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Mikerynos
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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 16:42 (2008)    Sujet du message: Les Crop Circles... Répondre en citant

LES "CROP CIRCLES" Article de Alain Moreau  


Voici le premier texte d'une série abordant le sujet des "crop circles" ou "agroglyphes", ces formations géométriques dans les champs de céréales qui ont commencé à faire parler d'elles dans les années 1980. La question fondamentale est bien sûr celle-ci : s'agit-il, comme beaucoup le prétendent, de productions uniquement dues à des mystificateurs et à des artistes du paysage, ou existe-t-il un phénomène authentique de base généré par une intelligence "non-humaine", ce phénomène de base étant parasité par des mystificateurs et artistes, lesquels sont à l'origine de la plupart des crop circles ?
 
I. Les « papys farceurs » : 
 
Le 13 décembre 2006 a été diffusée sur TF1 une émission de Julien Courbet intitulée « Les 30 Impostures les plus Incroyables ».
 
Outre une séquence destinée à démolir le cas du contacté suisse Edouard Meier, il y a eu une séquence consacrée aux crop circles. Le phénomène a été expliqué par le travail réalisé, pendant quatorze ans, par deux hommes âgés, lesquels ont « révélé », au début des années 1990, être les auteurs des formations avec l’aide de simples planches et cordes. Le phénomène a été circonscrit à ces deux individus, comme si celui-ci s’était achevé à la date de la « confession » ! Rien n’a été dit sur tout ce qui s’est passé durant la période postérieure à cette date, le phénomène ayant perduré jusqu’à nos jours. Les journalistes de l’émission ont complètement passé sous silence toutes les données qui montrent l’existence d’un phénomène authentique se différenciant des diverses contrefaçons de celui-ci, au premier rang desquelles figurent bien sûr celles des deux individus cités dans l’émission. Ceux-ci, Bower et Chorley, avaient été surnommés les « papys farceurs ».
 
Donc, dans l’émission de TF1, aucune mention n’a été faite de l’extension du phénomène dans diverses parties du monde, des analyses faites par certains chercheurs à propos des modifications sur la structure cellulaire des blés dans certains agroglyphes, des boules lumineuses observées et filmées en relation avec la formation d’agroglyphes… Cette émission est, sur le sujet qui nous intéresse ici, un exemple parfait du manque de compétence et d’objectivité des journalistes impliqués, et elle est symptomatique de la légèreté avec laquelle ces journalistes traitent un sujet dès lors que celui-ci leur apparaît fantaisiste. Peut-on seulement parler d’ignorance totale sur le sujet alors qu’il suffit de consulter la littérature spécialisée ou Internet pour constater la complexité du problème ? Cet exercice de désinformation n’est pas anodin car une telle émission a touché des millions de personnes.
 
On a vu, dans cette émission, une courte intervention de Jean-Claude Bourret (également intervenu dans la séquence sur Edouard Meier), celui-ci s’étant contenté d’énoncer une ou deux phrases à caractère général sur la « tromperie » en matière d’OVNIs, sans néanmoins donner le moindre argument relatif au prétendu caractère mystificateur des crops circles. J’ai envoyé un mail à TF1 pour signaler le caractère réductionniste de l’attribution de l’ensemble des crop circles aux « papys farceurs ». J’ai reçu une réponse dans laquelle ma correspondante me précisait que mon courrier serait envoyé aux responsables de l’émission… Fin mai 2006, une autre émission diffusée sur TF1, relative aux « 30 histoires les plus mystérieuses », avait correctement présenté le sujet. A cette occasion, la parole avait été brièvement donnée à Nicolas Montigiani.
 
Notons que le 3 mars 2007 une « rectification », par rapport à l’émission de Courbet, a en quelque sorte été faite dans une autre émission de TF1 (« La Soirée de l’Etrange ») dans laquelle une séquence a traité des crop circles : les « papys farceurs » ont été évoqués, bien sûr, mais pour montrer qu’ils ne pouvaient être à l’origine de l’ensemble du phénomène ! L’ufologue Patrick Gross, ardent défenseur de l’attribution de la totalité des crop circles à des artistes du paysage, a critiqué cette émission sur son site Web. Après avoir relevé quelques inexactitudes de l’animateur, il critique le contenu qu’il qualifie de sommaire, d’irréfléchi, d’erroné, de partial, de tronqué et de faussé. Si certaines critiques concernant cette séquence sont justifiées, la séquence incriminée a néanmoins le mérite, que Gross ne lui reconnaît évidemment pas, de ne pas avoir circonscrit le phénomène crop circles aux seuls « papys farceurs ». En outre, on notera que Patrick Gross n’évoque pas l’émission de Courbet ayant attribué l’ensemble du phénomène à Bower et Chorley. De deux choses l’une : ou il n’a pas vu l’émission, ou il n’en a pas parlé parce que les conclusions de la séquence sur les crop circles lui convenaient fort bien ! Dans ce dernier cas, on ne pourrait pas parler d’une attitude vraiment objective. En effet, il lui aurait alors fallu signaler le caractère réducteur de l’attribution de la totalité des crop circles aux « papys farceurs », les responsables de l’émission ayant « omis » de signaler que des artistes du paysage avaient repris le flambeau jusqu’à nos jours ! Mais peut-être que Gross n’a pas vu l’émission…
 
 La version de Bower et Chorley :
 
Sur son site Web (http://ufologie.net), Patrick Gross identifie Doug Bower à « l’homme qui a créé le phénomène des crop circles ». Voici la version des faits selon les « papys farceurs » :
 
D. Bower dit s’être rappelé, un jour, un article qu’il avait lu quand il était en Australie, cet article concernant quelques cercles dans des roseaux et herbes à Tully, dans le Queensland. Lui et son collègue Chorley ont alors eu l’idée de faire des cercles, pensant que les gens penseraient qu’un OVNI avait atterri.
Pendant les deux premières années, leurs cercles n’ont pas été vus car ils étaient faits dans des champs que le public ne pouvait pas voir depuis les routes. Leur premier cercle « dans la cuvette de Punch » a été fait en 1981. Les « soucoupes volantes » étant circulaires, Bower dit que lui et son ami avaient eu l’idée de réaliser des cercles dans les champs. A propos d’un cercle réalisé en 1981, à Cheesefoot Head, Pat Delgado avait dit que c’était un OVNI qui avait fait ce cercle.
Terence Meaden ayant mis en avant la théorie selon laquelle les crop circles sont faits par des tornades particulières, une preuve en étant que tous les crop circles se développaient en spirales dans le sens des aiguilles d’une montre, les « papys farceurs » firent un crop circle dont la spirale se déroulait dans le sens contraire des aiguilles d’une montre…
 
C’était dans la nuit des vendredis que les deux acolytes faisaient leurs cercles dans les champs. Ayant finalement annoncé à leurs épouses qu’ils étaient à l’origine du « phénomène », ils purent en faire d’autres jours de la semaine. Le côté argent, dit Bower, n’est jamais entré en ligne de compte. Quant aux sons « mystérieux » parfois enregistrés dans les champs, ils étaient dus au gazouillis d’un oiseau : la locustelle. A propos des « marques » que l’on voit parfois sur des photos prises en relation avec des crop circles, Bower pense que le lien entre les deux relève de l’imagination.
 
D. Bower donne en outre une explication très simple au fait que le phénomène des crop cercles s’est étendu à d’autres régions du monde. Lorsque lui et Chorley réalisaient leurs cercles, certains visiteurs leur ont dit qu’ils en feraient à leur tour dans leur pays. Ces visiteurs ont donc réalisé, dit Bower, leurs propres cercles en Amérique, au Canada, en Allemagne, au Japon…
 
Dans une interview téléphonique datée du 9 septembre 1991, David Chorley (décédé en 1996) a dit que lui et Bower venaient de révéler, pour deux raisons, qu’ils étaient à l’origine des crop circles. D’abord, les « experts » en crop circles harcelaient le ministère de la Défense au Royaume-Uni pour lui faire entreprendre des recherches sur le mystère des crop circles. Bower et Chorley ont réalisé que ce serait un gaspillage de l’argent des contribuables, et c’était l’une des raisons qui les a décidés à mettre fin à la plaisanterie. Une autre raison était que les « experts » comme Pat Delgado, Colin Andrews et d’autres, gagnaient de l’argent en vendant des livres et des vidéos, en faisant des tournées de conférences. Les deux acolytes ont jugé que ces « experts » faisaient de l’argent sur le dos de la crédulité des gens.
 
Voilà donc les « révélations » des « papys farceurs » : ils sont à l’origine du phénomène, leur œuvre ayant été ensuite poursuivie et développée (avec une complexification des formes géométriques) par des « artistes du paysage » et autres mystificateurs. Le « mystère » est donc résolu et le débat est clos.
 
Il ne faut pas s’étonner que de nombreux auteurs aient relayé cette explication de l’ensemble des crop circles, tous les grands médias s’en étant fait l’écho. L’ufologue Thierry Pinvidic avait « expliqué », dans le numéro de novembre 1990 de « Science et Vie », que les crop circles étaient le résultat de supercheries.
 
Pour Patrick Gross, le seul lien véritable avec la question des OVNIs concerne les déclarations de Bower et Chorley à propos de l’observation au Queensland australien en 1966, des plaisantins de la région ayant commencé à faire des cercles en aplatissant des céréales dans les champs. Cette plaisanterie avait pour objectif que l’on dise : « Regardez là, une soucoupe a dû se poser. » Bower, qui vivait à l’époque dans cette région, a alors eu l’idée de faire la même chose en Angleterre. D’autres personnes ont alors exporté le « phénomène » dans d’autres pays, et c’est ainsi, dit Gross, que le « mystère » est né.

Que penser de ces révélations ?
 
Qu’en est-il des deux individus dénoncés, dans l’émission de Courbet, comme étant les auteurs des crop circles ? Voici, à ce propos, le début de l’introduction d’un excellent livre sur les crop circles, celui de Michael Hesemann : « Messages. L’Enigme des ‘‘Crop Circles’’ » (éditions Trajectoire, 2003).
 
« Si l’on devait s’en tenir à la presse internationale, ils n’auraient pas même eu le droit d’exister. Après que les mystérieux cercles et motifs apparus entre 1989 et 1991 dans les champs de blé du sud de l’Angleterre et dans de nombreuses autres régions du monde eurent fait les manchettes des journaux, officiellement le sujet avait pratiquement disparu de l’actualité médiatique. Si l’on s’adressait aux collègues des salles de rédaction de Londres, Hambourg ou Rome, on obtenait invariablement la même réponse : il s’était agi d’un gigantesque canular, l’oeuvre de deux retraités, tirée au clair depuis longtemps, et légitimement abandonnée à la vindicte publique. Les deux comparses, Doug and Dave, des piliers de comptoirs qui étaient parvenus à tromper leur monde en mettant au point un canular comparable à l’affaire de Piltdown ou au journal de bord de Hitler, incarnaient à présent un archétype qu’il n’était plus possible d’oublier ou de faire disparaître de la conscience collective. Les chercheurs, autant irrités que discrédités, travaillant dans ce domaine, n’ont-ils pas fait rire, ou sourire, tout le monde, après avoir été bernés au point de ne pas pouvoir réaliser que leur plus beau rêve, la manifestation d’une intelligence extraterrestre, s’est effondré comme un château de cartes et qu’il est devenu l’objet de la risée de tous à cause de ce duo d’escrocs ? Il était si rassurant de constater une nouvelle fois que la bonne vieille conception des choses de ce monde avait été préservée et avait échappé à une menace latente. Mais tout cela était-il en fait aussi évident que l’on prétendait nous le faire croire ?
 
Ces drôles de frères fatigués de leurs harassantes nuits passées à piétiner les champs de blés de leur terre natale dans le sud de l’Angleterre en s’aidant de bâtons, de planches et de cordes, ne tardèrent pas à prendre officiellement leur retraite. Dave Chorley est décédé en 1996. Mais ce n’est pas pour autant que le phénomène des cercles de blé, dont ils étaient soi-disant à l’origine, connut une accalmie. Bien au contraire : après l’aveu public du canular par les deux vieux plaisantins, le phénomène s’amplifia quantitativement et qualitativement partout dans le monde, et ce d’une manière impressionnante. Les vieillards avaient-ils suscité des vocations auprès d’émules qui auraient pu être leurs maîtres ? Ou bien y a-t-il eu dès le début, parallèlement aux imitations maladroites des robustes piétineurs de champs de blé, un véritable phénomène dont le développement a suivi une ‘‘courbe exponentielle’’, comme disent les chercheurs de cercles de blé, et qui va tout droit vers un ‘‘point Oméga’’, à savoir l’entrée en relation, au vu et au su de tous, avec ceux qui en sont à l’origine ? »
 
Dans l’édition du 9 septembre 1991 du journal à sensation « Today », on lisait sur cinq colonnes à la une : « Ces hommes nous ont trompé. » Ce journal à scandale évoquait une supercherie organisée par Doug Bower (67 ans) et Dave Chorley (62 ans). Au cours d’une nuit de beuverie de l’été 1978, ils étaient censés avoir piétiné plus de 200 champs de blé pour y faire des cercles, munis de cordes, de planches et d’un capuchon de baseball (pour l’orientation). Pat Delgado tomba dans le piège de leur dernière falsification lorsque « Today » lui demanda d’expertiser le cercle le plus récent.
 
