Touraine Insolite Index du Forum

Touraine Insolite
Mystères & Etranges


Les Caves du Collège.

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Touraine Insolite Index du Forum -> La Touraine -> Le Monde Souterrain
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Mikerynos
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 26 Fév 2008
Messages: 4 798
Localisation: Tours
Masculin Cancer (21juin-23juil) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Jeu 8 Déc - 10:11 (2016)    Sujet du message: Les Caves du Collège. Répondre en citant

Les Caves du Collège (Chinon)
Par A. BOUCHER; et J.-C. RICHARD


Il existait en effet, à cette époque, une petite rue conduisant du Carroi de Saint-Etienne à L'entrée des caves situées derrière le Collège, du côté Nord et que l'on désignait alors sous le nom de caves des Valins ou des Valets, dans cette partie de cette ruelle la plus voisine du carrefour, forme aujourd'hui une cour étroite et longue qui dépend de la maison portant, dans la rue Jean-Jacques-Rousseau, le No 64, la partie située au-delà, et qui se prolongeait jusqu'à l'entrée des caves, a été incorporée plus tard aux propriété du Collège…

En proposant à nos lecteurs, dans le précédent chapitre, de leur présenter certains points intéressants des caves Vaslins, nous pensions leur avoir donné une idée suffisamment précise de leur configuration générale. Depuis lors, les travaux de recherche importants entrepris par notre camarade Raymond 'Mauny, clans les caves du collège, et le plan très complet qu'ils lui ont permis d'établir, nous ont amené à supposer avec lui que ces souterrains n'étaient sans doute pas autre chose qu'une partie de l'ensemble dont nous avons commencé l'étude il y a quelques années. Aussi avons-nous estimé qu'il était logique de la comprendre dans sa présentation avant d'aborder celle des points particuliers.

Tout d'abord, comment la possibilité de cette liaison nous est-elle apparue ? En premier lieu, parce que l'impasse, aujourd'hui condamnée, qui prolongeait la rue Philippe-de-Comines, portait, au XVII0 siècle, le nom de rue des Vaslins. De toute évidence, cela n'aurait eu aucune signification si l'entrée des caves s'était toujours trouvée, comme elle le fut plus tard, beaucoup.plus à l'ouest de la ville. Puis, l'existence de « grandes caves » qu'on nous avait dit exister entre les Vaslins et les caves du collège, à un niveausà peu près identique, nous avait paru significative. . . De plus, malgré la topographie très complexe de ces dernières, l'examen de leur plan décèle un effort évident de cheminement vers l'ouest, car les seuls rameaux dans lesquels on puisse relever des traces d'ornières creusées par les roues des véhicules des carriers se dirigent vers l'angle nord-ouest.

Dans cet angle, trois sapes parallèles, proches les unes des autres, permettent de supposer qu'un éboulement ayant rendu inutilisable la première d'entre elles, les carriers se soient efforcés à deux reprises de rétablir le chemin primitif en contournant les parties effondrées.

Si, enfin, l'exploitation s'était avérée aussi profitable dans les galeries du nord et de l'est, ils n'auraient eu simplement qu'à la poursuivre dans ces directions puisque, contrairement aux carriers des Vaslins qui travaillaient sous une colline étroite, ceux des caves du collège se trouvaient sous un vaste plateau, avec, au-dessus d'eux, une épaisseur tranquillisante, Il est donc probable que, reconnaissant la meilleure qualité des pierres des Vaslins, ils aient progressivement poussé leurs galeries dans cette direction et que, même, ils les aient atteintes par un rameau inaccessible aujourd'hui. Rappelons, pour clore le paragraphe des hypothèses, que le mur nord de la rampe qui, de la cour d'honneur du collège, mène à la cour de récréation, présente un cintre de pierre, une sorte de porte cochère murée, situé juste dans le prolongement de la courette prise sur le dernier tronçon de l'ancienne rue des Vaslins. Ce cintre se trouve, d'autre part, dans le prolongement de la galerie principale des caves, dont il est séparé par un éboulement. L'aspect d'ensemble des souterrains du collège diffère totalement de celui des Vaslins et, surtout, de ce qu'elles étaient avant l'édification des nombreux murs de caves à vin qui les ont si profondément modifiées. Le tracé primitif de celles-ci était en effet remarquablement logique : une longue galerie centrale orientée d'est en ouest suivant la direction du coteau, accompagnée de six' autres galeries d'exploitation dont deux, raccordées par une boucle à l'extrémité ouçst, formaient un vaste circuit. Presque parallèles, elles se resserraient progressivement vers l'est et convergeaient, les unes au Carrefour de la Rencontre, les autres au Buffet, tandis qu'un rameau presque perpendiculaire regagnait la sortie qui a reçu, au siècle dernier, le nom de rue des Vaslins.

