découverts sans vie, égorgés. Un étrange rôdeur fut immédiatement accusé du fait puis, très vite, ce fut un chien à qui on fit endosser la tuerie. Ce chien errant et féroce révéla après avoir été abattu, qu'il avait une grande quantité de laine dans son estomac. Et cela continua. Des semaines plus tard, en comptant un troupeau sans gardien, on s'aperçut que plusieurs moutons manquaient à l'appel. C'est en juillet qu'un nombre important de chèvres et de moutons disparut des pâturages de montagnes. Au fil
des mois il y eut de nombreuses disparitions d'animaux. La presse s'empara de ces faits extraordinaires et à son habitude les monta en épingle. De folles hypothèses furent lancées, successivement les auteurs des faits étaients des lynx, des ours, des panthères, des fauves non identifiés échappés d 'un zoo et bien entendu de loups... A l'époque aucune observation précise ne fut faite. Veaux, chèvres, disparaissaient de plus belle. Des battues furent organisées sans succés. Au mois d'août, des patrouilles composées de chasseurs et de gendarmes revinrent toutes bredouilles. Nouveauté, des cochons disparaissaient aussi.

Alors on prit de grandes décisions. On fit venir des voyantes, des astrologues, qui assurèrent que le coupable était un homme. Un radiesthésiste jura par son pendule qu'il avait localisé sur une carte, la tanière du monstre. En désespoir de cause on envoya, escorté de quelques gendarmes, un dompteur réputé dans les alpages. L'homme de l'art prétendit avoir aperçu la Bête déclarant qu'il s'agissait d'une créature jaunâtre, tachetée. Les gendarmes qui n'avaient rien vu ou si peu, rédigèrent un procès-verbal reconnaissant que le monstre avait l'aspect d'une étrange panthère et qu'il devait s'être enfui d'un zoo bombardé en Italie qui possédait, croit-on, de semblables bêtes. A la suite du rapport on construisit des pièges et des trappes en quantité industrielle. Le dompteur, devenu l'homme providentiel, imprégna ces appâts d'un philtre magique capable d'attirer tous les fauves possibles, dans un rayon de 2 km. Et le bétail disparaissait.

Cela continua pendant toute l'année 1947. On demanda au zoo de Bâle des empreintes de lion afin de les comparer à celles que laissait la peu identifiable Bête.
Bien que l'on ait tué quelques loups au passage, l'affaire tomba en quenouille et l'épais mystère qui la recouvrait ne fut jamais éclairci que par des solutions aussi peu probantes que fumeuses. Un gros loup dont rien ne prouva qu'il était mélé à l'histoire fut tué. On dit alors que l'énigme était officiellement résolue mais tout continua comme avant.

La « bête » de Venelles.
Venelles est situé dans les Bouches-du-Rhône juste au-dessus d'Aix-en-Provence. Cette histoire surprenante est à prendre avec quelques précautions, elle raconte une série de meurtres s’étalant de 1819 à 1970. Il n’y a aucun lien avec les autres histoires de « Bêtes » connues. Pour avoir plus de détaille voir le site Web sur les « Arcade de Venelle » Cette histoire est en fait un HOAX...

La Bête d'Orléans.
(1814)
« Cette bête cruelle déchire et dévore tout ce qu'elle rencontre sur son passage et porte la désolation parmi des familles entières dans les contrées qu'elle parcourt. » « Le 25 décembre dernier elle rencontra à l'entrée d'un village près Beaugency un malheureux bûcheron, sa femme et son fils aîné. Cette bête féroce se jeta d'abord sur cette malheureuse femme ; le pauvre bûcheron et son fils veulent la défendre : un combat terrible s'engage, mais malgré leurs efforts et de plusieurs autres personnes arrivées, cette malheureuse a péri, et plusieurs autres blessées. Enfin il est impossible de calculer le nombre de malheureux qui ont été victimes de la voracité de cette bête sauvage ; elle est couverte d'écailles, et aucune arme ne peut l'atteindre. Prions Dieu, mes chers amis, qu'il nous délivre de ce monstre, et prions-le aussi pour le prompt rétablissement des personnes blessées par cet animal. »

La Bête du Lyonnais
(1754-1756)
Dans les derniers mois de l'année 1754 et pendant 1755 et 1756, on parla dans le Lyonnais d'une bête féroce qui s'était fait voir dans plusieurs cantons de nos provinces. Du Lyonnais, elle passa dans le Dauphiné, où l'on fit une chasse générale en plusieurs contrées. De là, elle rentra dans le Lyonnais et l'on assure l'avoir vue près de Thelzé, de Moire, de Fronnac, de Saint-Bel et de l'Arbresle, tous pays montagneux en grande partie couverts de bois et coupés par des vallons caverneux entre lesquels coule la rivière d'Azergues. L'animal, après s’être avancé dans le voisinage de Roanne, revient vers Saint-Bel et Saint-
Germain-sur- l'Arbresle et se jeta de là dans les bois de Savigni. Ici, on en perdit la piste pour quelque temps, mais on n'eut que trop le malheur de la retrouver. L'animal reparut successivement dans presque tous les endroits que j'ai déjà nommés et partout de nouveaux ravages marquèrent ses traces. On compta 17 jeunes hommes, ou jeunes enfants, mordus ou déchirés et même dévorés. Ceux qui l'aperçurent, ou qui crurent le voir, le représentaient d'une grosseur qui approchait celle du loup, avec des jambes moins hautes, un poil plus rude et la peau mouchetée de diverses couleurs.

Sur ce récit, l'opinion s'établit que c'était une véritable hyène. Mais qui ne sait que la frayeur grossit les objets, ou les défigure entièrement. Le signalement qu’on donna de cet animal carnassier avait, sans doute, été tracé par des Imaginations échauffées. Dans la rapidité de la fuite,- a t'il pu être mesuré de l'oeil avec justesse ? Dans la course, il dut paraître plus bas quel ne l'était en effet. L'agitation de tout son corps faisait dresser les poils et l'on sait enfin
que l'éblouissement diversifie les nuances presqu'à l'infini. Otez ces circonstances, au lieu d'une hyène, on n'aura vu qu’un loup. Les rigueurs excessives de l’hiver de 1754 forcèrent les animaux de cette dernière espèce à chercher, dans les villages ce que la campagne ne leur fournissait plus. D’ailleurs, l’hyène
est un animal entièrement étranger à nos climats. Par où aurait il pénétré ? Supposerait-on avec a moindre vraisemblance qu’il eut traversé les espaces immenses qui nous séparent de sa terre natale sans avoir marqué nulle part les traces de son passage ?

« Concluons qu'on met trop souvent le merveilleux où il n'y a rien que d'ordinaire. » Ainsi s'exprimait, Alléon-Dulac dans ses Mémoires pour servir à l'histoire naturelle du Lyonnois, Forez et Beaujolois éditées à Lyon en 1765. Il situait « près de l'Arbresle » une partie des meurtres Imputés à la bête féroce de 1754-
1756. Voici les actes de sépulture de trois de ces victimes, documents relatant les circonstances de leur mort.

20 avril 1756. Saint-Julien-Debibost (8 km au sud-ouest de l'Arbresle). « Marguerite Penet, de onze ans, née de Jean-Fronçois Penet et de Jeanne Sublion, a été enterrée le 29/4/1756 - faisant paître ses bêtes chez Subtion de l'hameau de Bernay,. deux animaux féroces, l'un comme un gros bidet, tiran sur le rouge, ressamblant a un loup à l'exception qu'il avait une cüe courte, et l'autre gros comme un gros mâtin, mais blanc sous le ventre et une grande cüe longue, le saisirent au gozier et lui endommagèrent tellement le coup, que cette enfant en est morte. Ces animaux ont dévorés quantités de bergers dans le voisinage et cela depuis deux ans. Barbier, curé. »
15 juin 1756 St Saint-Romain-de- Dopey (à quelques kilomètres au nord-ouest de l'Arbresle). « Étienne, fils de Claude Manus, habitant de Saint-Romain-de-Popey, âgé de six ans, ayant été dévoré par le loup, le quatorze juin 1756, a été enterré dans le cimetière de l'église paroissiale dudit Saint-Romain le quinze du même mois et an que dessus par moi vicaire soussigné, en présence de Claude Manus son père et de Gabriel Durand, sonneur de cloches de la susdite paroisse, qui ont déclaré ne savoir signer de ce requis et sommes Forest, vicaire. »
24 novembre 1756. Montrottier (au sud-ouest de L'Arbresle à 10 km environ au sud de Saint- Romain et à 6 km de Saint-Julien) : « Anne, fille légitime de Jean Charassin, la dite enfant âgée de neuf ans, ayant été dévorée et mangée à moitié par les bêtes féroces ou loups ou hyènes le vingt novembre, a été enterrée le 24 dudit mois 1756 dans le cimetière de l'église de Montrottier, en présence de Philippe Bretonnière et Pierre Blanc, marguillier, qui ont déclaré ne savoir signer, de ce requis. Bataillord, curé Cie Montrottier. »

La Bête de Chaingy
(1814)
Le 6 Décembre 1814, des femmes et des enfants qui ramassaient du bois mort dans la forêt, furent assaillis par une louve faisant deux morts et huit blessés. Monsieur le baron de Talleyrand, Préfet, ordonna une battue. L'animal fut tué vers Cercottes. Cet événement donna lieu à l'écriture de fables et complaintes sur la bête de Chaingy.

La Bête du Valais.
(1946)
C'est en 1946 que la Bête baptisée aussi Monstre du Valais fit son apparition en Suisse. Le 26 avril, treize moutons furent découverts sans vie, égorgés. Un étrange rôdeur fut immédiatement accusé du fait puis, très vite, ce fut un chien à qui on fit endosser la tuerie. Ce chien errant et féroce révéla après avoir été abattu, qu'il avait une grande quantité de laine dans son estomac. Et cela continua. Des semaines plus tard, en comptant un troupeau sans gardien, on
s'aperçut que plusieurs moutons manquaient à l'appel. C'est en juillet qu'un nombre important de chèvres et de moutons disparut des pâturages de montagnes. Au fil des mois il y eut de nombreuses disparitions d'animaux. La presse s'empara de ces faits extraordinaires et à son habitude les monta en épingle. De folles hypothèses furent lancées, successivement les auteurs des faits étaient des lynx, des ours, des panthères, des fauves non identifiés échappés d 'un zoo et bien entendu de loups...

