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Le loup de Saint-Aignan (1804)

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Mar 26 Déc - 10:42 (2017)    Sujet du message: Le loup de Saint-Aignan (1804) Répondre en citant

Le loup de Saint-Aignan (1804)
Par André PRUDHOMME


Tandis qu'on signale toujours des loups mangeurs d'hommes en Hurepoix et en Beauce chartraine, un nouveau foyer d'attaques surgit au début de l'année 1693 : la Touraine. L'une des zones les plus touchées reste le cœur du Val de Loire. De 1742 à 1755, quatorze années durant, des loups anthropophages ont plongé la Touraine et le Vendômois dans un climat de peur continu... Beaucoup d'habitants voyaient la bête comme une créature diabolique. En 1804, cette bête a aussi sévit dans le Sud-Est du département.


Quand le hasard — il est parfois providentiel — me fit découvrir dans la série M des Archives de Loir-et-Cher l'histoire de ce loup, qui, en deux jours, sema la terreur à la lisière Nord du Bas-Berry, je recherchai si un collègue en avait eu connaissance : M. Laurenceau (communication à la Société des Sciences et Lettres du 3 mars 1946 : « Les loups en France au cours des âges et plus particulièrement en Loir-et-Cher ») ne l'avait pas citée ; il avait utilisé des sources différentes. Notre ami Villedieu, se limitant à sa chère Sologne, avait « chassé » sur un autre territoire. Seul, Daniel Bernard, La fin des loups en Bas-Berry (Châteauroux, 1977), avait rencontré notre loup, mais il avait emprunté sa documentation aux Archives de l'Indre. Or, les archives de Loir-et-Cher sont particulièrement riches sur le sujet que j'aborde. Comme notre loup, se souciant peu des frontières administratives, avait également sévi dans le même temps en Indre-et-Loire, je me déplaçai à Tours ; hélas ! La sous série qui m'intéressait aux Archives départementales, ni inventoriée ni classée, n'était pas communicable. Une petite liasse « louvetterie » avait bien été constituée, mais elle ne contenait pas les renseignements recherchés. Je m'assurai seulement que nos collègues d'Indre-et-Loire n'avaient jamais eu maille à partir avec mon loup.

La présente communication est donc basée sur un dossier des archives de Loir-et-Cher (4 M 98) qui m'a fourni de nombreux éléments, que j'ai rapprochés de ceux mentionnés par M. Bernard. Pour la bonne compréhension du sujet, je situe rapidement les lieux du drame : un triangle de territoire dont la base est approximativement Céré-la-Ronde (Indre-et-Loire) - Veuil (Indre), soit 30 km, et le sommet Saint-Aignan ; de Céré à Saint-Aignan, il y a 16 km en ligne droite, et 19 de Saint-Aignan à Veuil.

  

Je situe également l'action dans le temps : notre loup sévit à Saint-Aignan et Châteauvieux l'après-midi du 13 brumaire an XIII (4 novembre 1804), le même jour à Céré et Orbigny (Indre-et-Loire), sans doute dans la matinée. Le lendemain à l'aube, il exerce ses ravages à Veuil (Indre) et est abattu dans cette commune le même jour vers 11 heures. J'aborde le sujet en citant la lettre écrite le 14 brumaire an XIII par le maire de Saint-Aignan et ses adjoints au préfet de Loir-et-Cher :

Saint-Aignan, le 14 brumaire an 13
Les maire et adjoints de la commune de Saint-Aignan au préfet du département de Loir-et-Cher


« Monsieur le Préfet,
« Un événement affreux remplit de douleur et d'inquiétude notre canton : une bête féroce qui paraît être un loup, et qu'on présume avec raison d'être enragé, a blessé plus ou moins gravement hier dans l'après-midi six à sept personnes dans les communes de Saint-Aignan et de Châteauvieux, aux environs des bois. Ce matin, nous avons mis sur pied un nombre considérable de personnes de la ville armées de fusils, fourches de fer, etc., qui se sont jointes aux habitants des campagnes pour aller à la recherche de l'animal ; mais leurs recherches ont été absolument infructueuses et nous nous disposons à la recommencer demain matin.

