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Les Mutilations en Suisse (2005)

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 19:30 (2008)    Sujet du message: Les Mutilations en Suisse (2005) Répondre en citant

Mutilations étranges ou Zoophile fantôme ?
Article de Mikerynos 2006




Une première en Suisse
Mark Rissi, porte-parole de la Protection suisse des animaux (PSA), a expliqué à swissinfo que «de telles atrocités ne se sont jamais vérifiées auparavant en Suisse. Je n'ai jamais entendu parler d'un sadique en série qui s'en prend aux animaux.» Souvent les sévices de ce genre sont des faits isolés qui touchent surtout des chevaux et des chats. «Nous ne disposons donc d'aucun profil pour identifier l'auteur de tels actes», déplore Mark Rissi.


La superficie des 6 cantons représente 10 313 Km2 (Dessin Mikerynos)

Bref rappel des faits.

Le 22 mai 2005, à Nenzlingen (BL), plusieurs animaux ont été mutilés, dont une jument et une vache, qui n'ont pas survécu à leurs blessures. Un agneau et un chat ont également été décapités.

Le 23 mai, un cheval a été tailladé à une patte avant et aux parties génitales à Nenzlingen (BL), les agriculteurs s'avouent choqués et certains propriétaires ne se sont pas encore remis. Certains ont revécu un cauchemar, comme ce paysan dont une vache avait déjà été tailladée l'automne dernier et chez qui deux cochons et un chat sont morts mystérieusement. Un suspect avait déjà été arrêté puis relâché, faute de preuves.

En Juin, un veau tué dans un champ de Selzach (Soleure - SO), la pauvre bête a été mutilée dans ses parties génitales au moyen d'un objet coupant et elle a succombé à une hémorragie.

En juillet
Un agneau de 2 semaines mutilé à Himmelried (SO), ainsi que « Fränzi » Une vache qui a été retrouvée par son propriétaire, dans le pâturage de Bettlacherberg (SO), les boyaux à l'air. Le vétérinaire en est arrivé à la conclusion que les coupures au niveau des organes génitaux ont été exécutées de l'intérieur du vagin avec un objet tranchant. Son vagin avait été lacéré à coup de scalpel.
Dans la nuit de vendredi 23 au samedi 24, avec une autre vache mutilée à Selzach (SO)

Au 26 juillet
, onze vaches, trois chevaux, un agneau, un mouton et un chat ont été attaqués, en moins de dix semaines, un cheval et l'agneau ayant succombé. Ces 17 méfaits ont été commis dans trois cantons, soit huit à Bâle-Campagne, quatre en Argovie et cinq à Soleure.

Le 27 juillet, la police ne dispose actuellement d'aucune piste. Selon un psychiatre mandaté par les autorités, ces mutilations ont une motivation sexuelle. Les paysans bâlois demandent l'aide de la population pour arrêter le sadique qui mutile des animaux dans la région du Nord-Ouest. Le « Journal des paysans » recommande aux agriculteurs d'effectuer des rondes nocturnes de surveillance

Au 28 juillet, la liste ne cesse de s'allonger. Au total, 30 vaches, juments, moutons, chats et lapins ont été torturés. Quelques-uns de ces animaux en sont morts, ont communiqué mercredi les polices cantonales d'Argovie, Bâle-Campagne et Soleure. C'est près du double du nombre de cas annoncés jusqu'à présent. Le nombre des cas pourrait toutefois augmenter, ont indiqué les enquêteurs. Le sadique s'en prend aussi à des bêtes qui ne sont pas en troupeau et, à en croire un psychiatre mandaté par les autorités, ces mutilations pourraient avoir une motivation sexuelle. Jamais le pays n'a été confronté à une telle vague de brutalité répétée envers les animaux.


La superficie de la zone des mutilations représente a peu prés 4000 Km2 (Dessin Mikerynos)


En août.

Début août, découverte d’ une chèvre blanche mutilée à Movelier (JU).

Le 5 août, Un homme de 24 ans a été condamné hier à six mois de prison avec sursis et à mille francs suisses d'amende (650 euros) par la justice helvétique pour cruauté envers les animaux. Il s'est rendu coupable durant un an d'actes de zoophilie (1) sur des vaches. « Je n'avais plus eu de copine depuis trois ans », a expliqué le jeune homme au tribunal d'Interlaken, dans le canton de Berne. C'est en regardant un film pornographique mettant en scène des relations sexuelles entre des hommes et des animaux qu'il a eu l'idée de se satisfaire avec des vaches. Il est passé sept fois à l'acte, avant de se faire démasquer en février dernier. Une vache a été grièvement blessée suite à ces actes contre nature.