Les caves du collège, au contraire, sont creusées sans méthode apparente et l'on se demande, même, si un travail aussi incohérent n'est pas celui de carriers qui, allant de déception en-déception, devant des bancs de calcaire médiocre, ont cherché dans tous les sens une veine de meilleure qualité et, devant les insuccès répétés, se sont décidés à rejoindre les Vaslins où ils savaient trouver de bonne pierre.

 

Examinons le plan de Raymond Mauny.
A l'exception d'une seule galerie rectiligne (A), orientée sud-estnord- ouest, l'ensemble est un véritable labyrinthe où l'on avance entre des parois de pierre friable. Encore ne peut-on juger de la rectitude de cette grande galerie (120 m.) car elle est obstruée par deux éboulements dont l'un, à l'extrémité sud, a bloqué l'ancienne sortie.

On ne peut donc pénétrer dans l'ensemble que par un autre orifice (B), situé dans une petite cour, au nord du corps principal des bâtifhents du collège, orifice aux trois quarts bouché par un éboulement récent (1948 environ). Si, maintenant, on considère la grande salle (S) qui occupe le centre du plan, on s'aperçoit qu'elle ne communique avec les galeries situées à sa gauche et à sa droite, que par un couloir étroit et sinueux, du côté est, et par un simple trou, du côté ouest. La conclusion qui s'impose est que, seules les deux galeries (1 et 2) de la partie est pouvaient évacuer les matériaux par là sortie actuelle et que toutes les galeries à l'ouest de la grande salle étaient desservies par une autre issue, presque certainement par l'extrémité sud de la grande galerie, c'est-à-dire par l'ancienne rue des Vaslins. Peut-être, les pierres extraites de la grande salle ont-elles été évacuées par le couloir sinueux débouchant dans la galerie (2), à moins que l'éboulement situé au sud de cette salle (E) ne masque une communication, soit avec la grande galerie, soit directement avec l'extérieur dont il est très proche.

Revenant à l'entrée actuelle, nous allons parcourir les différentes galeries. Contournant l'éboulement qui l'obstrue, nous trouvons à droite, un boyau et, dans l'axe, une galerie plus large. Le boyau, légèrement descendant, conduit à une salle en forme de trapèze, d'un niveau inférieur de lm. 50 à celui de l'entrée. Au fond, une porte donne accès à la cave du principal du collège. Sur la gauche, la paroi est effondrée et montre une galerie voisine presque coinblée par des déchets de
pierre.

Revenons à l'entrée pour nous engager dans la galerie qui y débouche (I). Elle est légèrement sinueuse, de direction générale sud-nord, encombrée de volumineux tas de déblais. On trouve d'abord, à droite, un rameau dans lequel il faut ramper pendant 25 m. après lesquels la marche devient possible sur une même longueur. Après un tournant, à gauche, il faut ramper de nouveau pour atteindre, à 50 m. environ, le
front de taille où il s'achève. Au premier tiers de ce rameau, un embranchement, de direction nord (3), revient à la galerie (I) ; il y débouche dans un petit rameau annexe (H) de 15 m, terminé par un front de taille au bas duquel se trouve une fontaine analogue à celle que l’on rencontre au bas du front de taille (5) L'une de ces fontaines alimentait autrefois le collège en eau potable.

Sur le côté gauche de la galerie (1), à 25 m. de l'entrée, se trouve le couloir sinueux et étroit dont nous avons parlé (6). Long de 15 m. environ, encombré de matériaux, il conduit à la grande salle (S) dont nous avons parlé. Qu'on ne croie pas qu'il s'agisse d'une .salle spacieuse, au plafond élevé, et dont on peut embrasser l'ensemble d'un coup d'oeil. Dans ces-souterrains, les plafonds sont généralement bas ; de plus, face à la galerie par laquelle nous sommes entrés, un gros éboulement ne laisse à droite et à gauche qu'un passage de moins de deux mètres. Contournons-le, par la droite. Entre l'éboulement et la paroi nord un énorme pilier occupe le centre de l'espace à peu près rectangulaire. A l'angle sud-ouest de la salle, au fond d'une dépression, une petite ouverture, un simple trou se présente (7) ; il constitue la seule communication avec tout le reste de l'ensemble. L'accès des galeries que nous venons de décrire était donc uniquement celui que nous avons emprunté. Au sud de la salle, un éboulement (E) masque-t-il une autre sortie, elle aussi écrasée ?