A l'époque aucune observation précise ne fut faite. Veaux, chèvres, disparaissaient de plus belle. Des battues furent organisées sans succès. Au mois d'août, des patrouilles composées de chasseurs et de gendarmes revinrent toutes bredouilles. Nouveauté, des cochons disparaissaient aussi.
Alors on prit de grandes décisions. On fit venir des voyantes, des astrologues, qui assurèrent que le coupable était un homme. Un radiesthésiste jura par son pendule qu'il avait localisé sur une carte, la tanière du monstre. En désespoir de cause on envoya, escorté de quelques gendarmes, un dompteur réputé
dans les alpages. L'homme de l'art prétendit avoir aperçu la Bête déclarant qu'il s'agissait d'une créature jaunâtre, tachetée. Les gendarmes qui n'avaient rien vu ou si peu, rédigèrent un procès-verbal reconnaissant que le monstre avait l'aspect d'une étrange panthère et qu'il devait s'être enfui d'un zoo bombardé en Italie qui possédait, croit-on, de semblables bêtes. A la suite du rapport on construisit des pièges et des trappes en quantité industrielle. Le dompteur, devenu l'homme providentiel, imprégna ces appâts d'un philtre magique capable d'attirer tous les fauves possibles, dans un rayon de 2 km. Et le bétail disparaissait... Cela continua pendant toute l'année 1947. On demanda au zoo de Bâle des empreintes de lion afin de les comparer à celles que laissait la peu identifiable Bête. Bien que l'on ait tué quelques loups au passage, l'affaire tomba en quenouille et l'épais mystère qui la recouvrait ne fut jamais éclairci que par des solutions aussi peu probantes que fumeuses. Un gros loup dont rien ne prouva qu'il était mêlé à l'histoire fut tué. On dit alors que l'énigme était officiellement résolue mais tout continua comme avant...

La « Bête » des Vosges.
Plus de 300 animaux massacrés en 9 mois entre Épinal et La Bresse, 26 battues organisées. On évalue sont territoire à plus de 150 km2.
Voir sur le forum: La "bête des Vosges"

Naissance d'une légende
L'histoire commença en décembre 1975, lorsque des forestiers de Rambervillers découvrirent les empruntes d'un carnassier qu'ils ne purent identifier. En cette même période, le grand gibier d'une propriété close de la région connut des vélléités de migration, sans que cela n'inquiète particulièrement la population. Dans la nuit du 27 au 28 mars de l'année suivante, sept moutons furent retrouvés égorgés à Domèvre-sur-Durbion. On pensa tout d'abord à l'oeuvre de chiens errants. Le 30 mars au soir, dix boeufs furent attaqués à leur tour à Moriville. Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, une villageoise vit une biche se faire tuer à la lisière de la forêt de Romont. Dans la même nuit, douze moutons connurent le même sort à Hadigny-les-Verrières. Le carnage continua alors : un taurillon étranglé le 16 avril à Domèvre-sur-Durbion, un poulain égorgé le 27 à Rehaincourt, dix-sept brebis et quatre agneaux étranglés à la ferme du Bouzillon près de Rambervillers ; huit moutons le 5 mai, trois le 6, vingt-et-un autres le 6 mai. Six le 22 mai et trois le 2 juin. Puis l'animal disparut aussi mystérieusement qu'il était apparu.

La chasse
Dès le 1er avril, une battue fut organisée, sans succès. Le 8 avril, on aperçut la Bête à Ortoncourt où une battue fut organisée. Le prédateur fut tiré à moins de 50 mètres, sans plus de succès. La Bête tua ou blessa trente quatre brebis dans la nuit qui suivit à Hadigny-les-Verrières. On organisa une seconde battue où la Bête fut tirée à 20 mètres sans que la décharge ne l'atteigne. Le même jour, la Bête essuya une vingtaine de coups de feu sans être blessée. De nombreuses battues furent organisées suite aux agressions : le 19 avril à Domèvre-sur-Durbion, le 21 à Hadigny-les-Verrières, le 30 à Rambervillers, deux à Girecourt/D., une à Deycimont, une à Prey et à Jussarupt. De même, les habitants organisèrent d'eux même des traques "sauvages" à chaque signalement de la Bête. Le fait est que la Bête sut éviter tous les pièges, toutes les traques. Seul un camionneur eut l'occasion de la tuer, l'évitant alors qu'elle traversait la route. Sans doute mise en alerte par les coups de semonce, cette dernière adopta des stratégies pour éviter les chasseurs : elle attendait par exemple que les rabatteurs arrivent sur elle pour se couler entre leurs lignes et repartir loin des chasseurs. Les autorités administratives mirent en place diverses techniques, firent appel aux volontaires, et même à l'armée. De 60 personnes mobilisées, le nombre passa rapidement à 250. On fit venir des chiens spécialement pour suivre la trace de la Bête, mais ces derniers refusèrent de donner la chasse. Puis un chien policier de Vesoul, "le meilleur", fut amené. Ce dernier suivit bien la piste, mais attaché à son maître, il
n'avançait pas très vite, laissant le temps à la Bête de fuir. Cette dernière, poursuivie le 29 avril, sauta un grillage de 1 mètre 50 et réussit à s'enfuir encore une fois. Changement de stratégie : les autorités décidèrent de mettre en place quatre affûts à Rambervillers, Gérardmer, Xonrupt, et à la Bresse durant 15 jours. Le bétail fut rentré à l'étable à l'exception de quelques animaux mis en appât près des affûts, mais la Bête ne se montra pas. Puis elle gagna les Hautes-Vosges avant de redescendre du côté alsacien où elle ne fit plus parler d'elle.

Un mystère
De nombreuses hypothèses furent faites pour identifier l'animal. Un témoin parle d'une bête "de 60 kilos" aux "oreilles droites" et à la "queue pendante", à la robe "gris-jaunâtre" ou "rougeâtre", plus grand qu'un berger-allemand. D'autres trouvèrent une ressemblance au loup. Des poils retrouvés ont permis de conclure à un canidé, sans plus. Les photos existantes sont de trop mauvaise qualité pour tirer une conclusion. Les méthodes utilisées par la Bête pour tuer ses proies restent précises et efficaces, contrairement à ce que feraient des chiens devenus sauvages... De même, cette façon de dépecer la proie, commençant par
l'épaule, serait propre au loup. Mais dans ce cas, d'où venait-il ? Une hypothèse plus rocambolesque fait état d'une vengeance : Un gros propriétaire de chasse, dans les terres duquel les premiers gros gibiers tués furent retrouvés, su s'attirer les foudres de paysans alentours en entretenant de mauvaises relations de voisinage. La Bête pourrait être un chien dressé dans le but de tuer le gros gibier dans ses terres de chasse. Ce chien serait alors devenu incontrôlable. Mais... Ce même propriétaire aurait vu, dans le même temps, ses deux chiens de garde disparaître, ce qui laisserait penser que ce sont ces derniers les responsables. Rumeurs, sous-entendus, on-dit...

Conséquences
De petite histoire locale, la Bête des Vosges connut son heure de célébrité, de la presse régionale qui faisait écho quotidiennement de la situation, à la presse nationale qui n'hésitait pas à user du style communiqué de guerre, illustrant les articles d'images de troupes, fusils ou canons, titrant : "la Bête se terre", "Conseil de guerre à Hadigny", "Rambervillers, la Bête aux portes de la ville" par exemple. De même, l'exagération était de mise : "On ne laisse plus les enfants sortir dans la campagne" ou faisant état de la mise en place d'un plan ORSEC. La Bête attira des "chasseurs de primes", tels des spécialistes de safari ou cet autre, promettant d'abattre la Bête en un mois maximum pour la modique somme de 5000 francs (plus logement, nourriture, cartouches et frais). Des radiesthésistes s'efforcèrent de trouver la cache de la Bête. Localement, l'affaire eut certainement des répercutions sur le braconnage, les battues constituant un bon alibi pour se promener fusil à la main. Des chiens errants ou en promenade autour du domicile de leur maître passèrent de vie à trépas. Le muguet put enfin pousser tranquillement sans que personne ne vienne arracher ses précieux petits grelots et les promenades dominicales en forêt se firent plus rares.

1994.
La bête des Vosges est l’un des sujets de discussion préféré des autochtones. Dans le massif, tout le monde se souvient de cet être étrange qui sévit de 1977 à 1988. Poulaillers attaqués, chevaux blessés, au moins 200 moutons égorgé... On ne compte plus les victimes. Un loup ? Un renard ? Un chat sauvage ? Mystère jamais résolu, car personne n’a pu apercevoir la bête : ni les chasseurs, ni les gendarmes, ni les militaires ! Elle a fait couler du sang et de l’encre. En 1994, le loup des Vosges (ou plutôt la louve) a pris le relais, mais il était moins discret : il a été filmé par un amateur. La mobilité de l’animal, (dans les limites normales d’un loup) et son appari-tion brutale inquiétèrent. A cela, l’on vint greffer une rumeur de puissance et d’invulnérabilité de l’animal. Il échappait aux pièges, poisons, et battues de la gendarmerie même l’armée se préoccupa de la capture de la bête.

Il eut vite été clair pour certains que l’animal agissait selon un comportement bien déterminé, et qu’elle devait être contrôlée par un homme. Une voiture se trouvant près des lieux d’apparition de l’animal fut suspec-tée de guider l’animal par l’envoi de signaux radioélectriques. Un coupable fut vite désigné ; un grand propriétaire élevant des moutons (qui sera transformé au fil des récits en ancien officier SS), un mouvement écologiste, ou bien des voisins malveillants. Aucune réaction spectaculaire, ni du côté religieux, ni du côté des autori-tés civiles ne suivit. Le mythe ne pût se créer et l’on ne parla plus de la Bête des Vosges. Il y eut pourtant bien des dizaines de moutons tués. Mais cela resta un simple fait divers dû à des loups. Il y a des faits troublants, des blessures particulières et des descriptions concordantes sur l’animal. L’on peut toutefois dire, sans trop s’avancer que certaines victimes autrefois placée dans les catégories « dévorée par un loup » se seraient retrouvées dans la catégorie « dévorée par la bête ».

Les autres « Bêtes »
Il faut noter les autres affaires de la « bête de Senonges » dans les Vosges, qui, en1994 égorgea plus de 80 animaux. Elle venait après la bête de Sarlat, puis celle du Valais, et celle de Noth, qui n’ont jamais été élucidées. Mais, à l’exception de celle du Gévaudan, ces bêtes épargnèrent les humains.

De 1595 à 1598 en Vendômois, 25 personnes périrent, victimes des « Loups ». Du Nord au Midi, d’Est en Ouest, ce sont toujours les mêmes horribles drames.
À Berd’huis (Orne), c’est l’acte de sépulture "d’un enfant de dix ans, noyé dans la rivière, lequel avait été tiré hors de l’eau par un loup qui lui a mangé mains et bras, jambes, cuisses et reins" (27/05/1739). À Saint-Riez-en-Belin (Sarthe), c’est celui de Cécile Le Boet "dévorée en la forêt de Douvres le jour précédent par une bête farouche". Au Mesnil (Meuse) : "Jean Bigot, âgé de huit ans, a esté dévoré du loup et l’on n’a retrouvé qu’une de ses mains et ses entrailles qui ont été inhumés sous un carreau de l’autel, le reste du corps ayant été emporté et mangé dans le bois" (20/02/1690).

Le curé de Latillé (Vienne), inhumant les restes d’un enfant de huit ans, précise qu’il est le huitième à être dévoré par un loup en l’espace de trois semaines (24/04/1751). Près de Rosporden (Finistère) : une louve emporte une petite fille de 8 ans, puis une autre de 10 ans. "On a découvert la retraite de cet animal dans les bois. On y a trouvé cinq petits louveteaux et des ossements d’enfants avec le crâne d’une personne qui paraissait être plus âgée" (23/09/1773).