Lorsque les deux « artistes » voulurent faire une démonstration de leur art devant les caméras du monde entier, ils n’improvisèrent que des cercles irréguliers dont les tiges étaient brisées et dont les bords n’étaient pas nets. Lorsque les 200 fermiers concernés portèrent plainte contre « Doug et Dave » pour trouble de l’ordre public et dégradation du bien d’autrui, les plaintes furent rejetées par le tribunal pour « insuffisance de preuves permettant d’établir la responsabilité ».
 
« Doug et Dave » étaient-ils vraiment deux escrocs et toute cette histoire un canular médiatique ? George Wingfield et Colin Andrews ont subodoré quelque chose d’autre. L’article paru dans « Today » était signé « copyright MBF services », « une simple agence de presse », selon la rédaction du journal. Mais il n’existe aucune agence de presse qui porte ce nom. Il n’existe que deux sociétés dans toute l’Angleterre qui utilisent ces initiales : une imprimerie de formulaire en Ecosse et un laboratoire ultrasecret travaillant pour le programme d’Initiative de Défense Stratégique dans le comté de Somerset. En outre, un journaliste américain de CBS avait reçu un avertissement d’un scientifique du gouvernement français de ne pas compromettre sa notoriété pour des cercles de blé, car le gouvernement anglais était sur le point d’engager deux artistes pour les présenter comme les créateurs des cercles de blé « afin de mettre un terme à tout ce fâcheux tintamarre ».
 
L’objectif a été atteint. Jusqu’à cette émission catastrophique sur TF1 le 13 décembre 2006 !
 
Après la retraite de « Doug et Dave », il y eut certes d’autres faussaires, parmi lesquels le photographe Robert Irving et l’Américain Jim Schnabel (de Washington D. C.), ce dernier ayant fait des études à Oxford financées par une fondation américaine. Ils firent tout leur possible pour faire croire qu’ils étaient les auteurs de tous les cercles. Mais lorsque des « céréalogistes » et un journal allemand organisèrent un « concours de faussaires de cercles de blé », ces concepteurs de faux pictogrammes s’illustrèrent surtout par leur médiocrité. Ils continuèrent cependant à alimenter le débat tout au long des années 1990 tandis que se poursuivait la recherche de preuves de l’existence d’un vrai phénomène… (1)
 
Voici également ce que précisent, à propos des « papys farceurs », Werner Anderhub et Hans Peter Roth (« Le Mystère des Crop Circles », éditions Véga, 2003) :
 
Dès 1983, le quotidien britannique « Daily Express » essaya de contrer son concurrent, le « Daily Mirror », en commandant un cercle près de Westbury (Wiltshire). Mais à en croire Doug Bower, on peut remonter encore plus loin dans l’histoire des « faussaires ». « Je me suis toujours intéressé aux ovnis et aux soucoupes volantes », a expliqué le retraité. Il prétend avoir dessiné un petit cercle en 1978 dans un champ de blé du comté de Hampshire, « pour imiter la trace d’une soucoupe volante ».
 
Bower et Chorley firent une démonstration pour la presse, et en l’espace d’une heure ils aplatirent au rouleau, sous l’œil des caméras, une figure en forme d’haltères. Colin Andrews a déclaré que l’on n’avait rien vu d’impressionnant. Mais cela avait suffi, malgré l’imperfection de la démonstration, à étouffer le débat public.
 
En 1992, le réalisateur de documentaires John Macnish demanda à Bower et Chorley de réaliser un pictogramme d’après un plan de son choix. On testa les réactions de ceux qui découvriraient le cercle. Lucy Pringle tomba dans le piège. Colin Andrews ne se prononça pas, Pat Delgado ne se rendit pas sur les lieux, et Jürgen Krönig reconnut un faux de Bower et Chorley. (2)
 
II. Autres faussaires :
 
Anderhub et Roth citent Janet Parr, une habitante âgée d’Alton Barnes, qui disait que les structures sont inexplicables, qu’il en apparaît plusieurs, parfois, en une même nuit, en très peu de temps. Aucun paysan n’aurait le temps de le faire, et les paysans ne s’amuseraient pas à gâcher leur propre récolte. Il faut, disait-elle, être vraiment borné pour ne pas croire qu’il s’agit d’un phénomène « surnaturel ».
 
Pour la fermière Polly Carson, cela ne fait pas non plus l’ombre d’un doute : les crop circles ne sont pas tous de main d’homme. Les Carson ont été soupçonnés d’avoir eux-mêmes fabriqué les figures de l’East Field, près d’Alton Barnes, ou d’en avoir confié le travail à des « faussaires », dans le but d’attirer les curieux dans les champs et de les faire payer. Polly Carson précise que leur couple ne saurait réaliser quelque chose d’aussi parfait, qu’ils ont déjà eu des « faux » dans leurs champs, mais qu’il était facile de détecter ceux-ci car ils étaient « pauvres » par rapport aux autres figures. Mais, ajouta-t-elle, ces faux « nous contrarient beaucoup ».
 
D’autres ont considéré que tous les cercles sont des « faux » (c’est-à-dire de création humaine) : John Tobin (qui les attribuait à des jeunes), le pilote de sport Steve Patterson… Des dizaines de figures réalisées de main d’homme sont attestées chaque été en Angleterre. Elles sont le fait, soit d’individus pris en flagrant délit lors de leurs tentatives nocturnes, soit d’expérimentateurs aux motivations différentes, les commanditaires de ces expériences pouvant être des chaînes de télévision, des journaux ou des firmes privées agissant à des fins publicitaires.
 
Des firmes privées ont payé des « équipes de faussaires » pour dessiner dans les céréales des logos ou des contours. C’est ainsi que dans le Warwickshire, les logos de deux groupes de musique pop ont été dessinés dans les blés, le 7 juillet 1995 et le 16 juillet 1997.
 
Pratiquement chaque année, à partir de 1990, des chaînes de télévision ou des journaux ont commandé de tels cercles.
 
Début mars 1998, Lundberg, Dickinson et Russel avaient été appelés en Nouvelle-Zélande par la chaîne de télévision NBC pour y dessiner une « fractale » dans une région isolée, à Winton. Ceci fut diffusé en mai 1998 aux Etats-Unis et au Canada. Mais l’émission ne montra pas que pour réaliser de nuit cette figure, on avait installé des grues et des projecteurs. Malheureusement pour la NBC, des habitants avaient observé cette activité et avaient transmis l’information. Les photos prises au sol de ce « faux » disparurent très vite d’Internet : elles faisaient apparaître un grand désordre d’épis brisés et pliés à l’intérieur du cercle.
 
La nuit du 26 juillet 1998, deux formations, réalisées pour le compte de la chaîne de télévision britannique BBC, ont été exécutées par l’équipe des « CircleMakers » (les « Faiseurs de Cercles ») et Doug Bower. L’équipe de John Lundberg fabriqua une « figure fractale », alors que Bower travailla à un grand cercle assez simple, entouré de trois « satellites » plus petits. Mais la nuit n’y a pas suffi, car les deux figures, dont la BBC avait filmé la « production » pendant la nuit à l’aide de caméras à infrarouge, ne furent achevées que le lendemain, en plein jour. Comble de malchance, les « faussaires » de la BBC furent pris « en flagrant délit » par deux chercheurs britanniques sur les OVNIs : Matthew Williams et Paul Daimon.
 
Les 5 et 6 août 1998, l’« équipe de faussaires » appelée les « CircleMakers » (après avoir abandonné le nom « Team Satan ») a réalisé une commande pour le compte du fabricant d’automobiles japonais Mitsubishi dans un champ d’East Field. Ayant obtenu l’autorisation du fermier, Tim Carson, ils purent travailler en plein jour sans être inquiétés. Mais ils mirent deux journées entières pour réaliser les contours d’une automobile Mitsubishi. Pendant la nuit du 5 au 6 août 1998, l’un des crop circles les plus complexes de la saison 1998 apparut à moins de deux kilomètres de là. John Lundberg, Geoff Gilbertson et Rod Dickinson, les trois équipiers des « CircleMakers », avaient-ils, dans leur élan, travaillé aussi la nuit pour fabriquer un « faux » bien plus sophistiqué ?
 
Dans la nuit du 28 au 29 juillet 1999, Lundberg, Dickinson et Russel, aidés de quatre autres personnes, exécutèrent une commande pour le quotidien anglais Daily Mail. Ils prétendirent avoir réalisé en cinq heures une formation d’une centaine de mètres de diamètre dans les blés. La preuve n’a jamais été fournie. A l’intérieur du cercle, les tiges avaient été aplaties au rouleau dans tous les sens, et l’ensemble ressemblait plutôt à un saccage. En un endroit mal fait, les « faussaires » avaient même essayé de redresser les tiges pliées. Samantha Taylor, la journaliste du Daily Mail, a cité des « croyants » stupéfaits et convaincus de l’« authenticité » de la figure, mais elle a ignoré d’autres réactions comme celle du spécialiste allemand Andreas Müller. Le cynisme d’un Daily Mail a néanmoins le mérite d’obliger les chercheurs sérieux à rester sur leurs gardes.
 
Une nuit de 1999, quinze personnes réalisèrent une formation sur l’île de Schouwen-Duiveland aux Pays-Bas. D’un diamètre de 200 mètres, cette œuvre (le projet « Fe-Male ») a eu pour initiateur Remko Delfgraauw.
 
Sponsorisés par la BBC et la chaîne de télévision japonaise Nippon, des chercheurs en crop circles ont organisé, en 1990, une action de surveillance nocturne, sous la direction de Colin Andrews. Pour cette opération « Blackbird », les chercheurs disposaient de caméras vidéos tournant pendant 24 heures, d’appareils photographiques à infrarouge, d’appareils de vision nocturne et de radars. Le projet devait durer trois semaines et commencer le 23 juillet 1990. Mais déjà deux jours après, Andrews parla à la télévision des « objets lumineux » captés par les appareils sensibles et d’une nouvelle formation apparue. Il ne se doutait pas qu’il était tombé dans le piège d’une supercherie bien organisée. Cette formation avait été réalisée dans le but de tourner complètement en ridicule les chercheurs en la matière. Colin Andrews, qui dut reconnaître qu’il avait été berné, fut évidemment ridiculisé. Un autre chercheur en crop circles, George Wingfield, cite l’armée britannique en lien avec cette supercherie. Il dit avoir appris d’une source sûre, « dans les hautes sphères de l’armée », que la supercherie de Bratton fut exécutée par l’armée sous les ordres du ministère de la Défense. Le ministère a peut-être voulu de cette manière enrayer un engouement croissant pour les crop circles… (3)
 
Michael Hesemann précise, à propos de ce canular, qu’on avait pu filmer d’étranges lumières dans le ciel et qu’au centre du cercle on avait trouvé un jeu d’horoscope et une croix en bois. Il s’avéra que les lumières provenaient de montgolfières du milliardaire excentrique de « Virgin », Richard Branson, qui assura n’avoir rien à voir dans tout cela. Voici la déclaration à la presse du caporal de l’armée de terre Darren Cummings : « Nous sommes ici pour prouver qu’ils (les cercles) ont été faits par des humains, les scientifiques voulant prouver le contraire. » Dix jours après, les caméras filmèrent un mouvement en spirale d’une quinzaine de secondes exactement à l’endroit où le lendemain matin on découvrit un vrai pictogramme. Il s’agissait d’une spirale en forme de point d’interrogation. Ce film n’a jamais été diffusé. Des rapports cyniques parurent dans les journaux à sensation et dans des reportages, et des personnes qui voulaient faire parler d’elles affirmèrent qu’elles avaient fabriqué ces cercles de blé. Pourtant, aucune d’elles ne put les reproduire, devant les caméras, de manière convaincante. (4)
 
Un concours de crop circles fut réalisé, dans la nuit du 11 au 12 juillet 1992, par le magazine allemand PM, le quotidien britannique The Guardian et The Cereologist de John Michell. Les douze équipes participantes devaient réaliser une même formation d’après un plan fourni, entre 22 heures et 4 heures. Le prix s’élevait à 3000 livres sterling. A ce concours participaient aussi Rob Irving, Pam Price et Jim Schnabel. Le réalisateur de documentaires John Macnish avait pour tâche de filmer les douze « faux » le lendemain matin depuis l’hélicoptère, avant que le jury ne choisisse le gagnant. L’équipe d’Adrien Dexter remporta le prix. Ils avaient travaillé avec divers instruments tels que tabourets et échelle de peintre. L’Américain Jim Schnabel, qui concourut en solitaire, fut deuxième.
 