« Le même animal ou un autre semblable avait exercé hier les mêmes ravages sur à peu près un égal nombre de personnes dans les communes de Céré et Orbigny (département d'Indre-et-Loire) distantes de Saint-Aignan de 3 ou 4 lieues. Deux des malheureuses victimes sont arrivées ce matin en voiture vers 11 heures, ayant la figure et les membres en lambeaux, espérant trouver dans leur malheur plus de secours de l'art dans la ville que dans leurs campagnes.
« Au même instant sont arrivés chez M. Juchereau, adjoint de cette commune, deux hommes de la commune de Veuil, département de l'Indre, distante de Saint-Aignan de 4 lieues. L'un de ces hommes avait la figure et une main, et l'autre le derrière de la tête et parties voisines, tout en sang et couvertes de larges et horribles morsures, ils ont été ainsi maltraités ce matin à la pointe du jour, en sortant pour aller à leur travail.
« Dans cette circonstance, nous croyons qu'il est de la plus grande urgence qu'il soit fait une battue dans les bois aux environs de Saint-Aignan et Châteauvieux et nous vous prions de prendre à cet effet les mesures les plus promptes et les plus efficaces.
« M. Gurard, officier de santé, applique le feu et les caustiques aux plaies qui par leur situation en ont été susceptibles.
« Nous oublions de vous indiquer que l'animal a aussi mordu quelques bestiaux (brebis, bêtes à laine et autres), mais en petit nombre. « Nous vous saluons avec respect.

Juchereau.

Je rappelle qu'à l'heure où les édiles de Saint-Aignan écrivaient au préfet, le loup était déjà mort, ainsi que l'atteste le rapport envoyé par le maire de Veuil au préfet de l'Indre, cité par M. Bernard :

« Le 14 brumaire de l'an XIII, nous, Hubert Delaroche, maire de la commune de Veuil, ayant appris qu'un animal dangereux parcourait la ditte commune et causait beaucoup de désordre, j'ai parcouru le bourg dudit Veuil et au son de la caisse, j'ai rassemblé quantité de personnes. Je suis monté à cheval pour parcourir et connaître l'endroit où pouvait être l'animal. Etant parvenu à la clameur publique au village des Routis (1), commune dudit Veuil, distant d'environ 1 km, j'ai trouvé Jacques Marandon, journalier dudit village, qui m'a dit qu'il venait de terrasser l'animal avec son flot (2), dont il se servait pour battre le blé dans sa grange ; que cet animal, qui est un loup ordinaire, a paru dans sa cour ; il s'est jeté sur un enfant de 13 ans, fils de Jean Seigneur et de Françoise Moreau, qui allait devant sa mère qui venait de puiser un seau d'eau ; que le loup dont il s'agit a terrassé l'enfant et le tenait à pleine gueule, au bras gauche près l'épaule ; que le dit Marendon s'étant approché de l'animal a manqué de le frapper de son flot du premier coup ; que l'animal a quitté l'enfant, s'est mis sur ses jambes de derrière et lui faisant face comme pour venir sur lui ; qu'alors ledit Marandon lui a donné un coup de la verge de son flot à côté de l'oreil, l'a terrassé et renversé par terre ; que l'animal s'est relevé promptement et au moment où il voulait se relever, y lui a donné un second coup de flot qui a achevé de le terrasser ; qu'étant survenu plusieurs personnes, on a absolument assomé l'animal ; qu'après visite faitte et reconnaissance, s'est trouvé un loup ordinaire tel qu'on en voit dans le pays ; on a ensuitte couppé la tête de l'animal (3) et on l'a enfoui en terre ; que ce loup était d'une grosseur monstrueuse, ayant le poil d'un loup ordinaire.