À Bassignac-le-Bas, en Corrèze, c’est encore l’inhumation du corps d’Etienne Douliac, âgé d’environ onze ans, "mort des blessures horribles et effrayantes que lui avait fait le jour précédent une espèce de loup, que l’on nomme male bête (mauvaise bête)" (09/07/1746). Dans la région de Châteauneuf-Brimon dans la nièvre, une « Bête » fera en 1796 quelques ravage en tuant une dizaine de femmes et d’enfants. Elle succombera après avoir reçu plus
d’une vingtaine de coups de fusil.

Les « Bêtes » les plus « médiatisées.


Les autres « Bêtes »
  




Classification :
A : Les affaires « Fermées », elles se terminent par la capture ou la mort de l’animal.
A1 : Des loups sauvages, survivant en France.
A2 : Des loups venus des pays voisins.
A3 : Des loups domestiques ou captifs, échappés, abandonnés ou lâchés
volontairement.
A4 : Des confusions avec des chiens que l’on prend pour des loups.
B : Les affaires « Ouvertes » où l’animal demeure mystérieux.
Dans la colonne « Noms et Observations » se trouve l’appellation donnée à l’animal
par les témoignages de l’époque.

Références :

« Des fauves dans nos campagnes » de V. Campion-Vincent, Edition Imago 1992.

Répartition Géographique.
Carte des apparitions de "Bêtes" les plus médiatisées.
(Dessin Mikerynos A.I)
  


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Sur le forum: La Bête de Noth - Département de la Creuse (23) Limousin
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 11:50 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 7 Sep - 11:35 (2008)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant

La BÊTE D'ORLÉANS (Loiret)
(D'après « Revue du traditionnisme français et étranger » paru en 1912)

Nous rencontrons d'abord la Bête d'Orléans au pays Dunois, sur les bords de la capricieuse Conie, avec la légende si triste des amoureux de Péronville ; nous la voyons ensuite reparaître à chaque grande calamité publique. La bande d'Orgères, avec ses chauffeurs, ne cause pas plus d'effroi que la Bête d'Orléans, un peu semblable d'aspect, pour ceux qui l'ont vue, au Sanglier des Ardennes.

Quelle course vagabonde et sanguinaire ! Un matin, on apprend qu'elle a jeté la terreur dans un village des environs de Vendôme, et le soir même qu'elle a dévoré quatre petits enfants de la paroisse de Saint-Rémy-sur-Avre, aux portes de Dreux. La fois suivante, c'est une jeune bergère, nommée Jeannine, qui ramenait les moutons à la ferme, que la Bête a emportée dans la forêt, et dont on a retrouvé le corps à moitié dévoré dans un ravin. Une autre fois, c'est un marchand rouennais, qui s'en retournait de la foire de Beaucaire, en passant la forêt d'Orléans, et que le monstre « hideux » se divertit à mettre en morceaux, ne respectant de sa victime que les bottes et le chapeau.

La Bête échappait à toutes les battues ; au dire des chasseurs, les chiens refusaient de donner sur elle et s'enfuyaient en hurlant sitôt qu'ils l'apercevaient. Aucun toutefois ne se vantait d'avoir tiré dessus ; mais leurs balles de plomb s'étaient aplaties sur son corps. De guerre lasse ils se servirent de pièces d'argent repliées, et la Bête fut mortellement blessée ; ce qui ne l'empêchait pas, le lendemain, de faire de nouvelles victimes aux abords de la forêt, voire en plaine. Cela se passait en 1806.

Les guerres de Napoléon n'occupaient certes pas autant les esprits que les exploits de cet animal pervers, jamais saoûl de sang humain. Particularité plus extraordinaire, la Bête était véhémentement soupçonnée d'avoir son gîte au chef-lieu de départemant du Loiret, soupçon auquel, bien entendu, la gendarmerie ne pouvait guère prêter une oreille trop attentive vu son étrangeté. A la veillée, dans l'étable, durant les longs soirs d'hiver, c'était à qui contenait « quelque chose » de la Bête.

Souvent, le conteur lui-même avait des sueurs froides en narrant son histoire. « Non, s'exclamait-il, ce n'est pas Dieu possible !... Tout de même, ceux d'Orléans pourraient bien garder leur Bête chez eux ; nous ne leur faisons point de mal, nous ! » Alors, pour se ragaillardir, le chœur des veillonneux entonnait une complainte. Toutefois, pour psalmodier celle-ci, il fallait être « en nombre », et en nombre impair : jamais moins de neuf, jamais plus de treize. Comprenne qui pourra le sens cabalistique de cette règle ! Cela se chantait sur l'air de Pyrame et Tisbe :

Venez, mes chers amis,
Entendre les récits
De la bête sauvage
Qui court par les champs,
A l'entour d'Orléans,
Fait un très grand carnage.

L'on ne peut que pleurer
En voulant réciter
La peine et la misère
De tous ces pauvres gens
Déchirés par la dent
D'cett' bête sanguinaire.

Le pauvre malheureux,
Dans ce désrodre frreux,
Pleure et se désespère :
Il cherche ses parents ;
Le père, ses enfants,
Les enfants, père et mère.

Qui pourrait de sang-froid
Entrer dedans ces bois
Sans une crainte extrême,
En voyant les débris
De ses plus chers amis
Ou de celle qu'il aime ?
L'animal acharné,
Et plein de cruauté,
Dans ces lieux obscurs
Déchire par lambeaux,
Emporte les morceaux
Des pauvres créatures.

Prions le Tout-Puissant
Qu'il nous délivr' des dents
De ce monstre horrible,
Et par sa sainte main
Qu'il guérisse soudain
Tout' ces pauvres victimes.

 

Eh bien ! Qui le croirait, aujourd'hui ? Même en psalmodiant cette naïve complainte, dès le deuxième ou le troisième couplet, l'assistance n'était rien moins que raffermie. Le Bête, qui sait ? guette peut-être aux alentours. Pourvue qu'elle n'aille pas surprendre nos gens au sortir de l'étable ! Rassurez-vous, braves gens ! La Bête a disparu en l'an de grâce 1807, après être allée prendre ses passeports à la gendarmerie d'Orléans ; elle est allée du même pas rejoindre l'âme du sire de Péronville, dont la dureté de cœur fut cause du trépas de deux beaux enfants qui s'aimaient d'amour tendre.

Au travers de cette légende de la Bête d'Orléans, que l'on retrouve d'ailleurs en Beauce sous des noms différents, l'allégorie perce avec une persistante ténacité. Il est visible, en effet, qu'elle enveloppe des généralités historiques, à savoir les temps de guerre et de famine. Aucun doute à cet égard, ce nous semble, puisque les historiens sont d'accord avec les chroniqueurs, puisque les archives provinciales témoignent du bien fondé de la tradition populaire, qui n'est du reste, à proprement parler, que la grand-mère de l'Histoire.

Source:
http://www.france-pittoresque.com/
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MessagePosté le: Dim 3 Mai - 16:13 (2009)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant

La Bête de Béré
La Meilleraye-de-Bretagne, Loire Atlantique (44)


Près de la Meilleraye (Canton de Moisdon-la-Rivière), a 20 kilomètres au sud de Châteaubriand se trouve le dolmen du Perron, appelé aussi « Pierre des Gaulois ». Cet ensemble de mégalithe a très mauvaise réputation et au XIXe siècles des paysans de la région voulurent le détruire, afin d’y chercher un hypothétique trésor. Ils avaient à peine commencée leur besogne qu’une mystérieuse bête apparut. Le lendemain, ils furent retrouvés mort dans leurs lit. Depuis, ce dolmen est aussi appelé la « Pierre criminelle ». La créature mystérieuse gardienne du lieu sacré, c’est la bête de Béré, un esprit élémentaire qui prend la forme d’un animal monstrueux. On dit que, de nos jours encore, cet esprit gardien rôde toujours aux abords du dolmen, dès la nuit tombée. Dans les années 1970, un paysan ayant une ferme à proximité du dolmen, rapporta qu’un soir, alors que la famille était attablée, un animal énorme ne ressemblant ni à un chien et ni à un loup, entra dans la cour principale de l’exploitation, affolant les bestiaux. Il n’avait pas eu le temps de sortir avec son beau-frère, armés de leurs fusils, que la bête avait détalée. Il rapporta qu’elle était grosse comme un veau, et avait une allure féline. Elle prend parfois l'apparence d'un chien aux longs poils gris noirs, ou celle d'un porc vautré au creux d'un fossé et grognant à votre approche. D'autres fois elle semble un chat jonché sur les héris à pourceaux, ou un poulain au galop inégal, ou une bique qui dévale un talus, les tétines traînant par terre.

Marie Glédel, vous en parlera : « je la vis qui s'apparut à moi, comme je sortais. Elle était grosse, grosse et toute noire. Elle se mit à me suivre et à courir après moi, que j'arrivais toute essoufflée chez le gars Jean qui vint me reconduire : pourquoi je lui donnais un de mes bonbons, tant j'avais peur ! ». Il faut la croire, Marie Gledel. Ce n'est pas une fanatique ni une visionnaire. Et puis Marie Guérin, de la Mercerie, la vit aussi un soir. « La bête parlait et menaçait. Ce jour-là elle était blanche, bien longue et grande comme un gros chien » Une autre fois, c'est Yvon Gérard, un fort gaillard de la Bricaudière, qui l'a rencontré, à l'autre bout du pont rustique sur la Chère, à hauteur du Moulin Neuf : un gros mouton gris semblait disposer à lui barrer le passage. L'homme et la Bête luttèrent longtemps, au corps à corps, jusqu'à ce qu'ils arrivent à une sorte d'échalier contre lequel la Bête acculée ne pouvait se mouvoir. « Tu m'as vaincue aujourd'hui. Lâche-moi donc. Mais que je ne te trouve pas une autre fois sur mon passage, et garde toi de sortir après le soleil couché » lui dit-elle avant de disparaître. Quelques temps après le téméraire Yvon en mourut, de fatigue et de terreur, plus que de maladie.

La Bête de Béré se promène souvent dans les carrois des cantons. Et qu'importe si ces carrefours s'appellent « Allée des Soupirs », « Rond des Dames » ou « Avenue de la Comtesse » : la Bête de Béré ne respecte rien. On la trouve même attendant ceux qui, enhardis par les fumées du cidre, la cherchent pour se mesurer avec elle. Noël Biton, le bûcheron de la Forêt Pavée, un charbonnier d'une force et d'une taille peu ordinaire, en perdit la voix et rentra chez lui ruisselant de sueur et les membres brisés. Huit jours après il était mort.

Peu d'hommes ont réussi à lui échapper quand elle voulait les noyer dans le ruisseau de la Galissonnière, ou dans l'étang de la Courbetière, ou dans une simple mare. Une fois, il y a fort longtemps, les hommes de la Brichetière, de Montbaron et du Petit Chêne en Issé se réunirent un soir, armés de fourches, de faulx et de hansards. Avec des scapulaires au cou, des chapelets dans les poches et du romarin béni à leur chapeau, ils allaient chasser cette bête fantastique, qui tous les soirs poussait des cris et des hurlements et passait son museau par-dessus le husset pour voir dans les maisons. Ils étaient une douzaine, réconfortés par quelques gouttes d'eau de vie de cidre : ils ont couru toute la nuit, d'un bout de la commune à l'autre, des cris épouvantables venaient de tous côtés à la fois.