Le 7 août, un poulain mutilé en Haute-Saône dans le lieu dit « Les Fessay » en France, région assez proche de la zone des mutilations en Suisse. (2)
Les enquêteurs n'incluent pas la chèvre de Movelier (JU) dont la tétine a été tranchée: «Le Jura recense une seule mutilation que nous attribuons à un autre sadique»

Le 13 août, un veau mutilé a été retrouvé le matin du dimanche 14, mort dans un champ à Gontenschwil (AG) en Argovie, avec les boyaux à l'air. Sa queue lui a été coupée. L'agriculteur propriétaire du veau a découvert son animal mutilé en faisant un contrôle de routine vers 08h00. Le veau avait passé la nuit dans un champ avec six vaches et plusieurs autres veaux.

Le 16 août, La récompense pour tout renseignement conduisant à l'arrestation du zoophile atteint désormais 26 000 francs. Hier, la police a relevé des mensonges dans le témoignage d'un paysan de Muttenz (BL) ayant juré avoir vu le zoophile le 6 août dans sa sellerie : «Il a prétendu à tort avoir appelé le 117 et avoir reçu la visite de deux policiers». Les paysans ont décidé d'organiser des patrouilles afin de renforcer la surveillance de leurs terres.

Le 17 août, trois vaches ont été mutilées à Elay (BE), tout près de la frontière avec le canton de Soleure. Les vaches ont été blessées aux pattes arrière alors qu'elles se trouvaient en troupeau dans un champ. Selon les investigations des enquêteurs, cet acte a été perpétré entre mercredi 17 août à 18h00 et le jeudi 18 août à 10h00. L'instrument qui a servi à blesser les trois bêtes n'a pas été retrouvé.

Le 17 août, à Bellelay (BE) c'est un cheval qui a été blessé à une cuisse alors qu'il se trouvait dans son écurie. Une enquête et des analyses médico-légales sont en cours dans les deux cas, l'agresseur tranche notamment les mamelles ou les organes génitaux des bêtes avec une précision chirurgicale. En treize semaines dans le Nord-Ouest il y a eu 43 mutilations animales.

Le 17 août, après la disculpation d'un homme qui observait les pâturages, trois nouveaux suspects arrêtés à Bâle-Campagne ont été blanchis la semaine dernière: le premier était un cambrioleur, le deuxième était recherché depuis huit ans et le troisième se masturbait dans une voiture près d'un pré.

Le 19 août, d'autres vaches ont été mutilées ses dernières semaines dans le Jura bernois, à Seehof.

L'enquête se limite à trois cantons et ne déborde pas en Allemagne. Les polices des trois cantons concernés (Bâle-Campagne, Argovie, Soleure) ont lancé conjointement une chasse à l'homme mais refusent de révéler certains détails de l'enquête pour des raisons tactiques. Une récompense de 26 000 francs suisses (16 700 euros) sera même offerte à toute personne qui aidera les autorités. Les éleveurs de la région ont quant à eux commencé à organiser des patrouilles de nuit pour protéger leur bétail et financent une partie de la récompense. « Si ce pervers revient sur mes terres, il n'en sortira pas vivant », a déclaré à un journal local le propriétaire d'un des animaux martyrisés.

Le 24 août, un âne a été retrouvé mort avec des mutilations à Couvet (NE). Il avait également subi des mutilations à la tête et aux parties génitales.

Le 25 août, une 47eme victime mutilé est retrouvé dans le canton de Neuchâtel.

Le 29 août, à Trub dans l'Emmental (BE), grièvement blessée par des coupures aux pis, une vache avait dû être abattue.

Le 31 août, Le jeudi 1er septembre, « Coca », un âne de 30 ans qui vivait paisiblement au sein d'une famille paysanne. Il était très solicité par les enfants car très docile et affectueux. Il prenait avec joie le rôle du «petit âne de Saint-Nicolas» pour égaier le village lors de cette fête annuelle. Il vivait dans un pré avec deux chevaux, tous trois très unis autant pour trotter ensemble que pour se défendre mutuellement. Le sadique est donc passé à côté de « Coca », l'a sorti de son enclos, lui a coupé les deux oreilles « dans le cuir, comme s'il voulait les poser sur une table pour en faire des trophés » dixit la propriétaire, choquée, qui l'a retrouvé le lendemain. De plus, après avoir tiré la verge de l'animal en dehors, il la lui a tranchée au plus profond de sa chair. L'animal a agonisé toute la nuit.

L'histoire de « Coca » marquera encore longtemps les esprits des gens de ce village, et même d'autres bourgades: « Nous recevons sans cesse des coups de téléphone de personnes de toute la Suisse, choquées, nous présentant leur sympathie », confère la propriétaire, émue.

En Septembre.

Le 7 septembre, à Boudevilliers (NE) Une génisse portante a été retrouvée morte dans un pâturage, avec les tétines du pis coupées. Le veau qu'elle portait est également mort. Son cadavre a été découvert par son propriétaire mercredi en fin d'après-midi. Les tétines de la génisse ont été coupées et emportées après la mort, dont la cause exacte n'a pas encore pu être déterminée.