« Que de là, il s'est transporté au village de Garivet, même commune, où l'animal avait passé, où étant il a trouvé un enfant appartenant à Joseph Naudet, journalier audit village, ledit enfant âgé d'environ 8 ans, à qui l'animal a déchiré toute la figure ; que la nommé Lemoine, veuve André Plant, grande mère de l'enfant, qui était présente, a fait ses efforts pour le défendre. L'animal s'est dressé plusieurs fois contre elle pour lui déchirer la figure ; la laissant, lui a engueulé le bras et l'a traversé avec ses dans.

« Que de suitte il s'est transporté au village de Saint-Fiacre, même commune, où il a trouvé le nommé Sicault, domestique du domaine de Saint- Fiacre, qui avait la figure toute déchiré, qui lui a dit qu'étant dans la grange à battre avec son maître, qu'en étant sorti pour donner à manger aux bestiaux, il a trouvé dans la cour un loup qui tenait une oye (4), qui la voulu lui faire lâcher, que l'animal s'est jetté sur lui et la terrassé et abîmé la figure ; que Marchais, son maître, qui était dans la grange est venu avec une fourche de bois au secours de son domestique ; que l'animal a pris la fourche dans sa gueule et la arrachée des mains de celui qui la tenait ; que ce dernier s'est renfermé dans la grange et l'animal s'est en allé.

« Qu'il s'est égallement transporté au domaine de la Gittonnière, même commune de Veuil, occupée par le nommé Michenet, ou étant, les gens de la maison lui ont dit qu'à la pointe du jour, ledit Michenet était sorti dans la cour pour aller à son travail, il a été atteint par l'animal dont il s'agit qui lui a sauté à la figure, a engueullé son chapeau rabattu dont il a emporté le bord, s'est repris de nouveau, a terassé ledit Michenet et lui a beaucoup endommagé la figure ; que le domestique du domaine de Saint-Fiacre et ledit Michenet ont été à Saint-Aignan se faire panser. « Desquels malheurs et accidents, j'ai dressé le présent procès verbal pour être transmis à qui de droit et pour servir et valloir ce que de raison. Delaroche, maire de Veuil. »
(Arch. dép. de l'Indre, M 38 28 133.)
_________________________________
(1) A 1 km au nord-est de Veuil.
(2) Fléau.
(3) Il était habituel de promener la tête de l'animal abattu afin de
recueillir des oboles.
(4) Jeune brebis.

Il y a donc eu à Veuil cinq victimes. Les deux malheureux qui vinrent à Saint-Aignan pour être soignés ne purent être admis à l'Hôtel-Dieu, le règlement ne le permettant pas. Cependant, on les mit en rapports avec une « femme de la ville qu'on dit avoir un secret ». Se fiant à des rumeurs par lesquelles plusieurs bêtes exercent des ravages dans la campagne de Châteauvieux et de Seigy, le maire de Saint-Aignan fait battre le tambour et sonner le tocsin pour que la ville « marche au scours » (lettre de l'adjoint au maire au maire de Veuil, 14 brumaire). La battue reste infructueuse ; de même celle du lendemain.

Un habitant de la ville rapporte qu'il a vu le 15 à Valençay la tête et les pieds du loup abattu la veille : le maire de Saint-Aignan dépêche un émissaire à Veuil pour s'assurer de la réalité du fait ; cela ne l'empêche pas de demander au préfet l'organisation d'une battue, de concert avec les louvetiers des trois départements. Il a écrit aussi à M. Portail, médecin à Paris, connu par l'étude particulière qu'il a faite sur la rage et ses moyens curatifs, et réclame au préfet des ressources pour lutter contre le péril qui menace les blessés. Le nombre connu des victimes et de 7 pour Saint-Aignan et Châteauvieux, 6 pour Céré et Orbigny. Le maire a encore pris « les précautions que la prudence exige en pareil cas à l'égard du petit nombre de bestiaux qui ont reçu quelques atteintes de l'animal » (lettre au préfet du 15 brumaire). Cette lettre se croise avec une lettre du préfet datée du même jour, qui autorise une battue armée et promet une prime de 100 francs à qui tuera la bête. Le préfet propose d'envoyer les blessés aux hospices de Blois.