Certains individus demandent l’autorisation aux fermiers de dessiner des figures dans leur champ et leur versent un dédommagement. C’était le cas, par exemple, de Joachim Koch et de Hans-Jürgen Kyborg. Ceux-ci ont dit ne pas mener leurs expériences dans le but de tromper ou falsifier. Durant l’été 1999, ils ont réalisé leur neuvième figure dans un champ de Woodborough Hill près d’Alton Barnes. Leur intention était d’entrer en contact avec « l’intelligence non-humaine » qui serait à l’origine des « vrais » crop circles ! Ils sont persuadés d’y être arrivés… Au début des années 1990, un groupe appelé « The United Bureau of Investigation » tenta d’entrer en communication avec cette intelligence inconnue, en créant également des figures dans les céréales.
 
Des « faussaires » ont en outre parlé des phénomènes énigmatiques auxquels ils ont été confrontés lorsqu’ils traçaient leurs cercles. Ainsi, le « faiseur de cercles » Julian Richardson et quelques collègues auraient observé, pendant leur travail, une boule de lumière orange. Cette lumière grosse comme un ballon de football restait immobile à environ quinze mètres au-dessus du sol. Au bout de cinq secondes la lumière pâlit, et environ cinq secondes après elle n’était plus qu’à dix mètres du sol, mais beaucoup plus pâle, après quoi elle disparut. Richardson se demanda s’ils avaient été témoins d’un phénomène naturel ou si les vrais faiseurs de cercles les avaient observés. (5)
 
Michael Hesemann note que les auteurs de faux crop circles s’étaient bien entraînés et étaient capables, à trois, de dessiner de jour dans un champ une rosace de quarante mètres de largeur en quatre heures devant les caméras. Mais qu’en était-il donc du scorpion de 200 mètres de longueur qui était apparu près de Devizes, directement au bord d’une nationale sur le champ d’un agriculteur pas très amical qui s’était mis à pourchasser les visiteurs avec ses chiens et son fusil de chasse ? Et du pictogramme géant au nord-ouest de Swindon, avec plus de 600 mètres de longueur et un anneau de presque 200 mètres de diamètre ?
 
Colin Andrews a dit avoir eu des informations provenant d’un jeune homme qui avait infiltré un groupe de mystificateurs (les concepteurs de faux pictogrammes). Ces derniers recevraient de fortes sommes d’argent pour leurs activités. Ce qui est sûr, c’est qu’ils parasitaient le vrai phénomène, décourageaient les chercheurs et détruisaient les résultats d’enquêtes scientifiques.
 
En 1994, environ 30 % des cercles de blé étaient le fait de bandes de faussaires. John Mac Nish, collaborateur de la BBC, publia à l’époque « Crop Circle Apocalypsis », un livre (une vidéo lui était associée) dans lequel l’auteur disait être convaincu du fait que Bower et Chorley (les « papys farceurs ») avaient pu être à l’origine du phénomène. Il rencontra Jim Schnabel. Celui-ci s’était lui-même identifié, lors d’une conversation téléphonique avec le chercheur Armen Victoria, comme l’exécuteur de mesures destinées à faire en sorte que les gens « ne prêtent plus attention » à ce phénomène. Mac Nish et Schnabel allèrent jusqu’à envoyer des montgolfières de couleur rouge/orangée et verte (munies de tubes fluorescents) dans le but de tromper les personnes à la recherche d’OVNIs, non sans un certain succès. Michael Hesemann note que ceci n’explique pas vraiment la vague d’OVNIs observés en 1993 au-dessus de Bristol, ni l’engin filmé au-dessus d’Alton Barnes, ou encore les boules lumineuses photographiées en plein jour à Wiltshire par deux étudiants allemands et le britannique Steven Alexander.
 
Schnabel est persuadé qu’il existe « un véritable phénomène », mais qu’il « est beaucoup plus rare qu’on le suppose ». Le « céréalogue » canadien Chat Deekten déclara que 60 % des pictogrammes de l’été 1994 sont apparus au cours de nuits pluvieuses, et l’on n’a pourtant trouvé aucune empreinte de pieds. Malgré la présence de dizaines de veilleurs répartis sur l’ensemble du domaine des cercles de blé, on n’a jamais réussi à surprendre, en flagrant délit, un « hoaxer » (mystificateur).
 
« Les hoaxers sont des vandales qui se rendent responsables de troubles de l’ordre public et de dégradation du bien d’autrui, détruisent des heures de dur labeur et trompent des centaines ou des milliers de personnes. Rendons hommage à l’esprit de tolérance britannique, mais l’on ne devrait précisément pas accepter que ces gens-là puissent se rendre avec leur air arrogant dans les pubs fréquentés par les céréalogistes, c’est-à-dire les chercheurs travaillant sur les cercles de blés, alors qu’il sont haïs de tous et savourent de surcroît l’attention qu’on leur porte. Il s’agit en fait de sociopathes, de criminels et de cyniques imposteurs. Et nous devrions nous en protéger ! » (Chat Deekten)
 
Durant l’été 1995, presque 70 % des cercles de blés ont résulté de falsifications. Evoquant la saison 1996, Chris Kenworthy précisa qu’un groupe de faussaires de cercles de blé essaya à trois reprises de faire des cercles dans le colza. Lors de la première tentative, ils ne parvinrent pas à coucher le colza qui était trop jeune et n’avait pas encore mûri. Il pleuvait et ils terminèrent la nuit couverts de boue, le matériel cassé. Lors de la deuxième tentative, ils prirent la fuite au moment où ils étaient en train de tracer un anneau car ils avaient entendu des voitures approcher. Ils réessayèrent une semaine après, mais le colza était si dense qu’ils ne parvinrent pas à pénétrer dans le champ. Lorsqu’ils y parvinrent, ils n’arrivèrent pas à tracer un cercle. Le leader de l’équipe expliqua qu’il était très inquiet et qu’il avait ressenti une énergie négative, quelque chose « qui venait de là-bas à l’extérieur », qui semblait vouloir stopper ses activités.
 
En 1998, la télévision britannique BBC fit faire en plein jour, près de Milk Hill, par un groupe de faussaires de cercles de blé, un travail de plusieurs heures pour tracer un pictogramme qui constituait le point d’attraction d’une émission qui avait pour but de donner (une fois de plus) le coup de grâce à ce sujet.
 
Le 29 juillet 1999, apparut en face du cercle de pierre d’Avebury un cercle de blé fait de 33 cercles verticaux, le motif ayant été réalisé par « l’équipe de Satan ». Ceci afin de répondre à la commande d’un journal à scandale, le Daily Mail. Le lendemain, on interviewa les gens (presque tous des néophytes) venus voir le pictogramme, afin de recueillir leurs impressions. Il s’agissait de « prouver » à quel point il est facile pour des faussaires de tromper le public, mais aucun chercheur expérimenté ne « tomba dans le panneau ». Et c’est bien le public que le journal à sensations réussit à tromper avec ses gros titres : « La nuit au cours de laquelle les OVNI n’ont finalement quand même pas atterri. » Mais la nuit même où « aucun OVNI n’a atterri » à Avebury, trois pictogrammes sont simultanément apparus près de la ville portuaire de Bristol, dont deux représentaient la Lune et le Soleil, ce qui devait être une allusion à l’éclipse solaire du 11 août.
 
En octobre 2000, un jeune chômeur de 29 ans, Matthew Williams, fut incarcéré par la police pour ses activités : il réalisait des cercles dans les champs de blés et fut jugé par un tribunal pour « délit de dégradation du bien d’autrui ». Des céréalogistes l’avaient surpris en flagrant délit alors qu’il était en train de mettre en place une étoile à sept branches dans le champ du fermier Michaël Maude, pour prouver qu’on pouvait fabriquer de fausses étoiles à sept branches. La tentative échoua : il était facile de déceler la supercherie. Le paysan demanda 500 euros de réparation et l’individu fut condamné à une amende sévère.
 
En 2000, Colin Andrews déclara que 80 % des cercles de blé étaient faux. Cette estimation était le résultat d’une enquête qu’Andrews avait effectuée, à la fin des années 1990, sur les champs magnétiques dans et autour des cercles dans les champs de blé. Cette étude fut réalisée à l’aide d’un magnétomètre. On a mis en évidence l’existence de champs magnétiques pour une poignée de motifs simples et complexes. On a mesuré un décalage de 3-5° dans le sens des aiguilles d’une montre. Le flux magnétique à l’origine de la formation des cercles produit un circuit électrique ayant un effet sur les plantes. (6)
 
 
 
III. Le rôle des médias :
 
Eltjo Haselhoff relève les partis pris et les informations imprécises diffusées par certains médias (presse, radio et télévision). Malgré leur manque de connaissances, certains journalistes n’hésitent pas à présenter des rumeurs, de vagues soupçons ou des opinions personnelles, comme des faits reconnus. L’impact de ces affirmations sur le public est énorme.
 
En 1996, après un bref documentaire sur les agroglyphes apparus aux Pays-Bas, le commentateur a déclaré qu’il semblerait qu’un agriculteur ait vu un hélicoptère tournant en cercle en pleine nuit au-dessus du champ, exactement à l’endroit où les nouveaux cercles ont été découverts le lendemain. Haselhoff note que la seule suggestion selon laquelle un hélicoptère pourrait produire quoi que ce soit qui puisse vaguement ressembler à un élément d’agroglyphe démontre que le commentateur n’en a jamais vu dans la réalité. Des gens n’ont alors pas manqué de dire : « Mais je croyais que le mystère avait été résolu. C’est en hélicoptère qu’on fait ces cercles dans les champs, non ? ». Des journalistes sont allés jusqu’à jeter le doute sur les titres universitaires d’Haselhoff.
 
Il fut un jour contacté par une chaîne de télévision périphérique pour collaborer à un documentaire sur les agroglyphes. Quelques jours après, il se retrouva au milieu d’une formation géante qui venait d’être découverte.
 
A la question : « Peut-il s’agir d’un phénomène naturel ? », il répondit : « C’est peu probable. Le motif est trop complexe et ne ressemble pas à ce que nous voyons dans la nature. »
 
A la question : « Est-ce qu’il a pu être fabriqué par des hommes ? », il répondit : « Bien sûr. »
 
Le reporter essaya d’amener Haselhoff à se prononcer en termes de tentatives de communications extraterrestres, Gaïa, la Mère Terre et autres explications métaphysiques. A la fin de l’interview, après avoir dû simuler, devant les caméras, l’examen d’une plante de blé, Haselhoff se vit confronté au « clou du spectacle » : trois jeunes gens se présentèrent comme les créateurs de l’agroglyphe, leur travail ayant été fait en collaboration avec le propriétaire du champ. Haselhoff avait appliqué sa règle, laquelle consiste à ne jamais se prononcer en public sur l’authenticité d’un agroglyphe, surtout dans ce cas-là, pour des raisons évidentes. Au lieu de s’effondrer comme l’avaient espéré les gens de la télévision, il s’est adressé aux trois jeunes gens en leur parlant de « beau boulot » et du fait qu’ils n’avaient pas dû beaucoup dormir cette nuit. Les trois complices disparurent sans dire au revoir.
 
Quelques mois après, le documentaire passa à la télévision.
 
« Au montage, ils avaient corrigé ce qu’ils estimaient être peu vendeur. Le dialogue original était devenu :
 
‘‘Est-ce qu’il a pu être fabriqué par des hommes ?
 
- C’est peu probable. Le motif est trop complexe...’’
 
Suivait une séquence où l’on voyait, de nuit, les trois jeunes mystificateurs écraser le blé en éclatant de rire. Lors de tels moments, on ne peut que sourire en pensant que l’on paie une redevance pour regarder la télévision… » (7)
 
Références :
 
1. Michael Hesemann, « Messages. L’Enigme des ‘‘Crop Circles’’ », éd. Trajectoire, 2003, p. 5-6, 27-29.
2. Werner Anderhub et Hans Peter Roth, « Le Mystère des Crop Circles », éd. Véga, 2003, p. 150-151, 153-154.
3. Ibid., p. 141-149, 151-152.
4. Michael Hesemann, op. cit., p. 25-26.
5. Werner Anderhub et Hans Peter Roth, op. cit., p. 145, 153-154.
6. Michael Hesemann, op. cit., p. 33-36, 52, 62, 76, 88, 110-111.
7. Eltjo Haselhoff, « Les Cercles dans les Blés et leurs Mystères », éd. Favre SA, 2002, p. 64-66.
_________________


Dernière édition par Mikerynos le Mer 1 Oct - 20:14 (2008); édité 3 fois
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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 16:42 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 16:42 (2008)    Sujet du message: Les Crop Circles... Répondre en citant


Comment distinguer les vrais crop circles des faux crop circles ?
 
Rappelons que par « faux » crop circles on désigne des formations réalisées de main d’homme. On peut ajouter à ceux-ci ceux qui sont susceptibles d’être produits par des militaires. Les « vrais » pictogrammes sont, par contre, ceux imputables à une intervention « non humaine ». Cette distinction est justifiée par le postulat suivant : il y a, à l’origine, un phénomène authentique d’origine « exogène », c’est-à-dire produit par une intelligence extérieure à notre planète, et ce, pour des motifs qui restent à définir. Ce postulat repose lui-même sur un certain nombre de caractéristiques liées à ces « vrais » crop circles. (Voir plus loin.)
 