La Bête était ici, et là-bas en même temps, les menant à travers haies, fossés et échaliers, du Petit Chêne aux Rottes-Besniers, des Voyettes-Pineau au pré du Quenard, du moulin de Montbaron ou l'Hôtel Joublin, et toujours ainsi. Du côté de la Quoue-de-l'eau et de la Fontaine-à-Madame, les chasseurs attendaient immobiles, les mains crispées sur le manche de leurs fourches, les yeux dans toutes les directions, quand un hurlement formidable, épouvantable, qui emplit toute la calotte du ciel, partit de dessous leurs pieds. Terrorisés les paysans s'enfuirent.

Il faut tout de même dire que, parfois, la Bête de Béré se montrait conciliante. Elle ne fit qu'accompagner Pierre Roul, de la Guimorais en Meilleraye. Pendant un an, elle fit tous les voyages de Châteaubriant à Nantes dans l'un des paniers de la charrette de Julien Salmon. De tous ceux qui s'affrontèrent à la Bête, le plus célèbre est le gars Renaud Houlard de la Palissonnière. La Bête le terrassa si rudement qu'il chut sur le sol et déchira au genou son pantalon. Mais contrairement aux autres, il vécut longtemps après et conserva comme une relique le pantalon qu'il portait ce soir-là.
Adoncques maintenant, si vous passez le soir par quelques chemins creux, qu'il fasse nuit ou pleine lune, ne vous achoppez point trop si vous trouvez la Bête à carbi-carbaud sur un pont ou un palis, car tous ceux qui ont lutté contre elle s'en sont trouvés vaincus, meurtris, navrés.

Source :
Jean Paul Ronecker « Sites mystérieux et Légendes de nos provinces françaises » Edition Trajectoire (2006) p.319
Didier Audinot « Les lieux de l’Au-delà » Edtion JMG (2005) p.163
(d'après Joseph Chapron) http://www.moisdon-la-riviere.org
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MessagePosté le: Lun 7 Sep - 23:11 (2009)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant

Une panthère noire en Meurthe-et-Moselle ?

Le 29 Août 2009 : Une mystérieuse panthère noire divaguerait près de Longwy
Par Emilie PERROT. H


Y a-t-il une panthère noire en liberté dans le secteur de Chénières, Mexy et Rehon ? C’est en tout cas ce qu’affirment deux témoins qui ont alerté, en début de semaine, les forces de l’ordre de Longwy. Ils racontent avoir vu un animal sauvage en divagation dans ce secteur et chacun d’eux fait une description assez précise de la bête. Selon leurs observations, il s’agirait d’une panthère ! Afin d’en avoir le cœur net, une équipe de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, dirigée par le chef de brigade de Lunéville, s’est rendue sur place afin d’effectuer un relevé d’empreintes. «Dans la lettre que nous avons reçue, le témoin donne plusieurs éléments attestant de la présence d’un grand félin dans ce secteur. Les détails confirmeraient qu’il s’agit bien d’une panthère noire, explique le chef de brigade. Notre moulage d’empreinte, confié à l’analyse d’un expert du muséum d’histoire naturelle de Paris, tend vers cette hypothèse également ».

Gendarmes et policiers ont fait le tour des villages alentour afin de recueillir d’autres déclarations, sans succès. Les forces de l’ordre n’ont pas non plus remarqué d’animaux morts dans les environs. Ils ont, en revanche, alerté les zoos français, belges et luxembourgeois qui déclarent ne pas avoir perdu d’animal de ce type récemment. D’autre part, aucun cirque ne se trouve actuellement dans la région. Aussi, histoire de parer à toute éventualité, le préfet de Meurthe-et-Moselle a pris, hier, un arrêté «autorisant la capture de l’animal susceptible de représenter un danger pour les personnes et les animaux sur l’arrondissement de Briey ». Cette tâche a bien entendu été confiée aux spécialistes de l’ONCFS. La prudence est recommandée aux habitants du secteur qui ont obligation de prévenir les secours s’ils se trouvent en présence d’un animal de ce type. De plus, les services de police et de gendarmerie vont accroître leur surveillance dans les endroits signalés par les témoins. Rappelons tout de même que ce n’est pas la première fois qu’un événement de ce type survient dans la région. En 2004, un témoin formel avait cru reconnaître une panthère noire entre les villages de Sillegny et de Marieulles, près de Metz. Les gendarmes avaient finalement retrouvé la bête. Un petit chat de 60 cm, queue comprise !

Le 30 Août 2009 : L’accès aux forêts déconseillé.
Par Jean-Pierre Ricard.


Un nouveau témoignage vient étayer la thèse d’une panthère noire divaguant en ce moment près de l’agglomération de Longwy. Si la population n’est pas inquiète, les premières mesures sont prises. C’est Jean-Claude Guillaume, le maire de Rehon et vice-président de la CCAL, qui a pris les premières mesures de sûreté face au danger que peut présenter l’animal mystérieux aperçu dans les bois intercommunaux entre Rehon, Mexy, Chénières et Haucourt-Moulaine. Chaque foyer a reçu dans sa boîte aux lettres un tract d’information, rappelant les consignes et invitant à prévenir les autorités en cas de nouvelle découverte. «Au début, j’étais sceptique, se justifie M. Guillaume. Mais la personne qui a aperçu la bête noire est digne de foi. Elle a l’habitude des animaux. Ce n’était pas un chien. Elle l’a vue de profil et de dos. C’était tout noir et de grande taille. Et puis, il y a eu les empreintes relevées par des spécialistes et authentifiées. Aucun doute, c’est un félin, d’après le Muséum d’histoire naturelle à Nancy. » Un spécimen d’empreinte du mystérieux animal serait déposé en mairie de Rehon. Le maire de Mexy, Pierre Fizaine, a également conseillé à ses concitoyens de ne plus aller dans les bois.

Le domaine où peut se cacher la bête est important. 150 ha, entre le ruisseau des 9 Fontaines, la forêt domaniale de Sélomont, traversés par le GR 570, le sentier de randonnée des 3 Frontières. Des écriteaux laconiques informent : «L’accès à la forêt est momentanément déconseillé. »

L’affaire se complique
La bête aurait été aperçue mercredi, du côté de Fresnois-la-Montagne, dans les environs du bois Le Moine, en direction de Tellancourt. C’est l’épouse du 1er adjoint de Cosnes-et-Romain, Marie-Thérèse Steuer, se promenant à vélo vers 9 h 30, qui a été surprise par cette «forme et masse toute noire ». L’animal a bondi devant la cycliste… à 3 ou 4 m ! La déposition de Mme Steuer à la gendarmerie est prise très au sérieux. Un spécialiste de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage pourrait procéder à une battue dans ce secteur.

Un autre animal ?
Cependant, Claude Laurent, le maire de Viviers-sur-Chiers, lieutenant de louveterie dans l’arrondissement de Briey, se montre étonné de ne pas avoir été prévenu par les autorités départementales. «Je n’ai pas été alerté par la sous-préfecture, ni par les gendarmes, ni par la DDA. S’il y avait une battue administrative à déclencher, elle passerait par moi. » M. Laurent signale toutefois qu’un cochon sauvage, de type vietnamien, appartenant à un particulier, divaguerait dans les environs. Cet animal est entièrement noir. «Mais tout reste possible, avec les frontières proches. La panthère a pu être abandonnée. »

Pierre Willemin, pharmacien à Heumont, se montre perplexe. «Les gens n’y croient pas trop. On se souvient des récentes affaires des environs de Metz et de Thionville où la panthère noire s’était transformée en un simple chat inoffensif… » Pour Patrice Vilaine, restaurateur au Bistrot du Breuil à Rehon, l’affaire de la panthère est plus évidente. «De nos jours, les particuliers ont toutes sortes d’animaux chez eux. En tout cas, c’est une amie qui promenait son chien qui a donné l’alerte la première. La bête, genre grand félin, se trouvait dans le coin du lieudit du Champ de tir. »

L’animal mystérieux, qui fait parler de lui depuis lundi dans les environs de Longwy, a été repéré mercredi par une cycliste. Il s’agit d’un nouveau témoignage dans cette affaire prise très au sérieux par les autorités. C’est en lisant votre article sur la panthère noire aperçue dans les bois de Rehon (lire RL du 29 août) que je me suis décidée à aller voir les gendarmes. » Hier matin, Marie-Thérèse Steuer, une habitante de Cosnes-et-Romain, a fait sa déposition à la gendarmerie. Cycliste amateur, elle a aperçu l’animal recherché alors qu’elle roulait sur un chemin tout proche de Fresnoy-la-Montagne.


Marie-thérèse Steuer qui roulait à vélo à Fresnois-la-Montagne s’est presque retrouvée nez à nez avec le mystérieux animal noir.
Sa déposition est prise au sérieux par les gendarmes.

«Cétait mercredi vers 9 h 30. La bête a traversé tranquillement à 3 ou 4 m de moi. Je n’ai pas vu sa tête mais son corps très allongé, d’un beau pelage tout noir brillant. Je me suis dit que ce n’était pas une race de chien. C’est la forme et la masse noire qui m’ont intriguée. L’animal a grimpé une butte et a disparu dans les arbres. A aucun moment, je n’ai eu peur et la bête ne s’est pas montrée agressive. Peut-être ne m’a-t-elle pas entendu rouler avec mon vélo. » Le témoignage est pris très au sérieux par les gendarmes. Un spécialiste de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage pourrait se rendre sur place dans les prochaines heures et décider ou non d’opérer une prochaine battue. Des écriteaux ont en tout cas été placés à toutes les entrées de la zone boisée d’une superficie de 150 ha où ce qui pourrait être une panthère noire a été aperçu pour la première fois à Rehon. Cet espace est voisin de Fresnoy-la-Montagne d’environ 10 km.

Forêt déconseillée
La mention «L’accès à la forêt est momentanément déconseillé » n’inspire pour le moment aucune inquiétude parmi les populations concernées. Les communes de Rehon, Chénières et Mexy ont prévenu leurs administrés par voie de tract dans chaque foyer. L’autorité préfectorale va prochainement ordonner une surveillance nocturne des lieux. Des pièges et cages devraient être dans le même temps disposés sur ce territoire. Le mystère reste entier et pour l’instant aucune carcasse d’animal mangé par la panthère noire n’a été découverte.

