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Le Château du Grand Launay.

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Dim 8 Avr - 11:35 (2018)    Sujet du message: Le Château du Grand Launay. Répondre en citant

Le Château du Grand Launay.
Semblançay.


Le Grand Launay à Semblançay
par M. André MONTOUX


Un chemin étroit se détachant à droite de la petite route de Semblançay à Neuillé Pont-Pierre, à quinze cents mètres au nord de la première de ces localités, conduit au magnifique ensemble du Grand Launay, isolé dans la campagne.


Il s'élève sur une vaste plateforme rectangulaire entièrement entourée de larges douves, avec un bras formant pièce d'eau en direction de la ferme et dans le prolongement du logis. Elles sont alimentées par une douzaine de sources et le trop plein se déverse dans des fossés qui alimentent la Petite Choisille. Au midi, elles sont coupées par une chaussée aboutissant à un guichet pour piétons et à une grande porte charretière en anse de panier, protégée autrefois par un pont levis dont les deux rainures subsistent dans un pan de muraille, épaulée à l'intérieur par trois contreforts. A celui de l'ouest est accolée l'élégante logette circulaire du puits, couverte d'une coupole. Plongeant directement leur soubassement évasé dans le fossé, deux hauts pavillons de plan quadrangulaire, placés légèrement en oblique pour assurer un meilleur flanquement, limitent à ses extrémités le côté oriental. Pratiquement semblables, avec leurs murs de moellons ayant parfois plus d'un mètre d'épaisseur, leurs chainages d'angle en pierres de taille, ils protégeaient l'enceinte, sur laquelle ils sont en saillie, par leurs meurtrières. Les embrasures de celles-ci, conçues pour les armes à feu se voient intactes dans les salles du rez de chaussée, véritables casemates couvertes d'une belle voûte d'arête. Extérieurement, celles placées en vis à vis sont aménagées à des hauteurs différentes. Ces meurtrières appartiennent également à deux types distincts. Les unes traversent le mur de part en part pour aboutir à un orifice circulaire, avec des embrasures quadrangulaires, longue de près d'un mètre vingt sur quarante trois centimètres de hauteur. Les autres d'une ouverture plus réduite cinquante quatre centimètres sur quarante, ont en coupe la forme d'un sablier, chaque partie ayant soixante centimètres de longueur. Elles présentent à l'extérieur une succession de quatre ou six rectangles en ressaut les uns par rapport aux autres.


La courtine placée en retrait a été largement abaissée pour ouvrir la vue sur les champs. Le pavillon de l'angle sud-est avait une vocation bien déterminée. Tout son premier étage était en effet un colombier dont les boulins intacts sont répartis en trois travées, la première d'une triple rangée, les autres d'une quadruple rangée d'une quarantaine de niches chacune. Sur une pierre de la deuxième rangée de la seconde travée à gauche en entrant, on lit encore cette inscription dont le nom a été effacé par les griffes des pigeons: « F.P.M. L 1667 ». Le comble à quatre pans percé de deux lucarnes à fronton triangulaire est coiffé d'un curieux lanternon octogonal d'ardoises. Il fut restauré par l'ancienne propriétaire qui crut bon d'y faire figurer ses initiales. Le niveau supérieur de celui du nord-est est chauffé par une belle cheminée à hotte sur larges jambages formant consoles. Près de cette tour s'élève un bâtiment qui a durement souffert des hommes qui ont muré plus ou moins complètement certaines de ses ouvertures. Suivant un acte de 1856, il aurait servi autrefois de chapelle, mais il ne subsiste aucun indice de cette utilisation et elle ne figure pas sur les régistres de visite de 1776 et 1787. Elle est cependant expressément mentionnée dans la description des lieux en 1654. Le sous-sol constitue une cave, formant une galerie voûtée en moellons sur couchis, sur laquelle s'ouvrent sur chaque face, par une arcature en plein cintre, trois caveaux latéraux. Le premier à gauche en entrant devait probablement communiquer jadis avec l'escalier à vis de pierre dans une cage circulaire, débouchant maintenant sur la cour. Il atteignait les combles par quatorze degrés de bois.


