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La Corroirie de la Chartreuse du Liget.

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Ven 7 Aoû - 18:37 (2015)    Sujet du message: La Corroirie de la Chartreuse du Liget. Répondre en citant

La Chartreuse du Liget - La Corroirie du Liget.
Chemillé-sur-Indrois.


Construction fortifiée, les moines de la chartreuse s'y réfugiaient en cas de danger ou d'attaque. Le mot Corroirie vient du latin Conderium ou Conderia, qui désigne tout ce dont les moines ont besoin pour survivre : nourriture, vêtements et entretien. A 800 mètres, en suivant le ruisseau du Liget, dans sa descente vers l'Est, la Corroirie du Liget, fief féodal fortifié et dépendance de la chartreuse du Liget toute proche, est située au cœur de la forêt de Loches, non loin du château de Montrésor. Afin de préserver la tranquillité des pères chartreux, leur domaine de plus de 1500 hectares, était administré depuis la Corroirie par le père procureur et les frères convers. L'église de 1236, de style Plantagenêt (aussi nommé style angevin), montre l’avènement du gothique, la curiosité de cette église est qu'elle est surmontée de deux étages. Son donjon, ses douves et ses fortifications du XVe siècle en font une place imprenable. Au Moyen Âge, la Corroirie est déjà un modèle de développement durable, de par sa justice, son économie, son industrie et son agriculture.


En 1178 à l’orée de la forêt de Loches sur une terre donnée par l’abbaye de Villeloin, Henri II Plantagenêt en expiation du meurtre de Thomas Becket fonde la Chartreuse du Liget. Ce nouveau monastère voit rapidement affluer les donations. En 1223, les chartreux se voient ainsi confirmer la donation de Foulques de Craçay, il s’agit du fief féodal de Craçay qui va devenir la maison basse des frères nommée Corroirie. En effet, l’ordre des chartreux avait alors pour tradition de séparer les pères chartreux qui dans l’isolement de leur cellule consacre leur vie à la prière (ils vivaient à la Chartreuse) et les frères qui partagent leur vie entre prière et travail (ils vivaient à la Corroirie). La vie des frères convers se partage entre temps de prière dans l’église et le travail à l’extérieur ou dans le cellier. Cet emploi du temps varient selon les époques de l’année : les temps de prières sont diminués pendant la grande activité agricole au printemps et en été.

La Corroirie est avant tout la maison des frères chartreux. Ils sont placés comme les pères sous l’autorité du prieur, qui dirige à la fois la Chartreuse et la Corroirie. Dans la pratique c’est, le père procureur nommé par le prieur qui gère la Corroirie. Il est en quelque sorte le bras droit du prieur, chargé de gérer le domaine et ses habitants. Il a des contacts avec d’autres prieurés et abbayes. Les frères convers prononcent les mêmes voeux que les chartreux, mais ne peuvent devenir pères, l’absence d’ambition permettant la sérénité. En dehors des travaux « profanes », ils mènent une vie d’ermites, vivant essentiellement dans leurs cellules et priant. Etant tous des adultes libres (francs) et lettrés, ils assurent la gestion du domaine agricole.


A la Corroirie, il n’y a pas de « moinillons », ces enfants confiés au monastère par des familles trop nombreuses ou trop pauvres, contrairement à d’autres ordres, tels les bénédictins. En dehors des frères nous trouvons d’autres habitants : Les donnés ou oblats (du latin oblatum, signifiant donné) sont ces personnes vivant, temporairement ou définitivement à la Corroirie dans le but d’expier leurs péchés ou à la suite d’un voeu. Ils suivent les mêmes « coutumes » que les Frères Convers : les offices et les règles de vie. Les ouvriers agricoles sont les « employés » de la Corroirie. Ils sont rémunérés pour leur travail et ne participent pas à la vie religieuse du monastère. Possédant le droit de justice sur ses terres, on trouve aussi à la Corroirie : un bailli, un sergent, un avocat et un procureur fiscal. A partir du XVe siècle le roi accorde un capitaine et sa garnison pour protège le lieu. Quant aux pèlerins et voyageurs, ils séjournent quelques heures ou quelques jours à l’hostellerie de la Corroirie, avant de poursuivre leur chemin vers un lieu saint, notamment Saint Jacques de Compostelle.
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MessagePosté le: Ven 7 Aoû - 18:37 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Mikerynos
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MessagePosté le: Ven 7 Aoû - 18:43 (2015)    Sujet du message: La Corroirie de la Chartreuse du Liget. Répondre en citant