L'étroite ouverture franchie, nous nous trouvons dans la grande galerie, artère centrale de tous les rameaux que nous allons parcourir. Elle mesure environ 120 m. entre le front de taille où elle s'arrête, au nord, et l'éboulement qui la termine, au sud. Si, en partant de ce dernier point (A) nous remontons vers le nord, en décrivant tout ce qui se trouve à notre droite, c'est-à-dire à l'est, nous rencontrons : une ébaucha de rameau très peu profonde ; dix mètres plus loin, une autre, identique, au fond de laquelle apparaît le trou (7) par lequel nous sommes entrés. Quelques mètres encore et voici l'entrée d'une galerie ( 8) qui s'incurve progressivement pendant 30 m. et devient parallèle à la grande galerie à laquelle elle se relie à son premier tiers par un petit passage (9). Puis elle se ramifie en un carrefour (10), dont la branche principale se coude vers le nord-est et, après une ligne droite de 50 m., atteint lin front de taille élargi. Des amas de matériaux encombrent la paroi nord dans laquelle, à 16 m. du carrefour, se trouve une ébauche de galerie. Une seconde branche (10, 11) continue la direction de la précédente jusqu'à la grande galerie, tandis qu'une troisième, qui leur est. perpendiculaire, arrive 15 m. plus loin dans un nouveau carrefour.

Un rameau assez large se dirige vers le nord où, à 30 m., il rencontre une galerie que nous décrirons plus loin, tandis qu'à gauche du carrefour, un passage assez étroit nous ramène à la grande galerie (-12). Nous la suivons pendant 20 m. jusqu'à un élargissement au fond duquel apparaît un passage que nous empruntons, (13). De suite il s'infléchit vers le nord. A 15 m., il se subdivise en deux branches dont l'une, à gauche, continue pendant 20 m., contourne un long pilier, puis revient parallèlement pour rencontrer la seconde. De ce point (14) part une galerie plus large, d'une longueur de 50 m., dirigée vers le nord-est. A 20 m. du pilier, dans la paroi sud, débouche la seconde branche de la galerie ( 8) venant du carrefour (10). Presqu'en face de cette jonction, dans la paroi nord, une galerie abandonnée se termine, après 15 m., sur un front de taille Reprenons lé passage emprunté au départ pour regagner la grande galerie qui reprend sa; largeur primitive. A 20 m. s'ouvre une autre
galerie, rectiligne, de 25 m. de profondeur terminée par un front de taille élargi (15). C'est là le point le plus au nord de tout l'ensemble. 15 m. encore en reprenant l'artère centrale et voici un rameau abandonné, profond de quelques mètres. Déjà, sur le sol, apparaissent les ornières dont'nous avons parlé. Elles s'incurvent devant une autre ébauche, moins profonde encore que la précédente et dont le fond représente la terminaison de la ligne droite. Désormais, la galerie va s'infléchir pour atteindre ce que Raymond Mauny a dénommé les sapes (16)

Pour plus de clarté, nous allons, en faisant demi-tour, à l'extrémité de la ligne droite, revenir sur nos pas, et décrire tous les détails rencontrés à notre droite, c'est-à-dire vers l'ouest. D'abord, la galerie que suivent les ornières et qui, à 30 m., se termine sur l'éboulement de la plus méridionale des trois sapes (c).'Ehe coupe successivement deux galeries perpendiculaires, dont la première, assez large sur la majeure partie de son parcours, se rétrécit à son extrémité nord (16), devient pendant quelques mètres un simple couloir terminé sur l'éboulement de la plus au nord des sapes, tandis que la seconde galerie, très courte, parallèle à la précédente avec laquelle elle communique par un petit passage (cl), se termine en se rétrécissant dans l'éboulement de la sape médiane. En son milieu, le passage (e) laisse apparaître des ornières qui se terminent devant la sape (c).

Ensuite, dans la grande galerie, à 30 m. du fond, une ébauche de rameau complètement effondré, dont les pierres rétrécissent le passage. Dix mètres plus loin, deux galeries dont les entrées se confondent. La première (17), de'direction sud ouest, d'une longueur totale de 50 m., se ramifie d'abord sur la droite, à 20 m. de son départ, en un rameau presqu'aussi long qu'elle-même, déjà décrit et qui aboutit à la sape nord (a)-.A l'intersection de ces deux voies, de.nouvelles ornières apparaissent sur le sol, affectant la forme d'un épi à trois directions : l'une venant de la grande galerie, l'autre remontant vers les sapes et une troisième continuant dans la galerie (17), aboutissant, après un virage vers le nord, à une large excavation dans le fond de laquelle elle disparaît dans une petite galerie effondrée. Cette excavation n'est que l'un des quatre éléments d'une étoile à quatre branches qui semble témoigner de l'indécision ou des mécomptes des carriers : en effet, vers le nord (f), arrêt et effondrement ; vers le sud-ouest (17) arrêt sur front de taille ; vers le sud (g) effondrement ; vers l'est (h) passage dans un autre chantier d'un aspect très complexe. La partie centrale de cette étoile est, elle aussi, occupée par un effondrement, près duquel se trouve un cloaque fort malodorant. .Au plafond, d'une large tache noirâtre, suintent les liquides d'une fosse d'aisance.