Le 3 Septembre 2009 : La mystérieuse panthère noire tient en haleine tous les services de l’Etat.
Hier, le sous-préfet de Briey a fait le point à Rehon. La liste des communes visitées par la panthère noire du Pays-Haut (lire RL des 29 et 30 août) s’est considérablement allongée. Après Rehon, Chénières, Cutry, Fresnois-la-Montagne, le félin a été aperçu en début de semaine à Hussigny-Godbrange et le 1er septembre à Petit-Failly et Grand-Failly. Les témoignages ont été recueillis par la gendarmerie. Puis un chef de brigade de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, basé à Lunéville, s’est rendu chez les particuliers ayant témoigné. C’est lui qui centralise tous les éléments nouveaux. Pour ce fonctionnaire, la conclusion est sans appel : «Le 24 août dernier, date de sa première apparition, il y avait bien quelque chose de véridique à Rehon. Nous sommes en présence d’un grand félin, de type jaguar noir. » Pour cerner les habitudes de l’animal et le capturer, bien qu’il soit très discret et couvre un large périmètre, Jacky Hautier, le sous-préfet de Briey, entend bien prendre toutes les assurances. Hier, en mairie de Rehon, tous les maires des communes «visitées» étaient présents. A la même table, des représentants de la gendarmerie, de la police, de l’ONF, de l’Office national de la chasse, et des chasseurs et piégeurs de tous poils.
«Nous avons interrogé tous les cirques, tous les zoos de la Grande Région y compris à l’étranger, résumait M. Hautier. Il n’y a pas eu de disparition de félin. Notre conclusion, c’est que cet animal, formellement identifié par ses empreintes, appartient à un particulier. De toute évidence, ce félin n’est pas agressif. Nous n’avons retrouvé aucun animal blessé, attaqué ou même dévoré. Nous poursuivons le piégeage avec un appât dans une cage et nous ferons tout pour le prendre vivant. »L’animal, qui peut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres la nuit, survit avec deux kilogrammes de nourriture au quotidien. Mais le mystérieux animal peut tout aussi bien s’établir aux trois frontières et en Meuse. Dans ce cas, l’attente de sa capture risque d’être plus longue que prévu.


Cette empreinte de l’animal, prise au lieu dit Le Champ de tir, à Rehon,
est formellement identifiée comme étant celle d’un grand félin, de type jaguar.


Le 5 Septembre 2009 : A Rehon, il y avait bien un grand félin.
Cette fois, plus question de mettre en doute l’existence d’une panthère noire dans les forêts du Pays-Haut. Après Rehon, Cutry, Fresnois-la-Montagne, Hussigny-Godbrange et Grand-Failly (lire RL des 29, 30 et 31 août), le félin a été repéré jeudi soir, du côté de Montigny-sur-Chiers, autre commune proche de Longuyon. Premier constat, il avale les kilomètres. Ensuite, la bête ne se montre pas agressive envers l’homme. L’histoire de la dame qui l’a observée longuement (près d’un quart d’heure) jeudi soir l’atteste. Et son témoignage a été pris très au sérieux par les services de gendarmerie.

Il est 19 h, lorsque la femme de ménage prend son service au sein de l’entreprise Babillon à Montigny-sur-Chiers. Vers 20 h, son attention est attirée par une ombre. Puis elle regarde avec insistance derrière la vitre et découvre la fameuse panthère noire. Elle peut l’observer attentivement. Le félin se tient, là, à dix mètres, assis et immobile. Cette fois, plus question d’une vision furtive, on peut maintenant en faire une description plus précise : il s’agit bien d’une panthère couleur noir cirage mesurant 60 cm de haut, pour un corps d’un mètre de longueur, environ. Elle a une grosse tête ronde. Ce félin ne semble pas menaçant, à tel point que la femme de ménage l’a fait fuir en brandissant sa raclette ! Le félin s’est levé et d’un pas lent et souple s’en est allé sans demander son reste. Pour l’heure, aucune battue effectuée par la gendarmerie n’est à l’ordre du jour, mais l’Office national de la chasse poursuit ses recherches en ratissant le secteur la nuit, et en posant des pièges. Pas simple, d’autant que l’animal a l’humeur vagabonde…

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MessagePosté le: Mar 8 Sep - 13:14 (2009)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant

Dommage que cette femme de ménage n'ait pas pensé à appeler les autorité,
elle avait sûrement un téléphone sous la main étant dans des locaux d'une société...
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MessagePosté le: Ven 18 Sep - 18:12 (2009)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant

Il y a aussi cette histoire du mystérieux félin en promenade à Lacanau, le 5 Septembre 2009...

Le mystérieux animal des dunes de la plage sud
Cet été, des témoins déclarent avoir vu une panthère. Les experts sont sceptiques
Lacanau, plage sud. Depuis le début du mois d'août, des bruits courent. Les gendarmes aussi. Fernand, qui donne un coup de main à son fils pour garder la cabane de surf près de l'océan, est aux premières loges. Il biche : « la première fois, ils sont venus avec un fusil à lunette. L'autre matin, ils étaient une quinzaine de représentants des forces de l'ordre à arpenter les dunes en regardant par terre. Il y avait même un hélicoptère qui tournait ! » Une seule certitude sur l'identité du mystérieux forcené qui déclenche un tel déploiement de forces de l'ordre : celui-ci est noir et possède quatre pattes ! Fernand avoue : « je ne l'ai pas vu. Mais un matin, un surfeur l'a aperçu, au loin, sur les dunes. Ici, certains disent que c'est une panthère ! »
Tous les matins, depuis la terrasse de sa villa, Marie-Claire Picot, retraitée de l'Éducation nationale, scrute la dune. Elle, elle l'a vue deux fois : « la première fois, c'était début août, j'étais un peu plus loin dans la rue, chez ma famille, à midi. J'ai vu un gros chat noir. On s'est tous dit : ça ne peut pas être un chat, c'est trop gros. La bête avait une démarche chaloupée et se dirigeait vers le poste MNS. » Et puis, quelques jours plus tard : « je l'ai revue le matin, elle faisait sa toilette, à une centaine de mètres, gracieuse ».

Des lapins et des chiens
Jean-Michel David, le maire, explique : « nous avons reçu plusieurs témoignages par mail de gens dignes de foi. » Selon la gendarmerie, il y aurait même eu un pic d'appels à la fin du mois d'août. Un autre témoin : « j'ai vécu en Afrique, je sais reconnaître une panthère ! » Voire. L'édile conclut : « nous sommes obligés de prendre ça au sérieux ». Alors, à la fin du mois, les forces de l'ordre ont dû organiser une « planque » dès potron-minet pour apercevoir le mystérieux animal. Rien ! Seulement quelques photos de traces, examinées par des experts qui ont conclu... à des lapins et des chiens.
Convoqué pour une expertise, un membre de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) reste prudent. D'autant qu'aucun animal sauvage n'a été déclaré échappé des zoos ou cirques avoisinants. « Théoriquement, une panthère pourrait survivre sur les dunes, mais il y aurait des traces et des carcasses de rongeurs. Or il n'y en a pas. En plus, si près des habitations et d'une plage fréquentée, je m'étonne... » Par contre, à Lacanau, cet été, un chien beauceron noir a été aperçu plusieurs fois rodant près du poste de MNS... Marie-Claire : « je suis pourtant sûre que ce n'était pas un chien ! » Depuis quelques jours, silence radio. Plus de témoignages. À l'ONCFS, on s'interroge : « bientôt, ce sera l'ouverture de la chasse, il y aura du monde près des dunes. Peut-être découvrira-t-on des traces ? » Ou pas.

Source :
http://www.sudouest.com
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MessagePosté le: Ven 23 Oct - 15:02 (2009)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant

La panthère noire du Pays-Haut refait parler d’elle. Après une fin d’été paisible, le mystérieux félin a reparu côté français, dans la région de Longwy. Une traque d’automne a été organisée hier à Baslieux.

Un joggeur s’est fait interdire mardi après-midi l’accès du Bois de Grandchamp, sur la commune de Baslieux. «Le garde forestier qui patrouillait en voiture m’a dit de me tenir à distance, car la panthère avait été aperçue par un promeneur le même jour dans le bois de Pierrepont. Personnellement, je n’y crois pas beaucoup », explique le joggeur. Mais la nouvelle était lancée à la suite de deux témoignages, à tel point que les premiers curieux se sont déplacés sur les lieux et dans les deux autres massifs forestiers de la commune. Grandchamp évoque un lieu historique où est érigé un ossuaire contenant les restes de 800 soldats, morts au combat dans la bataille du 22 août 1914. La panthère aurait été vue dimanche par un groupe de chasseurs de Baslieux. L’animal se serait enfui puis aurait traversé une route. Une femme aurait repéré l’animal mardi à la jumelle. Sa forme noire l’avait intrigué. «Il bondissait dans le champ de maïs ». Le maire, Lionel Boudart, a fini par alerter les autorités. Mardi soir, un groupe de fonctionnaires de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage s’est déplacé sur les lieux. «On s’est ensuite réuni en mairie à la tombée de la nuit avec l’ONF, d’assurer le maire. Une simple réunion informelle qui permet de recouper les témoignages plus ou moins crédibles. Les investigations doivent être faites sur les bois de Grandchamp et de Doncourt. On a quinze hectares à passer au peigne fin pour trouver des traces ». Car les traces sont effectivement nulles sur le terrain.


Déploiement important de fonctionnaires de l’ONC et de l’ONF hier après-midi dans les bois de Baslieux.


«Peut-être… que»
On n’a toujours pas rencontré la moindre proie dévorée par le malicieux félin. Ce qui fait dire au responsable de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage basé à Lunéville que «les phases de vérifications et de recherches d’éléments matériels sont essentielles. Nous opérons une surveillance sur le terrain. La suite des opérations dépendra des infos. Depuis le début de l’affaire en août dernier, nous n’avons eu, en définitive, que des témoignages de gens… qui pensent avoir aperçu la panthère ou le jaguar ». D’anciens chasseurs de Baslieux estimaient, hier, qu’un renard ou un chevreuil aux pelages brun-noir sont aussi souples… qu’une panthère.
Mais pour en avoir le cœur net, une quinzaine de fonctionnaires en uniformes se sont déplacés hier, dans autant de véhicules à moteur balisés aux noms du «ministère de l’Environnement » et de « l’Office national des forêts ». Ils ont sillonné avec des chasseurs les bois de Baslieux, dans la «zone des Peupliers ». On sent la nervosité grandir dans l’administration d’autant que la traque ne passe pas inaperçue des populations locales. La panthère noire a semble-t-il repris du poil de la bête, au moins dans les conversations.

Source:
Jean-Pierre RICARD.
http://www.republicain-lorrain.fr
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MessagePosté le: Lun 26 Oct - 15:09 (2009)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant

Luxembourg : une panthère noire en liberté.
Le 26 Octobre 2009.


Luxembourg - Une panthère noire qui se promène en liberté dans le nord-est de la France depuis quelques mois a cette fois-ci été aperçue au Luxembourg. La panthère avait été vue pour la première fois en Meurthe-et-Moselle fin août. Elle a ensuite été identifiée par plusieurs personnes dans la région transfrontalière franco-belge. Vendredi dernier, l'animal était à Bouillon en Belgique et dimanche 25 octobre elle a été identifiée à Niederkerschen au Luxembourg.Très mobile, la panthère est activement recherchée par la police luxembourgeoise, qui a déployé de grands moyens pour la retrouver : hélicoptères et équipes cynophiles. Elle n'a toutefois pas encore été retrouvée. Selon la police française, la panthère noire se serait échappée de chez un particulier et ne représenterait pas un danger pour l'homme.