L’église.
L’église est le lieu où quotidiennement les frères se réunissent pour prier. Cette église a été édifiée au début du XIIIème siècle. Les voûtes de cette église sont l’exemple même du style Plantagenêt, style autant roman que gothique. Son plan est simple, comme l’exige l’ordre des chartreux : une nef unique avec deux travées terminées par un chevet à sept pans.
Les travées sont couvertes d’ogives à huit branches très bombées, caractéristiques du style Plantagenêt. Cela signifie que les voussures (arcades), légèrement outrepassées, soutiennent la voûte. Dans l’église, une piscine Renaissance, nichée dans le mur, permet au célébrant de se laver les mains après la communion, pendant la célébration de la messe.
La représentation du Christ dans le choeur date de 1935. Cette fresque a été réalisée par Monsieur Lens, ami-peintre du Comte de Marsay invité avec ses élèves de Saint Pierre des Corps. Il est possible de voir son oeuvre dans un musée qui lui est consacré à Aurillac. Il faut imaginer qu’à l’époque des frères convers, les baies étaient probablement protégées de vitraux en verre transparent et le sol plus bas de 1,5 m.

Le cellier.
Cette salle fut construite après l’église, les voûtes du XIIIème siècle sont de style Gothique. Le bâtiment est éclairé au nord par des fenêtres en plein cintre. Son plan rectangulaire, d’un seul tenant à l’époque de sa construction, est composé de deux vaisseaux de cinq travées et d’une file de quatre colonnes trapues au centre. Dans la première pièce constituée d’une travée, vous remarquez un pressoir qui permet de rappeler que les chartreux avaient planté plusieurs hectares de vignes sur le coteau non loin de la Corroirie. Ils avaient apporté un grand soin à cette culture en l’entourant de murs pour mieux la protéger des vents froids. Comme tous à l’époque, les frères buvaient du vin coupé d’eau. Passez dans la deuxième pièce où l’on note une grosse pile centrale qui fut édifiée pour soutenir les deux étages de greniers, trop lourds pour les piliers élégants et fins d’origine.



En effet, au XVème siècle, un deuxième étage de grenier est construit pour entreposer les grains, car la terre mieux travaillée apporte un rendement meilleur. De par le surpoids des grains, l’édifice est fragilisé. Le sol est rehaussé d’1mètre 40 de remblai, toujours dans le but de renforcer l’édifice. Les moines utilisent le Cellier pour préparer les peaux des parchemins dans un premier temps, puis le papier fait à partir du recyclage des anciens tissus de chanvre ; ces matériaux sont destinés aux Pères Copistes. Le chanvre est travaillé notamment pour fabriquer des cordes pour l’agriculture, et du tissu pour les vêtements. Au XVIIIème le lieu a servi à la fabrication de tonneaux. C’est ainsi que la Corroirie apparait dans sa deuxième fonction comme la maison du temporel.

Le domaine agricole de la chartreuse s’étend sur 1500 hectares d’un seul tenant (900 de terres, 550 de forêts, 50 d’étangs, 15 de vignes et 13 de prés) comprenant une vingtaine de métairies. A cela s’ajoutent des terres achetées par le monastère : Bergeresse (Azay-sur-Indre), la Hubaudière (Chédigny) et Biardeau. C’est en 1274 que les Chartreux du Liget achètent les terres de Bergeresse. Au XIVème siècle, ils construisent sur ces terres un logis et une chapelle. Au XVIème, ils ajoutent une grange, encore visible aujourd’hui. Les terres sont utilisées comme pâturage pour l’élevage des bovins et des ovins, mais aussi pour cultiver des céréales. L’élevage leur apporte les peaux nécessaires pour fabriquer des parchemins destinés aux copistes. Les céréales et les légumes, provenant du potager, leur servent de nourriture quotidienne. Le deuxième étage du cellier sert de grenier, mais aussi à préparer les peaux. Les frères convers pêchent en vidant leurs étangs pour en vendre les poissons. Ils entretiennent également des futaies de chênes, qui restent aujourd’hui encore des modèles dans la forêt de Loches.
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MessagePosté le: Ven 7 Aoû - 18:46 (2015)    Sujet du message: La Corroirie de la Chartreuse du Liget. Répondre en citant