Le 8 septembre, 2 autres animaux mutilés dans le canton de Neuchâtel (NE)

Le 9 septembre, Le cadavre mutilé d'un animal a été pour la première fois retrouvé dans le canton de Zurich. Une génisse portante a été découverte à Aeugst am Albis hier matin, soit près de deux jours après le cas signalé à Boudevilliers. Trois tétines ont été coupées et emportées.Le corps de l'animal a été découvert par un agriculteur vers 8 h dans un pâturage, a communiqué la police cantonale zurichoise. Les enquêteurs n'excluent pas qu'un inconnu ait provoqué intentionnellement les blessures mortelles. L'Institut de pathologie de l'Hôpital vétérinaire de Zurich a été chargé de procéder à des examens plus approfondis.

Le 18 septembre, une vache portante a été retrouvée morte dimanche par un promeneur à Lostorf (Nord du canton de Soleure), avec les tétines gauches du pis coupées et de nombreuses entailles sur la panse. Les mutilations ont été vraisemblablement commises dans la nuit ou dimanche dans la matinée, a précisé la police cantonale. Les recherches lancées immédiatement après la découverte du cadavre de la vache sont restées vaines, les chiens policiers n'ayant flairé aucune piste. Une autopsie sera pratiquée sur l'animal.

Au 27 septembre, Les sévices sur des animaux ne cessent de s'accumuler depuis maintenant seize semaines surtout dans le nord-ouest de la Suisse. Bâle-Campagne est la région la plus touchée avec 24 victimes recensées, suivi par le canton d'Aarau (12) et de Soleure (10). Le ou les sadiques courent toujours. La récompense pour des renseignements conduisant à une arrestation se chiffre à 26 000 francs. Un groupe de travail intercantonal, coordonné par Bâle-campagne, a été mis sur place pour faciliter l'enquête. (ATS)

Des examens appliqués sur toutes les bêtes retrouvées mutilées sont en cours. Il est déjà clair que la ou les personnes pratiquant les actes de mutilations sont des personnes qui « connaissent bien l'anatomie des animaux », les coups de scalpel étant nets et très précis. Il se pourrait donc bien qu'il s'agisse d'un boucher ou à un vétérinaire.

Le 29 Octobre, un profileur néerlandais a été engagé pour tenter de cerner le portrait psychologique du maniaque. L'expert utilise les témoignages des propriétaires des animaux mutilés pour se faire une idée de son comportement et de ses habitudes. Et toute la police suisse est bien sûr à ses trousses. La police compte sur une arrestation, après 10 000 heures consacrées à ce dossier. «Nous avons récolté 1100 informations et certains renseignements nous aideront», souffle Meinrad Stöcklin. Faut-il rechercher un ou plusieurs sadiques ? Pour les policiers, les mutilations des tétines des vaches ne sont pas comparables aux attaques contre les chevaux et les chats.

Le Dr Marc Graf prend très au sérieux le risque que le pervers, dont les motivations sont clairement sexuelles, aille plus loin.

Docteur Graf, de tels actes sont-ils rares?
La zoophilie est présente sur Internet, souvent avec du sadisme envers les animaux. La différence, ici, c'est la quantité des actes et la gravité des mutilations.

Y a-t-il un risque que le sadique passe à l'acte sur des humains?
Dès le début, on sait que ce risque existe. Oui, cela nous fait peur, à moi et aux enquêteurs. Qu'on l'arrête avant qu'il s'en prenne à des personnes, c'est ce que j'espère le plus.

Y a-t-il une dimension sexuelle dans ces mutilations?
C'est indubitable. Cet homme présente une motivation sadique sexuelle. Le fait qu'il emporte souvent avec lui des parties d'animaux découpées avec précision (queue, tétine, etc.) corrobore l'hypothèse qu'il revit chez lui les scènes de mutilation, peut-être en se masturbant. Quand un tel individu a franchi une fois le seuil, on sait qu'il va recommencer.

Pourrait-il s'agir d'un vétérinaire interdit d'exercer?
Même s'il aurait parfois usé d'anesthésiants, ce n'est pas la seule hypothèse. Il peut s'agir d'un paysan, ou même d'un praticien en activité qui exercerait sans malmener les animaux de ses clients. Comme les pédophiles qui ne touchent jamais leurs enfants.

S'il est arrêté, quelle thérapie lui faire subir?
Ce sera le problème... Il risque une petite peine de prison. Un traitement pourra s'y ajouter. Et, si sa personnalité le permet, il sera possible d'installer une psychothérapie. Comme il doit s'agir d'un individu vivant en marge de la société, peut-être avec un léger handicap, ce ne sera guère évident.

Source © Le Matin Online

Début d’explication officielle.
En Suisse romande, le soulagement prévaut aussi. Dans le canton de Neuchâtel les différents décès enregistrés n'étaient pas dus à un sadique. C’est un animal carnivore qui est mis en cause, et selon l'Université de Zurich, qui a autopsié 13 animaux mutilés dans ce canton et celui d'Argovie, aucune preuve de sadique n'a pu être trouvée dans treize cas éparpillés dans tout le pays.

