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La RR3 de Marcilly sur Vienne.

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 10:25 (2016)    Sujet du message: La RR3 de Marcilly sur Vienne. Répondre en citant


La RR3 de Marcilly sur Vienne.      


L’histoire va défrayer la chronique (Le nombre de journaux et d’articles de toutes sortes relatant cette histoire est énorme), c’est la « fameuse » observation de Marcilly-Sur-Vienne situé dans le sud-ouest du département. Nous allons revivre l’aventure décrit par les témoins de l’époque, afin de mettre un terme une fois pour toutes aux rumeurs du canular qui ont circulées à propos de cette affaire, et pour satisfaire la curiosité des personnes ayant vaguement attendu parler de cette aventure digne d’un roman de science-fiction.


La carrière de sable des « Varennes »
Nous sommes le Jeudi 30 septembre 1954 et il est 16h30, plusieurs ouvriers sont occupés dans une carrière à ciel ouvert, de sable et de cailloux en bordure de la route départementale D18, sur la rive gauche de la Vienne, entre les localités de Pouzay et de Marcilly-sur-Vienne (1) En face de l’autre côté de la Vienne, à 850 mètres à vol d’oiseau, en direction de l’Est, le bourg de Nouâtre et son camp militaire qui n’a rien de stratégique (2) cette carrière est la seule excavation au milieu d'une vaste plaine dégarnie d'arbres. Elle la première d’une longue série dans cette zone.

Le chef d’équipe, monsieur George Gatey (3) raconte « Je tire du sable avec mes six ouvriers quand tout à coup, je vois l'engin. Un appareil de forme circulaire, surmonté d'un dôme, équipé de pales semblables à celles d'un hélicoptère. Près de lui, un petit homme vêtu d'une combinaison, coiffé d'un casque en matière opaque, chaussé de bottillons. Il tient à la main une sorte de tuyau. J'ai pu regarder pendant 30 secondes, avec mes camarades, cette scène troublante. Brusquement l'individu remonta dans sa coupole, et l'appareil prit de la hauteur à la verticale dans un bruit d'avion à réaction, puis disparût dans une espèce de brouillard que sa machine infernale émettait… »

   


Ce dernier précise :
« Nos pelles et nos monte-charge fonctionnaient et faisaient beaucoup de bruit, j’étais prés de la trémie, quand mon regard fut attiré par un engin qui se trouvait à une bonne dizaines de mètres moi, sur le bord de la carrière. A côté un homme de petite taille, environ 1 m 50 à 1 m 55, revêtu d’une combinaison de couleur neutre, coiffé d’un casque lui retombant sur les épaule et chaussé de petites bottes, qui regardait dans notre direction… »

« J’étais ébloui, ma première émotion passée j’ai voulu courir à la tente prendre du papier pour en faire un croquis, mais je n’ai pu bouger. Un appareil posé sur la poitrine de l’individu, émettait un rayon lumineux violant qui me paralysa, il tenait à la main un objet qui ressemblait à un tuyau ou à un gros revolver, l’engin n’était pas posé sur le sol, mais il se trouvait à environ un mètre au dessus et tournoyait, il m’a semblé que la coupole qui le surmontait était armée de pâles comme celles d’un hélicoptère, longue d’a peu près 1 m 50 à 2 mètres… »

« Le casque que portait « L’homme » ressemblait à un scaphandre en verre brouillé, on ne voyait pas à l’intérieur, puis il est remonté dans son engin, sans que je puisse préciser comment, puis l’appareil s’est élevé à la verticale par saccades, en émettant un bruit comparable à ceux des moteurs à réaction. »

« A 200 mètres environ, il a dégagé un brouillard épais et à disparu , l’engin pouvait mesurer à peu près 4 m 50 de diamètre et 2 mètres d’épaisseur. Après son départ, j’ai été voir s’il avait laissé des traces, je pensais trouvé l’herbe brûlée, mais je n’ai vu aucune trace de ce genre. Si j’avais été seul, je n’en aurais jamais rien dit de crainte d’être moqué .. »