Cependant, l’une des activités importantes de cette époque est l’exploitation du chanvre, qu’ils cultivent dans de nombreuses chènevières. Henri II Plantagenêt favorise l’expansion du chanvre dans la région. Il a un grand besoin de voiles pour sa marine, d’où l’intérêt de cultiver cette plante, utile de la tige au grain. Aussi, les Frères Convers l’utilisent pour faire leurs bures. Tordues, les fibres servent de cordes, indispensables pour les travaux manuels. Le recyclage des tissus permet de fabriquer du papier pour les moines copistes de la
Chartreuse, la tige est également utilisée à cet effet. Le grain nourrit les bêtes, mais aussi les hommes en cas de disette. Aujourd’hui, nous redécouvrons qu’une poignée de ces grains apporte la ration journalière de protéines et de lipides nécessaire à l’homme. De plus ses apports en Omega 3 et 6 en font la meilleure huile pour lutter contre le mauvais Cholestérol. Dans la pharmacopée médiévale, elle est servie en décoction pour ses propriétés calmantes.

Les moulins.
On trouve deux moulins qui se succèdent. L’existence d’un moulin à la Corroirie est, peut être, antérieure à la venue des moines ; celui-ci a fonctionné jusqu’au milieu du XIXe siècle. Les moulins ici présents servaient exclusivement à l’usage du monastère et étaient alimentés par le ruisseau d’Aubigny et l’étang aménagé en amont. Dans le premier moulin, vous pouvez encore voir sur le mur droit le goulot en pierre d’où arrivait l’eau, entraînée par une roue de 4 m de diamètre. La roue actionnée au dessus dans un étage aujourd’hui disparu une meule pour moudre le grain. Suivant les besoins les moines pouvaient en réglant l’arrivée d’eau actionner l’une des deux roues. Les eaux du moulin étaient évacuées par une galerie souterraine et rejoignaient la rivière.Le bassin est en partie comblé aujourd’hui A remarquer : au plafond des petites ouvertures par lesquelles des tuyaux en bois permettaient de faire couler le grain directement du grenier à la meule ; la quantité de grains à moudre était versée dans une cuve en bois, dans le grenier, terminée par ces tuyaux.

Le grenier : la Corroirie centre de l’activité agricole.
Au dessus de l’église, vous pouvez remarquer les deux niveaux de grenier aménagé au XVe siècle. Un pont-levis permettait aux paysans d’entrer directement dans le grenier. Les paysans qui exploitaient les terres devaient plusieurs impôts : la dîme ou le terrage. A l’époque où chaque région possède ses mesures, il existe un boisseau de la Corroirie. Un marché se tenait d’ailleurs à la Corroirie où les produits des exploitations étaient échangés. Il y avait également beaucoup d’échanges entre les Corroiries, chacune ayant une spécialité. On connaît comme exemple la liqueur à base de plantes faite par la Corroirie de la Grande Chartreuse. La spécialité de la Corroirie du Liget était la fabrication de barriques faites avec les chênes de leur forêt. Les chartreux qui ne mangeaient pas de viande commandaient aussi régulièrement du poisson de mer ; celui-ci était remonté par la Loire et le Cher jusqu’à Montrichard…

L’hostellerie.
C’est un vaste bâtiment : Ses ouvertures obturées au raz de chaussée rappellent le XIIIème siècle, mais elles furent à de multiples reprises transformées notamment au XVème et au XVIIIème siècle. Ce bâtiment semble avoir été l’hostellerie du lieu, en effet les frères convers accueillaient ici les chartreux malades, les voyageurs et les pèlerins. Cette halte reculée du Liget, aux portes du désert des pères préserve leur tranquillité. Seuls les voyageurs de marque sont reçus à la Chartreuse. La Corroirie peut accueillir également des personnes désireuses d’y séjourner pour un certain temps en expiation de leurs péchés ou à la suite d’un voeu : ce sont les « donnés ». Ce bâtiment fut aussi certainement le lieu où le bailli de la Corroirie rendait la justice, car le lieu avait une dernière fonction : il était le siège de la puissance féodale du monastère. En regardant le toit sur le pignon nord on voit la croix en pierre symbole des chartreux.