Certains individus ont brouillé les pistes en réalisant des « copies » de ces formations géométriques dans des champs de céréales, les motifs de leur démarche de « démystification » étant variés. On peut ainsi distinguer plusieurs types de « faussaires » :
 
- Nous avons d’abord des individus qui sont persuadés, pour des raisons « rationnelles », qu’il n’y a là que des productions de plaisantins/mystificateurs. Ils veulent démontrer qu’ils peuvent en faire autant, afin d’établir le caractère purement humain du phénomène. Ceci se fait parfois, comme nous l’avons vu dans la première partie, avec l’appui de chaînes de télévision ou de journaux.
 
- Nous avons ensuite des individus associés à des services secrets ou à l’armée. Ces « services » payent certaines personnes (ce fut peut-être le cas pour les « papys farceurs ») pour produire des pictogrammes. Le but de cette manipulation peut être recherché à deux niveaux. Les tenants de l’hypothèse « militaire » peuvent invoquer, comme justificatif, la nécessité, pour ces services, de dissimuler au grand public l’usage d’une technologie « confidentielle » à l’origine de la réalisation des pictogrammes. Les tenants de l’hypothèse extraterrestre (de type 1/physique ou de type 2/multidimensionnelle) peuvent invoquer, bien sûr, la nécessité, pour ces mêmes « services », de discréditer l’origine réelle, extérieure à notre planète, des vrais crop circles. Notons, au passage, que ces deux niveaux d’interprétation ne s’excluent pas nécessairement. L’ufologue Christel Seval considère ainsi que si les vrais crop circles sont d’origine extraterrestre, d’autres pictogrammes sont le fait des militaires. Selon son hypothèse, baptisée ETAM (les extraterrestres accusent les militaires), des militaires produisent des phénomènes analogues… (1)
 
Les agissements de ces individus sont à l’origine des assertions irréfléchies de certains commentateurs comme le journaliste scientifique allemand Jan Teuber (1997) qui déclara que tous les motifs imprimés dans des champs de céréales se sont tous révélés être l’œuvre de plaisantins. (2)
 
Nous distinguerons donc deux types potentiels de « faux » agroglyphes :
 
• Les faux agroglyphes de type 1 incluent ceux qui sont réalisés avec des moyens plus ou moins rudimentaires (planches, piquets…). On range dans cette catégorie, bien sûr, les productions du type « papys farceurs ».
 
• Les faux agroglyphes de type 2 sont ceux qui sont peut-être imputables à des militaires (ou à des « services secrets »). Ceux-ci nécessitent, pour leur production, des moyens plus perfectionnés (moyens aéroportés, utilisation de faisceaux laser).
 
En 2006, les crops ont beaucoup tardé à apparaître en Angleterre. Le premier a été découvert le 10 juin, avec un retard d’un mois et demi par rapport aux années précédentes. Le phénomène s’est manifesté, par rapport au passé, à une échelle moindre.
 
Il y eut l’affaire du « suicide du gourou ». On lit, dans un article du Daily Telegraph du 5 août 2006, que le retard dans l’apparition des premiers crops 2006 est la conséquence du suicide de Paul Obee, l’un des principaux « faiseurs de cercles ». ‘‘Effondrés’’ par sa disparition, ses amis « artistes du paysage » ("land artists") n’auraient pas eu le cœur à l’ouvrage en début de saison. L’auteur, Anil Dawar, insinue que les motifs géométriques sont produits, la nuit, par des « landscape artists »… Paul Obee s’est donné la mort en inhalant les gaz d’échappement de sa voiture. Il avait auparavant posté à sa copine son journal intime, dans lequel il lui disait notamment qu’il voulait s’en aller afin de voir ce qu’il y avait de l’autre côté !
 
Jacques Garnier et Joël Mesnard distinguent quatre « mouvances de mauvais aloi » qui parasitent l’authentique phénomène (non imputable à une origine humaine), ce qui rend ce dernier pratiquement indiscernable dans le fatras des faux, eux-mêmes d’inspirations diverses. Ce parasitage du phénomène est le fait de quatre catégories possibles de faussaires :
 
- les « hoaxers » (farceurs ou mystificateurs),
- les « land artists »,
- les « services »,
- les opportunistes.
 
Les "hoaxers" sont les rationalistes militants qui déploient une énergie considérable dans le seul but de ridiculiser les « croyants » et peut-être de les amener à « ouvrir les yeux ».
 
Les « land artists » sont des mystiques du tag rural, « d’authentiques allumés du rouleau de jardinier ».
 
Des « services » ont œuvré, depuis des années, pour saborder la recherche sur les crop circles « et tempérer l’ardeur des chercheurs sincères ».
 
Les opportunistes. Enfin, un business est né du phénomène crop circles, et il ne fait guère de doute que certaines personnes, qui sont de simples opportunistes, ont intérêt à ce qu’apparaissent chaque année, en quantité suffisante, des crops circles esthétiquement remarquables. Il s’agit de faire venir, dans un but commercial, des visiteurs. (3)
 
Le problème central qui se pose est bien sûr celui-ci : comment peut-on différencier les « vrais » des « faux » ?
 
Commençons par établir le constat suivant : s’il est aisé (sous réserve d’une analyse des échantillons) de différencier les faux crop circles de type 1 et les vrais crop circles, il est plus difficile de différencier les faux crop circles de type 2 des « vrais » crop circles. Néanmoins, l’observation visuelle de la création d’un crop circle et l’observation de boules lumineuses ne sont pas compatibles avec l’hypothèse militaire... (Ces sujets sont abordés dans une autre page.)
 
Michael Hesemann note qu’il existe des caractéristiques infalsifiables, comme des anomalies radioactives (comme dans les cas de l’« avenue Labyrinthe », du « symbole de l’infini » et du « scorpion » de Wilford) ou un rayonnement extrêmement faible au bord du cercle de blé (jusqu’à 50 % en dessous de la normale) et beaucoup plus élevé au centre (jusqu’à 150 % de plus que la normale). Cela peut aussi être l’inverse : plus élevé sur le bord et plus faible au centre. Il y a en outre des traces de brûlé et des indices d’une forte augmentation de la température, comme dans le cas du « scorpion » de Wilford : déformation des graines, élargissement des nœuds cellulaires, dilatation et pliure des tiges.
 
Durant l’été 1995, on mesura, dans les vrais pictogrammes, des anomalies radioactives, par exemple dans les deux « systèmes solaires » de Telegraph Hill et Longwood Warren, ainsi que dans la spirale sur le chemin de Newbury.
 
On note :
- Des pannes de caméras et de téléphones portables placés dans les cercles.
- La réaction d’animaux, les chiens et oiseaux semblant vouloir plutôt éviter les cercles.
- Une nausée et des sensations de vertige chez les personnes pénétrant dans un cercle.
 
Lucy Pringle, du « Center for Crop Circles Studies », a conseillé aux gens qui se rendent régulièrement sur les cercles de blé de passer une visite médicale annuelle incluant une prise de sang. Deux physiologistes, Peter Staples et Isabel Maxwell-Cade, ont examiné des volontaires avant et après leur visite d’un cercle de blé, en utilisant l’EEG et l’étude de la résistance électrique cutanée. Cet examen a révélé une plus grande activité cérébrale de l’hémisphère droit après la présence dans les cercles de blé.
 
Le biochimiste et agronome américain W. C. Levengood (Université du Michigan) a publié, dans la revue spécialisée « Phisiologa Plantarum » (1992), une étude dans laquelle il évoque des changements génétiques et biochimiques au niveau des cercles de blé, en particulier la dilatation jusqu’à 100 % des nœuds sur les tiges. Il impute l’apparition des pictogrammes à des « tourbillons d’ions instables » qui dégagent de l’énergie dans le domaine des micro-ondes, déforment les tiges et les couchent en produisant une brève et intense augmentation de la température. Ces « tourbillons d’ions instables » ne peuvent être d’origine naturelle car les pictogrammes sont beaucoup trop complexes, trop artistiques, pour cela.
 
Vers la mi-juin 1996, une rosace de 25 mètres de diamètre apparut dans un champ d’orge, en Angleterre.
 
Dans la nuit du 17 juin 1996, apparut dans l’East Field, près d’Alton Barnes, un pictogramme de 216 mètres de longueur en forme de double hélice : une molécule d’ADN en forme de spirale, le constituant de base de tout matériel génétique et de toute vie. Le motif était composé de 12 cercles principaux et de 77 cercles plus petits qui serpentaient autour d’un axe central.
 
Tim et Polly Carson, les fermiers auxquels appartenait l’East Field, ont considéré que le pictogramme dans le champ d’orge était authentique. Les tiges d’orge mûrissantes étaient recouvertes d’une fine poussière poudreuse qui réagissait au moindre contact. Si quelqu’un était venu sur ce lieu, on aurait trouvé des empreintes de pieds, ce qui n’était pas le cas.
 
Des « céréalogistes », qui avaient monté la garde, ont pu filmer de mystérieuses lumières, sans pour autant constater de trace d’activité humaine. Des imposteurs auraient eu besoin d’au moins trois heures pour tracer les 89 cercles, soit à peine deux minutes par cercle. Trois « céréalogistes » présents sur les lieux dirent qu’à 5 heures du matin il n’y avait pas de pictogramme. Polly Carson, impressionnée, envoya un dessin à la Chambre des Communes en guise de réponse à la version officielle affirmant que les pictogrammes sont l’œuvre de plaisantins et de vents tourbillonnants.
 
Le chercheur en cercles de blé Paul Vigay a utilisé des appareils de mesure de radio fréquences et a constaté dans le pictogramme une fréquence de 1.500.000 MHZ, ce qui indique la présence d’une énergie bien précise qui ne fut pas constatée en dehors de la formation. Les mesures électrostatiques confirmèrent la présence d’une énergie inhabituelle.
 
Une semaine après l’apparition du pictogramme, un couple de visiteurs âgés se rendit sur les lieux. La femme souffrait d’arthrite et utilisait une canne pour marcher. Après avoir quitté le pictogramme, elle se sentit guérie. Elle expliqua ultérieurement qu’elle avait ressenti, au moment de pénétrer dans le cercle de blé, des picotements dans tout le corps.
 
A la fin des années 1990, Colin Andrews effectua une étude sur les champs magnétiques dans et autour des cercles dans les champs de blé. L’étude fut faite avec un magnétomètre sur des modèles simples et complexes. On a mis en évidence l’existence de champs magnétiques pour une poignée de motifs simples et de motifs géométriques. C’est le champ magnétique qui est à l’origine du modèle de blé. On a mesuré un décalage de 3-5° dans le sens des aiguilles d’une montre. Selon Andrews, le flux magnétique à l’origine de la formation des cercles produit un circuit électrique ayant un effet sur les plantes. (4)
 
Jacques Garnier et Joël Mesnard rappellent que les tiges des céréales couchées dans les agroglyphes présentent deux particularités remarquables : elles sont déviées (souvent de plus de 45°) au niveau du nœud apical (c’est-à-dire du nœud supérieur) et elles présentent souvent, sur les autres nœuds (gonflés et/ou allongés) des « cavités d’expulsion » que le docteur Levengood, du groupe BLT, explique par un échauffement brutal de la substance contenue dans les nœuds, échauffement conduisant à une dilatation très rapide, et par voie de conséquence à la perforation de l’enveloppe.
 
Selon les « debunkers », les tiges couchées mécaniquement, par les « faiseurs de cercles », ont leur partie supérieure (à partir du nœud apical) qui se relève spontanément, la plante cherchant à orienter son épi vers le soleil. C’est le phototropisme. Quant aux cavités d’expulsion, elles résulteraient de la surpression interne causée par l’écrasement. Il s’agit là, notent Garnier et Mesnard, de deux assertions fallacieuses. Il est aisé de constater que ni l’une ni l’autre ne résiste à l’expérience. Lorsqu’on aplatit mécaniquement quelques tiges de blé, aucun coude n’apparaît au niveau du nœud apical (ni sur les céréales couchées par le vent et la pluie). Et afin d’avoir quelque chance d’observer, par simple écrasement mécanique, des cavités d’expulsion, il doit falloir superposer plusieurs couches de rouleaux compresseurs !
 
L’ufologue britannique William Betts a visité le crop de West Overton, deux jours après l’apparition de ce dernier. W. Betts y est retourné dix jours plus tard. Les tiges n’avaient pas progressé dans leur supposé effort phototropique pour se tourner vers la lumière, « comme si elles avaient été figées dans leur état par l’énergie qui avait créé l’agroglyphe ». William Betts avait aussi constaté cela dans le crop de Windmill Hill, 24 heures seulement après sa création. Les tiges étaient trop fortement déviées pour que cela ait pu être, au bout d’une journée seulement, l’œuvre du phototropisme. (5)
 
Eltjo Haselhoff note que même si les formations les plus compliquées pourraient être des oeuvres humaines, il existe des caractéristiques qui n’ont pas été reproduites par l’Homme. La recherche scientifique a en effet mis en évidence des anomalies de germination et des anomalies cellulaires, des élongations complexes et bien structurées des nœuds des tiges de plantes céréalières, des nœuds ayant explosé, des marques de brûlures, ainsi qu’une radioactivité non naturelle. Tout cela ne s’explique pas par un aplatissement mécanique des plantes.
 