L'habitation seigneuriale est composée de deux corps de logis parallèles mais formant un décrochement sensible sur la douve pour assurer le flanquement de l'enceinte. Celui de l'angle nord-ouest pourrait être le vestige d'un édifice plus ancien si l'on en juge par l'épaisseur des murs atteignant parfois un mètre, ce qui est le double de l'autre bâtiment. Mais ce n'est qu'une hypothèse qui demanderait à être vérifiée. Les combles couverts de toits à quatre versants sont éclairés par de grandes lucarnes à tympan triangulaire et croisées de pierre. Celles-ci avaient été supprimées sur la cour, comme le montrent d'anciennes cartes postales. Il en était de même au rez de chaussée où maintenant toutes les fenêtres ont retrouvé leurs meneaux et parfois également leurs banquettes intérieures. Seules les baies du premier étage ont été dotées d'huisseries à petits carreaux. Les salles basses sont chauffées aujourd'hui par des cheminées monumentales anciennes, l'une du XV0 siècle, l'autre s'harmonisant mieux avec le style de la maison, qui sont des restitutions. Dans la servitude voisine aménagée récemment, il faut remarquer la pièce du rez de chaussée, entièrement couverte d'une voûte appareillée, sur le modèle de celle des casemates. La cuisine contiguë a gardé sa grande cheminée avec son four à pain.

L'angle nord-ouest de cet ensemble est dépourvu de toute construction. Aucune trace de murs n'ayant été retrouvée lors de la remise en état des douves, on peut se demander s'il en était ainsi à l'origine, ou s'il s'agit de destruction. On relèvera en effet que l'acte de vente du Grand Launay du 5 novembre 1654 donne la description suivante: « maison noble composée d'un grand corps de logis, un pavillon au bout, plus un autre vieil corps de logis auquel il y a aussy ung pavillon y joignant, chappelle, fuye, court renfermée de murailles. » On peut donc se demander ce qu'est devenu cet « autre vieil corps de logis» ? Un arrêté du 3 juin 1932 a inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le Grand Launay que Ranjard date du XVIe siècle, mais qui semble bien être seulement du début du siècle suivant.


Figurant sur la carte de Cassini sous l'appellation « l'Aunay » cet ancien fief ne fait l'objet dans le dictionnaire d'Indre et Loire que de la brève mention suivante: « ferme, commune de Semblançay » Le rôle de 1639 indique pourtant « les fiefs et seigneuries de Launay, de Pouillé paroisse de Neuillé, de la Grange Millon, de la Barellière et de la Pesauterie (alias Pesantière) pour un revenu de 60 livres» Le Grand Launay qui aurait appartenu en 1580 à François des Noys, puis en 1583 à Antoine de la Chesnaye (5) était au début du XVIIe siècle à « Abel de Pastureaux » seigneur d'Ardriers. Le samedi 10 septembre 1611 par devant Me Chardon, notaire royal à Tours, il vendit « la terre et seigneurie de Launay à noble homme Samuel Ysambert seigneur de Mozay. En raison du style des bâtiments encore aujourd'hui visibles, il n'est pas impossible qu'on lui soit redevable de la reconstruction du château. C'est du moins l'hypothèse que formulait monsieur Massiet du Biest : « Ysambert, ancien commissaire des guerres, nouveau propriétaire et disposant de grands moyens financiers est donc supposé avoir fait rebâtir à ses frais le château du Grand Launay qui pourrait ainsi dater des années 1620. Par un acte du 7 mai 1620, il fait « déclaration des héritages, rentes foncières et autres choses tenues en roture que moy,Samuel Ysambert, écuyer, conseiller du roi, commissaire ordinaire de ses guerres, seigneur de Mosay et du Grand Launay à Semblançay, tient et avoue tenir de haut et puissant seigneur Vincent Bourbyer, seigneur de Beaumarchais, curateur de Louys de la Trémoille, marquis de Noirmoutier, vicomte de Tours, baron de Semblançay, du Plessis Alleaume » et à cause de cette dernière seigneurie.

