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Les Traces d’ Entrevaux (04)

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 19:59 (2016)    Sujet du message: Les Traces d’ Entrevaux (04) Répondre en citant

Les Traces d’ Entrevaux.
Le 25 Juin 1976.


Entrevaux est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence (04) en région PACA. Le 9 juillet 1976 un garde chasse est averti par un berger de la présence de traces au sol que ce dernier a constaté le 25 juin 1976. Le 26 juillet 1976,l’enquête de gendarmerie confirmera la présence de traces circulaires dans la zone déterminée mais l’origine de ces traces anciennes ne pourra être définie…

Dans ce cas particulier, il n’y a aucune observation insolite permettant de relier cette découverte à l’ufologie. Malgré tous, c’est principalement des ufologues qui permettent de faire connaître ce type d’information. Pourquoi ? Parce que ces traces inexplicables ont été visiblement faites par un phénomène aérien de type inconnu. Le GEIPAN a classé ce cas en C, le PV de gendarmerie No 204 est disponible sur le site.

Article de Nice-Matin du 11 Juillet 1976.
« M. Mathias, berger bien connu à Colmars-les-Alpes, a découvert récemment dans la montagne, non loin du hameau d'Aurent, à la jonction du ravin de Costete et de la crête du Pasquiers, à hauteur de la cabanne du vallon de Foues, des marques étranges dans la terre : 2 sillons parallèles profonds de 20 à 25 cm, rectilignes, sur une longueur d'au moins 20 m, partant d'un rocher imposant et s'arrêtant net sans que d'autres traces complémentaires puissent laisser supposer l'origine de ces 2 sillons. Plus troublant : les rochers et les cailloux jouxtant cette zone mystérieuse semblent (selon M. Mathias) avoir été littéralement pulvérisés. Ajoutons à cela qu'en ces lieux accidentés nul tracteur ni autre engin motorisé ne peuvent avoir accès et que même les hélicoptères qui ne laissent pas de traces semblables sur le sol, auraient du mal à se poser. L'endroit de cette étrange découverte se situe à 3 h de marche d'Argenton et à environ 5 h de Colmars. Un habitant de cette dernière localité n'a pas hésité cependant à accomplir le trajet pour vérifier les dires du berger et les a confirmés à son retour. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie d'Entrevaux qui sera peut-être amenée à établir de plus amples constats. Le mystère le plus épais plane pour lors sur cette affaire qui semble avoir impressionné les 2 seuls témoins s'étant manifestés à ce jour… »


Les faits.
Au printemps 1976, aux environs du 25 juin, un berger de la région d’Entrevaux monté dans ses alpages de haute altitude, eut la surprise d’y découvrir des traces incurvées et longues de plusieurs dizaines de mètres, comme si un engin avait fait un atterrissage forcé.

Ces marques s’arrêtaient net devant un immense rocher et avaient fait pas mal de dégâts d’après ses dires. Il en fut étonné car il était impossible pour un quelconque engin non aérien d’accéder à ce haut plateau isolé. Cette découverte s’ébruita, notamment par une coupure de presse datée du 11 juillet (1) et le samedi 24 juillet 1976, le CRUN décida de se rendre sur place (en l’occurrence Eric Zurcher et Christian Hycnar). Comme il ressort de l’information préliminaire, ces traces furent découvertes dans un lieu isolé et sauvage, accessible seulement après plusieurs heures de marche. Voici la description du chemin à parcourir pour y accéder :

« Il faut d’abord partir tôt le matin, dépasser Entrevaux, et monter au col du Fa par une piste éprouvante pour les véhicules. On laisse alors les voitures et on prend un chemin caillouteux (moins d’une heure de marche ) qui descend jusqu’au petit village d’Aurent, situé au pied de la montagne du Beaussebérard et au confluent de deux rivières, le Coulomb et la Grave plane.C’était à l’époque un des derniers villages en France à ne pas posséder l’électricité ni une voie d’accès (il était ravitaillé par hélicoptère l’hiver). C’était un lieu absolument idyllique et quasiment désert.

De là commence vraiment la marche, par un sentier direction Est, qui grimpe fortement ; on effectue en fait une boucle qui nous ramène vers le Sud, en direction des villages des Sausses. Après deux heure et demie de marche, on parvient enfin à une haute vallée ou débouche le ravin de la Castète. C’est un immense plateau désolé et encaissé à 1800 mètres d’altitude entre deux chaînes de montagnes, celle située à l’Ouest frôlant les 2000 mètres (2) »

« Lors de notre progression, nous avons eu la surprise de distinguer un groupe qui nous suivait et progressait rapidement: il s’agissait de gendarmes ; ces derniers, au nombre de trois, avaient décidé de se rendre sur place le même jour que nous. Bien leur en prit puisqu’ils s’aperçurent une fois sur place qu’ils avaient oublié leurs pellicules photos, et c’est donc le CRUN qui prêta les siennes pour cette enquête. »

Les lieux.
Malgré ses apparences lunaire, le plateau se présentait avec une herbe rase et bien verte, présente en abondance sur un sol parsemé de nombreux cailloux, et surtout de gros rochers provenant visiblement de la chaîne montagneuse la plus proche. Nous avons rencontré le berger qui vivait là dans une cahute de pierre assez rustique et il nous a mené volontiers aux traces en question. Celles-ci se trouvaient à 300 m de la cabane du Vallon de foues, dépendant de la commune de Castellet-lès-Sausses.