Si Colin Andrews a estimé à 80 % le nombre de crop circles d’origine humaine, Levengood a constaté, dans 90 % de ses expériences, des anomalies ne pouvant s’expliquer par un aplatissement mécanique.
 
Haselhoff note que le raisonnement des sceptiques commence avec la conclusion que les agroglyphes sont fabriqués à l’aide d’outils simples.
 
« A partir de là, ils contestent sans discernement tout argument qui pourrait indiquer le contraire. Les anomalies de germination sont le résultat d’une imagination débridée et de procédures inappropriées, les vidéos des boules lumineuses et les témoignages sont des mensonges, les mesures de la longueur des nœuds ont été manipulées. Comment se fait-il que les critiques ne se donnent jamais la peine de vérifier les résultats obtenus par les chercheurs et n’effectuent pas leurs propres expériences pour prouver le contraire ? Leurs activités se limitent généralement à la rédaction de courts articles. Busty Taylor, le chercheur britannique, les a un jour justement appelés ‘‘critiques en fauteuil’’. » (Eltjo Haselhoff)
 
Haselhoff a été traité d’« idiot chassant les petits hommes verts qui viennent dessiner des pictogrammes dans les champs ». Il note que ces gens considèrent que le chercheur en agroglyphes doit forcément être fou, et que s’ils ne trouvent aucune preuve pour étayer leur opinion, ils en fabriquent.
 
Afin de montrer que les agroglyphes ne constituent pas une simple mystification, Haselhoff énumère toute une série d’éléments non réductibles à cette dernière.
 
La rapidité d’apparition de certaines formations n’est pas compatible avec une origine due à de simples « hoaxers ». Ainsi, le 7 juillet 1996, apparut en plein jour, près des mégalithes de Stonehenge, une figure composée de 150 cercles, sur une largeur de plus de 115 mètres. Un ami de Busty Taylor, qui avait survolé Stonehenge sept fois, ce jour-là, avait constaté l’absence d’agroglyphe à 17 h 30. David Kingston, ex-pilote de la RAF, a précisé à Eltjo Haselhoff que trois témoins indépendants avaient été trouvés, ceux-ci ayant confirmé que la formation était apparue en une demi-heure environ, en plein jour. Un ouvrier de ferme a aussi confirmé l’absence de toute forme dans le champ pendant la journée, et un garde de sécurité à Stonehenge n’avait non plus rien remarqué.
 
Trois semaines après, le 29 juillet 1996, un agroglyphe encore plus spectaculaire est apparu près de Windmill Hill. Ce motif se composait de 194 cercles sur une largeur totale de près de 115 mètres.
 
L’hypothèse d’une plaisanterie humaine peut parfois être exclue pour diverses raisons, comme dans le cas du cercle d’arbres signalé par le chercheur tchèque Petr Novak en 1994. Sur un diamètre de dix mètres, des arbres adultes ont été pliés selon des angles atteignant 90°.
 
Au matin du 31 décembre 1996, on a découvert, au sud des Pays-Bas, un motif dans un champ gelé et enneigé depuis plusieurs jours. Il s’agissait d’un cercle de sept mètres de diamètre avec une croix en surimpression. On n’a observé aucune empreinte de pas menant à la formation ou s’éloignant d’elle.
 
En 1997 aux Pays-Bas, un motif est apparu dans une culture de carottes : une sorte d’ellipse irrégulière avec une croix en travers, plus une sorte de rectangle, connecté par un long sentier avec quelques courbes à angle droit. La terre était très meuble, de sorte qu’il était impossible de marcher sans laisser des traces de pas profondes et clairement visibles. Haselhoff a pu constater que l’on ne distinguait, à l’intérieur de la formation, aucune empreinte de pas, les plantes de carotte semblant intactes (en dépit du fait qu’elles étaient couchées contre terre, fanées, presque comme si elles avaient été cuisinées). Les plantes affectées faisaient un contraste saisissant avec celles qui les entouraient, toutes droites et d’une fraîche couleur verte.
 
Le plus curieux, c’était l’orientation des plantes couchées : dans une moitié du rectangle, les feuilles de carotte étaient inclinées dans une direction, dans l’autre moitié elles étaient penchées dans la direction opposée.
 
On a trouvé diverses marques de brûlures sur les plantes. En plusieurs endroits, l’extrémité des feuilles était brûlée jusqu’aux cendres, la feuille entière ayant parfois brûlé. Les tiges avaient été pliées et leur côté convexe était couvert de nombreuses bosselures minuscules qui semblaient être déshydratées. Aucune autre plante à l’extérieur de la formation ne portait ce genre de marques, et il est donc peu probable que l’effet ait été dû à une maladie ou à des insectes.
 
En 1998, on a signalé qu’à Butte (Montana), 60 hectares de pins avaient été complètement aplatis, et ce, alors qu’aucune tempête n’avait été signalée.
 
Il y a une caractéristique intéressante dans les « minicercles » qui entrent souvent dans la composition des motifs les plus complexes. Ces cercles, d’un diamètre de moins d’un mètre, peuvent laisser apparaître des tiges densément entrelacées (formant ainsi une espèce de tore), avec ou sans « touffe » permanente au centre. (6)
 
Enumérons divers éléments, dont certains ne cadrent pas avec l’attribution de l’ensemble des agroglyphes à de simples plaisantins/mystificateurs :
 
• L’énigme des mouches mortes.
• La découverte de substances.
• Les anomalies de germination.
• L’observation visuelle et sonore du phénomène.
• L’observation de boules de lumière.
• Des effets sur des appareils photo, des troubles du sommeil…
• Les études scientifiques.
 
1. L’énigme des mouches mortes :
 
Le 17 juillet 1998, la chercheuse hollandaise Janet Ossebaard a découvert de nombreuses mouches mortes collées sur les grains des épis de blé à l’intérieur d’un agroglyphe. Elle et d’autres chercheurs firent les mêmes observations dans plusieurs autres cercles créés dans les céréales.
 
Les insectes étaient collés aux épis, la langue contre les oreilles, les pattes et les ailes largement écartées, comme à la suite d’un spasme. On ne peut incriminer les pesticides car dans le cas contraire on aurait trouvé des mouches mortes, pas seulement dans les formations, mais partout dans le champ.
 
Certaines mouches avaient littéralement éclaté, ailes, pattes, têtes et fragments de corps ayant été dispersés sur les épis. D’autres mouches étaient cependant en parfait état, la plupart d’entre elles étant mortes. D’autres étaient collées aux épis comme les mortes, mais elles étaient toujours vivantes, assommées ou sévèrement choquées. Après avoir été libérées, ces dernières s’envolaient au bout de quelques minutes.
 
Janet Ossebaard a envoyé certains insectes morts à un expert au Musée d’histoire naturelle de Londres. Selon les premières présomptions, on considéra qu’un champignon (Entomophthora muscae) était responsable de la mort des insectes, mais un examen plus poussé a infirmé cette hypothèse. C’était un phénomène qui n’avait jamais été vu auparavant, et les experts n’ont pu donner d’explication satisfaisante. (7)
 
Néanmoins, il semble bien que le champignon suspecté, mentionné ci-dessus, soit à l’origine du « phénomène ». Voyez, à ce sujet, la page : "Les Crop Circles. La Critique de Patrick Gross".
 
2. La découverte de substances :
 
A de nombreuses reprises, on a découvert de mystérieuses substances dans les agroglyphes, comme des dépôts gélatineux ou pulvérulents sur les plantes et le sol.
 
En 1996, près de la ville de Zutphen (Pays-Bas), on a trouvé, sur les tiges aplaties de blé, de petits tas de poussière blanche au sommet des tiges couchées. Après analyse chimique par l’équipe de recherche de BLT (Etats-Unis) et par les laboratoires Philips aux Pays-Bas, cette poussière blanche a été identifiée comme du bioxyde de silicium très pur, c’est-à-dire du quartz. Sous le microscope, on découvrit que cette poussière se composait de sphères parfaites, d’un diamètre moyen de 0,05 millimètre. Certaines s’étaient amalgamées, ce qui montrait qu’elles s’étaient formées – ou qu’elles avaient été exposées – à de très hautes températures. Pourtant, quand le silicone fond, puis se refroidit, en principe c’est la forme amorphe (non cristalline) qui apparaît, une substance informe ressemblant à du verre que l’on peut trouver dans la nature lorsqu’un éclair frappe le sable. Pour expliquer que certaines de ces billes s’étaient amalgamées, on pourrait supposer qu’elles se sont formées par condensation du silicone à l’état gazeux, comme des gouttes d’eau à partir de la vapeur, mais il n’existe aucune explication satisfaisante de la manière dont ces billes de verre se sont formées.
 
On a trouvé d’autres dépôts pulvérulents dans les agroglyphes : de l’oxyde de magnésium et de la magnétite (minerai de fer magnétique). En 1995, William Levengood et John Burke ont publié un article décrivant des dépôts ferrifères sur les plantes couchées des agroglyphes. Depuis, ces chercheurs américains ont mesuré la concentration en magnétite dans le sol de nombreux agroglyphes dans le monde entier. La présence macroscopique de cette magnétite a été reconnue comme d’origine météorique. On a mesuré, dans des agroglyphes, des concentrations de 20 mg à 250 mg par gramme de sol, ce qui est plus de 600 fois la valeur normale (0,4 mg par gramme de sol). Ces découvertes indiquent peut-être la présence de champs magnétiques, autour des agroglyphes, qui attirent la poussière météorique. Elles indiqueraient aussi, ajoute Haselhoff, qu’ils sont d’une certaine manière à mettre en relation avec quelque chose dans l’atmosphère, ou qui proviendrait de l’atmosphère.
 
On a parfois observé un phénomène qui pourrait être lié à la présence de substances chimiques dans les agroglyphes. Il est arrivé que l’on puisse encore distinguer, « imprimé » dans les champs pendant une ou plusieurs années, le motif original de l’année d’apparition sous la forme d’un changement biologique affectant la culture. Prenons le cas d’une formation apparue, pendant l’été 1999, à Barbury Castle (Angleterre). Une photo prise un an après, en 2000, montre nettement la formation de 1999, en raison d’une croissance différente des plantes à l’intérieur et à l’extérieur de l’agroglyphe. C’est le chercheur hollandais Bert Janssen qui a photographié, en 2000, l’« ombre » de la formation originale. (8)
 
 3. Des anomalies de germination :
 
Un test de germination détermine, pour évaluer la qualité des graines, la vitesse de germination de celles-ci et le taux de croissance des jeunes plants. Les graines sont mises dans des conteneurs de germination spéciaux dans lesquels l’humidité, la lumière et la température sont soigneusement contrôlées. Lors de chaque essai, les graines provenant des agroglyphes sont comparées à des graines qui ont été récoltées en même temps dans le même champ, mais sur des épis debout, à bonne distance des formations.
 
Sur des milliers de tests, plus de 90 % ont révélé une anomalie biophysique. Dans le cas de la formation d’un agroglyphe dans une culture immature, les graines ne sont pas, la plupart du temps, développées. Ou alors la croissance a été sévèrement réduite. Mais si un agroglyphe apparaît dans une culture plus mûre, les graines y semblent « stimulées » et peuvent croître à un taux jusqu’à cinq fois supérieur à la moyenne. (9)
 
4. L’observation visuelle et sonore du phénomène :
 
Des personnes disent avoir été témoins de la formation d’un agroglyphe. Colin Andrews a mentionné environ 70 témoins oculaires.
 
Selon ces témoins, les végétaux sont aplatis par une sorte de colonne d’air. De la poussière, du sable et d’autres débris sont soulevés en un mouvement giratoire et retombent sur les cultures aplaties des agroglyphes, le tout en quelques secondes. George Meaden a observé plusieurs fois que des tiges déracinées étaient posées sur les tiges couchées, confirmant ainsi les déclarations des témoins. Il cite le témoignage d’un groupe de personnes qui ont observé la formation d’un agroglyphe :
 
« Soudain, l’herbe a commencé à se balancer devant nos yeux et s’est couchée en spirale dans le sens des aiguilles d’une montre, comme quand on ouvre un éventail de dame. »
 
Lucy Pringle a publié les déclarations de témoins oculaires, comme celle de Gary et Vivienne Tomlinson :
 
« Subitement, dans une violente rafale, le vent nous écarta du sentier et nous entraîna dans le champ de blé. C’était très effrayant. Quand nous avons baissé les yeux, nous avons vu qu’un cercle se formait autour de nous. Cela n’a duré que deux ou trois secondes. »
 
On a aussi des témoignages sur les bruits associés à la formation d’un agroglyphe. Ils ressembleraient parfois au bourdonnement que l’on entend à proximité des lignes électriques à haute tension. D’autres fois, ce serait un sifflement, plus ou moins aigu, comme sortant d’une flûte de pan. (10)
 
5. Les boules lumineuses :
 
Autour de minuit le 28 juin 1989, on a vu une grande boule de lumière orange qui descendait sur un champ de blé en Angleterre. Le témoin a vu les plantes s’aplatir au moment où la boule a touché la terre, avant de disparaître après un seul rebond quelques secondes plus tard. Le matin suivant, un cercle de blé aplati a été découvert au même endroit.
 