De son union avec Marie « Fornie », Samuel Ysambert eut une fille unique Marie, qui épousa vers 1628 Gabriel de la Primaudaye Gentilhomme de la maison du roi et son maitre d'hôtel, charge dans laquelle il avait succédé à son père, il reçoit dès le 5 novembre de cette année, pour la Pesautière, en tant que seigneur du Grand Launay, un aveu qui lui est renouvelé le 26 août 1650. Le 17 juillet 1628, il fut partie avec sa femme dans la constitution de 6000 livres, faite de concert avec son père Eléazard de la Primaudaye, au sieur de la Bédouère. « Lesquelles six milles livres étaient pour payer à divers particuliers le montant de l'acquêt du bois de Mauzé fait par Samuel Ysambert et passé à sa fille et à son gendre par contrat du 15 juillet précédent. Le 5 novembre 1654, en l'étude de Me Jouye à Tours, furent présents: « Gabriel de la Primaudaye, chevalier seigneur de la Barrée et de la Ripaudière, conseiller et maitre d'hôtel ordinaire du roi, demeurant au lieu de la Ripaudière, paroisse de Savigné au pays d'Anjou, messire Daniel de la Primaudaye, chevalier de la Barrée, fils ainé demeurant au lieu de la Barrée «paroisse de Channay au dit pays d'Anjou estant ensemblement logez en l'hôtellerie de la Gallaire », tant en leurs noms propres que se faisant fort de dame Marye Ysambert femme de Gabriel de la Primaudaye et Marie de Goulaine, femme de la Primaudaye fils, Eléozard de la Primaudaye, époux de Catherine Dan, Gabriel de la Primaudaye, Pierre de Maubert, mari de Louise de la Primaudaye. « Tous vendent à André Quantin, écuyer, conseiller du roi, trésorier général de France et de ses finances en la généralité de Tours, y demeurant paroisse Saint-Saturnin » - La terre et seigneurie de Launay - la métairie de la Dube, paroisse de Neuillé « Pompierre » - la closerie de la « Royserie » à Semblançay avec tous les droits de basse justice qui dépendent de la seigneurie de Launay, les fiefs de la Grange Milon, de la Bastée et Pouillé ». Telles que ces choses ont été acquises par décret fait au siège présidial de Tours par défunt noble Samuel Ysambert père de la dame de la Primaudaye y compris toutes les acquisitions qui y ont été faites tant par le défunt Ysambert, que par les sieurs et dame de la Primaudaye, relevant la terre et seigneurie de Launay de la terre et baronnie de Semblançay ». Le prix est de 30500 livres plus 1000 livres de pot de vin.

Mais il semble que la famille de la Primaudaye ait quelque difficulté car sur cette somme, l'acquéreur doit verser directement: « 17055 livres à noble Jacques Penelle pour ce qui lui est dû tant en principal qu'en intérêts par plusieurs contrats; — au sieur Durand, conseiller du roi, secrétaire de son altesse royale 6100 livres pour deux contrats; — à demoiselle Catherine Crosnier, veuve de Helye Dan, 4167 livres pour un contrat passé le dernier jour de janvier 1653 devant Me Vaché, notaire à Baugé ». Pour le surplus évalué dans l'acte à 4179 livres 5 solz, il sera payé par l'acquéreur« à qui les dits sieurs vendeurs luy dellegront à leur vollonté ». Il semble donc bien que la vente du Grand Launay ne servit qu'à payer les dettes de la famille. A cette époque déjà, Launay n'était plus habité par ses propriétaires puisqu'il est prescrit à l'acheteur « d'entretenir le bail à ferme que le sieur de la Primaudaye père a fait le 6 juillet 1650 à « Hillaire Mauduit et à Me Macé Soudée, notaire royal à Mettré et Charentillé »


La famille Quantin allait garder le Grand Launay pendant plus d'un siècle. André Quantin, fils d'André Quantin et Jeanne Boileau, déjà seigneur de Fontenay à Lignières s'unit quelques années plus tard le 30 avril 1658 en l'église Saint Pierre le Puellier à Marie Charpentier. Celle-ci qui signe comme marraine à Lignières le 27 juillet 1663 (9) était veuve le 7 janvier 1677. Un inventaire très détaillé fut dressé du 5 au 18 février 1677 par Me Jouye de tous les meubles effets et titres qu'il serait fastidieux de reproduire. Citons seulement un détail qui intéresse la chapelle: on y relève quatre petits tableaux peints à l'huile, un cinquième représentant le Crucifix, et un grand tableau figurant Notre Dame. Ce qui prouve que cette chapelle était effectivement utilisée par la famille Quantin. Leur fils André François Quantin, chevalier, ancien président trésorier de France au bureau des finances de Tours, eut de son mariage avec Marie Anne Coudreau au moins deux filles: Marie- Marguerite et Anne-Françoise-Elisabeth » Cette dernière fut baptisée en la paroisse Saint Venant de Tours le 16 mai 1701. Elle avait eu pour «mareine Marie Charpentier, veuve d'André Quantin, vivant escuyer, seigneur de Launay et Fontenay, conseiller du roi, trésorier général de France en la généralité de Tours» (10). Elle se maria à Saint Venant le 8 juillet 1723 à Philibert Antoine de Torcy, seigneur de Lantilly » dont elle fut bientôt veuve. Elle épousa en secondes noces par contrat du 3 mai 1736, Jean Claude de la Bonninière de Beaumont qui fut le premier marquis de Beaumont.