Les Traces.
Elles se présentaient sous la forme de deux sillons parallèles entre eux, qui mesuraient cinquante six mètres de longueur tout en étant incurvés vers la droite. Leur orientation s’alignait dans le sens Sud-Sud-Est de la vallée, soit une direction approximativement parallèle à la chaîne de montagne la plus proche, située à moins de 100 mètres à l’Ouest. Les traces s’arrêtaient net devant un énorme rocher, visiblement dévalé de la dite chaîne. Des deux traces parallèles, celle de droite était très nettement visible car plus profonde, et celle de gauche à peine : très nette au départ, elle s’estompait rapidement ; cela est nettement visible sur la photo jointe, où l’on ne perçoit en fait qu’une seul traînée, celle de droite. C’était un peu comme si des skis géants avaient tout défoncé sur leur passage, avec le poids portant sur le côté droit ; ce qui impliquait logiquement que les traces tournaient naturellement dans cette direction. Ces traces formaient un arc de cercle d’une longueur de 56 mètres, pour 53 m de corde et 4 m de flèche (rapport gendarmerie)

Rien d’autre n’était visible, si ce n’est ces deux traces parallèles se terminant à un mètre devant ce rocher imposant (1 m x 1,10 m x 1, 30 m) et surtout pas le moindre résidu métallique ou autre.




Les gendarmes remarquèrent une roche de 0,60 m de hauteur qui portait les traces d’un choc violent à sa partie supérieure droite, 8 m avant l’impact. Celui-commençait avec un point de choc sur un petit caillou enterré dans une excavation. Plus loin, à 1,70 m se trouvait un second caillou brisé. Au début, la trace était légère, puis sur 3,50 m, nettement plus profonde avec comme conséquence que l’herbe avait été arrachée. Sa profondeur variait de un à sept centimètres pour les gendarmes, de deux à cinq centimètres selon nos propres mesures (3) et plusieurs pierres situées au fond du sillon principal avaient été éraflées (4). Quant à la largeur, elle était en moyenne de 30 cm. Par endroit, elle variait de 10 à 30 centimètres, ce qui peut s’expliquer par l’état du terrain après le dégel et l’érosion, en admettant que l’incident ait eu lieu avant les premières neiges, soit à la fin de l’année 1975. Mais s’il s’était produit pendant l’hiver, disons au début 1976, la couche de neige aurait alors absorbé le choc, et cela témoignait de la violence de l’impact. La seconde trace parallèle, celle de gauche était distante de 20 cm et à peine visible comme déjà dit. Cela impliquait une origine mécanique de 80 cm de largeur (deux traces de 30 cm, plus l’écartement de 20 cm) au minimum. Les gendarmes ont subodoré une troisième trace parallèle à l’Ouest, mais objectivement, nous n’avons rien vu de tel.

Comme déjà relaté, le gros rocher en fin de traces ne portait pas la trace d’un impact. On pouvait cependant objecter que sa chute s’était produite à posteriori, à la fin de l’hiver par exemple, et qu’il serait venu se positionner à cet endroit par hasard.

20 mètres avant la fin des traces, on distinguait encore une empreinte grossière de forme trapézoïdale avec des bords effondrés, profonde de 5 à 10 cm. Ses dimensions étaient de 74 cm (grande base) 56 cm (petite base) et de 73 cm pour les côtés. Elle se situait à gauche des traces mais sa petite base chevauchait le sillon droit (voir photo). A proximité, des mottes de terre importante avaient été projetées jusqu’à six mètres de distance et l’herbe était couchée à ce niveau de chaque côté des traces. L’herbe avait repoussé jusque dans le sillon droit mais pas dans l’empreinte trapézoïdale. De nombreuses pierres semblaient avoir été heurtées sur toute la longueur des traces et jusqu’à une distance latérale de deux mètres, surtout du côté droit. Mais j’ai toujours été réservé à ce sujet car bien qu’éclatées, aucune de portraient d’éraflures comme celles présentes au fond du sillon droit. Aucun autre dégât particulier n’était visible aux alentours et dans leur rapport, les gendarmes ont conclu que les roches avaient été éraflées par un objet n’ayant pas laissé de traces métalliques, plastiques ou caoutchoutées. Ils ont évoqué des sortes de « patins » dont la largeur exacte restait indéterminable.

Il n’y avait aucune rémanence magnétique sur les lieux (boussole) et une série de photos infrarouges n’a rien montré de particulier… Un fait reste certain : seul un phénomène physique peut être à l’origine de telles traces (la foudre par exemple, est à exclure).