Alors qu’il était présent dans un champ une nuit de 1992, l’Anglais Julian Richardson vit une lumière à environ cent mètres. Il a alerté ses collègues, et tous ont contemplé cette lumière orange de la taille d’un ballon de football, qui restait immobile à une quinzaine de mètres au-dessus du sol. Environ cinq secondes après, la lumière commença à descendre lentement. Cinq secondes après, elle était descendue d’environ trois mètres et était devenue invisible.
 
On dispose d’enregistrements vidéo de ces « boules », réalisés notamment par les chercheurs hollandais Foeke Kootje et Bert Janssen, l’Allemand von Dürckheim et l’Anglais Steve Alexander. Le 26 juillet 1990, ce dernier filma pendant quinze minutes un objet léger anormal flottant au-dessus d’un champ près de Stanton St. Bernard, en Angleterre. A l’arrière-plan, on peut voir, assis sur un tracteur, un agriculteur qui observait aussi la boule de lumière, et qui fut identifié quelques jours plus tard.
 
En 1996, Eltjo Haselhoff a recueilli le témoignage d’un garçon de 16 ans, Robbert van den Broeke, qui lui a raconté comment il avait plusieurs fois assisté à la formation d’un agroglyphe. Le garçon a mentionné l’air tremblant et des crépitements, « comme si vous enlevez votre pull-over par-dessus la tête », ou, à une autre occasion, « comme si vous jetez des frites gelées dans l’huile bouillante ». La création d’un agroglyphe se fait par une ou plusieurs boules de lumière qui tournent très rapidement au-dessus des cultures, « de sorte que ça ressemble presque à un disque fluorescent ». Les boules étaient parfois de couleur blanc bleuâtre ou blanc rosâtre, d’autres fois elles tiraient plus sur l’orangé. Ceci pourrait être une indication de variation de température, l’air tremblant autour des boules pouvant être la conséquence d’une chaleur intense. Dès que le motif est formé dans le champ, le témoin dit que les boules de lumière s’estompent et disparaissent très vite, « comme quand vous éteignez la télévision ».
 
En 1998, Nancy Talbott (le « T » du groupe de recherche américain « BLT ») s’est rendue aux Pays-Bas. Elle a visité la partie occidentale de la province du Nord-Brabant, où chaque année de nombreux agroglyphes étaient créés, souvent accompagnés de phénomènes lumineux anormaux. A l’occasion d’une surveillance de nuit, elle eut la chance de voir, avec quatre autres personnes, ces lumières étranges.
 
« Une sensation physique très forte précéda l’arrivée des lumières, comme un picotement qui montait le long de mon corps vers ma tête, atteignant des niveaux relativement intenses au moment où je le sentis dans ma nuque (…), avant de cesser brusquement quand les lumières se manifestèrent… »
 
Il y avait beaucoup de lumières. Certaines boules étaient immobiles en l’air, d’autres ressemblaient à des gouttelettes, à des ampoules de flash. D’énormes gouttes tombaient et heurtaient le plancher du patio, toutes dirigées directement contre les fenêtres derrière lesquelles les parents et Nancy Talbott étaient assis. Ceci dura peut-être trente secondes, avant de s’arrêter. Il se passa trente à soixante secondes avant que le picotement ne recommence et monte lentement le long du corps des témoins. A la hauteur de la nuque, ce picotement atteignit un niveau d’intensité presque inconfortable. Il s’arrêtait, puis le jeu de lumières recommençait. Le phénomène s’est produit cinq à sept fois pendant environ onze minutes, dès 2 heures du matin.
 
Eltjo Haselhoff, qui a conduit dans cette région une petite enquête, l’année précédente, a recueilli un témoignage : des boules lumineuses ont heurté les bardeaux d’une maison à une hauteur d’environ quatre mètres, laissant des marques de brûlures sur le bois peint. Un petit nichoir à oiseaux accroché sur le mur de devant avait aussi été touché. Son toit de métal présentait des marques de brûlures rondes, d’un diamètre d’environ un centimètre. Le fait que ces marques étaient concentrées le long des bords aigus du toit pourrait indiquer que ces boules lumineuses possèdent un caractère électromagnétique.
 
En plus des témoignages oculaires, il y a parfois des indications circonstancielles montrant que les boules de lumière pourraient être en relation avec la formation d’agroglyphes. Eltjo Haselhoff a plusieurs fois observé une trace étroite de végétation aplanie entre la formation et le bord du champ. Il y avait parfois deux de ces traces, l’une dans laquelle la végétation penchée était dirigée vers l’agroglyphe, l’autre où elle était orientée dans la direction opposée, comme si une petite « chose » s’était déplacée du bord du champ jusqu’à la formation, puis en était revenue, inclinant les tiges sur son chemin. En général, ces traces mesuraient quelques centimètres de largeur, et elles étaient donc bien plus étroites qu’un pied humain. A l’intérieur des traces, la végétation était proprement et précisément aplanie, comme dans l’agroglyphe lui-même, contrairement aux traces que laissent les gens et les animaux.
 
En été 1998, on a trouvé une trace semblable près d’un cercle dans l’herbe, près du village de Hoeven, aux Pays-Bas. La trace sortait de l’agroglyphe pour aller directement dans un petit canal adjacent. Les extrémités des herbes qui formaient la trace étaient pliées et déshydratées, observation qui n’est pas rare à l’intérieur des agroglyphes. Les tiges n’étaient pas pliées au ras du sol, mais à mi-hauteur, de sorte que la trace se trouvait à environ vingt centimètres au-dessus du sol. Cette particularité excluait l’origine humaine ou animale de la trace. Cette dernière était peut-être la marque laissée par une boule de lumière s’éloignant de l’agroglyphe.
 
Dans la nuit du 7 juin 1999, un jeune Hollandais a observé une petite boule lumineuse dans le ciel, qui ressemblait à une étoile brillante au-dessus du champ derrière sa maison. Elle se mit à bouger. De couleur rose très pâle, presque blanche, cette lumière prit une forme elliptique et apparut comme suspendue dans l’air à une hauteur d’environ trois mètres, irradiant en direction du sol. L’air alentour était comme tremblant, comme s’il était chaud. La lumière diminua ensuite avant de disparaître. Le garçon se précipita dans le champ et vit un cercle de blé couché. Il dit avoir remarqué que les blés, le sol et l’air ambiant étaient chauds. Moins d’une semaine après, une seconde formation apparut près de la première. Cette fois, un bref éclair de lumière fut observé au-dessus du champ, comme lorsque l’on prend une photo au flash. La lumière, d’un blanc intense avec une très légère teinte bleuâtre, semblait provenir d’une source unique qui flashait en direction du sol. On a également découvert un cercle de blé aplati qui dégageait, lui aussi, une certaine chaleur.
 
On peut émettre l’hypothèse suivante. Les boules lumineuses émettent une combinaison de radiations infrarouges et de radiations ionisantes (de longueur d’onde beaucoup plus courte). Les radiations infrarouges chaufferaient les tiges, provoquant l’allongement des nœuds, alors que les radiations à onde courte changeraient la composition chimique et la structure moléculaire des grains dans les épis, provoquant ainsi les problèmes de germination. Cette hypothèse n’explique pas pour autant d’où proviennent les boules lumineuses, ni comment elles sont créées, ni le mécanisme précis des anomalies de germination. (11)
 
 6. Effets divers :
 
On a fréquemment rapporté que des appareils photo ont cessé de fonctionner dans les agroglyphes.
 
Un jour, Eltjo Haselhoff a constaté que ses enregistrements vidéo d’un agroglyphe ont été perturbés. Au même endroit, son Minolta 7000i n’a produit que des photos surexposées, et uniquement à l’intérieur de la formation. Les photos prises à l’extérieur de l’agroglyphe étaient correctement exposées. L’appareil n’a ensuite pas eu de problème de fonctionnement pendant deux ans, jusqu’à la photographie d’une autre formation. Le moteur d’avancement du film s’était alors bloqué. Depuis, Haselhoff n’a pas rencontré d’autre problème, à l’exclusion de la présence, en plusieurs occasions, d’étranges points noirs sur les photographies d’agroglyphes, en particulier sur les films infrarouges.
 
La montre (de haute qualité) d’Haselhoff a retardé d’un quart d’heure ou plus certains jours où il travaillait dans des agroglyphes.
 
Il a, après les visites d’agroglyphes, des troubles du sommeil. Il lui est arrivé de ne pas fermer l’œil jusqu’au matin et de se lever en plein forme, alors que d’autres fois il était si fatigué quand il rentrait qu’il s’endormait sur le divan avant de dîner. L’autosuggestion n’explique pas ce qu’il a vu une fois : tous les passagers d’un bus se sont endormis quelques minutes à peine après être sortis d’un agroglyphe qui venait d’être découvert.
 
En 1997, Haselhoff avait pris dans un agroglyphe près de Melick, aux Pays-Bas, des échantillons pour des essais de germination : une quinzaine de bouquets d’environ vingt plantes chacun. Il avait aussi récolté des échantillons de contrôle dans le même champ, à bonne distance de la formation. Quelques semaines plus tard, il s’aperçut que presque tous les grains des épis de contrôle avaient disparu. Il se rendit compte qu’une souris avait trié les épis pour ne manger que les grains de contrôle ! Pas un seul grain provenant de l’intérieur de l’agroglyphe n’avait été touché.
 
Cet incident rappela à Haselhoff une expérience menée en Angleterre au début des années 1990. Des grains pris dans un agroglyphe, ainsi que la même quantité de grains ramassés ailleurs dans le même champ, furent utilisés dans la fabrication de deux pains, en même temps et exactement de la même façon. Le pain fait avec les grains de blé ordinaires avait un goût excellent, mais l’autre laissait un arrière-goût désagréable. Comme le sens olfactif d’une souris est plus développé que le nôtre, il n’est pas étonnant qu’elle ait dédaigné les grains de l’agroglyphe… (12)
 
Références :
 
1. Christel Seval, « Le Plan pour Sauver la Terre », JMG Editions, 2005, chapitre 3.
2. Werner Anderhub et Hans Peter Roth, "Le Mystère des Crop Circles", éd. Véga, 2003, p. 167.
3. Jacques Garnier et Joël Mesnard, « Lumières dans la Nuit », n° 383, daté de novembre 2006, p. 15-16.
4. Michael Hesemann, "Messages. L'Enigme des ''Crop Circles", éd. Trajectoire, 2003, p. 34, 52-53, 58-60, 111.
5. J. Garnier et J. Mesnard, op. cit., p. 16-18.
6. Eltjo Haselhoff, « Les Cercles dans les Blés et leurs Mystères », éd. Favre SA, 2002, p. 48, 52, 143, 14-20.
7. Ibid., p. 20, 22.
8. Ibid., p. 22-24.
9. Ibid., p. 24.
10. Ibid., p. 26, 28.
11. Ibid., p.28, 30-32, 90-91, 135.
12. Ibid., p. 34, 36.
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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 16:53 (2008)    Sujet du message: Les Crop Circles... Répondre en citant


Les études scientifiques :
 
Les rationalistes ne manquent pas de citer l’étude du groupe français VECA, réalisée au début des années 1990 en Angleterre. La conclusion de ce groupe, ce dernier ayant attribué les pictogrammes à des « land artists », a été publiée notamment, à l’époque, dans la revue « Science et Vie ». Depuis, cette étude fait office de référence chez les rationalistes réductionnistes de toute tendance, y compris, bien sûr, chez les « ufologues sceptiques ».
 
Dans une émission de « Les Aventuriers de l’Etrange » (Sud Radio), datée du 10 mars 2007, l’un de ces derniers, Jacques Scornaux, s’est ainsi appuyé sur cette étude pour décréter que les pictogrammes sont l’œuvre de « land artists ». Il a ajouté que le Britannique Nick Pope, qui venait de faire une conférence aux « Repas Ufologiques Parisiens », le 6 mars 2007, était de cet avis. Ceci m’a surpris car je venais de lire, ce jour-là, dans le livre de Colin Andrews et Stephen Spignesi acheté ce même jour, que Nick Pope a dit à Colin Andrews qu’il croyait en l’existence d’un véritable phénomène des crop circles, « et que, comme dans 5% des rapports communiqués à son département concernant les OVNIs, et que l’on croit être d’ordre extraterrestre, un pourcentage similaire peut probablement être attribué aux véritables cercles ». Andrews eut plusieurs réunions avec Pope au cours de son office. (Voir : « Crop Circles », éditions Exclusif, 2007, p. 220.) Sur son site Web, Nick Pope écrit que bien qu’il soit convaincu de l’origine humaine de la plupart des crop circles, il ne rejette pas totalement d’autres possibilités « exotiques ». Le jour de l’émission, j’ai téléphoné au standard de Sud Radio pour expliquer que je n’étais pas d’accord avec Jacques Scornaux. J’ai notamment mentionné le livre de Colin Andrews et Stephen Spignesi (que je m’étais procuré ce jour-là !). On a relevé notamment mon numéro de téléphone, mais on ne m’a pas rappelé…
 
Comme Jacques Scornaux, Patrick Gross explique les crop circles par l’œuvre d’artistes du paysage, une thèse qu’il a présentée comme étant l’explication du phénomène, non seulement dans « Les Aventuriers de l’Etrange », le 19 août 2006 sur Sud Radio, mais aussi sur son propre site Web. (Voyez, pour la critique des arguments de cet ufologue, le texte : « Les Crop Circles. La critique de Patrick Gross ».) C’est cette allégation qui a été reprise par Louis Benhedi, l’animateur de cette émission, lorsqu’il a reçu à nouveau Patrick Gross lors d’une soirée consacrée au recueil de témoignages d’OVNIs. Lors de cette émission, datée du 14 avril 2007, Benhedi a déclaré que les crop circles étaient essentiellement l’œuvre d’artistes du paysage et qu’ils n’avaient donc rien à voir avec l’ufologie. C'est une conclusion qui ne cadre pas avec la réalité, comme le montre notamment l'observation de boules lumineuses associées à la formation d'agroglyphes...
 
