Touraine Insolite Index du Forum

Touraine Insolite
Mystères & Etranges


La Collégiale Saint-Mexme.

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Touraine Insolite Index du Forum -> La Touraine -> Les Édifices religieux en Touraine.
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Mikerynos
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 26 Fév 2008
Messages: 4 529
Localisation: Tours
Masculin Cancer (21juin-23juil) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Ven 25 Avr - 17:39 (2014)    Sujet du message: La Collégiale Saint-Mexme. Répondre en citant

La Collégiale Saint-Mexme.
Chinon.


Monastère fondé par saint Mexme (ou Mesme, ou Maxime), qui y fut enterré. Abbaye bénédictine attestée jusqu'en 943. Un chapitre de chanoines y fut fondé entre 980 et 1007 par Archambaud de Sully, archevêque de Tours. Construction vers l’an mil d’une église à trois vaisseaux prolongés par un chevet triabsidial pourvu d’une petite crypte ; Vers le milieu du 11e siècle, ajout d’un massif occidental composé d’un porche voûté surmonté d’une tribune haute et encadré de deux tours ; A partir des environs de 1100, allongement de la nef vers l’est et construction d’un nouveau chevet à déambulatoire et à chapelles rayonnantes sous lequel s’étendait une deuxième crypte.



L'ancienne abbaye bénédictine fondée par saint Mexme n'existait sans doute plus en tant que telle quand, entre 980 et 1007, un chapitre de chanoines y fut fondé par Archambaud de Sully, archevêque de Tours Ce chapitre comptait douze chanoines ; il relevait directement du Saint-Siège, mais fut soumis à l'autorité de l'archevêque de Tours à partir de 1696. - Les chanoines desservaient la Paroisse Saint-Mexme, vaste paroisse à l'ouest de Chinon supprimée en 1792. L'ancienne collégiale abrita plusieurs écoles de 1825 à 1980. Depuis 1983, elle est l'objet de campagnes de restauration et de fouilles archéologiques.

Historique.
Grégoire de Tours, dans son De la gloire des confesseurs, raconte l'installation au Ve siècle de Mexme, disciple de saint Martin, dans un ermitage troglodytique à Chinon, à l'est du castrum romain qui deviendra le château actuel3. Saint Mexme aurait fondé là une première église, qui sert de centre à un petit monastère, transformé en collégiale vers l'an Mil. L'église est alors reconstruite sur un plan basilical, puis agrandie dès 1050 par l'adjonction d'un massif occidental comprenant un narthex encadré de deux tours. Au XIIe siècle, la nef est prolongée vers l'ouest, un transept et un chœur à déambulatoire et chapelles rayonnantes achèvent de transformer la collégiale en vaste édifice de pèlerinage.


L'abbaye de Saint-Mexme eut beaucoup à souffrir des invasions des barbares aux IXe et Xe siècles. Dom Huines, dans son histoire manuscrite de l'abbaye de Saint-Florent, nous apprend, en effet, que les monastères de Saint-Louans et de Saint-Mexme de Chinon furent ruinés par les hordes normandes, qui, à cette époque, ravagèrent plusieurs de nos plus riches provinces. Les moines de Saint-Mexme étaient tombés dans une grande pénurie; les revenus de l'abbaye ne pouvaient suffire à leur entretien et à leur nourriture. Théotolon, archevêque de Tours, eut pitié de leur dénuement. Malgré la bienveillante protection et les généreuses libéralités de l'archevêque Théotolon, le monastère de Saint-Mexme ne put sans doute se relever de l'état de ruine ou l'avaient plongé les invasions des barbares. Il est à croire que ses pieux hôtes l'avaient abandonné, chassés peut-être par les hordes normandes ou par un ennemi presque aussi implacable, la misère, lorsqu'à la fin du Xe siècle, Archambauld de Seuilly résolut d'y établir un collège de chanoines.

En prenant possession du monastère de Saint-Mexme, les chanoines durent songer tout d'abord à reconstruire leur église, qui se trouvait dans le plus triste état de délabrement. La nef actuelle, malgré la transformation qu'elle' a subie, offre en effet à l'extérieur tous les caractères des constructions du Xe siècle : pierres de petit appareil, séparées par une couche épaisse de mortier, fenêtres étroites, sans colonnes, et surmontées par une archivolte garnie de billettes. Nous sommes tenté de croire que les deux bascôtés, aujourd'hui démolis, faisaient partie de la construction première, celle du xe siècle. Ce qui semble le prouver, c'est l'existence d'un oculus, ou fenêtre en oeil-de-boeuf, dans le mur oriental de la tour romane qui fait face au nord. Cet oculus, condamné lors de la construction du porche, servait à éclairer le bas-côté avant que ce porche ne vint en quelque sorte l'aveugler, en s'appuyant sur la façade primitive.