Le soir même ils racontèrent leur aventure au village, et monsieur Gatey fit un croquis sur une ardoise de ce qu’il avait vu. Le nom des ouvriers témoins de cette observation sont Messieurs René Rougier, André Beurrois, André Séché, George Lubanovic, Maurice Dubroca et monsieur Amirault un chauffeur de camion de l’entreprise « Albert Cochery » de Joué les Tours. Après l'incident, Gatey souffrira d'insomnies, de forts maux de tête et perdra l'appetit pendant une semaine. Les huits hommes ne seront cependant pas convaincus que les soucoupes volantes viennent d'un autre monde. Ils sont sûrs au contraire qu'elles font partie d'expériences secrètes d'une nation bien terrestre, probablement la France. Les six compagnons de travail ont confirmé point par point les déclarations de leur chef de chantier, ils ont rajouté « L’engin était de couleur grise et émettait un sifflement continu et la scène a durée 30 secondes environ. »


Photo du site en 1973  


Cette incroyable aventure arrivée a nos ouvriers fut longtemps dénigrée comme un simple canular de l’époque (4). Mais une enquête plus sérieuse de Jean Sider (5) à permit de démontrer que cette histoire n’était pas un mensonge. Michel Figuet dans LDLN 249-250 indique que le magazine « Paris-Match » de l’époque confirme un canular, hors ce numéro n’existe pas. Jean Sider possédant tous les numéros de cet hebdomadaire de l’année 54 n’a trouvé nul trace de cela…

Localisation.

 


____________________________________________
(1) Une partie du site toujours en exploitation, il est maintenant géré par la société Sograco, une filiale du groupe Eurovia. Les matériaux extraits sont des alluvions du lit ancien de la vienne. Les carrières concernées de l’époque sont maintenant réhabilitées en plan d’eau.
(2) Actuellement, La 12e base de soutien du matériel (12e BSMAT) assure des missions de soutien et de maintenance de véhicules à roues, de blindés et de systèmes de télécommunications. En 1917, une annexe du camp de prisonniers de Tours avait été installée à Nouâtre pour que les prisonniers allemands aillent travailler dans les fermes, dont les hommes étaient à la guerre. Puis un entrepôt militaire (1922-1937) Pendant la Seconde Guerre mondiale en 1940, le camp est occupé par l'intendance militaire allemande (Wehrmacht) par un dépôt d'essence, de matériel et de nourriture. Après la guerre, ce camp devint un établissement militaire d’abord affecté au génie (ECMT) puis au matériel. Au début, les habitants et la municipalité de Nouâtre n’acceptèrent pas de gaîté de cœur la présence de ces militaires, dont beaucoup étaient d’origine indochinoise ou maghrébine et les archives municipales font état de nombreuses plaintes, le plus souvent pour dégradation des chemins par les véhicules mais aussi, parfois, pour tapage nocturne ou bris de lampes et même, une seule fois, pour des faits de violence. Peu à peu, cependant les relations s’améliorèrent et progressivement beaucoup de militaires furent remplacés par des civils. « l’établissement », comme on l’appelle encore, devint le plus gros employeur de la région, contribuant ainsi, d’une façon indéniable, au développement de la commune.
(3) Gatey est un ancien résistant de la seconde guerre mondiale, il a été blessé au Luxembourg.
(4) « La grande peur Martienne » de Gérard Barthel & Jacques Brucker – Edtion NER 1979.
(5) « Le Dossier 1954 et l’imposture rationaliste » de Jean Sider - Edition Ramuel - Juin 1997 - P174
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Dernière édition par Mikerynos le Mar 15 Mar - 10:44 (2016); édité 2 fois
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 10:25 (2016)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 10:29 (2016)    Sujet du message: La RR3 de Marcilly sur Vienne. Répondre en citant