Les investigations ont toutefois permis d'exclure toute main humaine, a expliqué Olivier Guéniat, chef de la police de sûreté de la police cantonale neuchâteloise. L'âne de Couvet est décédé d'une crise cardiaque. Ses oreilles ont été rongées et mangées par un animal carnivore, de même que son arrière-train. Il n'y a pas eu de mutilation sexuelle.

De même, la génisse découverte sans vie le 7 septembre dernier à Boudevilliers est décédée accidentellement de la naissance prématurée du veau qu'elle portait. C'est un carnivore qui a ensuite rongé les oreilles et les pis du bovin. Des poils de renard ont été prélevés sur la blessure et leur identification a été confirmée par des analyses ADN, a précisé Olivier Guéniat.

Enfin, une mort naturelle ou accidentelle a pu être établie également dans deux autres cas, qui n'avaient pas été communiqués par la police. Une génisse, retrouvée morte au Mont de Couvet le 19 septembre est décédée suite à une hémorragie des intestins et une autre retrouvée dans un pré à la Brévine à la fin août a péri par asphyxie en raison d'un problème d'alimentation.

Pour parvenir à ces conclusions, la police s'est entourée d'experts (policiers scientifiques, médecins légistes, vétérinaires, spécialistes des prédateurs). Une autopsie a été effectuée sur chacun des animaux mutilés et des analyses toxicologiques et ADN ont été effectuées. Les blessures ont été comparées à des lésions sur des vaches en abattoirs. Contrairement à ce que le contexte émotionnel avait pu laisser croire, aucune intervention humaine n'est à l'origine de la mort des animaux mutilés trouvés en août dans le canton de Neuchâtel. Un âne et plusieurs bovins avaient été découverts morts à divers endroits. La police neuchâteloise, après une enquête poussée, conclut à des morts naturelles et des blessures causées par des animaux carnassiers, tel le renard ou le lynx présent dans cette région.

Il ne croit pas au sadique zoophile.

Olivier Guéniat, le chef de la police de sûreté ne croit guère à l'existence de ce pervers «Je le répète: rien, aucun indice ne va dans le sens d'une intervention humaine.» Et ce tant dans le cas de l'âne émasculé au Val-de-Travers que dans celui de la génisse retrouvée morte, mercredi, avec quatre tétines disparues. L'agriculteur et le vétérinaire soulignent pourtant la troublante netteté des blessures du pis, signe à leurs yeux de l'utilisation d'une lame. Selon eux, des dents de renard, de lynx ou d'autres carnivores ne laisseraient pas des traces si «propres».

Olivier Guéniat se pose à contre-courant. «Avec l'Uni de Neuchâtel, nous menons des analyses spécifiques, jamais entreprises ailleurs. D'ici à vendredi prochain, elles pourraient démontrer de façon catégorique que les blessures ne peuvent pas être l'oeuvre d'un sadique», avance le policier criminologue, tout en restant mystérieux. Par recoupement, on peut penser que ces investigations portent sur les réactions à la morsure et à la traction des tissus d'un animal mort naturellement. A noter que les bouts des oreilles de la génisse de Boudevilliers ont été comme déchiquetés, ce qui paraît accréditer la thèse d'un animal carnivore. Une partie des 46 cas dénombrés dans le nord-ouest de la Suisse depuis le printemps pourrait se dégonfler aussi. «Je n'ai pas les analyses de chaque cas», élude Olivier Guéniat. Penserait-il que ce feuilleton de l'été est le fruit d'un emballement collectif surmédiatisé ? «Dans mon esprit, cela n'est pas exclu.»

Bref, les mutilations seraient l'œuvre d'animaux sauvages…

Ma Conclusion provisoire.
Une cinquantaine et peut-être plus (la police n’informant plus des nouveaux cas) d’animaux mutilés sur une période de vingt semaines avec des fréquences régulières et dans une région limitée par quelques cantons. Pour ceux qui connaissent le problème des mutilations au USA depuis 1975, en Argentine en 2002 et dans d’autres pays, on peut-être été surpris par quelques détails troublants et concordants concernant les faits de cette « Mini-vague » de « mutes ».

Dès le début, les autorités sont persuadées d’avoir à faire à un ou plusieurs sadiques, puisqu’elles procèdent à quelques arrestations qui ne donneront rien par la suite. Puis elles changent brutalement de « coupable » vers la fin septembre, comme si l’enquête avait été orientée pour trouver une explication rationnelle et du même coup faire retombé la psychose ambiante qui c’était installé dans cette partie du pays.

Quelques interrogations.