Le 16, le maire de Saint-Aignan confirme au préfet la mort du loup ; il présume que lui seul avait commis tous les dégâts. « Il est bien à craindre qu'il ne soit enragé, avec d'autant plus de raison qu'il est constant que cette bête féroce se contentait d'attaquer, de mordre et de déchirer sans manger ni emporter ce qu'elle attaquait, pas même les brebis et les agneaux, ce qui prouve qu'elle était poussée plus par la rage que par la faim. » La maire adressera les blessés à Blois « s'ils se déterminent à accepter le secours qu'on leur offre », mais il préférerait qu'on lui transmette « les moyens curatifs que les officiers de santé du chef-lieu pourraient fournir dans un mémoire raisonné », souhaitant même qu'ils y joignent les médicaments qui pourraient ne pas se trouver à Saint-Aignan. Les officiers de santé locaux, après le feu et les caustiques, seraient d'avis d'user de frictions mercurielles ; ils demandent l'opinion de leurs confrères de Blois (lettre du 16 brumaire au préfet)

Une nouvelle lettre du préfet au maire de la même date, se croisant encore avec la précédente, lui recommande de rassurer coûte que coûte les personnes atteintes, le moral important beaucoup. « Vous savez qu'il n'y a point de remède absolument certain contre cette maladie ; si elle se déclarait par malheur chez les personnes mordues, vous pourriez penser à faire venir M. Hervet, habile chirurgien demeurant à Mondoubleau, qui passe pour posséder un spécifique contre la rage. Ce remède n'étant peut-être pas infaillible, quoiqu'on le prétende, mais l'imagination qui nuit si fort au mal peut servir aussi au succès du remède. » A ces bonnes paroles, le préfet joint une instruction sur la rage publiée par Portai, « la meilleure qui ait paru sur cette matière », dit-il.

  

Le 16 brumaire également, le maire de Montrichard, qui manifestement n'est pas au courant des dernières nouvelles, écrit avec quelque retard au préfet. Il l'informe de « la désolation qui règne sur ces contrées depuis deux jours. Les personnes et les bestiaux ne sortent plus, la culture est interrompue ». Il demande des secours contre la rage. « Je vais faire, indique-t-il, ce qui sera en mon pouvoir. De braves gens marchent avec moi, armés de fusils, baïonnettes, munitions, sur 6 points différents, dans les endroits bordant notre département et celui d'Indre-et-Loire, jusqu'à la distance de environ 2 ou 3 lieues de ma ville ; je donnerai à tous ces braves gens jusqu'aux provisions dont ils auront besoin, en attendant les ordres qu'il vous plaira de prescrire... »

Et voici le temps des fausses rumeurs : le 16, on annonce le retour d'un loup féroce à Céré et Orbigny : le maire d'Orbigny fait sonner le tocsin, appelle du secours de toutes parts, marche à la découverte de la bête à la tête de 200 à 300 personnes, mais ce n'est qu'une alerte vaine. Après enquête de la gendarmerie, on peut déclarer que toute la région est tranquille (lettres du maire de Saint-Aignan au préfet des 17 et 18 novembre).

Mais il y a pire : le 20 brumaire, le maréchal des logis de gendarmerie de Saint-Aignan écrit au capitaine commandant l'armée à Blois : « D'après la nouvelle certaine que nous avions eue de la destruction de l'animal qui a causé des ravages dans nos environs, le canton de Saint-Aignan commençait à recouvrer la tranquillité, mais hier à l'heure de midi, un garçon meunier de la commune de Seigy conduisait un mulet chargé de grains et se rendant au marché de Saint-Aignan a été attaqué à 400 pas de cette ville par un animal, qu'il croit être un loup, qui a pris le mulet à la gorge et lui a fait une morsure profonde. Au premier bruit de cet événement, je me suis rendu sur les lieux avec ma brigade et nous avons trouvé le mulet à 200 pas de la ville et avons suivi la trace de sang jusqu'à l'endroit où il avait été attaqué, et de là nous avons parcouru la campagne et les bois sans avoir pu découvrir ses traces. En moins d'une demi-heure, plus de 400 personnes, tant de Saint-Aignan que des communes voisines, étaient à battre la campagne sur tous les points. Plusieurs se sont joint à nous et nous avons continué ensemble notre battue jusqu'à la nuit en parcourant l'arrondissement de Saint-Aignan et les communes de Seigy et Châteauvieux, où nous avons fait sonner le tocsin pour prévenir les fermes et maisons isolées ; personne n'a été assez heureux pour découvrir ses traces. D'après ces derniers événements, il ne reste aucun doute qu'il existe plusieurs de ces animaux dans le pays ; nos armes sont en bon état et nous sommes toujours prêts à marcher au premier bruit. »