Le fief féodal.
La Corroirie est aussi la seigneurie et le fief féodal des Chartreux. En recevant le fief de Craçay au début du XIIIème siècle, les chartreux obtiennent aussi les droits féodaux qui lui sont attachés. De plus, les moines vont bénéficier du soutien des souverains et papes qui vont leur confirmer et leur accorder de nombreux droits et privilèges. La Corroirie est ainsi un lieu de justice où des criminels pouvaient être condamnés, condamnations pouvant aller jusqu’à la peine de mort. A l’époque, le Bailli de La Corroirie a autant de pouvoir que le Bailli de Loches, c’est à dire le tribunal royal. Ce dernier intenta de nombreux procès à La Corroirie dans le but d’étendre son influence sur la région, mais grâce au soutien du roi, les moines emportèrent tous leurs procès. Les Chartreux ont donc acquis, par La Corroirie, une puissance féodale considérable. Ils jouissent de ces nombreux privilèges jusqu’à la Révolution.

La tourelle : prison et four à chanvre.
La prison est isolée des autres bâtiments, au nord entre les murailles et le cellier. Elle a deux fonctions : prison et four à chanvre. Cette prison est un symbole du droit de justice. L’unique ouverture est au premier étage ; le prisonnier, occupant la partie basse de la tourelle. Des latrines sont encore visibles. S’agit-il d’une aération, servant à faire monter la chaleur pour sécher le chanvre ? En octobre, cette tourelle perdait cette fonction pour prendre celle de four à chanvre. Après avoir trempé plusieurs jours dans le ruisseau, pour le « rouissage », le chanvre y est séché, avant d’être transporté au moulin pour y être écrasé, puis tissé ou tordu au cellier. Les fourches patibulaires, c’est à dire la potence, sont situées près du petit pont et servent à rappeler le droit de justice qu’exerce les moines. Ceux-ci préfèrent pendre l’effigie en bois du condamné et le faire travailler sur leurs terres en réparation du dommage subi.
Le seul fait marquant et choquant de cette juridiction a été la condamnation par immolation de deux sorcières au XVème siècle. Aujourd’hui, les fourches ont totalement disparues.

Les douves et fortifications.
La Corroirie, ayant une fonction défensive, est ceinturée de remparts, de douves et de haies vives. Aujourd’hui, les remparts sont encore visibles sur les côtés Nord et Est, ceux du côté Sud ayant été détruits. Tout le long des bâtiments s’ouvrent des meurtrières. Les premières, en forme d’étriers pour les arcs, sont caractéristiques du XIIIème siècle. Les secondes, en forme de point d’exclamation, du XVème siècle, sont utilisées pour les mousquets : le trou servant à poser l’arme et le trait à viser. Ce sont des archères canonnières. Il existe également des canonnières, pour envoyer des boulets (fin XVème et XVIème siècle). La Corroirie est envahie et saccagée une première fois par les anglais. En 1361, pendant la guerre de 100 ans, un souterrain est construit pour faire de la Corroirie un lieu de repli en cas d’attaque de la Chartreuse. En 1432, Charles VII fait don d’une garnison, puis Louis XI leur permet de consolider les fortifications. C’est dans ce fief que les moines soutiennent un siège contre les protestants. Ces derniers, aidés par des paysans des alentours qui espèrent s’affranchir de leurs redevances et brûler les titres du monastère pour devenir propriétaires, profitent de l’absence de défense des moines (ces derniers prient dans l’église) pour investir et piller le monastère. Le père prieur, dans sa sagesse, décide de ne pas riposter, refusant d’envoyer aux enfers leurs ennemis en état de pêché et dit « Nous sommes de pauvres moines en prières ». Les moines sont molestés et le domaine très endommagé.
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MessagePosté le: Ven 7 Aoû - 18:49 (2015)    Sujet du message: La Corroirie de la Chartreuse du Liget. Répondre en citant

La porte fortifiée.
La fonction défensive est ensuite marquée par la tour carrée, entrée principale du monastère, avec son pont-levis à contre poids de la fin du XVème siècle. On distingue deux portes : une grande porte en plein cintre, pour les cavaliers et les charrettes, et une petite porte pour les piétons. Ces deux portes sont surmontées de mâchicoulis et de meurtrières. La partie haute de cette tour carrée abrite la salle des gardes, d’où l’on contrôlait les entrées. Dans le passage menant à la cour, les rainures de la herse de défense sont encore visibles. C’est une autre protection après les douves et le pont-levis.

