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Le Prieuré de Villiers.

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Lun 18 Sep - 15:08 (2017)    Sujet du message: Le Prieuré de Villiers. Répondre en citant

Le Prieuré Notre-Dame et Saint-Étienne de Villiers.
Villeloin-Coulangé.


Le 8 février 1124 mourait saint Étienne de Muret - Lieu-dit où vécut et mourut saint Étienne, commune d’Ambazac (Haute-Vienne). L’année suivante, ses disciples transférèrent le corps de leur père et leur communauté à huit kilomètres de là, au lieu dit Grandmont - Commune de Saint-Sylvestre (Haute-Vienne) - donnant ainsi naissance à un ordre d’ermites pauvres qui se développera au XIIe et XIIIe siècles, comptant jusqu’à 160 maisons en France, 3 en Angleterre et 2 en Navarre espagnole.


Les rois de France, Louis VII et Philippe Auguste, comme la famille des Plantagenêt, régnant sur la Touraine, le Maine, l’Anjou, la Normandie, l’Aquitaine et l’Angleterre, protègeront, dans leurs domaines, l’implantation de l’ordre naissant. Henri Il Plantagenêt, élevé par sa mère Mathilde «l’Impéresse» dans la vénération du fondateur de Grandmont, n’aura de cesse, devenu roi d’Angleterre (1156), de créer sept maisons dans ses domaines : le Pare-lès-Rouen, La Haie d’Angers, Sermaize (La Rochelle), Bercey (forêt de Bercé, Maine), Grandmont-lès-Chinon (alias Pommier-Aigre), Grandmont-lès-Tours (alias Bois-Rahier, Grandmont-Villiers (alias Villiers, Villiers-près-Loches, Villiers-près-Montrésor) ce dernier fondé dans la paroisse de Coulangé sous le vocable de «Notre-Dame et saint Étienne ».

En 1157, les douze premiers ermites de Grandmont arrivèrent et s’installèrent dans des cabanes en bois. En 1162, le roi confirmera ses dons : une rente annuelle de 36 livres à prendre sur le trésor royal et environ 100 à 120 hectares de bois, landes et prairies appuyés à l’Est sur la « voie publique » de Saint-Aignan à Châtillon-sur-Indre. Les bâtiments s’élèveront vers 1170. Partant en Croisade avec Philippe Auguste, Richard Cœur-de-Lion confirmera les dons faits par son père aux ermites de Grandmont-Villiers en 1189. Il nous reste peu de documents concernant l’histoire de la maison au Moyen-Âge. On voit en 1200 Geoffroy de Palluau, seigneur de Montrésor, confirmer le don d’un «luminaire » pour l’église de Villiers fait par un seigneur de Marsin (Genillé) - Abbé Jean-Louis Denis, Cartulaire de l’Abbaye de Villeloin.

En 1295, il y avait environ vingt frères dans la maison, six clercs et une douzaine de frères convers. Une réorganisation de l’ordre par le Pape Jean XXII en 1317 ne gardera que 39 maisons «actives» sur 160 avec concentration des effectifs. Les maisons conservées, dont Grandmont-Villiers, prendront le titre de «prieuré». Le prieur de Grandmont, supérieur général, prendra, lui, le titre d’Abbé de Grandmont. Le prieuré de Villiers comprendra alors une trentaine de frères. À cette époque, il reçut la visite du roi Charles IV le Bel (1323). Ce sera un bref renouveau car la peste ravageant la région, dut, ici comme ailleurs, réduire les effectifs. Vers 1358-1360, comme les abbayes voisines de Villeloin, Beaugeray, Aigues-Vives (près Montrichard), Beaulieu-lès-Loches, la chartreuse du Liget, le prieuré connaîtra la visite incendiaire des bandes Anglo‑Navarraises installées au château du Plessis (Nouans-les-Fontaines) et à Châteauvieux (Loir et Cher).


La dénatalité, conséquence des guerres et de la peste réduira le recrutement. Vers 1420 les frères ne seront plus que cinq ou six. Ce qui ne les empêchera pas de recevoir les 28 et 30 novembre 1472 le roi Louis XI qui a daté du prieuré deux de ses ordonnances. En 1495, l’installation par le roi du système de la commende - Système dans lequel le supérieur des monastères n’est plus un moine élu par ses frères, mais un séculier, désigné par le roi pour « caser» des fils de familles nobles et faire vivre ces familles aux dépens de l’institution monastique - accélèrera la dévitalisation des monastères. Ces commendataires s’arrangeront pour ne laisser subsister dans les maisons que le nombre de moines strictement requis par le droit canon pour définir juridiquement une communauté, soit trois moines.