A-/Pas de fait similaire historique dans cette région avant, c’est donc une première pour la Suisse. Ceux qui connaissent bien le dossier des mutilations outre Manche ne seront pas surpris par les quelques similitudes entre les deux dossiers. La police juge «très inhabituelle» la fréquence des mutilations. «La zoophilie n'est pas un phénomène nouveau, mais nous n'en avons jamais rencontré de cette envergure», insiste le porte-parole de la police de Bâle-Campagne, Meinrad Stöcklin.

B-/ Le nombre des animaux mutilés « chute » de 46 à 18 cas fin septembre, pourquoi ?
Le solde se divise en deux: 11 animaux sont morts accidentellement, suite à une blessure ou une infection consécutive, par exemple, à une fausse couche, et 17 cas révélés tardivement n'ont pas été éclaircis, faute d'indices. Le doute subsiste pour la première affaire, soit les coupures infligées à un cheval de Nenzlingen (BL), dans la nuit du 22 au 23 mai.

C/-Certaines coupures « coups de scalpel nets et très précis » ne sont pas l’œuvre d’un prédateur et si des autopsies ont été pratiquées, c’est qu’il y a eu un doute flagrant de la part des enquêteurs sur l’origine des blessures. Pour en déterminer les causes, si elles sont survenues avant ou après la mort de l'animal, les plaies ont été examinées au microscope. Dans la majorité des cas, il a été possible d'établir que les blessures ont été provoquées après la mort de l'animal. On tient pourtant de bonne source que la cellule d'enquête intercantonale, dirigée par Bâle, estime à deux tiers les cas impliquant bel et bien une main humaine, pour quelles raisons ?

D/-La police fait appel à des experts, psychiatre mandaté de toutes sortes, et même à un profileur (très utile pour la traque de prédateurs) L'enquête se limitera à trois cantons seulement et ne débordera pas en Allemagne, ni à la France (1) qui à pourtant connu un cas de poulain mutilé à la même époque, le hasard ?

E/- Seule certitude, des animaux sauvages comme des renards ont tailladé des cadavres, induisant ainsi les polices en erreur. Si l’hypothèse du zoophile (2) sadique ne tient pas, celle des animaux prédateurs non plus, aucun indice concret ne reste à la police, que lui reste-il alors ?

Notes.
(1) La zoophilie désigne l'attirance sexuelle et éventuellement affective d'un humain pour un ou des animaux. Elle est généralement considérée comme une déviation ou une perversion, bien qu'elle ne soit plus listée dans le DSM, référence psychiatrique en matière de pathologies mentales, depuis 1980.Le mot zoophilie provient des racines grecques, zoo (animal) et philein (aimer). Le mot est apparu au XIXe siècle et était autrefois connu sous le nom de « bestialité ». Aujourd'hui le terme de bestialité est souvent utilisé pour désigner le passage à l'acte sexuel effectif qui peut découler d'une attirance zoophile.
(2) Il semble qu'aucun média français n’ait vraiment reprise cette info à l’époque concernant les mutilations en Suisse, a part LCI le 18 août 2005, l’émission 7 à 8, France 3…

Sources principales.
Articles de Vincent Donzé « Le Matin » - case postale 1440 - 2501 Bienn
http://www.lematin.ch
http://www.tsr.ch/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zoophilie
_________________


Dernière édition par Mikerynos le Mer 19 Jan - 19:25 (2011); édité 5 fois
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 19:30 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 19:32 (2008)    Sujet du message: Les Mutilations en Suisse (2005) Répondre en citant

LIESTAL
La police, toujours en quête d’indice pour identifier le sadique qui mutile des animaux dans le Nord-Ouest de la Suisse, diversifie ses méthodes. Elle a contacté un « profiler » hollandais, selon une information parue dans le « Blick ». Ce spécialiste apporte un nouvel espoir aux enquêteurs mobilisés pour résoudre cette affaire, a indiqué Meinrad Stöcklin, porte-parole de la police cantonale de Bâle-Campagne. Il confirmait une information parue vendredi dans le « Blick ». Depuis mai, 46 cas supposés de mutilations d’animaux ont été enregistrés dans les cantons de Bâle-Campagne (24 cas), Soleure (10) et Argovie (12). Dans 18 cas, les enquêteurs sont certains que les mutilations sont l’oeuvre d’un sadique. En contactant le profiler hollandais, la police veut mettre toutes les chances de son côté pour arrêter le sadique présumé. Le spécialiste hollandais a déjà permis de mettre la main sur un sadique similaire dans son pays. Il avait établi son profil sur la base de plusieurs facteurs, dont des témoignages. Le sadique qui avait pu être arrêté avait ensuite avoué un meurtre. Dans le Nord-Ouest de la Suisse, les policiers sont persuadés qu’il n’y a pas qu’un sadique, mais plusieurs. En revanche, à Neuchâtel et à Zurich, la thèse du sadique est remise en cause par plusieurs autopsies, qui ont montré que dans tous les cas, un animal carnivore est l’auteur des mutilations intervenues après la mort.