La panthère noire qui se promène depuis quelques jours en forêt d'Anlier, à la frontière belgo-luxembourgeoise, a été vue ce jeudi, vers 6h, rue des Vieux Prés à Léglise. C'est un habitant des lieux qui a signalé la présence de l'animal. La panthère était dans la rue même. Elle ne semblait pas agressive et a très vite replongé dans les bois ”, nous indique Pierre Gascard, bourgmestre de la commune. C'est en tout cas la première fois que l'animal est vu dans un quartier résidentiel. Très vite, la Division Nature et Forêt, ainsi que la police locale, ont été prévenus. “ Ils sont sur la piste du félin depuis qu'il a été vu à Habay (La Meuse de mercredi). Une traque a été menée dans la matinée. Mais elle n'a rien donné ”, explique encore Pierre Gascard. En outre, un spécialiste de la capture des grands félins est venu prêter main-forte aux agents locaux. “ C'est un professionnel. Il a cependant demandé la plus grande discrétion quant à la traque en cours, son emplacement exact et la méthode utilisée ”, développe encore le bourgmestre. Que les amis des animaux soient rassurés: la panthère noire étant protégée par des conventions internationales il ne peut être question de l'abattre, sauf péril grave. On semble donc s'orienter vers un système de piège. “ Je n'en sais à vrai dire rien du tout. Mais tout est mis en œuvre pour la capturer sans lui faire de mal. Et contrairement à ce qui a été rapporté par certains médias, si le bourgmestre a envisagé de fermer les bois de la commune cette décision n'a finalement pas été prise. “ J'ai reçu des apaisements de la DNF. Il n'y a pas de danger. De plus, une décision de fermeture relève du Gouverneur ”, conclut Pierre Gascard. Une autre information a fait part du fait que la panthère s'était échappé du zoo d'Amnéville, en France. Ce qui est faux. L'origine précise du félin, même s'il est de plus en plus clair qu'elle provient de France, demeure pour l'heure toujours mystérieuse. Tout va être mis en oeuvre pour capturer l'animal sans mal.

Source: Nicolas Léonard
http://luxembourg.lameuse.be

La panthère aperçue dans la région de Bouillon.
a panthère qui avait été vue dans la région d'Arlon, il y a quelques jours, a réapparu jeudi, en fin d'après-midi, dans la région de Bouillon, entre Cugnon et Dohan. C'est un policier, de retour du travail, qui a aperçu l'animal. Des traces de félin ont aussi été repérées sur le talus où l'animal a été vu. La division de la Nature et des Forêts (DNF) et l'unité anti-braconnage sont à la recherche de la panthère.Il a été aperçu pour la première fois le 24 août près de Réhon et depuis d’autres personnes l’ont rencontré et décrit de manière fiable. Les zoos et cirques situés dans la région ont confirmé n’avoir « perdu » aucun félin et il s’agit probablement d’un animal élevé en captivité et appartenant à un particulier.
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MessagePosté le: Jeu 31 Déc - 18:07 (2009)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant


Source : Journal Est républicain du 05 septembre 2009

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MessagePosté le: Mer 30 Juin - 22:37 (2010)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant

Un félin dans la forêt de Fontainebleau ?
Le 21 Novembre 2007.


Y aurait-il un félin sauvage en liberté dans la forêt de Fontainebleau ? Un puma ou peut-être une panthère noire ? L'animal a été signalé à plusieurs reprises depuis le début du mois de novembre 2007. Ainsi, le mardi 20 novembre, un promeneur, effrayé par un félin présumé d'une cinquantaine de centimètres de haut, s'est jeté dans le canal du Loing vers 20h à Ecuelles (Seine-et-Marne), en lisière de la forêt de Fontainebleau. Les recherches effectuées par les employés de l'Office national de la chasse dotés de moyens de vision nocturne n'ont rien donné, dans l'attente d'une battue. Le chien du promeneur qui avait pris la fuite a été retrouvé "sain et sauf", selon la police. Prudence, donc, si vous habitez dans le voisinage.

A Fontainebleau, un promeneur échappe à un puma ou une panthère noire
Un promeneur s'est jeté à l'eau mardi soir pour échapper à un gros félin. Paniqué, il s'est jeté à l'eau. Il faut dire qu'on croise rarement des fauves dans la forêt de Fontainebleau. Mais mardi soir, un homme qui se promenait à Ecuelles (Seine-et-Marne), en lisière de la forêt de Fontainebleau, s'est soudain retrouvé face à face avec un félin présumé d'une cinquantaine de centimètres de haut,. Le promeneur s'est aussitôt s'est jeté dans le canal du Loing. Les recherches effectuées par les employés de l'Office national de la chasse dotés de moyens de vision nocturne n'ont rien donné. Une battue pourrait être organisée aujourd'hui.
Le chien du promeneur qui avait pris la fuite a été retrouvé "sain et sauf", selon la police. Le félin, un puma ou peut-être une panthère noire, dont la présence a été signalée à plusieurs reprises depuis début novembre par des promeneurs en forêt de Fontainebleau, est activement recherché depuis lors. "Les promeneurs sont invités à la prudence et à la vigilance", a rappelé la préfecture.

Un félin de couleur noire est activement recherché depuis une semaine dans la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne).
L'animal, "a été vu à deux reprises en forêt de Fontainebleau", a assuré la préfecture de Seine-et-Marne, dans un communiqué. Les témoignages recueillis par la police font état d’ "un puma noir ou une panthère noire", vu la dernière fois à Chartrettes et à Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne), a-t-on expliqué de source policière. Aucune attaque de personnes n’a été signalée dans la région mais "les promeneurs sont invités à la prudence et à la vigilance", a rappelé la préfecture.
Par mesure de précaution, l’Office national des forêt (ONF) a été également avisé afin d’engager des recherches pour retrouver l’animal. L’ONF n’a pas pu être joint dimanche pour donner des indications sur l’état d’avancement de ces recherches. Cet appel à la vigilance est relayé par Seine-et-Forêt suite à une depêche de l'AFP diffusée via un flash actu le Figaro.

Après un mois de traque, le félin de la forêt de Fontainebleau est toujours introuvable. Pourtant, un promeneur s'est retrouvé nez à nez avec l'animal - un puma ou une panthère noire - mardi soir vers 19h à Ecuelles, en Seine-et-Marne, en lisière de la forêt. "L'animal ne l'a pas agressé directement, mais s'en serait pris à son chien", souligne la préfecture auprès de LCI.fr, d'après le témoignage de la victime. "Pris de panique, l'homme a sauté dans l'eau", dans le canal du Loing. Son chien, qui avait pris la fuite, a été retrouvé "sain et sauf", selon la police. "Aucune trace de griffure n'a été retrouvée sur l'homme ou son chien", précise la préfecture. Alors, s'agit-il réellement d'un puma ou d'une panthère ? "Le problème", nous précise la préfecture, "c'est qu'aucun des trois ou quatre témoignages que nous avons reçus ne donne la même description du félin. Aucun ne concorde sur la taille, la queue ou le pelage de l'animal", précise-t-on. "Quant à l'homme qui a échappé au félin mardi soir, il n'a pas pu en donner une description précise, puisqu'il faisait nuit", ajoute-t-on.

"Prudence et vigilance"
Les gardes forestiers n'ont jusqu'à présent retrouvé aucune empreinte qui laisserait penser qu'un puma ou une panthère se trouve dans cette forêt. La préfecture souligne par ailleurs que de nombreux "gros chats sauvages" errent souvent dans cette partie de la forêt. La préfecture précise que cette affaire est prise très au sérieux et recommande aux familles de bien surveiller les enfants. Car s'il n'est pas un grand prédateur, ce félin s'attaque le plus souvent aux personnes, animaux ou objets de sa taille. "Les promeneurs sont invités à la prudence et à la vigilance, mais aucune battue ne sera organisée tant que les témoignages seront contradictoires", précise-t-on à la préfecture.

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Source: AFP, Melun.
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MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 09:26 (2011)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant

Le Puma de la forêt de Salles.

Salles (33770) est une commune française, située dans le département de la Gironde et la région Aquitaine et fait partie du parc naturel régional des Landes de Gascogne en Forêt des Landes. Mercredi 17 Août, un chasseur fait de l'approche auprès d'un chevreuil dans la forêt qui s'étale sur les communes de Salles et du Barp. Soudain, effrayé par une autre bête, le chevreuil prend la fuite. Le chasseur comprend très vite ce qu'il se passe. Selon lui, il s'agit d'un animal en chasse voulant saisir le gibier. La bête en question aurait une attitude ressemblant fortement à celle d'un félin en train de guetter sa proie. Le chasseur saisit alors son appareil photo et prend deux clichés rapides de la bête qu'il transmet immédiatement à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et à la gendarmerie de Belin-Béliet.

Un animal de type « félin non domestique »aperçu dans la forêt de Salles.
Le Vendredi 19 août 2011.

Le signalement de cette bête a été donné avant hier par des chasseurs. « Un animal non répertorié » selon les mots du commandant Vidalo de la compagnie de gendarmerie d'Arcachon, présumé être "un félin non domestique" a été aperçu avant hier dans la forêt de Salles et du Barp (département de la Gironde). La mairie de Salles a publié un arrêté dès le 18 août à l'intérieur duquel est stipulé : « La promenade en forêt sur l'ensemble du territoire de la commune de Salles est fortement déconseillée jusqu'à plus amples informations » Le signalement de cette bête a été donné avant hier par des chasseurs puis transmis par la gendarmerie de Belin Béliet. Pour l'heure, la préfecture, les mairies de Salles et du Barp préparent les mesures qui vont être mises en place. Ces mesures n'ont pas encore été communiquées.

Un félin aperçu dans la forêt de Salles.
Le Samedi 20 août 2011.

La mairie vient de déconseiller l'accès aux bois en raison de la possible présence d'un animal sauvage. Mercredi dernier, un chasseur fait de l'approche auprès d'un chevreuil dans la forêt qui s'étale sur les communes de Salles et du Barp. Soudain, effrayé par une autre bête, le chevreuil prend la fuite. Le chasseur comprend très vite ce qu'il se passe. Selon lui, il s'agit d'un animal en chasse voulant saisir le gibier. La bête en question aurait une attitude ressemblant fortement à celle d'un félin en train de guetter sa proie. Le chasseur saisit alors son appareil photo et prend deux clichés rapides de la bête qu'il transmet immédiatement à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et à la gendarmerie de Belin-Béliet.

« Ne pas s'affoler »
Patrick Bernard, major commandant de la brigade territoriale autonome de gendarmerie de Belin-Béliet s'est saisi de l'enquête, et se veut rassurant. « Les deux clichés ont été pris à 200 mètres, nous ne pouvons donc pas identifier clairement l'animal. À l'heure actuelle, ces deux photos sont étudiées avec minutie par des spécialistes. La distance ne nous permet pas d'être catégoriques, mais la queue et la position de l'animal laisse penser qu'il s'agit d'un félin. Il ne faut pas s'affoler pour le moment, des mises en garde ont été communiquées par les mairies de Salles et du Barp. »

La mairie de Salles a publié un arrêté daté du jeudi 18 août dans lequel est stipulé : « La promenade en forêt sur l'ensemble du territoire de la commune de Salles est fortement déconseillée jusqu'à plus amples informations. » La mairie du Barp a émis un arrêté similaire hier matin. « Pour l'heure nous n'avons repéré aucune trace d'animaux morts qui auraient pu servir de nourriture à un félin. Un recensement dans les zoos et dans les cirques environnants a été effectué et aucun animal n'a disparu dans ces structures. Deux empreintes ont été relevées mais se sont avérées inexploitables. Une mission a été confiée aujourd'hui (NDLR hier) à l'ONCFS pour préciser et identifier la nature de l'animal », a déclaré Pascal Gauci, sous-préfet de la Gironde à Arcachon.