L'entrée de la galerie (18) donne accès à une succession de salles fort irrégulières dans lesquelles deux piliers (j et k) semblent chargés de la solidité. De part et d'autre du premier, deux passages (m et n) très étroits mènent à une salle assez spacieuse dont un éboulement occupe la partie nord, tandis que la partie sud présente un intérêt particulier, du fait de la présence d'un puits encore en usage, dont fait foi la corde qui sert au puisage. Le niveau de l'eau est environ à 2 m. .au-dessous du sol de la salle. En se penchant, on peut apercevoir le ciel s'y refléter. Ce puits, situé dans la propriété Val, au sud du chemin du coteau Saint-Martin, a constitué pour Raymond Mauny un précieux « repère de surface» et lui à permis de situer exactement son plan.

Si l'on quitte cette salle par le petit passage (n), on se trouve devant une ligne droite d'une trentaine de mètres aboutissant à une grande galerie et qui semble en être une, tout y est, la rectitude, le front de taille dont (n) est un des angles. Mais alors pourquoi l'avoir arrêtée à la profondeur (n), et avoir laissé le massif (p) et repris l'extraction 8 mètres plus loin dans la salle du puits ? De l'entrée (19) nous redescendons la grande galerie et, 15 m. plus loin, nous voici sous un grand éboulement qui l'obstrue en partie en même temps qu'il interdit presque totalement l'entrée d'une suite de salles. Un passage, près de la paroi nord (20) nous permet d'accéder à la seconde qui mérite une mention particulière. Cette salle de forme oblongue, à la pointe orientée au sud-est, montre un mur fermant un petit passage. Raymond Mauny a pu vérifier qu'il donnait accès à une galerie de 5 m. environ après laquelle se présentait une cave en ovoïde allongé, de grand axe nord-sud, où l'on voit, à la face est, un caveau carré et, à la pointe sud, un escalier de sortie.

Reprenant ses recherches par l'extérieur, il a établi qu'il s'agissait de la cave de la maison Teissier située dans une impasse de la rue du Puy-des-Bans. La cave Teissier possède une fontaine à sa pointe nord. A quelques mètres à l'ouest de cette cave, et, semble-t-il, sans communication avec elle, un second groupe, pareillement desservi par un escalier partant de la même impasse, est encore utilisé. Son couloir central, de direction sud-nord, mesure environ,28 m. Aux deux tiers de sa profondeur, un rameau perpendiculaire de 12 m. se termine par une fontaine. Seraient-ce là, les « grandes caves » dont on nous avait dit qu'elles appartenaient à l'ensemble Vaslins-Collège ? La salle par laquelle on accédait.

La salle par laquelle on accédait autrefois à la cave Teissier possède, elle aussi, sa fontaine, près de la sortie sud-est, étroit couloir après lequel, à'gauche, on en découvre une quatrième qui occupe la pointe d'une salle en forme de fuseau, dont l'axe est séparé de la grande galerie par une pointe assez mince dans laquelle on trouve deux ouvertures : l'une, au milieu de son grand axe et l'autre, assez large, à la pointe sud, conduit à un petit rameau coudé aboutissant en (A), à quelques mètres de l'éboulement sud de la grande galerie, c'est-à-dire à la sortie principale. Le lecteur excusera l'aridité et la monotonie de ces descriptions, elles l'obligeront à les suivre avec le plan sous les yeux. La disposition baroque de ces souterrains, leur délabrement actuel et l'absence quasi constante de visibilité au-delà de quelques mètres sont tels qu'il fallait la compétence et l'énergie de Raymond Mauny pour dégager de cet invraisemblable chaos, le plan précis et clair qu'il a dressé seul, avec des moyens de fortune.

 

L'entreprise n'était pas, d'ailleurs, exempte de dangers, particulièrement dans les parties situées au bord de la falaise dont la minceur a causé l'effondrement récent de l'entrée actuelle, après celui de l'entrée traditionnelle.
________________________________________
Souterrains de Chinon. (Suite)
Les caves du Collège.
_________________
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 8 Déc - 10:11 (2016)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Touraine Insolite Index du Forum -> La Touraine -> Le Monde Souterrain Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com