Après la Révolution, des travaux sont nécessaires pour rendre l'édifice au culte, mais en 1817, l'effondrement du clocher de la croisée du transept entraîne la ruine des parties orientales. Les parties subsistantes, nef et massif occidental, sont alors transformés en école jusqu'en 1980. Il ne subsiste de l'édifice original que les deux tours et le narthex (XIème siècle) (photo ci-dessous à gauche) ainsi que la nef principale qui date du XIème siècle, elle est de style Roman.Démarre ensuite un vaste chantier de restauration accompagné de fouilles qui permettent de mieux connaître l'histoire de l'édifice. La collégiale est aujourd'hui un centre culturel : la nef de l'an Mil abrite à partir de 2002 un petit théâtre en bois, qui accueille des spectacles estivaux, tandis que le massif occidental accueille des expositions temporaires. Les chanoines habitaient dans des maisons situées autour de la Collégiale, elles existent toujours et sont bien souvent entourées de grands jardins. Certaines sont remarquables.
_______________________
Référence Mérimée : PA00097659
historique Monastère implanté au 5e siècle par Saint-Mexme, disciple de Saint-Martin. Principal édifice religieux de la ville jusqu'à la Révolution.
protection MH 1840 : classé MH - Ancienne abbaye (cad. AS 604) : classement par liste de 1840
______________________
Référence Mérimée : IA00011483
historique Collégiale fondée au 5e siècle par Saint-Mexme ; travaux entre 1050 et 1054 ; chevet reconstruit au 12e siècle : clé de voûte sculptée représentant la Reine Radégonde, déposée au musée de la chapelle Sainte-Radégonde de Chinon, vestige du 12e siècle ; clocher écroulé sur le chevet en 1820 ; nef et façade primitive fin du 10e siècle ; narthex milieu du 11e siècle ; décor de la façade du narthex 4e quart 11e siècle ; peintures murales et décor sculpté tour sud 15e siècle ; bas-relief 10e siècle ; peintures murales tour nord ; escalier tour nord 18e siècle
protection MH 1840 : classé MH.

- Collégiale Saint-Mexme de Chinon. Fouilles 1983. Rapport préliminaire, par MM. Jean-Guy SAINRAT et Bernard RANDOIN - SAT T.XI 1983 Page 89.
- Collégiale Saint-Mexme de Chinon 1984. Rapport préliminaire, par M. Jean-Guy SAINRAT - SAT T. XL 1984 Page 225.
- Collégiale Saint-Mexme de Chinon 1987. Rapport préliminaire, par Mlle Elisabeth LORANS - SAT T.XLI 1987 Page 169.
- Collégiale Saint-Mexme de Chinon 1988. Rapport préliminaire par Mlle Elisabeth LORANS - SAT T.XLII 1988 Page 143.

Collégiale-Saint-Mexme. Cne de Chinon. Sanctus Maximus Caionensis, 939 (Gallia Christiana, t. XIV, Instrumenta, col.) ; Abbatia Sancti Maximi quae est in suburbio Cainonis castri, 974 (Charte de Saint-Florent de Saumur) ; Claustrum Sancti Maximi apud Cainonem, 1097 (Cartulaire de Noyers, charte 255) ; Capitulum ecclesie Beati Maximi de Caynone, 1197 (Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 114, p. 260) ; Aleaumus clericus, sexagenarius et ultra, de choro Beati Maximi de Chinon, 1247 (A.N.-JJ 274, Querimoniae Turonum, n° 23) ; Et capiceriatus Sancti Maximi de Caynone, 1257 (Cartulaire de l’Archevêché de Tours, charte 25, p. 36) ; Capicerius et capitulum ecclesie Beati Maximi de Caynone, 16 janvier 1317 (Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 118, p. 267) ; Et conventuum Sanctorum Maximi de Caynone, Martini de Canda capiceriis, 22 février 1320 (Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 52, p. 132) ; Capitulum Caynonense, vers 1330, fin XIVe s. (Pouillé de Tours, p. 18 et 386) ; Capicerio et capitulo ecclesie Sancti Maximi de Caynone, 1357-1363 (Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 115, p. 263) ; Capicerio et capitulo collegiate Beati Maximi de Caynone, nostre diocesis Turonensis, Ecclesiam Sancti Maximi Caynonensis, 5 octobre 1366 (Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 45, p. 108, 109) ; Capitulo Sancti Maximi Caynonensis, fin XIVe s. (Pouillé de Tours, p. 42) ; Le fief et seigneurie de Saint Mexme, 20 août 1772 (acte Péan-Chinon). Abbaye, puis collégiale de chanoines séculiers. Fief. A.D. 37-G 603-648.

Localisation.




_________________
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Ven 25 Avr - 17:39 (2014)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Touraine Insolite Index du Forum -> La Touraine -> Les Édifices religieux en Touraine. Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Panneau d’administration | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com