Marcher, les gendarmes ne savaient pas si bien dire... Bientôt, il découvrirent que le garçon meunier avait maltraité son mulet avec une arme tranchante. La brute, pour justifier la blessure, avait crié « au loup ». Cette dernière et mauvaise facétie mit le point d'arrêt aux fausses alertes. Désormais, on ne se préoccupa plus que des pauvres blessés. Nous n'avons découvert avec certitude que le décès de trois d'entre eux : le 26 frimaire an XIII (17 décembre 1804), le maire de Saint-Aignan écrit au préfet, qui s'étonnait d'avoir appris par d'autres voies que trois individus avaient dû être étouffés entre deux matelas :

« Trois personnes sont mortes il y a 8 à 10 jours de la maladie, savoir 2 dans le département de l'Indre (un homme et un enfant), la troisième personne est une femme de la commune de Châteauvieux. Cette dernière, grièvement blessée au visage et au bras, n'avait pris que l'omelette d'usage en campagne et n'avait voulu se soumettre à aucun des remèdes de l'art. L'homme qui avait été mordu à la joue avait souffert le brûlement de la plaie, mais avait négligé l'emploi des remèdes ; il n'avait pris, ainsi que l'enfant, que les remèdes d'usage en campagne. »

« Ces trois personnes sont mortes après avoir éprouvé les accidents de la rage pendant trois jours, qui se réduisirent à une difficulté de boire et une répugnance à toute espèce de boissons, un resserrement considérable à la poitrine et une peine à voir la lumière, mais aucune des trois personnes n'a eu envie de mordre, ni de faire aucun mal et il ne sortait de leur bouche aucune apparence d'écume ; elles ont même conservé le sang froid et la connaissance jusqu'à la mort... »

Qu'était donc cette « omelette » que j'ai trouvé mentionnée à plusieurs reprises ? Pour guérir la rage, on préconisait dans les campagnes une infusion dans du vin où entraient notamment la reine des prés, le polipode de chêne, le plantain, la ruë, la bétoine, la mélisse, la menthe, des écailles d'huîtres calcinées, etc. Pour ceux qui ne pouvaient boire, on leur faisait prendre la substance en omelette faite avec des jaunes d’œufs et de l'huile de noix. Le préfet se préoccupait également du fait que beaucoup de bestiaux mordus avaient été conservés et étaient atteints de la rage. Dans la même lettre, le maire de Saint-Aignan assure que « les chiens et quelques bestiaux mordus avaient été abattus sur le champ. Les autres bestiaux mordus ont été séparés et nourris au dedans ; ils ont été abattus au moindre soupçon d'accident et ils ont été enfouis. Les chiens et les bestiaux blessés étaient en petit nombre... ».

Ainsi se termine ce dossier épais sur le loup enragé de Saint-Aignan qui, en moins de deux jours, avait mordu cruellement 18 personnes. Seul, le dossier de l'Indre indiquait le nom des victimes. Il serait intéressant, en consultant l'état civil de Veuil, de rechercher si leur accident eut une issue tragique.

8 octobre 1880.
___________________________
Source: Mémoires de la Société des sciences et lettres de Loir-et-Cher – Tome 37 (1982) page 79.
La Bête de Benais
A Benais au XVIIe Siècle, un "loup" terrorise la population.
Voir aussi :
http://www.unicaen.fr/homme_et_loup/cas_loups_loire.php#part2
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MessagePosté le: Mar 26 Déc - 10:42 (2017)    Sujet du message: Publicité

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