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Les carrières de l'Écorcheveau.

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Mer 13 Avr - 08:37 (2016)    Sujet du message: Les carrières de l'Écorcheveau. Répondre en citant

Les carrières de l'Écorcheveau.
Saint-Avertin.


La carrière dite de l’Écorcheveau (1) se situe sur l’actuelle commune de Saint-Avertin, elle a servi de carrière à ciel ouvert pendant l’époque romaine, puis au Moyen Age de carrière souterraine du XIe au XIXe siècles (2) utilisé, au Moyen Âge, pour la construction de nombreux édifices de Tours, dont la cathédrale Saint-Gatien. Cette vaste carrière tire son nom de « La tranchée aux coquillages » elle comprend plus de 30 kilomètres de galeries ouvrant sur la route nationale 76 et dans lesquelles sont encore visibles les piliers de soutènements, les traces d’enlèvement au pic des gros blocs de tuffeau et le noir des fumées des lampes de carriers. Les galeries qui ont servi de refuge pour les dames et demoiselles de Saint-Avertin avant l’arrivée des Prussiens en 1871, puis pour les habitants durant les bombardements de la 2ème GM, et enfin lieu de regroupement pour les résistants, à quelques centaines de mètres d’un dépôt de munitions allemands.

 

Puis Certaines parties ont été aménagées en habitations troglodytiques ou en caves. Dans le coteau il existe de nombreuses cavités « Les Roches Gruau », « Les Caves des Salpètreries » Actuellement elles sont abandonnées, mais elles constituent un redoutable labyrinthe ou se sont perdues parfois d’insouciants explorateurs, elles rejoindraient celles de Larcay, puis Veretz. Deux glacières, creusées dans d'anciennes carrières, en contrebas de l'orangerie, sont encore en état dans le domaine de Cangé.

 

La partie basse de cette voie, rebaptisée depuis rue de Larçay, permettait de desservir les chantiers d'extraction de pierre situés au pied du côteau Saint-Michel. Ce n'est qu'à partir de 1790 que la route sera aménagée pour rejoindre Véretz. Auparavant, il fallait emprunter le chemin creux Saint-Michel, qui permettait de rejoindre Le Placier. Ce chemin continuera à être emprunté par les militaires se rendant au champ de manœuvre de Larçay jusqu'au début du XXe siècle. On imagine aisément les risques pour les piétons en lisant la lettre du maire expliquant un arrêté municipal de police de 1903 interdisant le passage des militaires à cheval : « Lorsqu'une troupe de cavalerie entre dans ce chemin en colonne par quatre, elle l'occupe tout entier. Les piétons qu'elle rencontre n'ont aucun refuge et sont forcés de s'aplatir entre les rochers ».

 

Les Sarcophages de l'Écorcheveau.
On ne peut parler du monde funéraire mérovingien sans mentionner le contenant caractéristique de l’époque : le sarcophage. Il s’agit d’un contenant funéraire lithique mobile constitué d’une cuve et d’un couvercle. Adapté à la pratique de l’inhumation, la production de celui-ci s’est développée parallèlement à l’essor de la religion chrétienne dans tout l’Empire, au détriment d’un paganisme romain qui impliquait la pratique de la crémation. Les sarcophages constituent alors un moyen d’exprimer sa richesse et sa piété par l’intermédiaire des matériaux employés et de l’iconographie.

La période Mérovingienne (du nom du grand-père du roi Franc Clovis, Mérovée) va de 480 à 750 après J.C. Elle suit la fin de l’empire romain. Les Francs, peuple germanique d’abord basé en Allemagne de l’Ouest et en Belgique, occupent alors tout notre pays qui devient la France avec pour capitale Paris. Deux sarcophages mérovingiens datant du VIIe siècle ont été découverts en 1919 en haut de la cote de l’Écorcheveau. Sur le côté gauche en remontant la pente, à peut-près au niveau du poteau d’éclairage public.