En 1955, Une enquête a été faite début de l’année par le groupe « Ouranos » (6) en la personne de Monsieur Grondeau qui apprit que certains enquêteurs avaient tourné les témoins au ridicule, prétendant qu’ils étaient ivres. Cependant Monsieur Grondeau n’a pas réussit à trouver un seul témoin sur les huit, qui avaient déjà disparu quelques semaines, voir quelques mois après cet incident. Mais il a pu rencontrer le fils de l’un d’eux qui lui déclara que pour se débarrasser de la police, son père avait dit qu’il avait vu un nuage de fumée s’élever dans le ciel. C’est probablement ce témoignage qui a largement contribué à dévaloriser cette RR3, sans oublier les rumeurs de prison pour outrage à magistrat qui ont couru à propos des témoins. (Il faut noter qu’une histoire similaire de cantonniers le 4 octobre à Melun c’est finit devant le juge d’instruction de Coulommiers pour faux témoignage (Nouvelle république du centre-ouest du 27 mars 1954)

En 1971, René Pacaut (7) parcourt la France pour l’écriture de son livre qui sortira en 1978, ce dernier grand reporter, venait de faire des recherches à Bressuire (79) a propos d’une observation qui y avait été faite le 3 Octobre 1954. Et c’est naturellement qu’il se rend à Marcilly-Sur-Vienne pour enquêter. Dès son arrivé dans le bourg, il bat la campagne environnante pour retrouver les carriers et leur chef. Mais ses efforts demeurèrent vains, tous les ouvriers avaient quitté la région depuis plusieurs années. Cependant, il lui restait la possibilité de retrouver des habitants qui les avaient côtoyés. Des témoins indirects à qui ils avaient conté leur histoire. Ceux-ci ne maquaient pas, mais tous, sans la moindre exception, eurent la même réaction quand il évoquait l’affaire de la carrière. Ils éclatèrent de rire, croyant avoir à faire à des incrédules, René Pacaut résolu de pousser un peu plus ses investigations, mais partout il obtins la même réponse : L’affaire avait été inventée de toute pièce par la joyeuse équipe de carriers à l’instigation de son contremaître, qui pour la rendre crédible, en avait peaufiné les moindres détails.


Article dans l'hebdomadaire national France-Dimanche, Paris, France, 24 octobre 1954.     


A la question pourquoi persévéré si longtemps dans le mensonge une fois le canular fait ? Ont lui répondit qu’ils avaient fini par se laisser prendre à leur propre jeu, qu’ils n’ont pas osé revenir sur leurs premières déclarations qu’ils avaient faites face aux enquêteurs. René Pacaut constata que la version du canular était définitivement ancrée dans la mémoire collective locale. Puis, peut de temps après l’enquête de Pacaut, l’ufologue Alain Gamard (décédé en 1999) entama à son tour des investigations, et malgré des recherches poussées obtient le même résultat.

S’il c’est bien passé quelque chose dans cette carrière, d’autres explications peuvent-être envisager, en particulier, la théorie intéressante de monsieur Leclet Renaud (8) concernant une confusion possible avec un hélicoptère de l’armée. Celle-ci reste cependant qu’une hypothèse.

Le site de 1950 à 2015.
De l'autre côté de la Vienne, sur la droite le camp militaire de Nouâtre.

   

____________________________________________
(6) Revue Ouranos DO 50,51 et 52.
Ouranos n°15 - Octobre-Novembre 1955 page 48
(7) René Pacaut « Ils ont rencontré des extra-terrestres » édition A Lefeuvre, 1978, p.179
(8) Leclet Renaud concernant une confusion possible avec un hélicoptère de l’armée (Voir en annexe. Né en 1969 et décédé en 2004.
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Dernière édition par Mikerynos le Mar 15 Mar - 10:46 (2016); édité 5 fois
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 10:34 (2016)    Sujet du message: La RR3 de Marcilly sur Vienne. Répondre en citant

L’hypothèse de l’hélicoptère.