Capturer la bête.
Alexandre Lasnel, chef de la brigade Nord Gironde de l'ONCFS détaille le dispositif : « Une enquête de voisinage a commencé et un appareil photo automatique de type Trail Master doté d'un détecteur de mouvement a été installé pour obtenir avec précision des clichés de l'animal. Il a été placé aux abords d'un point d'eau situé dans le quartier de lavignolle jouxtant les deux communes. Si la bête reste cantonnée dans un secteur, elle viendra automatiquement boire à cet endroit. » Si un félin rôde bel et bien dans la forêt du Salles et du Barp « nous attendrons les consignes de la préfecture de Gironde qui pourrait alors donner l'ordre de capturer la bête ou de l'abattre », a précisé Patrick Bernard, le major commandant de la brigade de gendarmerie de Belin-Béliet.

À la recherche du mystérieux félin
Le Dimanche 21 août 2011.

Les promenades en forêt sont toujours déconseillées à Salles. L'homme qui a photographié la mystérieuse bête dit avoir « reconnu un puma » L'homme qui a vu - et surtout photographié - la mystérieuse bête, mardi en fin de journée dans un bois de Lavignolles, un quartier de Salles non loin du Barp s'appelle Arnaud Bigex (1). Cet habitant d'Arcachon est photographe, spécialisé dans la faune et la flore, pour la société Solognac à Cestas, la marque Chasse de l'enseigne sportive Décathlon. Mardi soir, il ne se promenait pas vraiment dans les bois de Salles. Il travaillait.

 

« Je photographiais un groupe de chevreuils, raconte-t-il. Tout à coup, un chevreuil est sorti devant moi sur le chemin, ce qu'il ne fait jamais : il ne s'approche pas de l'homme. Je l'ai suivi. Il s'est arrêté, j'ai regardé autour de moi. J'ai vu cet animal… j'ai tout de suite pensé à un félin. »

« Un puma » ?
Par réflexe - professionnel -, Arnaud a pris deux clichés : « Deux photos suffisamment exploitables pour inquiéter les autorités », précise-t-il. Il n'a cependant pas fui. Il assure même ne pas avoir eu peur sur le coup. « J'ai même essayé de m'approcher, j'étais à 200 mètres. Mais quand j'ai zoomé mes photos, j'ai reconnu un puma. J'ai immédiatement fait demi-tour et je suis parti d'un pas rapide, en regardant derrière moi. » Mercredi matin, de retour à Lavignolles avec des collègues, il a montré les photos au président de la société de chasse de Salles, Bruno Le Calvé, qui a lui-même alerté la gendarmerie. « J'ai aussitôt décidé de stopper les battues au sanglier sur Salles. Avec un groupe de chasseurs, nous avons aussi organisé le nettoyage de chemins en fin d'après-midi afin de retrouver des traces », précise Bruno Le Calvé, qui arpentait, de nouveau, les chemins, hier soir.

Aucune trace d'un félin n'a été observée depuis mercredi. L'Office national de la forêt et de la faune sauvage a également installé des caméras thermiques près d'un point d'eau, à proximité. Elles n'ont, pour l'instant, rien enregistré. Jeudi, à la demande du major Bernard, commandant la brigade de gendarmerie de Belin-Béliet, le premier adjoint de Salles, Bruno Bureau, a signé un arrêté pour « fortement déconseiller la promenade en forêt jusqu'à plus amples informations ».

Rassurer les gens.
L'arrêté est affiché en mairie, mais l'histoire du félin s'est vite propagée à Salles. « Les gens n'y croient pas trop. Ils en parlent, ils sont étonnés mais pas inquiets », assure Marc, le patron du Café des Sports . « Il y aura moins de randonneurs en forêt et de chercheurs de champignons », ajoute Édith. « Il faut éviter la panique. Une bête sauvage n'est dangereuse que si elle est attaquée », explique Bruno Bureau qui a reçu plusieurs appels à la mairie. Hier soir, la gendarmerie de Belin-Béliet n'avait recueilli aucun nouveau témoignage. « Personne ne s'est manifesté », confirmait l'adjudant-chef Hugot, adjoint au major. L'arrête municipal reste cependant toujours en vigueur jusqu'à ce que tout risque de danger soit écarté. Bruno Le Calvé reste vigilant : « On constate que, sur le secteur, les animaux sont stressés. »
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(1) La photo qui a illustré notre article hier sur ce félin sauvage a été réalisée par Arnaud Bigex.
Sources : Sud Ouest
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MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 09:28 (2011)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant

Aucune trace du mystérieux animal.
Le Lundi 22 août 2011.

La vigilance est maintenue jusqu'à nouvel ordre. Hier soir, ni la brigade de gendarmerie de Belin-Béliet, en charge de l'enquête, ni le premier adjoint de Salles, Bruno Bureau, n'avaient reçu le moindre témoignage sur l'éventuelle présence de cet animal, peut-être un félin, aperçu, et même photographié, mardi dernier dans un bois de Lavignolle, un quartier de Salles à la limite du Barp (Lire « Sud Ouest » de samedi et « Sud Ouest Dimanche »). « Nous en saurons peut-être plus aujourd'hui avec les caméras thermiques », évoque Bruno Bureau. Mercredi dernier, après l'alerte donnée par le président de la société de chasse de Salles, Bruno Le Calvé, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage a décidé de placer des caméras thermiques à proximité d'un point d'eau, non loin de l'endroit où l'animal a été vu, afin, le cas échéant, de le filmer s'il venait s'y désaltérer. Dans le même ordre idée, des chasseurs de Salles, où les battues de sangliers ont été stoppées, nettoient chaque soir les chemins dans ce bois de Lavignolle afin d'observer d'éventuelles traces au matin. « Nous n'avons rien relevé depuis mercredi, mais nous continuons », confirmait hier soir le président Bruno Le Calvé.

Aucune certitude.
À Salles, on continue de parler du « mystérieux animal », car si l'homme qui l'a vu et photographié, Arnaud Bigex, photographe de la société Solognac à Cestas, a tout de suite pensé à un félin, et a même reconnu un puma en zoomant ses clichés, rien ne permet, pour l'heure, de confirmer l'espèce de cet animal. Toujours est-il que l'arrêté municipal, pris jeudi, à la demande de la gendarmerie, pour « fortement déconseiller les promenades en forêt », reste toujours en vigueur. Bruno Le Calvé restait d'ailleurs prudent ce week-end : « On constate que, sur le secteur, les animaux sont stressés. » Bruno Bureau se veut rassurant : « Il faut éviter la panique. Une bête sauvage n'est dangereuse que si elle est attaquée. »

Le « puma » de Salles aperçu dans un jardin.
Le Mardi 23 août 2011

Un témoin entendu par la gendarmerie aurait vu le « Puma de Salles » dimanche.
Il est passé par ici, il repassera par là, le « félin » du bois de Salles. Il aurait été aperçu dimanche matin devant la clôture d'une maison de Salles, située à l'orée du bois. « Il était 7 h 45, je prenais mon petit-déjeuner devant la télévision quand je vois à travers la fenêtre le haut d'un animal jaunâtre. Ce qui a attiré mon attention, c'est le mouvement de l'épaule, elle se déboîtait comme un félin », a déclaré un jeune homme d'une trentaine d'années qui a préféré garder l'anonymat. Il a été entendu hier par les gendarmes de la brigade territoriale autonome de Belin-Béliet.

« Cela a duré 30 à 40 secondes. Je n'ai pas du tout eu peur, je ne savais même pas qu'un '' félin '' était recherché, c'est ma femme qui m'en a parlé, alors j'ai fait le rapprochement et j'ai préféré appeler la gendarmerie. Il ne faut pas paniquer mais j'habite une maison avec ma femme et deux enfants, un hectare de terrain nous entoure et la forêt est juste à côté », a confié le jeune homme. Pour l'heure, toujours aucune preuve matérielle n'est venue corroborer la thèse de la présence d'un « animal sauvage non domestiqué » dans la forêt de Salles et du Barp. Les recherches se poursuivent, elles sont menées conjointement par la gendarmerie de Belin-Béliet, des officiers de gendarmerie spécialisés dans la police de l'environnement et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Des témoignages farfelus.
Depuis le week-end dernier, les témoignages affluent chaque jour auprès des autorités. « Une femme a prétendu entendre deux nuits de suite se déplacer la bête sur son toit, une autre a même accusé l'animal de lui avoir volé son jambon. Jusqu'à des personnes du secteur de Mios et du Sanguinet qui ont prétendu l'avoir entrevu », a indiqué la gendarmerie de Belin-Béliet. Le capitaine de la brigade de gendarmerie d'Arcachon, Jean-Philippe Vidalo, a souhaité tempérer ce flot de témoignages. « Nous sommes face à un cas classique, beaucoup de gens pensent avoir vu ou entendu rugir l'animal, or personne ne sait comment rugit un puma, il y a une part d'imagination dans certains témoignages. Il suffit d'entendre un bruit et beaucoup de gens font le rapprochement avec la bête. Nous n'avons pour l'instant aucune trace réelle du félin, l'enquête se poursuit avec rigueur. »

Nouveau témoignage sur le possible félin.
Le Mercredi 31 août 2011.

Le témoignage d'une jeune maman, qui a vu un étrange félin, va être vérifié par la gendarmerie de Belin-Béliet. Le mystère qui entoure la présence d'un « félin », aperçu pour la première fois il y a près de deux semaines dans un bois de Lavignolle entre Salles et Le Barp, n'est pas encore élucidé. Certes, les appels à la gendarmerie de Belin-Béliet, chargée de l'enquête, sont « de moins en moins nombreux ». Pourtant, le témoignage d'une jeune femme, qui s'est manifestée, avant-hier soir, va faire l'objet de vérifications.

« Un très gros chat »
Cette jeune femme, originaire d'Agen, campe depuis une semaine sur un terrain que son père vient d'acheter à Caplanne, un quartier de Salles, en direction de Mios, avec son compagnon, leur bébé de 21 mois, deux chats et un jeune bouledogue.

Il y a cinq jours, elle rentrait d'Arcachon vers 1 heure du matin. « Dans les phares de la voiture, j'ai aperçu le bas du dos d'un animal. J'ai cru à un gros chat. Disons, un chat plus gros que nature. Ce n'était ni un sanglier, ni un chevreuil », raconte cette femme qui n'était pas au courant de l'éventuelle présence d'un félin dans les bois de Salles, ni de l'arrête municipal recommandant de ne pas se promener dans les bois. « Cette nuit-là, mes deux chats et le chien n'ont pas eu un comportement habituel. J'ai senti qu'ils avaient peur de quelque chose », poursuit Samantha qui ne s'est pas inquiétée davantage. « Le lendemain, j'ai vu l'empreinte d'une patte avec des griffes proéminentes. J'ai pensé à un très gros chien », poursuit-elle.