Les frères ne disposeront plus alors que du tiers des revenus du domaine. Cette situation durera jusqu’en 1772 où la Maison Mère de Grandmont et ses biens situés en Limousin sont donnés à Mgr. Du Plessis d’Argentré, Évêque de Limoges pour permettre à ce prélat d’éponger les dettes somptuaires contractées pour l’édification de son palais épiscopal (100 000 livres). Les revenus de Grandmont-Villiers consacrés à l’entretien des frères passent alors au séminaire de Tours. Les derniers frères, Henri Besse, Claude Salmon, et le prieur Jean Martin ferment la maison et rentrent dans leur famille.

Le commendataire Louis Jacques de Baraudin, resté dans les murs, obtiendra du roi en 1780 le droit de raser l’église et les bâtiments du monastère sauf la partie sud conservée comme résidence de campagne. Il fit alors abattre le sanctuaire de l’église et la fit transformer en grange, et la plus grande partie du bâtiment Ouest.


Il fit aussi démolir et murer la façade du chapitre et se réservait encore en 1789 le droit de raser ce qui restait encore debout hors du bâtiment sud. Il mourut en 1790. La maison est vendue comme bien national en 1792. Elle sera rachetée en mai 1851 par François Xavier Branicki, propriétaire du château de Montrésor. Le reste du domaine sera racheté en 1878 par Constantin Grégoire Branicki. Le prieuré deviendra ferme et rendez-vous de chasse jusqu’en 1963. Occupé peu de temps par des tapissières, il sera ensuite abandonné à la ruine. Le prieuré fut loué en emphytéose en 1980 pour y installer avec l’accord de Mgr. Ferrand, Archevêque de Tours, des ermites s’inspirant des écrits spirituels de saint Etienne de Muret.


Histoire d'une fondation.
Sa fondation par Henri II Plantagenêt remonte à 1157. Le Pape Jean XXII l'érigea en prieuré conventuel en 1317 et lui assigna 16 clercs. La mise en commende de ce prieuré après 1495 provoqua la dégradation progressive de la vie monastique dans cette maison, n'y laissant subsister que 3 ou 4 frères. À la fin du XVIIIe siècle et après le départ des frères en 1772, le bâtiment Sud fut transformé en logis et l'aile Ouest détruite ainsi que le sanctuaire de l'église.

À l’origine de cette nouvelle fondation, on trouve Mgr Bernard ALIX, évêque du Mans qui, le 14 septembre 1975, en la fête de la Croix Glorieuse, a reçu les vœux du frère Philippe-Étienne Permentier. Il lui a remis l'habit monastique et la Règle de Saint Étienne de Muret en lui demandant de faire revivre la spiritualité des premiers grandmontains et d'attendre des compagnons éventuels que Dieu lui enverra quand il le jugera bon. Titulaire d'une maîtrise de philosophie, il fut ordonné prêtre en mars 1979 par Mgr Alix pour le diocèse du Mans. Il s'installa d'abord dans la forêt de Bercey dans la Sarthe. Après accord de Monseigneur Ferrand, archevêque de Tours, il a obtenu la permission de faire revivre à Villiers, ce lieu grandmontain de solitude, la prière. En 1983 deux compagnons se joignirent à lui. Ils gagnent leur vie en exploitant un petit domaine agricole. Avec le concours de l'Association des Amis de l'Ordre de Grandmont et de bénévoles, et grâce au travail des frères la chapelle fut en partie rénovée pour y célébrer décemment les offices des frères. Des travaux furent entrepris pour rendre habitable l'aile Sud à la communauté, ainsi que la couverture de l'aile Est.L'isolement de ce prieuré dans un environnement forestier est propice à la prière et au recueillement des frères dans le silence, tel que l'avait prescrit St Étienne de Muret à ses religieux. En effet celle-ci rend possible l'exercice de la vie contemplative par les frères tel que le préconise la Règle de Grandmont dans son article 46: Votre vie, comme celle de tous les ermites, consiste spécialement en ceci qu'éloignés du tumulte du monde, dans l'usage de la prière continuelle et dans le silence, vous trouviez votre repos dans vos monastères. Nous tenons à vous rappeler que Villiers avant d'être un site architecturalement intéressant, est avant tout un lieu de prière et de recueillement. À la fin du XVIIIe siècle et après le départ des frères en 1772, le bâtiment Sud fut transformé en logis et l'aile Ouest détruite ainsi que le sanctuaire de l'église.