De fait, il nous est apparu évident que si un avion (ou un hélicoptère) s’était posé en catastrophe dans ce lieu désolé, avec une assiette déséquilibrée, et donc avec une aile gauche en l’air et la droite en bas, son train d’atterrissage aurait pu provoquer ce schéma au sol, après éclatement des pneumatiques. Vérifications faites, aucune trace d’un tel accident n’a pu être retrouvée. Mais néanmoins, il s’agissait bien d’un impact physique comme le prouvaient les quelques cailloux rayés, enfoncés dans le sol au plus profond du sillon principal (5).

Pour la petite histoire, nous avions confié les photos aux gendarmes et avions eu la surprise, quelques mois plus tard, de voir leur rapport publié dans la revue Lumière dans la Nuit (6) sous le nom de la SVEPS, un groupe toulonnais avec qui ils avaient des relations !

Le berger, interrogé sur d’éventuels phénomènes aériens, a déclaré n’avoir jamais rien vu ; tout ceci lui passait visiblement «au dessus de la tête » sans mauvais jeu de mots ! L’enquête du CRUN est passée dans le premier numéro d’une revue locale éphémère, puis dans un numéro de l’ADEPS (7). L’événement a ensuite été repris par divers ufologues (8) puis oublié. Pour le reste et à notre connaissance, cette affaire n’a jamais reçu le moindre début d’explication ; plus de trente ans après, le mystère demeure entier sur l’objet ayant provoqué de tels dégâts. Les gendarmes ont pris des renseignements sur un éventuel engin aérien qui se serait crashé à cet endroit, mais n’ont strictement rien trouvé.

A l’époque, nous avions nous-mêmes à titre d’explication, élaboré différents scénarios plus ou moins rocambolesques : un avion transportant des substances interdites qui se serait écrasé, le site étant ensuite « nettoyé », ou un crash militaire passé sous silence, etc.

Conclusion.
Mais tout cela frise le mauvais roman. L’empreinte trapézoïdale reste également une énigme dans ce contexte. Elle peut n’avoir aucun lien avec les traces parallèles, et dans ce cas on peut supposer que l’engin en bout de course aurait repris l’air directement après réparation. Ou bien l’engin, après s’être arrêté de justesse devant le rocher, aurait fait marche arrière jusque à une aire suffisamment dégagée et sûre, avant de pivoter (d’où l’empreinte) et de repartir. Tout cela est purement conjecturel naturellement. Peut-être y a t-il finalement une explication simple à laquelle ont n’a pas pensé … On peut aussi considérer que vu l’absence d’observation associée, on ne doit pas inclure ces traces dans un dossier lié à l’ufologie. C’est un point de vue qui peut se défendre ; mais au fond, qui sait ?

Près de 35 ans après les faits, le mystère demeure…
_____________________________
(1) Coupure de presse Nice-Matin du 11.07.1976.
(2) 35 ans après l’enquête, il n’a pas été facile de repérer par Google Earth le lieux exact, mais en fait, une seule vallée correspond à la fois à la description, à mes souvenirs, et surtout à l’altitude (1800 m pour le plateau, 2000 pour la chaîne montagneuse située à l’Ouest). Sous réserve d’usage, la localisation est donc : 44°01’41.66’’N / 6°44’29.03’’E.
(3) Nous avons mesuré trois centimètres en moyenne, avec des variations allant de 3 à 5 cm. A la lecture du rapport de gendarmerie, nous nous sommes aperçu que souvent nos mesures respectives ne coïncidaient pas exactement. Cela peut provenir de l’état dégradé du sol ; globalement, il me semble que nous sommes restés plus prudents et mesurés dans nos propres relevés.
(4) A l’œil nu, ces rayures, très visibles, ne présentaient pas de traces métalliques. Il faut également rappeler que tout marchait normalement sur les lieux, notamment la boussole (pas de rémanence magnétique). De même, les photos infrarouges n’ont rien montré de particulier.
(5) Cette histoire reste une des deux frustrations que j’ai connu durant cette époque de forte activité « ufologique ». Le cailloux fut envoyé au CNES pour analyse et je n’ai jamais réussi à obtenir le moindre renseignement dessus (un microscope électronique aurait certainement révélé bien des choses). Sans doute s’est-il « égaré » …dans une poubelle…
(6) LDLN n° 159, (novembre 1976) pp 24.
(7) ADEPS (Association pour la détection et l’Etude des Phénomènes Spatiaux) ; bulletin N° 18, pp 21-23. Un grand merci à Michel Moutet, éditeur à Régusse (Var) et à ses amis de l’Observatoire des Parasciences (BP 57 La plaine / 13244 Marseille Cedex 01) pour avoir retrouvé ce numéro de l’ADEPS que je ne possédait plus depuis longtemps.
(8) Notamment par Figuet (1979) et Julien (1993) dans leurs publications respectives.
_____________________________
Sources : Enquête d'Eric Zurcher du 24 juillet 1976
« Marliens et les cas similaires » (Dossiers de SO n° 5) Page 125. (Hypothèse de la foudre)
Sur le site du GEIPAN:
http://www.cnes-geipan.fr/index.php?id=202&cas=1976-07-00315

Localisation.




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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 19:59 (2016)    Sujet du message: Publicité

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