Cette question fut abordée par Michel Carrouges dans son livre « Les Apparitions de Martiens » parut en 1963 (9) dans lequel il dit, je le cite :« A première vue, il ne peut s’agir que d’un hélicoptère, car aucune soucoupe n’a été signalée avec des pales », « Mais quel hélicoptère aurait pu se poser là, sans que personne ne l’ait vu s’approcher », et un peu plus loin « Quel pilote français, et a fortiori étranger viendrait ainsi folâtrer en plein jour sur une carrière et repartirait sans dire un mot, à toute allure ? ». Monsieur Renaud Leclet tente une approche dans ce sens, et sa théorie dans les grande ligne est la suivante :

(A) Un hélicoptère de l’armée française de type Sikorsky S-55 serait en cause, la couleur (Gris métal) des appareils français des années 50-60, le sifflement et le bruit entendu (les pales du rotor et du moteur), le brouillard observé qui serait du à l’échappement (qui se trouve à l’avant et pointé vers le bas) et à l’accélération du moteur pour prendre de l’altitude et de la vitesse.
(B) Pour le pilote (personnage casqué), une combinaison de protection des pilotes d’hélicoptère à l’essai dans les années 50, avec cagoule, casque et gilet pare-balles pourrait correspondre à la description du témoin principal. Sa petite taille est peut-être liée à la distance de l’observation (environ 10 Mètres) ou tous simplement un pilote mesurant 1m60.
Le faisceau brillant décrit dans le témoignage pourrait provenir, soit de l’appareil en lui-même, du vêtement (NBC) (10) porté par le pilote ou d’un appareillage (Radio). L’arme que tiens celui-ci «Un tuyau ou à un gros revolver » sert peut-être a éloigné le témoin de l’appareil (Risque lié aux pales, essai secret, etc..). La paralysie du témoin est du à sa peur, devant une situation nouvelle et inconnue de lui.
(C) Une erreur de navigation serait la cause possible de cet atterrissage, une erreur de site, lors de manœuvres confidentielles de l’armée mettant en œuvre de nouvelles tactiques de combat ?, il y a plusieurs structures militaires dans la région (Le camp du ruchard, le camp sanitaire américain de St-Benoit-la Fôret, dépôt militaire de Nouâtre (EMA), ect…)


Le Sikorsky S-55
 


Le Sikorsky S-55
Les premiers S.55 H19 A et B arrivèrent en Indochine fin 1953. Ils furent mis en oeuvre d'abord par l'Armée de l'Air puis, à partir de 1954, par l'ALAT au sein des 1ère et 2ème C.H.E.S. (Compagnies d'Hélicoptères d'Evacuations Sanitaires du G.F.H.I. (Groupement des Formations d'Hélicoptères en Indochine). Les équipages prirent l'habitude d'appeler "S55" (identification Sikorsky) le S55 H19 A et H19 (identification militaire U.S.). Débarqués en avril 1955 en Algérie à la formation du G.H.2, ces Sikos, outre les évacuations sanitaires, pouvaient effectuer les missions de transport de matériels et de personnels interdites aux hélicoptères légers. L'idée vint alors d'utiliser l'hélicoptère pour le transport d'assaut, mettant à pied d’œuvre des troupes fraîches pour combattre dans un terrain difficile. Ainsi les deux premiers S55 posaient, dès le 4 mai 1955, une compagnie de légionnaires sur le djebel Chelia (2328m), inaugurant la nouvelle tactique le l'héliportage. Après l'Algérie, les Sikos furent employés dans les formations de l'ALAT de métropole et des FFA jusqu'à leur retraite en 1971