 

Troupeau de moutons volés dans le Val Verzasca (TI)
Le 24 Octobre 2007.
Des inconnus ont volé tout un troupeau de moutons sur les alpages de Carecchio et Fornà dans le Val Verzasca. En tout, 68 moutons, 20 agneaux et deux boucs sont portés disparus. Le propriétaire a annoncé le vol mercredi à la police tessinsoise. Malgré d'intenses recherches menées par les habitants des alpages, les bêtes sont introuvables, indique la police dans un communiqué.

Abduction alien de moutons suisses ?
Le 30 octobre 2007.
La police suisse enquête sur un troupeau de 90 moutons qui a disparu de pâturages alpins isolés - pour la deuxième fois. C’est la deuxième fois en un an que le troupeau a disparu, ne laissant aucune trace de leur localisation. Après une première fois, le fermier, Silvano Bacciarini, de la Plaine de Magadino à Tessin, a dû entièrement racheter de nouveaux animaux. Un représentant stupéfait de la police a admis : "Le seul accès au pâturage est un chemin isolé - les moutons ne furent pas chassés puisqu’il n’y avait pas de traces de pas, ni de traces de camion dans la prairie. "Nous avons mené des recherches par hélicoptère et il n’y a nul part de signe des animaux."
______________________________
Source:http://www.newsoftomorrow.org

On constate depuis quelques mois un nombre anormalement élevé de disparitions de chats domestiques en Haute-Savoie, dans les zones frontalières de la Suisse, jusqu'à 14 chats le même jour dans le même village...

«Les voleurs de chats sont des Suisses»
Le 9 Novembre 2007.
Quelque 450 chats ont disparu depuis janvier en France dans une région frontalière de la Suisse, a indiqué hier une responsable de la Société protectrice des animaux (SPA), qui craint que les animaux aient été volés par «des malfaiteurs helvétiques». Des propriétaires de chats disparus doivent se retrouver mardi à Evian pour porter plainte, a assuré Patricia Dolciani.

«Du saucisson avec des bouviers bernois»
«Nous soupçonnons des malfaiteurs helvétiques de voler des chats pour les vendre à des laboratoires médicaux ou des tanneries, car certains pensent que la peau de chat permet de soulager les rhumatismes», a ajouté Mme Dolciani. «Nous savons qu'il y a à Coire (Grisons) et à Lucerne des tanneries qui traitent 10 000 peaux de chats par an, il faut savoir qu'il y a encore en Suisse alémanique des paysans qui font du saucisson avec des bouviers bernois, et quand ils en manquent, ils prennent des bergers allemands», a encore indiqué la présidente. La vente de peaux de chats est interdite en France, mais pas en Suisse.

Pas de plainte
Au groupement de gendarmerie de Haute-Savoie, on indiquait vendredi «ne pas encore avoir reçu de plainte pour des disparitions de chats». En Suisse, la propriétaire de la tannerie du repaire à Yvonand, dans le canton de Vaud, Sylviane Ghielmini, dit ne pas croire à un trafic de ce genre. «Je tanne une ou deux peaux de chats par an pour des propriétaires dont l'animal vient de mourir et qui veulent garder un souvenir, a-t-elle assuré. Je revends une dizaine de peaux de chats par an que j'achète en Suisse ou en Angleterre à des personnes qui souffrent de rhumatisme et qui m'affirment que cela leur fait du bien, mais, a souligné Mme Ghielmini, il s'agit d'un tout petit marché.»
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Dernière édition par Mikerynos le Dim 17 Fév - 01:18 (2013); édité 3 fois
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MessagePosté le: Dim 15 Mar - 18:48 (2009)    Sujet du message: Les Mutilations en Suisse (2005) Répondre en citant

Dans le courant de l’été 2005, une affaire a défrayé la chronique en Suisse romande : différents animaux, retrouvés vivants ou morts, en partie dévorés, auraient été la proie d’un ou de plusieurs sadiques. Que s’est-il passé pour qu’une information qui devrait faire partie des "faits divers" se retrouve à la "une" des plus grands journaux, et même à la télévision ? Quel rôle ont joué la police et les médias pour que des cas de "simples" morts d’animaux deviennent des cas de mutilations, œuvres d’un ou de plusieurs sadiques, et donc une "affaire" ? Quels éléments ont-ils été à l’œuvre, chacun susceptible de brouiller ainsi l’objectivité d’une observation, d’une information? Quels sont ces éléments, que nous ne pouvons pas voir mais qui pourtant existent ?

Des recherches remettent en cause la thèse du sadique dans l'affaire des animaux mutilés. Selon l'Université de Zurich, aucune preuve de sadique n'a pu être trouvée dans treize cas éparpillés dans tout le pays. En Suisse romande, le soulagement prévaut aussi. Dans le canton de Neuchâtel les différents décès enregistrés n'étaient pas dus à un sadique. Le ou les responsables courent toujours. Un suspect a été appréhendé à Bâle-Campagne, mais il a été lavé de tout soupçon après enquête. De nombreux renseignements ont déjà été récoltés, mais sans succès dans les recherches.