Celui-ci recevait la terre et seigneurie des Chastelliers, la métairie de Bois Guéry, des bois et des landes, tandis que la future apportait la seigneurie de Fontenay, paroisse de Lignières, une maison à Tours, rue des Bons Enfants, un contrat de 5000 livres de principal sur le clergé et de 15000 livres sur le chevalier de Torcy. La bénédiction nuptiale leur fut donnée le 7 mai suivant à Saint Venant. De cette union naquirent d'abord le 27 mai 1738, Anne-Claude qui sera le second marquis de Beaumont et deux jumeaux morts-nés à Fontenay le 27 juin 1739 où ils furent enterrés dans l'église de la paroisse. Mais le 31 mars 1741, madame de la Bonninière décédait, cinq jours après la naissance d'une fille Anne- Marguerite. Celle-ci, lorsqu'elle eut 19 ans, unit ses jours avec Claude Pierre « le Feuvre », chevalier, comte de la Falluère, seigneur de Jallanges à Vernou. Leur contrat de mariage fut dressé par Me Mouys, au château de Beaumont le 12 avril 1760. La future recevait en dot pour une valeur de 80000 livres: les terres, fiefs et seigneuries de Fontenay à Lignières (45000 livres), de Launay à Semblançay (25000 livres), des maisons à Tours (2000 livres), le reste étant constitué par des rentes. Tous ces biens « lui étant eschus des successions de madame de Beaumont sa mère et de monsieur et madame Quantin ses ayeux ». Son père le marquis de Beaumont, lui assurait en outre une somme de 40000 livres payables en deux termes, le premier dans deux ans à compter du jour de son décès, le second deux ans plus tard avec intérêt.


Cette somme sera « hipotéquée» sur son marquisat de Beaumont la Ronce. Outre les fiancés, signèrent au contrat: Anne Claude de la Bonninière de Beaumont, frère de la future épouse, dame Marie Marguerite Quantin, veuve de François Duvau, écuyer, président trésorier de France au bureau des finances de la Généralité de Tours, sa tante, Nicolas Hurault, chevalier seigneur de Saint Denis et Marie Anne Jeanne de la Bonninière sa femme, oncle et tante, Charles Nicolas le Pellerin comte de Gauville, Louis Charles le Pellerin, baron de Gauville, Alexandre Jacques de Bongars, président à mortier au parlement de Metz. etc. La cérémonie religieuse fut célébrée à Beaumont la Ronce, le 14 avril 1760.

Le Grand Launay n'était vraisemblablement plus à cette époque qu'une simple ferme louée le 17 septembre 1754 à Urbain Bruère, dont la veuve céda ses droits le 19 janvier 1756 à Claude Boureau. Le bail fut repris le premier février 1763 par le sieur Violet qui en a encore la jouissance en 1767. Le sept septembre de cette année là, Claude Pierre Lefèvre de la Falluère et son épouse vendirent la « maison, fief, seigneurie et métairie de Launay, paroisse de Semblançay, avec les fiefs de la Noue Guérinet, de la Basté, partie de celui de la Grange Milon, de la Pesautière, Boispeau, Pouillé et le bordage des Flandrinières à Claude le Bas du Plessis, seigneur de la Goguerie et dame Marie Angélique d'Amboise pour 22528 livres. Sur cette somme 7133 livres 16 sols 3 deniers furent versés immédiatement sous forme de deux lettres de change; le solde soit 15394 livres 3 sols 9 deniers était payable dans un an avec intérêts à 4 La prise de possession eut lieu suivant le cérémonial accoutumé le 11 septembre suivant, avec trois témoins différents pour chacun des fiefs énumérés. Il est précisé à cette occasion que le domaine noble de Launay relève de la seigneurie du Plessis Alleaume, réunie à la baronnie de Semblançay, membre du duché de Luynes. Chevalier, « ancien garde des rôles des officiers de France», seigneur de Saint Antoine du Rocher, Claude le Bas du Plessis, avait acquis l'année précédente le fief de la Goguerie où il devait résider car sa femme devait y décéder le 15 septembre 1785 ; Elle fut enterrée le dans le grand cimetière « devant et joignant les marches de la croix au couchant» (15). Par acte du 6 février 1769 les deux époux s'étaient faits donation mutuelle entre vifs...

