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L'Abbaye d'Aiguevives.

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Jeu 27 Mar - 06:00 (2014)    Sujet du message: L'Abbaye d'Aiguevives. Répondre en citant

L'Abbaye d'Aiguevives. (Abbaye Notre-Dame d'Aiguevive)
Faverolles-sur-Cher (41)


Cette abbaye se situe dans le département du Loir et Cher, mais seulement à 3,5 km à vol d’oiseau de Céré la Ronde. Elle appartenait au diocèse de Tours. Magnifique témoin d’un important monastère de chanoines réguliers de Saint Augustin fondé en 1147 qui s’installa à Aigues-Vives (aqua viva) en 1157, date à laquelle la construction du sanctuaire était en grande partie achevée. Dans un premier temps la communauté s’installe à Belvaut qui devait sa création à un ermite Geoffroy mort à Montrichard en réputation de Sainteté. Un pèlerinage a lieu tous les ans début septembre. En 1147 le gouverneur de Montrichard Garlet leur fait don du riche domaine d’Aigues-Vives, les moines quitteront Belvaut en 1154, qui deviendra un monastère de femmes en 1281. En 1791, l’Abbaye est mise en vente et sera acquise par Aimelot de Chailleau qui se voit contraint d’émigrer et de la remettre en vente en 1795. Le nouvel acquéreur s’empresse de démolir le cloître et de vendre les ardoises et les charpentes laissant les voûtes de pierre de la nef livrées aux intempéries. Elles devront être démolies en 1840. Commence alors la période d’abandon de l’Abbaye qui durera jusqu’en 1975.


L’église abbatiale Notre-Dame d’Aiguevive dresse vers le ciel, depuis plus de huit siècles, les cinquante mètres de son élégant clocher de pierre. Elle est le seul et magnifique témoin d’un important monastère de chanoines réguliers de Saint-Augustin, fondé en 1147, qui s’installa à Aiguevive (aqua viva) en 1154, date à laquelle la construction du sanctuaire était en grande partie achevée. Il apparaît qu’elle s’est réalisée en trois
étapes :
I - les deux bras du transept, la croisée (modifiée plus tard), et, probablement, la
travée droite du chœur aux fenêtres sans décoration. Peut-être, aussi, les murs de la nef, et la base carrée du clocher.
II - l’abside centrale, les absidioles ouvertes sur le transept, la coupole plantagenêt, la tour octogonale du clocher, et la flèche. (témoignent d’un art beaucoup plus raffiné, avec une riche décoration)
III - La nef, primitivement unique et couverte en bois, sera par la suite voûtée et divisée en trois nefs par des colonnes rondes, qui, par leurs chapiteaux d’apparence normande sont du XIIIème siècle (Mont Saint-Michel). Les bas côtés, sont voûtés en quart de cercle. Le très beau portail ouest, fin de l’art roman (fin XIIème siècle, ou même début XIIIème siècle) parait avoir précédé le voûtement des trois nefs.

Aiguevives en dehors du récit de Pérégrin et d'une courte notice sur les origines, rédigée en 1703 à l'aide de documents aujourd'hui disparus, les renseignements font défaut Le séjour de Geoffroi l'ermite avec ses ou son dernier fidèle dut être de très courte durée ; il se situe entre 1140, date de la donation de l'ermitage de la Lande, fait sous son nom par le seigneur de Châteaurenault, et 1147,date à laquelle l'ermitage d'Aiguevives est donné aux chanoines réguliers du prieuré très voisin de Belveaux par Garlet de Montrichard. Aiguevives se trouvait à une demi-lieue à peine en amont de Belveaux, sur le même ruisseau de Faverolles. Les chanoines de Belveaux ne vinrent pas tout de suite s'installer à Aiguevives dont la situation était meilleure que la leur, ils attendirent l'année 1154 ; dans l'intervalle un bienfaiteur du nom de Josbert leur avait fait construire la magnifique église dont on peut admirer les ruines, et des lieux réguliers. A partir de la confrontation des dates, on peut reconstituer hypothétiquement le processus suivant : à la mort du prêtre Ascelin, vers 1140-1145, le groupement érémitique de la Lande qui ne se composait que d'hommes âgés, se dissocie. Maître Geoffroi, fidèle à sa première vocation, avec peut-être un ou deux compagnons vient s'installer à Aiguevives avec la permission du seigneur de Montrichard, établissement de courte durée, car il mourut très vite, en 1147, semble-t-il. Son ou ses disciples s'agrègent alors à la communauté canoniale régulière voisine, de Belveaux, lui offrant leur ermitage. Les chanoines réguliers de Belveaux décidèrent de se transporter à Aiguevives, mieux situé que remplacement originaire de leur monastère, mais attendirent pour le faire que des lieux réguliers aient été élevés. A l'occasion de l'installation à Aiguevives, le prieuré fut érigé en abbaye.


_____________________
Référence Mérimée : PA00098432
protection MH 1875 : classé MH Eglise : classement par liste de 1875.

Abbaye-Notre-Dame-d’Aigues-Vives. Cne de Faverolles-sur-Cher. Locus qui dicitur Aqua viva, XIIe s. (Dom Housseau, Historia Beatae Mariae de Fontanis Albis, et Chronique de Touraine, p. 265) ; Ecclesia Beatae Mariae Aquae Vivae, 1174, (Charte de Villeloin, Dom Houssseau, t. V, 1894, et B.N.-Coll. Gaignières, t. 245) ; Abbatia Aquae Vivae seu Bellevasensis, XIIe s. (Gallia Christiana, t. IV) ; Unum sextarium frumenti et alium siliginis, eccleisae Beatae Mariae de Aqua Viva, mai 1219 (Cartulaire de Villeloin, fol. 27, r. ; Dom Housseau, Charte de Regnault de l’Ile) ; De Aqua Viva, Turonensis diocesis, 22 février 1320 (Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 52, p. 132) ; Abbacia Aque Vive, vers 1330 (Pouillé de Tours, p. 24) ; Abbati Aque Vive, fin XIVe s. (Pouillé de Tours, p. 41) ; Abatia Aquevive, fin XIVe s. (Pouillé de Tours, p. 385) ; Item le fief des religieux, abbé et convent d’Aigue Vive qu’ilz prétendent avoir ès parroisse de Sainct Denis et Sainct Florentin d’Amboise et en la parroisse de Chisseau,les abbé et convent dud. Aigue Vive tiennent led. fief qui est saisy par faulte de foy et hommaige non faiz, 31 janvier 1536 (A.D. 37-C 634 n° 186) ; Le fief d’Aiguevive aux religieux, abbé et couvent dud. lieu, 1639 (B.N.-Fonds Châtre de Cangé, n° 4835, Roolle des fiefz de Touraine, rolle de Montrichard, fol. 57) ; Aiguevive, abbaye d’hommes, ordre de Saint Augustin, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Aiguevive, 1808 (Cadastre) ; Aigues Vives, 1955 (Cadastre). Latin aqua viva = eau vive ; la forme pluriel semble XIIe s. Abbaye de chanoines réguliers de l’ordre de Saint-Augustin, fondée en 1147 ; chanoines réguliers de l’ordre de Sainte-Geneviève ou génovéfains en 1672 (A.N.-S 7548, liasse 5) ; supprimée en 1790. Le cadastre de 1808 note : église. Fief mouvant de la baronnie d’Amboise. A.D. 36-H 974-975. A.D. 37-H 1. A.D. 41-1 H 1-16.

Localisation.




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MessagePosté le: Jeu 27 Mar - 06:00 (2014)    Sujet du message: Publicité

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