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Le Château de Brou.

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Sam 12 Sep - 17:03 (2015)    Sujet du message: Le Château de Brou. Répondre en citant

Le Château de Brou.
Noyant de Touraine.


Edifié en 1475 par les seigneurs de Sainte Maure, la volonté des nouveaux Maitres de Maison et des artisans de talent se liguent pour redonner au château son lustre dans respect de l'art et de l'histoire, en le dotant du confort que l'hôte du XXIe siècle appréciera lors d'une halte de charme. Tapisseries d'antan tissées selon les cartons des ancêtres de la prestigieuse Maison Roze, meubles de salle de bain taillés dans la flèche de l'Eglise de Pouzay et signés de 1760, éclairages du parc valorisés par Pierre Bideau, Maître éclairagiste dont la notoriété dépasse les frontières, vitraux de la chapelle signés par le Maître verrier Lobin en 1968.


Loin de la grande route de Chinon, caché dans un massif boisé qui le dérobe aux regards, le château de Brou domine la vallée de la Manse, que le viaduc de Besnaud enjambe à peu de distance au levant! L'endroit était bien choisi pour y élever une puissante forteresse. Une tradition souvent reprise, dont Chevalier conseillait de se méfier quand elle vient des propriétaires ", en attribuerait la construction à un Boucicault,ce qui ne se trouve confirmé par aucun document constatait Carré de Busserolle. Il ne peut donc s'agir que d'une légende, ce lieu n'étant pas indiqué dans les possessions de cette famille. Un mémoire, malheureusement sans date, contenu

Si l'on se réfère au Dictionnaire d'Indre-et-Loir, Brou et Noyant auraient appartenu en 1262 à Guillaume de Chergé qui aurait fait, cette année-là, une donation à l'abbaye de Beaumont. Puis, pour les deux siècles suivants c'est le mystère total jusqu'en 1443 où une charte de Beaumont ferait mention de Marguerite de Mimes, veuve de Jean de la Lande, dame de Brou et de Noyant. Pierre Testu, cité en 1453, lui aurait succédé tout au moins à Brou. Car Lhermite Souliers donne comme titulaire du fief de Noyant dès 1410, François de Gébert. Le siège de cette seigneurie était un château dont il subsiste quelques vestiges au lieu-dit la Barre. Mais à partir de 1456 avec un autre François de Gébert, Brou et Noyant seront à la même famille. Le manoir de Noyant sera abandonné pour Brou et ne sera plus que la métairie du vieux château de Noyant Etat que constate le de fait mémoire dont nous avons fait état qui indique que Brou est la demeure ordinaire du seigneur de Noyant. Cependant le rôle de 1639 distingue encore: le fief de Noyant pour un revenu annuel de 79 livres et le fief de Brou avec la Tellinière, Marigny, Chaulmont et des Pruneaux paroisse de Pouzay" pour 97 livres. Cette famille de Gébert va en garder la possession jusqu'en 1813.


Brou de 1859 à nos jours
Monsieur et madame Troncin-Mersan achetèrent par la suite, toujours de madame la marquise de Carbonnières, la Jaulnaye à Noyant le 22 décembre 1860. Une partie de la terre de Baugé qu'elle avait vendue le 23 janvier 1860 fut rachetée par eux le 9 septembre 1861. Ils y ajoutèrent encore deux bâtiments contigus au bourg de Noyant le 23 octobre 1863. L'ancienne terre de Brou se trouva ainsi très partiellement reconstituée ! Pourtant deux ans plus tard, le 27 octobre 1865, ils aliénèrent le domaine à monsieur le marquis de Moges et à son épouse, à chacun pour moitié pour le prix de 200000 francs" Paul-Charles-Victor, marquis de Moges.

D’importantes restaurations effectuées de 1866 à 1868 qui ont donné à Brou,
l'aspect qu'il a conservé de nos jours mais qui l'ont peut-être empêché d'être au moins inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Ceci est très regrettable car l'édifice mériterait même d'être classé! ! Les auteurs de cette sauvegarde n'eurent pas d'enfants pour leur succéder. Madame la marquise de Moges mourut à Brou le 29 mai 1900 et son époux le 11 février 1903. Avec lui, s'éteignait le dernier descendant en ligne masculine de cette ancienne famille.