Camp militaire de Nouâtre 


Caractéristique du Skorsky S.55 (H19)
Hélicoptère moyen de 3180 kg en charge, construit par les société Sikorsky ou Westland.
Appareil de transport, cabine centrale d'une capacité de 6 places.
Dimensions : longueur : 3.05 m ; largeur : 1.68 m, hauteur : 1.83 m
Moteur de 600 Cv à l'avant.
Poste de pilotage surélevé placé sur le moteur.
Train d'atterrissage quadricycle.
Rotor tripale de 16.10 m de diamètre
Charge utile : 1065 kg
Distance franchissable : 650 km à 135 km/h

Les début de l’ALAT.
3 mars 1952 Une nouvelle DM crée l'Aviation Légère d'Observation de l'Artillerie (ALOA) et charge l'Armée de Terre de la mise en oeuvre des matériels nécessaires à l'artillerie pour assurer l'observation et la conduite des tirs. C'est à cette époque que l'hélicoptère apparaît dans l'armée de française. En Indochine, c'est d'abord le Service de Santé qui réclame des hélicoptères. Quelques Hiller 360 ont été achetés sur les crédits civils du Haut Commissariat, d'autres offerts bénévolement par des associations ou des municipalités de métropole. Puis fourniture de 18 hélicoptères cargo Sikorsky au titre du Plan d'Aide Militaire par les Américains. L'ALOA confie la formation de ses premiers pilotes à deux entreprises civiles: Hélicop-air et Fenwick à Issy les Moulinaux. Création du Groupement des Formations d'Hélicoptères de l'Armée de Terre en Indochine (GFHI) Création de la 1ère compagnie d'Hélicoptères Légers d'Evacuations Sanitaires (1ère GHLE/S).
1er mai 1954 Création du Groupe d'Hélicoptère n°1 (GH 1) à Satory (78) chargé de la formation des pilotes et des mécaniciens hélicos.
22 novembre 1954 L'Instruction Ministérielle n°3687/EMA/10) crée et organise le commandement de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT), regroupant ALOA et GH 1.

____________________________________________
(10) NBC abréviation de Nucléaire, Bactériologique et Chimique.
(11) « France Dimanche » Page 4 du 10 Octobre1954.
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 10:50 (2016)    Sujet du message: La RR3 de Marcilly sur Vienne. Répondre en citant

Comme ou peut le voir, l’hypothèse de l’hélicoptère est crédible, puisque ces machines étaient en service en France en 1954. cependant certaines zones d’ombres, et des questions restent à éclaircir :

Mais qu’est ce que faisait un hélicoptère de l’armée ici ? et d’ou venait-il ?

Pourquoi le silence de l’armée ? Cette observation a été très médiatisée à l’époque. Même si l’armée a commit une bavure, ont peut toujours, plusieurs dizaines d’années après reconnaître une erreur, sauf dans le cas d’essais secrets inavouables du style NBC par exemple, et qui expliquerait les petits problèmes de santé de Mr Gatey pendant la semaine qui suivit son observation

L’ensemble des témoins auraient été paralysés, et pas seulement le témoin principal, frappé par le rayon lumineux, pourquoi ?

L’appareil ne touchant pas le sol (Aucune trace) comment le pilote, (ou son passager) est-il remonté à bord dans un laps de temps aussi court ?
A l’heure de l’observation (16h30), aucun témoin dans les environs proches n’a semble-t-il entendu ou aperçu un hélicoptère dans le ciel de la région, chose qui aurait été certainement dite, après publication du témoignage des ouvriers, dans les journaux de l’époque.

Ce cas s’inscrit dans une vague d’observation générale en France, et particulièrement dans le sud de la région.