Le 7 mars 1967, des travaux de rectification de la montée de l'Ecorcheveau ont permis de dégager deux sarcophages, connus par ailleurs depuis longtemps, mais qui n'avaient jamais pu être étudiés extérieurement car on n'en voyait que la coupe à flanc de coteau. Grâce à la prévoyance de M. Léglise, propriétaire du domaine au-dessus de la butte, un des tombeaux a pu être préservé. Les seuls textes traitant de ces sarcophages sont les suivants: Un petit guide touristique de St-Avertin, paru en 1903, parle de deux ouvertures quadrangulaires dans le rocher, ayant l'aspect de deux caniveaux parallèles et qui ont été mis à découvert lors du percement du chemin. Une photographie accompagnant le texte montre d'ailleurs, des promeneurs en carriole mieux que les sarcophages en question !

Une communication (3) Indique un don de M. Jules Deslis: Un fragment de maxillaire pro-mérovingienne de l'Ecorcheveau. M. Chauvigné signale qu'il en a extrait un crâne qu'il conserve dans sa collection. La Carle Archéologique de la Gaule Romaine signale une note manuscrite du baron H. Auvray relatant la découverte en 1937 des deux sarcophages, qui contenaient des ossements : Ce serait donc là déjà une redécouverte. Enfin, M.Pigeaud maire de St-Avertin, nous a dit qu'un éboulement du coteau, vers 1941,endommagea les tombes et que des os furent transportés au cimetière.

 

Le vestige retrouvé cette année constitue la partie avant d'un des sarcophages, il a la forme d'une demi-cuve trapézoïdale en tuffeau du pays, de 1,10 m de longueur, de 0,40 m et 0,54 m de dont le fond ne largeur, comporte pas de cavité. Le couvercle est en bâtière et porte des incisions en chevrons que l'on retrouve à l'intérieur de la cuve. Ces lignes semblent être des traces d'outil plutôt que des indices de décoration. Le second sarcophage n'a pu être récupéré; il est tombé en morceaux lors du dégagement. Les deux sépultures, orientées ouest-est, reposaient l'une contre l'autre sur la roche à 1 m sous terre au sommet du coteau et à environ 4 m au-dessus de la route de l'Ecorcheveau et c'est vers 1850, lors de la percée de ce chemin, qu'elles ont été coupées.

On a retrouvé également à côté des tombes des ossements divers en trois endroits différents. Ces restes, s'ils viennent des sarcophages, prouveraient l'inhumation d'au moins deux squelettes d'adultes mais, fait curieux, la présence de trois humérus droits, de deux temporaux droits (en plus du crâne retiré par M. Chauvigné et d'un fragment de maxillaire d'enfant, pourrait faire penser à une surimposition. Au demeurant la butte a été grattée assez profondément vers l'est et il ne semble pas y avoir traces d'autres sépultures, donc d'une nécropole.

Quant à l'origine et la datation des tombes, l'absence de décoration et le fait qu'elles aient été déjà ouvertes, lesrendent difficiles à préciser. La forme de la cuve et surtout du couvercle en toit à deux pentes pourrait laisser penser à un tombeau du début de l'époque mérovingienne, analogue aux sarcophages romains tardifs, en tous cas sans doute non postérieur au VIIe siècle.

 