Sur le conseil de l'abbé Brault, curé de Noyant, mademoiselle Ida des Acres de l'Aigle, décida avec l'aide d'une amie, madame de Chézelles, d'en faire un orphelinat à vocation horticole. Ainsi naquit vers 1906: l'OEuvre des petits jardiniers de Brou A l'écart du château furent construits de nouveaux bâtiments pour abriter le dortoir, réfectoire, cuisine et salle de cours. Au cours de la première guerre mondiale, Brou devint une annexe de l'hôpital de Sainte-Maure avec mademoiselle de l'Aigle comme infirmière en chef. Dans le même temps elle recueillait de nombreux gamins de Paris fuyant le bombardement de la grosse Bertha Au moment de la débâcle de 1940, le château fut un refuge pour tous ceux que l'invasion chassait de chez eux. Plus de cent personnes y étaient hébergées quand un officier allemand se présenta pour ordonner l'évacuation des lieux qui devaient servir de cantonnement aux troupes ennemies.

Mais vieillie et en partie ruinée, mademoiselle de l'Aigle, par un acte signé à Compiègne le 30 juin 1950(38), cédait Brou à la société Les Amis des Jeunes ayant pour objet la création, le développement et le soutien de toutes oeuvres de formation professionnelle, morale et familiale ou ménagère. C'est cette association qui depuis 1960 loue tout le château à l'exception de la plupart des terres au Groupement central pour l'action sociale dont le siège est à Dammarie-les-Lys et qui l'a transformé en maison familiale de vacances. Mademoiselle de l'Aigle continua sans doute à y résider car elle y mourut aveugle dans sa 94èmeannée le 2 février 1966. Ses obsèques eurent lieu à Noyant le 4 février en présence d'un grand nombre de personnalités. Son cercueil fut porté au cimetière par "les Anciens de Brou" venus parfois de très loin pour rendre hommage à leur bienfaitrice pour laquelle ils avaient demandé la Légion d'honneur. Elle ne l'obtint jamais, pourtant elle avait fait vivre à Brou, l'une des plus belles pages de sa longue histoire.


Le château est devenu un hotel restaurant 4 étoiles en 1998. Depuis 2014, la propriété de 100 hectares et son château sont fermé et mise en vente à l’agence immobilière Emile Garcin, à plus de 3 millions d’euros. (http://www.emilegarcin.fr/vente/Magnifique-chateau-du-XVeme-siecle-en-Touraine/10B20431-6369-4D4D-AE04-04FFD92BCB74/PPC-6453-GC.html)
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Brou. n. m. XIIe s. Bas latin bracus, d’origine prélatine et peut-être celtique, signifie : boue, terrain marécageux, marais, puis vallée (FEW, XV(1), 293b). L’accusatif bracum aboutit régulièrement à brai par sonorisation de la dentale c intervocalique et sa disparition ; souvent transcrit bray et parfois braye ou bré, avec la variante Brault, Braud, il entre en composition avec le substantif gaulois ialo, latinisé en ialum = champ, clairière ; il aboutit régulièrement à Brou = le champ marécageux.
Brou. Cne de Noyant-de-Touraine. Le fief de Brou, paroisse de Noyant, 1639 (B.N.-Fonds Châtre de Cangé, n° 4835, Roolle des fiefz de Touraine, rolle de Chinon, fol. 90) ; Brou, 9 mai 1722 (A.D. 37-E 255, 319) ; Brou, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Le Château de Brou, 1827 (Cadastre) ; Le Château de Brou, 1946 (Cadastre). Chapelle. Fief.

Il appartenait au 15ème siècle au chevalier François de Gebert, seigneur de Noyant et du Rivau, qui en 1475 fit construire l’élégant château de Brou, au nord de la commune, près de la Manse; il appartint ensuite : en 1571 à Jean de Gebert, maréchal de camp du roi (voir Luzé), en 1680 à Gabriel de Gebert, trésorier de France en la généralité de Tours, en 1748 à Joseph François de Gebert, capitaine des grenadiers au 1er bataillon de Bourbonnais ; puis il passa à Antoine Armand Félix d’Absac, marquis de Mayac (1729-1787), capitaine au régiment de Penthièvre, qui avait épousé en 1746 Louise-Magdeleine de Gebert, fille d’André Gabriel Thomas de Gébert, grand prévôt des haut et bas Poitou (qui avait acheté en 1743 le moulin de Touvoie à Rochecorbon) ; cette dernière était donc veuve lorsqu’elle participa en 1789 à l’assemblée électorale de la noblesse de Touraine ; le frère d’Antoine d’Absac, Guillaume Joseph d’Absac (1731-1784) fut doyen de l’église de Tours de 1751 à 1774 puis évêque de Saint-Papoul (dans l’Aude).

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Source : Le château de Brou (André MONTOUX) Bulletin SAT 1990

Localisation.




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Dernière édition par Mikerynos le Sam 12 Sep - 17:08 (2015); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 12 Sep - 17:07 (2015)    Sujet du message: Le Château de Brou. Répondre en citant





Cadastre 1827.






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