On a pu entendre, le 9 juin 2007, un « son de cloche » un peu différent dans une autre émission de « Les Aventuriers de l’Etrange », et ce, grâce à l’intervenant du jour : l’ufologue Christian Comtesse. Ce dernier a reconnu que la plupart des crop circles sont d’origine humaine, mais que certains d’entre eux posaient néanmoins « problème ». S’il a pu montrer que le crop circle qui était apparu quelques jours auparavant en France n’était qu’un canular, il a aussi évoqué quelques caractéristiques observées sur certains crop circles, caractéristiques qui ne cadrent pas, selon lui, avec une simple origine humaine, notamment l’existence, dans certains crop circles, d’une radioactivité plus importante que la normale. Il a aussi pu comparer la croissance des plantes dans son champ en utilisant trois variétés de plantes : celles trouvées à l’intérieur d’un crop circle que l’on pouvait suspecter être « authentique », celles prises à l’extérieur de celui-ci, et celles de son propre champ. Il a constaté, dit-il, une croissance supérieure de 30% sur les plantes extraites de l’intérieur du crop circle… Il faudrait pouvoir refaire ce type d’étude avec des spécialistes confirmés, ce qui demanderait évidemment des moyens financiers importants.
 
Diverses études semblent néanmoins avoir montré que le phénomène ne se réduit pas uniquement à des figures produites par des « artistes » humains. Evoquons ces travaux. Je donne, ici, les arguments des « pro » crop circles, ceux qui soutiennent que tous les crop circles ne sont pas dus à des artistes du paysage. L’argumentation des « anti », ceux qui affirment que tous les crop circles sont réalisés par des humains, est développée dans le texte : "Les Crop Circles. La critique de Patrick Gross".
 
 a) Gerald S. Hawkins et Bert Janssen :
 
Gerald S. Hawkins, ex-président du département d’astronomie de l’Université de Boston, a analysé toutes les formations décrites et illustrées dans « Circular Evidence », l’ouvrage publié en 1989 par Pat Delgado et Colin Andrews. Ce livre présente une vue d’ensemble complète des agroglyphes apparus en Angleterre entre 1978 et 1988.
 
A cette époque, les motifs avaient encore des formes simples : cercles isolés, cercles multiples, et cercles entourés d’anneaux concentriques. Les proportions des diamètres et des aires de ces formations furent calculées. Vingt-cinq pictogrammes furent pris en compte, et Hawkins découvrit que les rapports obtenus révélaient une forte correspondance avec les touches blanches d’un piano.
 
Les touches blanches d’un piano peuvent être apparentées aux nombres 0, 2, 4, 5, 7, 9, 11 et 12, alors que les touches noires peuvent être représentées par les nombres 1, 3, 6, 8 et 10.
 
Les rapports géométriques découverts correspondaient tous à des nombres entiers. Or, des cercles de dimensions arbitraires donneraient le plus souvent des nombres fractionnaires.
 
Le fait que chacun des nombres dérivés corresponde à une touche blanche d’un piano, et jamais à une touche noire, est très surprenant, la probabilité que cette situation ne soit qu’une coïncidence étant de 1 sur 400 000.
 
Les proportions des fréquences acoustiques correspondant à une gamme musicale sont telles que la combinaison de sons qui en résulte est plaisante à l’oreille, toute déviation par rapport à la hauteur d’un des sons étant immédiatement entendue comme une « fausse note ». On pourrait donc croire que les rapports diatoniques déterminés par Hawkins constituent un « prérequis » pour une harmonie géométrique en relation avec la perception humaine du son.
 
L’Anglais Paul Vigay a transformé à l’aide d’un programme informatique les motifs géométriques en sons. Pendant un symposium qui s’est tenu en 1998 à Glastonbury (Angleterre), Vigay a joué quelques mélodies produites par son programme d’ordinateur. On notera que le même programme informatique ne produisait rien de pareillement agréable à partir d’agroglyphes dont on était sûr qu’ils avaient été fabriqués par des hommes. On ne peut cependant pas évaluer la valeur des découvertes de Vigay tant qu’on ne connaît pas l’algorithme qu’il a utilisé.
 
En 1996, Hawkins écrivit, dans Science News, que ses découvertes sur les rapports diatoniques étaient à mettre en relation avec quatre théorèmes qu’il avait formulés. Ces théorèmes pouvaient être représentés graphiquement en faisant tenir trois droites, un triangle équilatéral, un carré et un hexagone régulier entre les éléments séparés des pictogrammes.
 
Le premier théorème décrit la position relative des trois cercles, et les trois autres décrivent les proportions des cercles et des anneaux qui les entourent. Hawkins avait découvert que, entre un cercle central et un anneau qui l’entoure, on pouvait souvent placer exactement un triangle (théorème 2), un carré (théorème 3) ou un hexagone régulier (théorème 4).
 
Hawkins avait en plus défini un cinquième théorème général, à partir duquel les quatre autres pouvaient être dérivés. Les quatre premiers théorèmes étaient donc des cas particuliers du cinquième. Hawkins n’a pas publié ce cinquième théorème, choisissant de mettre plutôt les lecteurs de Science News et de Mathematic Teacher au défi de le dériver eux-mêmes des quatre premiers. Il n’y eut aucune réponse correcte jusqu’à ce que, en été 1996, apparût une formation qui se trouvait être une représentation exacte du cinquième théorème de Hawkins. C’était, note Haselhoff, comme si seuls les créateurs « anonymes » d’agroglyphes savaient répondre correctement au défi lancé par Hawkins.
 
Eltjo Haselhoff mentionne l’agroglyphe apparu en 1998 dans un champ de blé en Hollande. Une première analyse fut faite par Nancy Polet et Roeland Beljon. Cet agroglyphe comportait six triples tangentes, c’est-à-dire six droites dont chacune touchait les bords de trois éléments circulaires. Ce pictogramme semblait presque être un dérivé avancé du premier théorème de Hawkins. La position des éléments est en relation avec les traces laissées dans le champ par le tracteur quand l’agriculteur effectue ses traitements. La position des éléments les uns par rapport aux autres a été choisie soigneusement, de manière à obtenir six triples tangentes. De plus, la position et la taille du motif dans son entier ont été soigneusement déterminées par rapport aux traces du tracteur. En outre, l’analyse des quatre éléments de base (deux cercles, un anneau et un cercle avec un anneau concentrique) montre que les règles de Hawkins sont aussi respectées.
 
L’agroglyphe créé selon des règles si précises ne peut avoir été fait par les deux jeunes gens qui, selon le journal local, déclarèrent avoir spontanément décidé de faire deux ou trois cercles pour s’amuser alors qu’ils longeaient par hasard le champ de blé. Cette formation n’aurait pu être créée sans une préparation soignée et des méthodes de travail très précises.
 
De nombreuses formations peuvent être inscrites dans un pentagramme (étoile à cinq branches), lui-même s’inscrivant dans un cercle tangent à deux traces de tracteur. Prenons le cas des cercles apparus en été 1997 près du village de Melick, en Hollande, l’agroglyphe étant composé d’un petit cercle et de trois anneaux concentriques. Le motif mesurait environ 50 mètres de diamètre.
 
On peut dessiner un triangle équilatéral dans la surface entre le cercle et le premier anneau (deuxième théorème de Hawkins).
 
On peut dessiner un carré dans la surface entre le premier et le deuxième anneau (troisième théorème de Hawkins).
 
On peut dessiner un pentagone régulier entre le deuxième et le troisième anneau.
 
Le pentagone pouvait en outre contenir un pentagramme reliant le bord intérieur du premier anneau au bord intérieur du troisième anneau.
 
Pour satisfaire aux conditions 1 à 4, il ne suffit pas que chaque anneau ait le diamètre requis par rapport au cercle intérieur et aux autres anneaux, mais il faut aussi que l’épaisseur des anneaux soit précisément calculée. Pour déterminer ces largeurs au stade de la conception de la figure, il faut résoudre un ensemble d’équations à plusieurs variables, ce qui représente, note Haselhoff, un problème mathématique que peu de personnes sont capables de résoudre.
 
Haselhoff a pu dessiner un autre pentagramme, lequel reliait le cercle central au bord extérieur du premier anneau, ainsi qu’un hexagone tangent au bord extérieur du troisième anneau. Cela signifiait qu’une géométrie triple, quadruple, quintuple et sextuple, dans cet ordre croissant, était cachée entre le cercle et ses trois anneaux concentriques. Si l’on compare les valeurs mesurées dans le champ avec les valeurs théoriques nécessaires pour obtenir toutes les figures géométriques découvertes, on s’aperçoit que les six valeurs calculées correspondent aux valeurs mesurées. Selon le calcul des probabilités, il y aurait une chance sur 46 millions que cela soit dû au hasard. (1)
 
Le chercheur hollandais Bert Janssen a poursuivi avec succès le travail de Hawkins sur la géométrie des agroglyphes. Le 9 juillet 1998, un agroglyphe est apparu sur la commune d’Alton Barnes, en Angleterre. Bert Janssen a montré que le contour de celui-ci pouvait se construire à partir d’une combinaison d’heptagones concentriques et d’« heptagrammes » (étoiles à sept branches). On peut remarquer deux fins anneaux brillants concentriques, situés près du bord. Janssen a découvert que ces deux cercles sont nécessaires pour mettre les autres lignes de construction à l’échelle et assurer des proportions correctes. Ces lignes de construction ont été mises à jour sous la forme d’étroites lignes de plantes aplaties, sous la végétation couchée de la formation.
 
Janssen a découvert des lignes de construction similaires dans plusieurs autres formations. (2)
 
 b) L’allongement des nœuds :
 
C’est dans un article publié en 1994 que le biophysicien William C. Levengood a évoqué l’existence de nœuds enflés (ou pulvinii) sur des plantes de céréales dans un agroglyphe.
 
Selon Levengood, le gonflement constaté pourrait être la conséquence d’un effet de chaleur, peut-être causé par une radiation de micro-ondes, qui provoque l’expansion du liquide contenu dans les cellules de la plante, dans un processus similaire à celui du mercure dans un thermomètre. Levengood a avancé l’hypothèse que cette supposée radiation de micro-ondes pourrait être rattachée à des énergies plasma créées d’une manière ou d’une autre dans l’atmosphère. Il a signalé un rapport entre la longueur des nœuds et la distance au centre géométrique de la formation, des variations qu’il attribue au caractère électromagnétique de la source de radiations.
 
Dans la nuit du 7 juin 1999, un jeune Hollandais observa une boule de lumière et vit, après s’être précipité dans le champ, un cercle de blé couché. Moins d’une semaine après, une seconde formation apparut non loin de la première, un bref éclair de lumière ayant été observé au-dessus du champ.
 
Eltjo Haselhoff, immédiatement informé, procéda à un échantillonnage complet des deux formations et conduisit quelques expériences simples sur le matériel récolté. Dans les deux cercles de neuf mètres de diamètre, il a pris vingt-sept échantillons d’une vingtaine de plantes chacun, le but étant de mesurer la longueur moyenne des nœuds de chaque échantillon et de la comparer avec des plantes de contrôle récoltées loin des agroglyphes, dans le blé resté droit.
 
Plus de 1500 plantes furent récoltées, mises en bouquets et étiquetées. Après un séchage naturel, on a procédé aux mesures. Pour mesurer précisément 1500 nœuds de quelques millimètres, Haselhoff a écrit un programme informatique. Il a fixé les tiges à l’aide d’épingles métalliques et il a pris une photo numérique. Le programme mesurait alors les nœuds avec une précision d’un dixième de millimètre.
 
Les nœuds des paquets de plantes servant au contrôle mesurent environ deux millmètres, ce qui est une taille normale pour cette variété de blé à ce stade de son développement. Par contre, la longueur moyenne des nœuds mesurée sur les échantillons pris à l’intérieur du cercle de blé couché est différente. Au centre (échantillon a4), elle atteint 4,28 mm, soit plus de deux fois celle des plantes de contrôle.
 