La Corroirie après la Révolution.
Les relations qu’entretiennent les Chartreux avec le pouvoir et les penseurs de l’époque leur permettent d’échapper aux horreurs de la Révolution et de partir en laissant la Chartreuse sous la garde de deux moines, qui en assurent la fermeture définitive. La Corroirie, vendue comme bien national, devient dès lors un simple domaine agricole. Cependant, cette fonction a permis la conservation des bâtiments : la chapelle est transformée en hangar.

L’ensemble est revendu en 1899 à René de Marsay, fils d’Arthur de Marsay, le propriétaire de la Chartreuse du Liget. Puis son neveu Henry de Marsay en devient propriétaire en 1919 et le lègue à sa fille, la Comtesse Guy de Mareüil, en 1972. Elle y entreprend de nombreux travaux de rénovation, notamment des voûtes de l’église, de l’ensemble de la cour, des murs d’enceinte, du four à chanvre et des moulins. Aujourd’hui, l’Association pour la Sauvegarde et le Rayonnement de la Corroirie (Association loi 1901), gère La Corroirie et est activement engagée dans la mise en valeur du site, notamment en l’ouvrant au public, en visite libre ou guidée, mais aussi, en organisant des concerts, du théatre, et des journées à thème (musique, écrits, et conférence sur l’art grégorien), en éditant cette brochure. Ceux qui désirent apporter leur aide pour les différents travaux et projets qu’elle engage sont les bienvenus. L’ASRC, Association pour la Sauvegarde et le Rayonnement de la Corroirie, a pour vocation de conserver et de sublimer ce monastère/ fief féodal. En 2011, après avoir obtenue la certification « Agriculture Biologique », ré-enduit les façades, et redessiné la cour et drainé les pieds de murs, l’ASRC a pour objectif de réunir des fonds pour la réfection des douves, de l’intérieur de la prison / four à chanvre et du premier moulin ainsi que son bassin d’alimentation.
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Référence Mérimée : PA00097652
historique Ce monastère est une dépendance de la Chartreuse de Liget, mais assez éloignée géographiquement. C'est l'un des types les plus anciens qui subsistent des constructions cathusiennes. Il s'agit d'un refuge fortifié qui fut rapidement transformé en établissement industriel pour la préparation des peaux destinées aux manuscrits, d'où son nom de courroirie. La construction primitive, du 12e siècle, semble avoir compris une vaste salle séparée en deux nefs par une file de colonnes. Presque en même temps aurait été bâtie une chapelle de style angevin. La chapelle a été surmontée d'un étage qui a pu servir au séchage des peaux. En avant de la chapelle, et formant réduit avec elle, s'élevait une enceinte et des bâtiments en partie détruits, remontant à la construction primitive et modifiés au 16e siècle. La porte principale, datant de cette époque, est intacte. Elle comprend guichet et porte charretière, et est surmontée de mâchicoulis. Dans la cour fortifiée, un bâtiment prenant la forme d'un pigeonnier pourrait également appartenir à la première construction. L'accès se faisait au premier étage. Le rez-de-chaussée était percé de meurtrières. Il s'agit sans doute de la prison, les Chartreux exerçant le droit de justice sur leurs terres.
protection MH 1926/07/09 : inscrit MH - La porte fortifiée, la chapelle et l'ancienne prison : inscription par arrêté du 9 juillet 1926.
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Source. http://www.corroirie.com/

Voir sur le forum
: La Corroirie de la Chartreuse du Liget. (Souterrain)




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MessagePosté le: Dim 17 Sep - 10:11 (2017)    Sujet du message: La Corroirie de la Chartreuse du Liget. Répondre en citant

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