Mutilations d'animaux: les mécanismes de l'erreur judiciaire ou quand les médias s'emballent - juin à octobre 2005
par Olivier Guéniat, Chef de la Police cantonale de sûreté
(Avril 2008)
  
C’est à nouveau devant une salle comble que Pierre-Henri Béguin a le plaisir de saluer l’orateur de la soirée, personne très recherchée dans le Canton. Il surpasse Sherlock Holmes, est connu de tous les Neuchâtelois et craint de tous les dealers. Mais, ajoute le Président, nul n’est parfait: ses origines sont tout de même jurassiennes et il est né à Porrentruy (en 1967). Il est criminaliste de formation et a soutenu une thèse de doctorat, à l’âge de 34 ans, sur le thème: «Le profilage de l’héroïne et de la cocaïne - les méthodes d'analyses, la modélisation du concept du profilage, la gestion et l'exploitation des liens». A 25 ans, il est déjà chef de l’Identité judiciaire de la police cantonale du Jura, à 30 ans il devient chef de la Police de sûreté du canton de Neuchâtel et à 40 ans il publie un livre «Délinquance des jeunes». Beau parcours!

Olivier Guéniat va se pencher sur un fiasco judiciaire de l’année 2005 : l’histoire du sadique zoophile. Il plante d’abord le décor : une période terriblement creuse au niveau des rédactions. A la base, un fait divers qui va devenir un véritable feuilleton. Les articles se comptent par dizaines. Saturne a titré après coup: «L’enquête la plus nulle de Suisse». Et un autre journal: «Près de quarante bêtes blessées et aucune piste. Les policiers du Nord-Ouest ont autant de flair que Rantanplan et autant de méthode que Lagafe». L’affaire est née à Bâle-Campagne et est venue mourir en terre neuchâteloise. Il y avait trois bonnes raisons de lire les articles de la presse … et d’en redemander: On s’attaquait à un symbole suisse, les vaches. A l’innocence de l’animal. Ensuite, on parlait de sexe.

A l’époque, Olivier Guéniat espère secrètement que le «sadique» restera hors des frontières du Canton. Il donne toutefois des consignes pour le cas où «IL» débarquerait sur Neuchâtel: agir comme s’il s’agissait d’un meurtre, et pour identifier le sadique, faire des prélèvements d’ADN par exemple sur le collier de la vache parce qu’il lui a bien fallu tenir l’animal … Dans les cantons de Bâle et de Soleure, aucune photographie n’a été prise; il n’y a donc aucune preuve.

Plus de 300 articles de presse ont été écrits sur le sujet. Les titres enflamment l’opinion publique. Quelques exemples: «Un zoophile assoiffé de sang» (Le Matin); «Sadique zoophile: nombre d’agressions revues à la hausse» (Le Matin); «Traque du sadique des animaux» (24 Heures); «Le sadique ferait mieux de se rendre» (L’Illustré); «Trois suspects relâchés en Suisse allemande» (Le Matin); «Le psychiatre qui suit l’enquête a indiqué: il pourrait s’en prendre à des humains» (Le Matin); «Et si c’étaient des extra-terrestres?» (La Liberté).

Des personnes ont été mises en garde à vue, les paysans prennent leur fusil et gardent leurs champs.

Que s’est-il passé? Tout est dû à l’effet de contexte!
Olivier Guéniat explique qu’au moment où nous lisons un article ou regardons un reportage à la télévision, nous sommes persuadés que cela existe, il n’y a aucun doute. Nous entendons des gens qui parlent officiellement et qui disent qu’il y a un groupe de sadiques zoophiles. C’est le même mécanisme que dans les affaires «Grégory» ou «d’Outreau». Lorsqu’on lit ces articles on entre dans l’émotionnel. Tout ce qui contredit cette hypothèse n’est pas lu par notre œil. En créant un contexte, on modifie la perception et le comportement. Lorsqu’on est sûr de quelque chose, on ne va prendre que les indices qui corroborent notre conviction et éliminer tout ce qui les contredits. On peut donc mener à l’échafaud des gens parce qu’on est convaincu qu’ils sont coupables. Si on introduit des éléments de réponse dans la question, la personne interrogée va utiliser ces éléments pour répondre. C’est humain et extrêmement dangereux.

Par exemple, on a donné à 350 professeurs des épreuves d’élèves à corriger, en précisant le QI de chaque élève. Les élèves à qui était attribué un QI élevé ont eu des résultats meilleurs que les autres … alors que ces QI étaient inventés.