Le fait que l’appareil en question, possède des pales ne prouve rien en soit, car d’après le croquis effectué par monsieur Gatey, cela ressemble plus à des rayons de lumière. La concordance de la description du phénomène le même jour avec celle de M. Cyprien Bacqué lors de son observation au-dessus de la ville de Pau vers 11h00 le 30 septembre 1954. (11)


____________________________________________
(11) « France Dimanche » Page 4 du 10 Octobre 1954.


Sources :
Journal « Nouvelle république du centre-ouest » du 30.09.54
Revue LDLN No 319 P.6
Revue LDLN 249-250
Journal « Nouvelle république du centre-ouest » du 02.10.54
Journal « Nouvelle république du centre-ouest » du 02.10 et du 4.10.1954
« OVNI le Premier dossier complet des rencontres en France » Edition A.Lefeuvre 1979 de Michel Figuet & J.L Ruchon P.96
« Chronique des apparition E.T » Edition J’ai Lu A308 1977 de Jacques Vallée (Cas No 165)
« black-out sur les S.V » Edition Omnium littéraire 1972 de Jimmy Gieu P.161
Revue LDLN No 165 P.8
Les six compagnons de travail ont confirmé point par point les déclarations de leur chef de chantier, ils ont rajouté « L’engin était de couleur grise et émettait un sifflement continu et la scène a durée 30 secondes environ. »
Dessin de Mr Gatey de la soucoupe et de son passager, parue dans la « NR » du 4.10.1954.

Références.
1 - L’indre & Loire , la Touraine des origines à nos jours – L’Histoire par les documents, collection dirigée par Jean Brignon, Jean combes et Michel Luc. Editions Bordessoules 1982 – Page 208.
2 - « Les Soucoupes Volantes viennent d’un autre monde » Edition Omnium littéraire 1972 de Jimmy Gieu.
3 - « black-out sur les S.V » Edition Omnium littéraire 1972 de Jimmy Gieu.
4 - « Chronique des apparitions d’extra-terrestres » Edition J’ai Lu 1977 de Jacques Vallée.
5 - « OVNI le Premier dossier complet des rencontres en France » Edition A.Lefeuvre 1979 de Michel Figuet & J.L Ruchon.
6 -,« Le Dossier 1954 et l’imposture rationaliste » de Jean Sider, Edition Ramuel - Juin 1997.
7 - Plaquette éditée par le GEPS en 1979 (Groupement d’étude des Phénomènes Spatiaux, Créer en 1972).
8 - « OVNI Contact » de F. Marie. Edition SRES-Vérités Anciennes 1993.
9 - Revue « SOS OVNI »
10 - Revue « Mystere »
11- Revue « La revue des soucoupes Volantes ».
12- Revue L.D.L.N (Lumières Dans La Nuit) Directeur Joël Mesnard
13 - « Nouvelle république du centre-ouest » Archives.
14 - « Les Apparitions de Martiens » de M. Carrouges – Ed. Fayard (1963)
15 - Divers sites sur le Web traitant de l’ufologie.

http://ufologie.patrickgross.org/1954/30sep1954marcillyf.htm#fd1
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 10:55 (2016)    Sujet du message: La RR3 de Marcilly sur Vienne. Répondre en citant

Plus d'information sur ce cas, voir le site Ufologie.net:
http://ufologie.net/1954/30sep1954marcillyf.htm

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Le Courrier de l'Ouest, Angers, France, le 19 octobre 1954.

Les visiteurs de l'espace, ces inconnus:

Le Martien les regardait en silence et lorsque Georges Gatay, le chef de chantier qui se sentait envahir d'une étrange torpeur leva les yeux vers le bord de la carrière, la plus fantastique apparition qu'il eut pu imaginer le cloua sur place. Cela se passait voici deux semaines à peine, et depuis l'étrange visite, ce solide garçon d'une trentaine d'années ne mange presque plus et ne dort guère.

Il était à peu près 16 h 30 et les cinq compagnons extrayaient de la carrière de Marcilly-sur-Vienne des graviers et des pierres pour les Ponts-et-Chaussées à l'aide d'une pelleteuse mécanique et d'un certain nombre de machines bruyantes. Creusée au bord de la route de Nouatre, cette carrière est la seule excavation au milieu d'une vaste plaine dégarnie d'arbres. Ces cinq ouvriers, MM. Rougier, Séché, Berois, Lubanevic et Villeneuve, en attendaient un sixième, M. Amirault, le chauffeur d'un lourd camion qui venait faire le plein. L'air ensoleillé de cette fin d'après-midi était limpide et sans le moindre nuage. C'est alors que la chose arriva...