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(1) Ce faciès de tuffeau est fréquent dans les constructions de la ville de Tours, notamment pour les soubassements. La caractéristique principale de cette pierre, par rapport au tuffeau jaune ordinaire, est d’être plus cohérente et donc moins altérable ; en contrepartie, les empreintes de fossiles et donc les nombreuses dépressions, en font une pierre qui ne se prête guère aux sculptures ou aux moulures trop fines. En revanche,puisqu’il est impossible d’obtenir des surfaces planes et lisses et surtout parce qu’elle est très résistante, cette pierre est particulièrement prisée pour les parties basses des constructions les plus sollicitées. De plus, lorsque les blocs présentent une face dressée, l’aspect produit par les fossiles est fortement rugueux et fait penser au bossage rustiqué ; c’est peut-être également une des raisons pour lesquelles on l’utilise en soubassement.
(2) L'origine du nom Ecorcheveau (parfois orthographié « Les Cors Chevaux ») n'est pas sûre. L'explication la plus probable serait une déformation de l'appellation d'origine « Concharum vallis » (la tranchée aux coquillages), devenue Concheveau puis Ecorcheveau par suite du spectacle offert par les chevaux blessés en tirant leurs lourdes charges de pierres extraites des carrières.
(3) B.S.A.T., t. 21, p. LVII (29-1-1919)

L’Écorcheveau. Cne de Saint-Avertin. La Perrière d’Escorcheneau, 25 juillet 1654 (acte Massoneau-Tours) ; L’Écorcheveau, 1822 (Cadastre) ; Une pièce de terre et située commune de Saint Avertin, lieu dit l’Ecorche Veau ou la Galochère, joignant du midi le chemin de Saint Avertin au Placier et du levant le chemin de l’Ecorche Veau, 9 octobre 1865 (acte Scoumanne-Tours).
Les Carrières-de-l’Écorcheveau. Cne de Saint-Avertin. Carrières de Concheveau ou de l’Écorcheveau, 1375 (M.S.A.T., t. 4, p. 114).

Roche-Gruau. Cne de Saint-Avertin. La Roche Gruot, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; La closerie de Roche Gruau, située paroisse de Saint Avertin, joignant du midy au chemin de Saint Avertin à Cangé, 28 janvier 1791 (A.D. 37-Q 300, P.V. 7, n° 6. Biens Nationaux) ; Le lieu et closerie de Roche Gruau, située paroisse de Saint Avertin, 22 septembre et 3 octobre 1793 (acte Demontigny-Saint Avertin) ; Roche Gruau, 7 avril 1860 (acte Robin-Tours). Bien National.

Saint-Avertin. — L'Ecorcheveau, 2 sarcophages. Datation VIIe siècle? Deslis, 1919 ;
Lelong, 1964 ; Dubois, 1967. — Grammont, 1 bague conservée dans le trésor de la cathédrale de
Tours. — Rochepinard, 1 brique gravée. Lelong, 1956. Deux sarcophages. Datation VIIe siècle ? Cordier 1974, 192 ; Deslis 1919, LVII; Lelong 1964a,85 ; Dubois 1967, 48-49.

Localisation.


Cadastre 1960.



 

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Dernière édition par Mikerynos le Sam 4 Fév - 09:20 (2017); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 4 Fév - 09:20 (2017)    Sujet du message: Les carrières de l'Écorcheveau. Répondre en citant

Les Carrière de l’Ecorcheveau.
Saint-Avertin


La carrière souterraine de l’Ecorcheveau a été creusée dans le coteau de la rive gauche de la vallée du Cher. Les galeries subhorizontales sont inscrites dans un triangle rectangle dont l’hypoténuse, longue de 1,2 kilomètres, suit le coteau le long de la route Tours-Vierzon, et dont le petit côté mesure 500 mètres. La position du front de taille à une trentaine de mètres sous le niveau du plateau, ainsi qu’une trentaine de kilomètres de galeries ont été relevées par le spéléoclub de Touraine. L’entrée principale des carrières se trouve dans la vallée du Cher, en bordure de la D 976, à la sortie Est de St-Avertin (direction Bléré – Vierzon). L’accès s’effectue par une porte blanche située à mi-côte, entre la place du Maréchal Leclerc et la rue de l’Ecorcheveau.