Les affaires neuchâteloises, en particulier l'âne Coca mort à Couvet
Coca était un âne de 30 ans qui, selon ses maîtres, «faisait partie de la famille». Il était connu dans tout le village, notamment en raison de sa participation active à la fête de Noël. Coca a été retrouvé mort dans son enclos, l'arrière-train mutilé. Déjà le communiqué de presse de la Police aiguille sur un contexte. Le vocabulaire utilisé reprend des indications du premier rapport de l’agent de police (teinté d’émotionnel) qui donnent l’impression qu’il y a intervention d’un homme: «mutilé avec un couteau». La police a communiqué sans rigueur puisqu’elle a parlé de couteau alors qu’aucune preuve de l’utilisation d’un «objet tranchant» n’était apportée.En plus des médias, d'autres «experts» s'en mêlent. En particulier, la voyante personnelle de la Reine d’Angleterre est venue sur place. Elle a dit qu’on avait emporté les oreilles et le sexe de Coca pour les fixer au-dessus d'une porte. Or, la verge était toujours là et l’âne était castré! L'autopsie a conclu que l’âne de Couvet était mort d’un arrêt cardiaque.

Dans cette même période, il y a eu plusieurs cas signalés à la police, notamment des bovidés mutilés: parce qu’il y avait ce contexte, des cas de mort d’animaux dans les champs ont été signalés, alors que cela se passe chaque année et on ne les signale pas quand il n’y a pas de contexte.

Comment mener une enquête en s'affranchissant de l'effet «contexte»?
Méthodologie : partir d'une hypothèse principale et chercher toutes les alternatives possibles. Pour échapper à cet effet de contexte: chercher les hypothèses alternatives. Si on croit que ça s’est passé comme ça, il faut se demander si cela a pu se passer autrement. Envisager toutes les hypothèses.
Pour l’âne Coca, les hypothèses étaient :

1. Intervention humaine
2. Automutilation
3. Intermutilation
4. Mutilation accidentelle
5. Mort naturelle avec passage d’un carnivore
6. Fraude à l’assurance et imitation

Dans l'équipe de Olivier Guéniat, elles sont affichées aux murs pour qu’on ne puisse plus les oublier. Si elles sont occultées, on part dans l’effet tunnel (donc on ne voit plus rien d'autre que ce en quoi on croit dur comme fer). Ensuite, il faut récolter des indices corroborant ou infirmant les hypothèses. Chaque indice doit être mis en relation avec chacune des hypothèses.

Les difficultés particulières de cette affaire
Dans la police, on connaît mieux le milieu de la prostitution que celui des bovins, des équins, des caprins, des ovins, etc., surtout les policiers citadins. Un vétérinaire, lui, connaît bien les organes d’un animal, mais il est un soignant. Il n’est pas médecin-légiste pour interpréter les éléments trouvés. Et un médecin-légiste ne connaît rien de l’intérieur d’une vache! Il a donc fallu mettre ensemble plusieurs spécialistes et aller faire des expériences in situ: aux abattoirs, sur des bêtes mortes, ils ont reproduit des coupures avec divers objets tranchants. La meilleure interprétation est l’interprétation collégiale : policier scientifique, vétérinaire, médecin-légiste, spécialiste des prédateurs carnivores, toxicologue, hématologue, etc.

Conclusion et questions
Olivier Guéniat précise tout l'art d'un bon enquêteur: ne pas commenter des affirmations sans preuve, savoir se taire, mettre sur pied une méthodologie appropriée. Mais cela ne correspond pas aux attentes médiatiques! Et de citer François Gross: «dans les médias, on procède par grosses affirmations, sans cultiver initialement le doute».

Représentant les médias locaux, Léo Byssaeth s'est dit persuadé que, encore maintenant, il y a des gens qui pensent qu’il y a eu un sadique zoophile en Suisse. Car, même si la rectification a été faite dans les médias, ça n’a pas le même poids. Et les médias n’ont pas fait la Une de leur tirage avec la rectification. Ce qui est confirmé par Olivier Guéniat: Il y a eu une conférence de presse, assez bien couverte. Mais c’est un fusil à un coup à mettre en parallèle avec les 300 articles parus sur plusieurs mois. Et l’impact intéresse moins. Le fait divers intéresse (sordide, sanglant et sexuel). Sinon, c’est insipide, inodore et incolore et les gens vont lire la page des sports! Et pour bien démontrer qu'il faut rester critique jusqu'au bout, Olivier Guéniat ajoute que dans le cas de l’âne, il pourrait y avoir quelqu’un qui soutienne qu’il y avait quand même un sadique, qui a voulu violer l’âne, qui malheureusement est mort d’une crise cardiaque. Ensuite, le sadique l’a violé et un renard a passé, a mordu l’âne à l’arrière-train, enlevant toutes traces du viol!

Le message à retenir dans tout cela: le consommateur d'information ne doit pas prendre pour argent comptant ce qu’il lit, parce que le journaliste peut aussi être victime de l’effet «contexte» et de l’émotion. Et même avec toutes les méthodologies, les erreurs ne sont pas exclues, parce qu’ils reste derrière tout cela des humains.
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Source:http://www.le-musee.ch
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:23 (2017)    Sujet du message: Les Mutilations en Suisse (2005)

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