"Je n'ai pas la berlue, pensas Georges Gatay en se passant la main sur les cheveux, c'est bien une soucoupe volante et un Martien." Successivement, ses camarades de travail regardèrent dans sa direction et firent la même réflexion. Un objet circulaire, surmonté d'un dôme d'un gris métallique, se tenait immobile à environ un mètre du sol. Il semblait que des pales tournant à très grande vitesse y étaient attachées. L'ensemble avait l'apparence d'un bol renversé. Mais le plus étrange de tout était ce petit être d'un mètre cinquante-cinq environ, qui se tenait immobile devant. Vêtu d'une sorte de combinaison plastique, chaussé de bottillons de même matière, il portait sur la tête un casque opaque qui lui couvrait le visage.

"Une sorte de projecteur émettant une lueur très douce était fixé sur sa poitrine et attirait nos regards", racontèrent les témoins par la suite. "A la main l'être d'un autre monde tenait une espèce de revolver ou de tube de métal. L'apparition ne dura qu'une minute et demie peut-être, puis l'individu disparut peu à peu comme une image qui s'efface sur un écran et l'appareil remonta par saccades brusques vers le ciel. Arrivé à une centaine de mètres du sol, il s'entoura d'un nuage circulaire, rappelant une fumée blanche artificielle et disparut." C'est à ce moment-là qu'arrivait M. Amirault. De la cabine de son camion il n'eut que le temps d'apercevoir l'étrange machine avant qu'elle ne disparaisse dans le nuage.

Aux enquêteurs qui les pressaient de questions, les témoins de cette visite astrale ont répondu catégoriquement: "nous ne sommes pas des illuminés, nous sommes sûrs de ce que nous avons vu."

Aujourd'hui, ces témoins sont beaucoup moins catégoriques. Leur petite histoire a fait son chemin et devant la population narquoise et sceptique, ils ont adopté l'attitude la plus prudente: celle du silence.

D'autres personnes en France ont vu ou touché ces êtres mystérieux. Un enfant de Morez qui n'avait jamais entendu parlé de soucoupes volantes a dit avoir été embrassé par un être "haut comme une porte et brillant comme une armoire à glace", et les fessées n'ont pas pu faire taire ce gamin de 12 ans. Enfin voici la bombe à retardement. Un Anglais se déclare le premier terrien à être entré en contact avec un Martien.

"Il avait un charmant sourire comme peu de terriens en ont." Et Cedric Allingham qui va faire paraître à Londres le récit de cette brève rencontre leva le bras pour saluer le Martien qui lui répondit courtoisement. Cet Anglais, féru d'astronomie et ornithologue professionnel, n'a pas eu la berlue lui non plus et a fourni à l'appui de ses dires plusieurs photographies et le témoignage juré d'un paysan témoin de la scène.

L'ouvrage de C. Allingham sera d'ici peu traduit en français et les curieux auront alors tout le loisir d'en faire la critique. Retenons-en seulement la séduisante descrïption du visiteur de l'espace. Il était grand, bien proportionné et sa voix évoquait un bruit de source vive. Les seuls détails insolites dans cette silhouette étaient deux petits tubes reliés par un fil engagé dans les narines de l'inconnu et lorsqu'il se retourna une étrange patte de bretelle dont l'utilité n'a pas été découverte. Attendons que la chose d'un autre monde veuille bien atterrir à nouveau pour nous l'expliquer.