L’exploitation de la « Pierre d’Ecorchevau » tuffeau jaune de la partie supérieur du Turonien supérieur, se faisait sur 2 à 2,10 mètres de hauteur sur un banc de craie tendre situé entre un lit de sable épais de 0,10 mètres. Le système d’extraction par des blocs parallélépipédiques droits est décrit à partir des traces existantes dans certaines galeries. Les volumes extraits sont estimés à près de 150 000 mètres cubes. Cette carrière dont l’exploitation s’est étendue du XIe au XIXe siècles a fourni une partie des pierres de taille utilisées dans l’édification de la cathédrale Saint-Gatien de Tours. On retrouve la « Pierre d’Ecorchevau » dans d’autres monuments et constructions de l’agglomération tourangelle. Cette carrière a été en Touraine, l’un des plus importants sites d’extraction de tuffeau jaune.


La carrière a été creusée au lieu-dit « L’Ecorchevau » autrefois appelé aussi « Concheveau », ce nom viendrait du fait que les chevaux s’écartelaient à gravir la voie mal entretenue (aujourd’hui rue de l’Ecorcheveau) de part et d’autres de laquelle des vestiges de carrières sont visibles. Le front de taille souterrain sinueux épouse grossièrement la forme d’un triangle rectangle dont l’hypoténuse longe le pied du coteau et dont le petit côté passe (direction N25) sous les châteaux d’eau superficiels à l’Est du quartier Saint-Germain. Le grand côté du triangle part du sommet sous les Héraults et rejoint le bas du coteau face à la place du Maréchal Leclerc. La zone couvre une surface de 1,1 km X 0,5 m) :2 = 0,28 Km2.

Les galeries souterraines d’exploitation constituent un véritable labyrinthe d’une trentaine de kilomètres, elles sont pour la plupart dans le secteur Saint-Germain en bon état, malgré quelques effondrement du toit. La topographie d’une partie (14 km) des galeries à été effectuée. La section moyenne des galeries est de 3 x 2 mètres. Le plan donne un aperçu de la complexité du cheminement entre l’entrée et le front au Sud, sous le « Puit qui fume » Dans la partie ancienne, le plancher est rehaussé par d’important déchets de tailles ; La hauteur de la galerie est voisine de 1,50 m au lieu de 2 mètres. Dans la partie la plus récente des « Caves Saint-Germain » les déchets ont été sortis.

Près de l’entrée, la carrière comporte une glacière, taillée dans le tuffeau, où la glace du Cher, depuis des temps très éloignés, était stockée l’hiver et cela jusqu’en 1900. La glacière est cylindrique de 3,6 mètres de diamètre, à voûte en arc surbaissé, sa profondeur, au-dessous de l’ouverture de chargement est égale à 3,5 mètres. Un puisard recueillant les eaux de fonte se trouve à la base. Il est profond de 1,4 mètre. Le volume total de la glacière est de 45 mètres cubes. Les parois sont en tuffeau brut avec traces d’enduit à la chaux. Elle était utilisée pour stocker la glace à rafraîchir.


Des grottes ont vraisemblablement été creusées autrefois dans le coteau a l’époque préhistorique. Le site de l’Ecorcheveau a été exploité en carrière à ciel ouvert des l’époque des romains. Sur le coteau se trouvaient des villas romaines. Une voie romaine allait de la Butte du Val, ou fut érigé plus tard la cathédrale Saint-Gatien de Tours, à Saint-Avertin qui portait le nom de Ventiacum. Vers 1180, a cette époque, il semble que l’exploitation des carrières souterraines était commencée puisque qu’elle s’est étendue au XIe au XIXe siècles, il n’est pas possible pour l’instant de donner, une date précise d’ouverture tant les références sont imprécises. On retrouve une citation des carrières dans un titre de propriété de 1375. Une nouvelle carrière a été ouverte à partir de Noël 1436, Puis de 1470 à 1520 se passe un important renouvellement immobilier de la ville de Tours, qui passe de 9000 à 12 000 habitants. L’activité dans les carrières est revigorée. Les carrières ont été signalées en 1755 par Dezalier d’Argenville, elles étaient desservies par un chemin qui a été remplacé par la RN 76, implanté en 1790 et coupant l’aqueduc romain qui passait à proximité.