Deux jours plus tard, son père a également vu « une empreinte aussi grosse ». « On a trouvé ça bizarre. » Ce n'est que lundi soir qu'elle a « fait le rapprochement » avec « la bête de Salles » lorsque sa sœur lui a parlé d'un article dans « Sud Ouest ».

Arrêté maintenu.
Elle a appelé la gendarmerie qui s'est rendue, une première fois, hier sur les lieux et devrait y retourner aujourd'hui. Hier soir, Samantha ne souhaitait pas rester sous sa tente : « Hier soir (lundi), j'ai entendu le cri d'un animal. Je ne suis pas très à l'aise. Mes chats et le chien ne bougent plus. » À Salles, les chasseurs n'ont vu aucune trace depuis près de deux semaines. « Les rondes de l'Office national de la chasse ont baissé d'intensité. Le territoire d'un félin est très important », indiquait hier soir Vincent Nuchy, le maire de Salles, où l'arrêté municipal est toujours en vigueur. Il y a dix jours, un témoin disait aussi avoir aperçu le fameux « gros chat » Pour l'heure, la gendarmerie n'a pas enregistré de nouveaux témoignages, mais l'arrêté reste en vigueur tant que tout risque de danger n'est pas complètement écarté.

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Sources : Sud Ouest
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MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 09:39 (2011)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant

Une nouvelle bête hante le Gévaudan ? Un puma aurait été vu sur la commune de La Besseyre-Saint-Mary…
Le 12 Septembre 2011.


La Besseyre-Saint-Mary est une commune française, située dans le département de la Haute-Loire et la région Auvergne.Lundi 12 septembre 2011 à 13 heures, le maire de la commune La Besseyre-Saint-Mary dit avoir vu un puma traverser devant son véhicule sur la RD41. Un témoignage qui conforte d’étranges observations faites depuis le début de l’été.

A La Besseyre-Saint-Mary, une commune d’à peine 130 habitants située à l’ouest de Saugues, quand bien même cela se passe en plein jour, personne ne s’étonne de voir du gibier traverser devant sa voiture. L’endroit est escarpé et les forêts s’étendent à perte de vue sur ces monts de La Margeride... La faune y est à son aise. Mais lorsque l’animal aperçu ne ressemble à rien d’identifié jusqu’à présent sur ce secteur, la rencontre pose des questions... D’autant que depuis le début de l’été, les indices laissant à penser qu’un intrus a trouvé refuge dans la faune locale se multiplient. Depuis lundi, l’étrange animal qui hante cette commune, à quelques kilomètres de l’endroit où Jean Chastel a tué la bête du Gévaudan en 1766, a un nom : il pourrait s’agir d’un puma. C’est en tout cas ce qu’affirme Georges Dalle, le maire de La Besseyre. Un peu avant 13 heures, ce 12 septembre, il a aperçu un animal traverser à une allure folle la route départementale 41 entre La Besseyre et le village de « Hontès-Haut ». « Je l’ai vu en pleine course. Ce n’est pas un animal tel que l’on peut en voir chez nous et je ne vois pas ce que ça pourrait être d’autre qu’un puma... » Le témoignage est digne de foi. D’autant plus crédible que Georges Dalle connait tous les secrets de ce pays dans lequel il vit et s’investit depuis des décennies. Les habitants, le territoire, sa flore et sa faune, il les connait par chœur.

Désormais, c’est à l’office national de la chasse et de la faune sauvage d’apporter davantage de précisions. Des techniciens se sont rendus sur place et ont pu faire des prélèvements de poils supposés appartenir à l’animal en question et retrouvés sur des fils barbelés. Le résultat de ces analyses est attendu sous une quinzaine de jours. En juillet dernier, des empreintes ne correspondant à aucun animal connu avaient déjà été observées dans les bois.

En attendant, les chasseurs de La Besseyre et de la commune voisine d’Auvers ont été alertés. Lors de leurs battues, ils sont invités à ouvrir l'œil et à faire remonter tout indice ou trace suspecte. « Un animal comme celui-ci doit bien se nourrir. Dans ce cas, les chasseurs retrouveront des carcasses ou des empreintes dans le sol »,explique le maire qui n’accepte pas que son témoignage puisse être remis en cause avant qu’une réponse sur le mystère de cette nouvelle bête du Gévaudan ne soit apportée.

Enfin, si puma il y a dans les bois du canton de Saugues, il restera deux questions à élucider : comment est-il arrivé là et comment le capturer ? « Au printemps, un cirque est passé par Saugues et Langeac », se souvient l’élu. « Mais aucun signalement de perte ou de disparition d’animal n’a été effectué ». Le mystère reste donc entier. Et à la Besseyre, il réveille tout un pan de l’histoire locale.
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Source : le Progrès
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MessagePosté le: Sam 14 Jan - 14:55 (2012)    Sujet du message: Un félin rôde dans les monts de Lacaune. Répondre en citant

Un félin rôde dans les monts de Lacaune
mystère à lacaze Le 14 Janvier 2012.

Un couple de retraités affirme avoir vu un puma sur la route près de Lacaze. Les autorités confirment la présence d'un félin mais penchent plutôt pour un lynx, plus inoffensif. « Pour moi c'est un puma, j'en suis sûr », affirme ce retraité qui en rentrant chez lui avec sa femme avant-hier vers 18h45 a aperçu un animal tapi dans les fourrés, en lisière de forêt, sur le bas-côté de la route départementale 81, à quelques kilomètres de son village de Lacaze, dans les monts de Lacaune. « Dans les phares de ma voiture on a vu des yeux brillants comme des flammes, continue-t-il. Il avait une longue queue, une petite tête ronde et un long corps avec des poils ras de couleur fauve ». En arrivant à sa hauteur, ils ont vu l'animal se reculer dans les bois. « J'ai aussitôt alerté les pompiers pour qu'ils préviennent les gendarmes », raconte-t-il.

Un lynx ou un puma?
Un témoignage jugé suffisamment crédible par les gendarmes qui, accompagnés de membres de l'office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), se sont rendus sur place hier matin. Et ils ont découvert des excréments et des traces qui attestent bien de la présence d'un félin. « On ne peut en aucun cas confirmer qu'il s'agit d'un puma », relativise pour le moment le directeur de cabinet du préfet du Tarn Xavier Dégrange. «Ce que l'on sait c'est qu'il s'agit d'un félidé. Des prélèvements sur les excréments sont partis pour être analysés à Toulouse afin d'avoir davantage de précisions sur la nature de l'animal ».

Pour les autorités, il n'y a donc pas lieu de s'affoler. Il pourrait aussi s'agir d'un lynx, un animal que les chasseurs des monts de Lacaune affirment avoir déjà vu dans la région à plusieurs reprises. « C'est de notoriété publique qu'il y aurait des lynx dans le secteur mais les lynx sont des animaux calmes, qui ne pèsent que 25 kg, et qui ne s'attaquent pas à l'homme mais uniquement aux petits gibiers, rongeurs et faisans », explique le directeur de cabinet. « Ce n'est pas un lynx, la queue était trop longue et il n'avait pas les oreilles d'un lynx et puis c'était beaucoup plus gros », affirme pourtant le retraité. Mais le directeur de cabinet se veut quand même rassurant. « La zone en question est de toute façon boisée, reculée et peu peuplée, explique-t-il. On a prévenu les maires et la population du secteur concerné et on a renforcé le dispositif de surveillance avec des équipes mixtes de gendarmes et d'agents de l'ONCFS qui vont essayer de localiser ce fameux animal ».

En tout cas, il n'y a pas de déclaration de perte ou de fuite de puma signalée dans la région. D'ailleurs à Lacaze, il n'y a pas de psychose. La présence d'un animal sauvage dans le secteur ne semble pas perturber la population. « On en rigole plutôt », explique Michel Madern, le maire de Lacaze. On en saura de toute façon plus dans quelques jours, lorsque les crottes de ce mystérieux animal auront rendu leur verdict.

Source: http://www.ladepeche.fr
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MessagePosté le: Mer 10 Juil - 23:09 (2013)    Sujet du message: « Bêtes Féroces » de France. Répondre en citant

Cagnes-sur-Mer, La panthère de Villeneuve.
jeudi 31 janvier 2013.

Pas de nouveaux éléments attestant de la présence du félin dans le massif. Les empreintes sont à l’étude à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, qui a placé une caméra sur zone. Depuis sa furtive apparition dimanche sur ce promontoire rocheux qui surplombe la route de Grasse, la supposée panthère se fait discrète. De quoi alimenter, chez certains, le doute. Mais les autorités continuent d'examiner très sérieusement cette éventualité. Pour l'heure, les moulages des empreintes de pas observées lundi ont été transmis aux experts de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Des experts qui doivent maintenant confirmer, ou pas, la thèse du félin. « Ils procéderont sans doute en comparant avec d'autres empreintes qui existent, par exemple au Muséum d'histoire naturelle », expliquait mardi la vétérinaire-chef de la brigade animalière du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis).

Le garde-manger nécessaire à sa survie
Parallèlement à ces expertises, il faut adopter une nouvelle stratégie face à ce félin solitaire et opportuniste, au corps long et musclé. En clair : laisser la bête tranquille. « Effectivement, le secteur où l'animal a été vu doit rester au repos. Car le risque, c'est que la bête s'enfuie ailleurs »,confirme Frédéric Saint-Martin, chef de brigade pour les Alpes-Maritimes à l'ONCFS.

L'ONCFS a tout de même placé hier sur la zone une caméra fixe et automatique, avec des capteurs de mouvement et de chaleur.« Et d'autres seront installées dans les jours qui viennent,ajoute Frédéric Saint-Martin. Nous irons ensuite les relever dans quelques jours. »En croisant les doigts pour que la panthère noire de Villeneuve-Loubet ait montré son museau. En attendant, le félin dispose sur place du garde-manger nécessaire à sa survie. « Les félidés se nourrissent de petites proies en milieu sauvage.Ici, il y a une petite faune sauvage abondante, composée de sangliers, blaireaux, chevreuils, lapins ou renards. » Mais, pour la vétérinaire du SDIS, se pose une tout autre question :« Ce félin dispose-t-il encore de ses griffes ? Car souvent on les enlève aux animaux sauvages en captivité. Et, si nous avons trouvé des empreintes de pas, nous n'avons, en revanche, pas relevé de traces de griffes sur les arbres. Sans ses griffes, ses chances de survie en milieu naturel sont plus réduites. »

Un félin aperçu au hameau des Pomets à Toulon
jeudi 04 juillet 2013.

Un félin a été aperçu sur les hauteurs de Toulon et s'est même approché d'une habitation du hameau des Pomets. Cet animal ressemblant à une panthère a été aperçu une première fois dimanche soir par des riverains. Ces mêmes habitants ont revu ce félin de couleur noir ce mardi soir et ce mercredi en début d'après-midi. La police nationale a été prévenue et s'est rendue sur place en attendant le survol de la zone par un hélicoptère. Christian a vu « la bête faire un bond de trois mètres pour se hisser sur un talus et se sauver », raconte Jean-Pierre George, chef animalier du zoo du Faron...
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Source: http://www.nicematin.com
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