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Base Mérimée : PA00098294
Protection MH : 1988/11/08 : inscrit MH : Le prieuré (cad. YC 4) : inscription par arrêté du 8 novembre 1988
Historique. Le prieuré de Villiers aurait été fondé en 1157 par Henri II Plantagenêt, comte de Touraine et roi d'Angleterre. La charte de fondation date de 1162. L'ensemble des bâtiments date de la fin du 12e siècle. Comme tous les établissements grandmontains, le prieuré est situé dans un lieu retiré en pleine nature et répond à la disposition traditionnelle : les bâtiments sont disposés autour de l'ancien cloître en bois aujourd'hui détruit. Les extrémités est et ouest de l'église ont été démolies ainsi que l'aile occidentale. L'aile orientale abrite au rez-de-chaussée et au premier étage le dortoir des moines ; l'aile méridionale contient le réfectoire et la cuisine au rez-de-chaussée et, au premier étage, les cellules des moines. Des transformations ont été réalisées au 15e siècle dans l'aile méridionale. Au 16e siècle, le couvent a été incendié par les Huguenots. Au 17e siècle, le prieuré est en mauvais état. Il a été vendu comme bien national à la Révolution et transformé en exploitation agricole.




Ce lieu s'est appelé: Vilers (1183), Villariis (1280), Villerioe et Vilers (1462), Villiers (XVIIIe siècle, carte de Cassini), Villiers (XXe siècle, carte IGN). On y trouve un prieuré, de l'ordre de Grandmont, fondé en 1157 par Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre et comte de Touraine. Il est placé sous le double vocable de Notre-Dame et de saint Étienne. En 1790, son revenu était évalué à 4.000 livres. Il possédait la métairie de Villiers, joignant le prieuré, et les domaines de la Cour, de la Jarialle, de la Moterie, de la Nivardière, le moulin de Coulangé et la métairie de Brûlemont ou Petit-Grandmont, situé en Berry. En 1704, ce prieuré était occupé par un prieur et deux religieux. Voici les noms d'un certain nombre de prieurs:

1539: Jehan de Varelles
1570: Jean Roy
1577: Antoine Noré
1619: Antoine de Revol, évêque de Dol
1643: René de la Fond, chanoine de Saint-Germain-l'Auxerrois
1645: Albert Barny
1659: André Vendiot
1670: Jean Rouy
1671: Pierre Géré
1692: Jacques Bacher
1704: Gabriel Amalny
1713: Jean Buart
1730: Nicolas Bardeau
1733: Léonard de la Celle
1736: Alexandre Vattier
1738: Pierre Collin
1744: Jean-Baptiste Boutang
1748: Jean-Hyacinthe Mazaurié
1757: Léonard Lafond
1769: N. Nartin
1787: Jacques-Louis de Baraudin, décédé le 11 juin 1790

Par ordonnance du 22 mars 1774, l'archevêque de Tours supprima la mense conventuelle de Villiers et la réunit au grand séminaire. Mais par bulle du pape Pie VI, de 1777, cette ordonnance fut annulée. La mense conventuelle fut réunie à la mense prieurale à condition que les prieurs feraient remplir dans l'église de Coulangé les fondations qui avaient été faites dans l'église de Villiers.

Le prieuré de Villiers était tenu du roi en franche aumône à cause du château de Loches. Le droit de présentation des prieurs appartenait au roi. Ce prieuré portait pour armoiries: d'or, à une aigle à deux têtes, de sable. Les titres de Villiers se trouvent aux archives d'Indre-et-Loire. Parmi ces documents, on remarque un plan du prieuré et de ses dépendances, dressé en 1693.
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Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prieuré_Notre-Dame_et_Saint-Étienne_de_Villier…
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