"Les soucoupes volantes ont atterri". Sous ce titre, le grand champion des relations diplomatiques interplanétaires Georges Adamski lança aux U.S.A. le récit de ses conversations passionnantes avec les Vénusiens. L'ouvrage fut un best-seller aussitôt traduit et plusieurs fois réédité, mais les déclarations de l'auteur trop impressionné, semble-t-il, par les récits d'anticipations n'ont pas encore reçu de confirmation et n'en recevront peut-être jamais. Comme Cédric Allingham, Adamski étaie son récit d'empreintes de pas vénusiens moulées en plâtre de Paris et de photographies de leur merveilleux appareil volant. Il eut même, paraît-il, le grand honneur de se promener pendant vingt minutes dans l'un de ces engins et put s'entretenir longuement avec les Vénusiens sans ouvrir la bouche... par transmission de pensée. H. G. Wells est très nettement battu par Adamski et l'auteur de la "Guerre des Mondes" n'avait guère d'imagination.

Ceux qui "en" ont vu:
Mme GUILLMOTEAU en Vendée
Georges GATAY, chef de chantier en Touraine
Le jeune Henri CLEMENT dans les Deux-Sèvres
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 11:00 (2016)    Sujet du message: La RR3 de Marcilly sur Vienne. Répondre en citant

évhémère a écrit:
Ce qui est "agréable", c'est la thérapie de choc utilisée à l'encontre des pré-adolescents récalcitrants en cette belle automne 1954 : " Un enfant de Morez qui n'avait jamais entendu parlé de soucoupes volantes a dit avoir été embrassé par un être "haut comme une porte et brillant comme une armoire à glace", et les fessées n'ont pas pu faire taire ce gamin de 12 ans " !!!... La répression que l'on n'ose pas appliquer aux adultes , il n'y a aucun scrupule à le faire subir aux gosses : voilà une preuve difficilement réfutable que l'ufologie , dès son origine, fut bien victime de persécutions !...

En ce qui concerne l'hypothèse "hélicoptère" , les pales de ces "batteurs d'oeufs" ne "paralysent" pas témoins, mais dans le tourbillon d'air qu'elles provoquent, l'effet prioritaire est la difficulté à rester debout !...

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mulder26
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MessagePosté le: Lun 21 Mar - 13:03 (2016)    Sujet du message: La RR3 de Marcilly sur Vienne. Répondre en citant

salut Rémy ,

je note qu'un autre cas d'apparition d'ovni s'est déroulé en 1969 là aussi dans une carrière .relation de cause à effet ?

là aussi le témoin a été paralysé .

voir ce lien :

http://baseovnifrance.free.fr/listgen.php?typlist=1&page=0&numobs=1…

par contre , dire que le témoin a confondu un ovni avec un hélicoptère , je suis sceptique sur ce point là .

comme en 1965 pour Maurice Masse à Valensole ou il a été dit qu'il s'agissait surement d'un hélicoptère et que les petits êtres étaient en fait les pilotes .

mais oui ... , et c'est la marmotte qui met le chocolat dans l'aluminium ?

j'ai bien peur , avec les années qui se sont écoulées , qu'on ne saura jamais le fin mot de l'histoire ...
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MessagePosté le: Mar 22 Mar - 00:18 (2016)    Sujet du message: La RR3 de Marcilly sur Vienne. Répondre en citant

L'observation se serait produite aujourd'hui, on aurait dit que le témoin a confondu un OVNI avec un drone
et dans 20 ans, on dira qu'il a confondu avec un truc qui sera dans l'air du temps.
C'est un effet de mode.
Est-ce que les socio-psycho zet ont fait une étude sur les effets de mode en matière de debunking ? Rolling Eyes

A Marcilly, l'hypothèse de l'OVNI me semble de loin la plus crédible.
Dommage qu'il ne soit plus possible de rencontrer les témoins
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mulder26
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MessagePosté le: Mar 22 Mar - 07:22 (2016)    Sujet du message: La RR3 de Marcilly sur Vienne. Répondre en citant

tu n'as pas tord , on interprète les choses avec ce que l'on connait .

sinon oui , dommage que les protagonistes ne soient plus là pour donner plus de détails .
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:14 (2017)    Sujet du message: La RR3 de Marcilly sur Vienne.

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