En 1838, RC de Croy indique le tuffeau comme pierre exploité en Touraine, mais ne donne pas de localisation précise des exploitations, en 1858 Chevalier signale que les carrières souterraines de l’Ecorcheveau sont alors épuisées, sans en précisé la date d’arrêt. Les blocs taillés étaient évacués sur des chariote très bas, aux roues cloutées tirées par des mulets. Des traces de moyeux des ornières sont encore visibles sur le plancher des galeries. Un squelette de mule a été retrouvé. Les blocs étaient ensuite acheminés vers le Cher tous proche. On peut estimer le volume extrait à près de 150 000 mètres cubes de blocs. La pierre était acheminée vers la ville par voie d’eau. Le Cher était en communication avec la Loire, à l’Ouest de Tours, par le ruau Saint-Anne. Le ruisseau était si petit qu’il fallait débarquer la cargaison à un lieu-dit « La Saulaie Ronde » aujourd’hui disparu, et charroyer le tout à travers la plaine.

Au flanc du coteau voisin de l'Ecorcheveau, face au nord, près de la rivière, l'entrée des galeries desvieilles carrières s'ouvre béante. A un kilomètre en amont, au sommet de la falaise, abandonné, se dresse le château de Cangé (nous somme en 1966) L'absence de tout entretien a rendu le site plus sauvage.Deux sentiers à forte pente partent de la N. 76 et s'accrochent sur les pentes : le premier face à l'est va de l'Ecorcheveau au château, le second partant du port des Graviers rejoint le premier à angle aigu. Un peu partout des ruines: en bordure de la 76 le mur de clôture s'écroule, le bélier est devenu hydraulique muet ; sur les pentes, de vieux murs, de vieillesterrasses sont recouverts d'une végétation exubérante. Tout cela forme cette «côte verte» si belle lorsqu'on la regarde des bords du Cherquand le soleil couchant dore les tours et les vitres du château qui la domine.

A vingt mètres au-dessus de la vallée une cave qui fut sans doute une grotte préhistorique (des silex taillés furent trouvés alentour) a été aménagée en cave par les propriétaires successifs du château. Il ne s'agit pas d'une carrière comme celle de l'Ecorcheveau voisine, mais d'un travail réalisé dans un but précis ; ici tout le calcaire a été soigneusement enlevé, les murs sont régulièrement dressés, les angles des
plafonds très soignés. La cave s'enfonce de 25 m environ dans le rocher, une porte de fer aux énormes barreaux en interdit l'accès. A l'intérieur de nombreux piliers conservés soutiennent les voûtes. Un puits va chercher l'eau au niveau de la vallée. Mais le plus remarquable est, à l'Ouest, la glacière du château. Il y eut visiblement deux glacières successives à Cangé. La première était semblable à celle de «la Carrière » cuve cylindrique de 5 m de diamètre taillée en plein roc. La glacière actuelle, encastrée dans le cylindre primitif, est si parfaite qu'elle semble dater du siècle dernier et être une réalisation des propriétaires du XIXe siècle, le comte de Richemont ou le comte de Pourtalès. Qu'on se figure un oeuf géant légèrement écrasé à la base. Une couronne de pierres de taille, percée d'une porte de service le ceinture dans son grand diamètre, supportant une voûte en briques d'une régularité parfaite; une poulie au centre permettait la manoeuvre facile des blocs de glace. En-dessousde cette ceinture un ove très pur forme le réservoir proprement dit. Au fond, des débris masquent la grille qui évacuait les eaux de fusion. Dix mètres de craie surmontant la voûte assuraient à la glacièreune sécurité absolue contre toute infiltration ou tout changement de température.
___________________________________
Bulletin de la société archéologique de Touraine, tome XXXIV 1966, page 281.


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