Le 7 décembre 1781, en l'étude de Me Petit le Jeune, il vendit à Pierre Chesneau, entrepreneur de la pépinière royale de la Rabaterie, jardinier et concierge de la maison de Saint Cosme. Le 5 fructidor an XI (23 aout 1803), sa veuve, dame Barbe Henry et sa fille Jeanne Sophie Chesnon avec son mari Jacques Plessais revendirent le Grand Launay pour 8887 F 50 et une rente au capital de 12837 F 50 à Jean Baptiste et Noël Lepeltier, dont la famille allait en garder la propriété durant tout le XIXe siècle...

Par son testament olographe en date du 15 janvier 1884, monsieur Jean Paul Lepeltier qui devait décéder à Paris le 29 mai 1894, léguait le Grand Launay à monsieur Etienne Arsène Cochard, propriétaire aux Verneries, à la condition que celui-ci laisserait des enfants à sa mort, ce qui fut le cas...

... Par son testament olographe en date du 15 janvier 1884, monsieur Jean Paul Lepeltier qui devait décéder à Paris le 29 mai 1894, léguait le Grand Launay à monsieur Etienne Arsène Cochard, propriétaire aux Verneries, à la condition que celui-ci laisserait des enfants à sa mort, ce qui fut le cas. Monsieur Cochard, qui en 1895 est dit ancien maire de Vouvray mourut aux Verneries le 30 mars 1941. Il n'utilisait guère le Grand Launay que comme rendez-vous de chasse et n'y faisait plus de réparations depuis 1920. A la requête de ses héritiers, le Grand Launay fut adjugé après surenchère du dixième, à la barre du tribunal civil de première instance de Tours le 4 mars 1950 à madame veuve André Genin, née Elisabeth Marie de Ravinel. Celle-ci entreprit le réaménagement intérieur du château, plutôt que sa restauration. Aussi quand en 1976, ses enfants revendirent la propriété, le nouvel acquéreur entreprit de redonner son aspect ancien au vieux manoir en faisant disparaître les carrelages modernes et les cloisons superflues. Les meneaux disparus furent remis en place, la servitude ajoutée au corps de logis au XIXe siècle, aménagée pour mieux s'harmoniser avec le style de l'ensemble.


Château en vente à 3 300 000 €...
Construit à la fin du XVIe siècle et formant une cour carrée entourée de douves, château se composant d'un corps de logis prolongé d'une aile. D'une surface habitable d'environ 650 m², le tout sur 11 hectares environ.

Source : André Montoux T5 P206
Bulletin de la Société archéologique de Touraine - Tome XXXIX (1980) p.461
_________________________
Base Mérimée : PA00098107
Protection MH : 1932/06/03 : inscrit MH : Château du Grand Launay (restes de l'ancien) (cad. C 147) : inscription par arrêté du 3 juin 1932
Historique : Construit sur un terrain carré entouré de douves, le château comprend le bâtiment d'habitation principal constitué par deux corps de logis. A l'est, se trouve un autre bâtiment d'habitation. L'angle sud-ouest conserve une fuye carrée couverte d'un lanternon. L'angle sud-est est protégé par une tourelle carrée. Une porte fortifiée s'ouvre dans le mur fermant la cour à l'ouest, munie primitivement d'un pont-levis qui a été remplacé par un pont dormant. Une tour de défense disparue occupait l'angle nord-est. Cet édifice est l'une des plus intéressantes gentilhommières fortifiées de la fin du 16e siècle qui subsistent.

C'est un ancien fief ayant droit de basse justice. Le 26 novembre 1783, Pierre Chesneau, entrepreneur à la Pépinière royale, rendit hommage, pour ce fief, à la baronnie de Semblançay. Le château date de la fin XVIe siècle) comprend trois corps de logis situés au Nord et à l'Est. Ils présentent des lucarnes et des fenêtres à croisée de pierre. La porte était précédée par un pont-levis. Des restes de fortifications (douves et enceinte) sont encore visibles. Le pigeonnier carré, muni d'une toiture surmonté par un lanternon octogonal en ardoise, renferme environ 440 boulins (nids de pigeons)

Launay (1639, rôle de fiefs de Touraine, rôle de Maillé), Launay (1654 et 1767, actes notariés), Le Grand Launay (1781, acte notarié), Le Grand Launay (1783, Archives départementales), L’Aunay (XVIIIe siècle, carte de Cassini), Le Grand Launay (1827 et 1937, cadastre)

Localisation.



Cadastre 1827.






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