Le mécanisme naturel qui permet d’expliquer une augmentation de la taille du nœud est connu sous le nom de « gravitropisme », lequel résulte de l’effet qui permet à une plante de se redresser après avoir été inclinée. Dans un tel cas, cependant, le taux d’allongement des nœuds est de 10 à 20 % par semaine. Les quelque 200 % d’allongement mesurés au centre de la formation constituent donc un phénomène remarquable.
 
On voit, sur les graphiques, que la longueur des barres jaunes croît du bord gauche de la formation jusqu’au centre, puis décroît du centre au bord droit, dans une progression presque parfaitement symétrique.
 
« Si l’on suppose que le cercle est l’œuvre de mystificateurs utilisant une planche et une corde - comme beaucoup prétendent le faire -, comment expliquer d’une part l’allongement hors normes des nœuds et, d’autre part, les différences dans l’allongement en fonction de la distance au centre de la formation ? En effet, dans ce cas, toutes les tiges auraient subi le même traitement et auraient été affectées par les mêmes conditions, tant en ce qui concerne la température et l’humidité que l’ensoleillement. » (Haselhoff)
 
La déclaration du témoin oculaire qui mentionne une chaleur intense dans la formation peu après sa création est une autre indication concernant la cause de l’allongement des nœuds : la chaleur, qui a provoqué une expansion des nœuds pleins d’eau.
 
Eltjo Haselhoff avait précédemment conduit d’autres analyses sur la base des résultats publiés par Levengood, qui l’avaient amené à suspecter que l’allongement des nœuds était la conséquence des boules lumineuses.
 
Comme Levengood l’a suggéré, l’allongement des nœuds pourrait être dû à un effet d’expansion thermique. Le liquide contenu dans les cellules chauffe en augmentant la flexibilité des parois cellulaires. En conséquence, les cellules de la plante se dilatent. Les cellules conservent, après le refroidissement, leur nouvelle taille.
 
Si l’on part du principe que la longueur des nœuds est proportionnelle à l’augmentation de la température, on peut considérer que la longueur des nœuds indique la température subie lors de la création de l’agroglyphe à l’endroit où les plantes ont été ramassées.
 
L’intensité d’une source électromagnétique diminue proportionnellement au carré de la distance. A deux fois une distance donnée, la lumière est quatre fois moins intense, à trois fois la distance elle est neuf fois moins intense, etc. Par la méthode d’analyse de régression linéaire, les mesures sont représentées par des points sur un graphique de telle manière que le modèle mathématique est confirmé quand les points se trouvent sur une ligne droite. L’axe vertical représente l’augmentation de la longueur des nœuds, et l’axe horizontal représente la distance entre la boule de lumière et les endroits où les échantillons furent cueillis. On constate que les valeurs mesurées indiquées par les points rouges se placent effectivement le long d’une droite. Cela confirme que la distribution de la chaleur sur le sol était identique à la température qu’aurait produite une petite source électromagnétique, placée dans ce cas à 4,10 mètres au-dessus du sol. La concordance entre les mesures et le modèle peut être exprimée par une valeur appelée coefficient de corrélation : plus le nombre est proche de 1, plus grande est la corrélation. Dans ce cas, le coefficient est de 0,988, ce qui indique une correspondance quasiment parfaite.
 
Levengood a publié une analyse similaire, réalisée sur la longueur de nœuds provenant de trois agroglyphes aux Etats-Unis et en Angleterre, avec des résultats identiques : les coefficients de régression linéaire étaient proches de 1, indiquant qu’une source électromagnétique était la cause de l’allongement des nœuds.
 
Eltjo Haselhoff a conduit une analyse à partir de plantes prises dans un agroglyphe élaboré créé par des hommes (Dreischor, Hollande, 1997). Cette analyse a révélé, comme on pouvait s’y attendre, une très mauvaise corrélation linéaire. Haselhoff a proposé un article pour publication dans la revue Physiologia Plantarum, une revue de biophysique et de physiologie des plantes. Cet article fut accepté. (3)
 
 c) Les tests de germination :
 
Eltjo Haselhoff a fait un simple test de germination. Il a pris, dans chaque échantillon, un grain de blé dans dix épis.
Afin d’assurer un environnement identique à chaque échantillon pendant la germination, les grains ont été semés dans les petits compartiments d’un bac de jardin contenant le même substrat. Chaque compartiment a été arrosé, tous les deux jours, avec la même quantité d’eau. Le bac a été placé devant une grande fenêtre, de sorte que chaque graine reçoive la même quantité de lumière. Au bout de quelques jours déjà, on a constaté d’importantes variations dans le développement des graines.
 
Des sceptiques ont suggéré que les différences de croissance pourraient être dues à des dommages physiques subis par les grains lors de l’aplatissement des plantes. Or, il convient de rappeler que l’un des traits remarquables des agroglyphes est le caractère intact des plantes, sans le moindre dommage résultant de forces mécaniques. Et les épis étaient tous intacts. On n’a pas non plus observé de différence visible entre les grains des différents échantillons.
 
On s’aperçoit en outre que les différences de taille entre les jeunes pousses d’un compartiment donné (correspondant aux échantillons recueillis à un endroit précis de l’agroglyphe) sont beaucoup plus faibles que les différences entre les plants de différents compartiments, donc provenant de différents endroits de l’agroglyphe. Toutes les pousses d’un échantillon donné présentent donc les mêmes caractéristiques de germination. Comme chaque compartiment contenait dix grains pris sur dix épis différents, il est impossible qu’un éventuel dommage mécanique puisse produire des différences si constantes dans le processus de germination.
 
Au bout de deux semaines, les jeunes plants ont été soigneusement déterrés, rincés à l’eau et mesurés.
 
Les plantes de contrôle (en dehors de l’agroglyphe) mesurent en moyenne 140 millimètres, les variations constatées étant normales. En ce qui concerne la taille et la variation de la germination des grains pris à l’intérieur de l’agroglyphe, la vitesse de germination a donné, en plusieurs endroits, des plants quatre fois plus petits. De plus, les plants de chaque échantillon sont plus ou moins de la même taille.
 
L’équipe de chercheurs du BLT a plusieurs fois rapporté une diminution de la vitesse de germination.
 
Les anomalies de germination sont moins structurées que l’allongement des nœuds, et la perturbation de germination n’est donc pas un processus linéaire. On peut cependant remarquer que les pousses issues des graines prises au centre de l’agroglyphe (où l’allongement des nœuds était le plus marqué) ont tendance à croître moins vite que celles qui ont été récoltées au bord de la formation. Ceci pourrait indiquer que les radiations émises par les boules de lumière endommagent les grains en même temps qu’elles chauffent les plantes.
 
La longueur moyenne des plants diminue en fonction de la longueur moyenne des nœuds. Cette observation confirme des découvertes antérieures de Levengood. Dans les agroglyphes qui apparaissent tôt dans la saison, comme c’est le cas pour l’étude d’Haselhoff, la vitesse de germination tend à diminuer, alors qu’il y a une tendance à l’augmentation de celle-ci lorsque les mêmes tests sont conduits avec des grains provenant d’agroglyphes apparus dans des récoltes mûres. (4)
 
 d) Les isotopes radioactifs :
 
Marshall Dudley et Michael Chorost ont fait état de la découverte de treize radionucléides à courte durée de vie dans des échantillons de sol prélevés dans un agroglyphe anglais. Entre autres isotopes radioactifs, il y avait du tellure-119, du plomb-203 et du rhodium-102, avec une durée de vie de seulement quelques jours. Ces isotopes étaient absents des échantillons de sol prélevés une dizaine de mètres à l’extérieur de l’agroglyphe.
 
La présence de ces radionucléides à courte durée de vie est surprenante car ceux-ci doivent en principe être synthétisés dans des accélérateurs de particules ou dans des réacteurs nucléaires expérimentaux. Selon les auteurs, la présence simultanée de tous ces isotopes pourrait s’expliquer par l’activation d’éléments qui se produit naturellement en présence de noyaux de deutérium (hydrogène lourd). Le deutérium (un isotope de l’hydrogène) existe dans la nature, mais les noyaux de deutérium ne pourraient créer les isotopes découverts que s’ils s’étaient trouvés dans l’état hautement énergétique d’un million de volts. (5)
 
 e) L’équipe du BLT :
 
L’équipe du BLT est un groupe de chercheurs composé des Américains William C. Levengood, John Burke et Nancy P. Talbott. Le BLT a effectué différents types de tests en laboratoire.
 
Ils ont découvert que la taille des épis était significativement réduite par comparaison avec les autres épis du champ, lorsque la formation était apparue dans une récolte immature. Parfois, quelques semaines après l’apparition de l’agroglyphe, les épis de l’intérieur de la formation avaient perdu tous leurs grains. Quand ces derniers subsistaient, ils pouvaient être singulièrement chétifs, plus petits et plus légers que les autres. Ils produisaient des plants faibles à croissance sévèrement réduite, et parfois ne survivaient pas aux expériences de laboratoire.
 
Levengood a aussi découvert des creux surdimensionnés dans la paroi cellulaire du tissu des bractées. Ce tissu est la fine membrane qui entoure les grains, et les creux sont des petits trous servant au transport des ions. L’hypothèse de Levengood est que les creux cellulaires s’agrandissent quand la chaleur atteint les plantes au moment où l’agroglyphe est créé.
 
Ce sont les conclusions amenées par les tests de germination qui constituent la découverte la plus significative du BLT. Quand l’agroglyphe est formé dans une culture immature, les plants issus des graines de l’intérieur de la formation ne se développent pas ou se développent très lentement. Mais lorsque le phénomène se produit dans une culture mûre pour la récolte, les plants peuvent croître à une vitesse jusqu’à cinq fois supérieure à la normale.
 
Ces essais ont été répétés des milliers de fois. Le BLT considère que ces découvertes renforcent l’hypothèse selon laquelle des systèmes de vortex de plasma ionisés à haute énergie sont impliqués dans la formation des agroglyphes, et que des changements dans l’atmosphère supérieure de la Terre (perte d’ozone ?) pourraient y être pour quelque chose. Les chercheurs du BLT ont aussi conclu que les interférences humaines ne constituent pas un facteur causatif dans la formation de la plupart des agroglyphes, comme ils le notent dans leur article de 1999 paru dans Physiologia Plantarum :
 
« Aucune de ces altérations clairement anormales n’a été mentionnée – et encore moins expliquée – par les tenants de la théorie des vandales ; elles ne peuvent pas non plus s’expliquer par les méthodes que les soi-disant vandales prétendent employer pour créer des agroglyphes. » (6)
 
 Les 14 points d’étrangeté de Levengood et Ruben :
 
Sur son site Web, l’ufologue Patrick Gross signale que W. C. Levengood et Marilyn J. Ruben ont écrit en 2003 qu’il existe, dans les crop circles, 14 caractéristiques d’étrangeté :
 
• L’allongement des nœuds des plantes à tiges rigides.
• La présence de « cavités d’expulsion » ou de derniers nœuds éclatés, due à une accumulation rapide de pression provoquée par le chauffage par micro-ondes.
• Des structures de creux augmentées le long des parois interne des cellules des plantes.
• L'influence d'énergies interactives (voir la référence #2) sur la réduction de poids dans des graines prises dans des crop circles.
• Des dépôts anormalement élevés de matériel magnétique dans le sol.
• Des énergies peu communes et des charges d'énergie libre dans l'eau, comme induit par le sol des crop circles.
• Des anomalies de développement prononcées, dans les tissus somatiques situés dans des organes spécifiques des plantes.
• La participation du rayonnement de micro-ondes confirmée par l'application du modèle de Beer-Lambert pour l'absorption de l'énergie électromagnétique par la matière.
• Des changements significatifs du taux de croissance, positifs et négatifs, aux graines et aux plantes moissonnées dans des crop circles.
• La présence d'oxyde de fer fondu sur les feuilles et le sol dans des crop circles.
• De grands anneaux blancs trouvés sur les champs nouvellement labourés en Orégon.
• Les insectes adhérant à la tête des graines sur des blés dans des crop circles.
• Des changements fondamentaux dans les modèles de réduction d'oxydation ou de respiration dans des plantes et des graines moissonnées dans des crop circles.
• La découverte de ronds d'herbes dans des cours et des parcs, qui ont le même type de changement dans les modèles respiratoires des plantes que ceux dans certains crop circles.
 
Le caractère « étrange » de ces anomalies n’est évidemment pas reconnu par ceux (dont Gross) qui soutiennent que tous les crop circles sont dus à des artistes de paysage. Ils en donnent des explications naturelles. Voyez, pour le débat sur ce sujet, le texte : « Les Crop Circles. La critique de Patrick Gross ».
 
 Les conclusions d’Haselhoff :
 
Voici les conclusions auxquelles Eltjo Haselhoff est parvenu lors de son étude des agroglyphes :
 
Conclusion 1. L’hypothèse selon laquelle tous les agroglyphes sont l’oeuvre de plaisantins armés d’outils simples utilisés pour coucher les plantes ne suffit en aucune manière à expliquer toutes les observations qui ont été faites.
 
Conclusion 2. Le phénomène des agroglyphes est souvent ridiculisé à tort et largement sous-estimé dans sa complexité.
 
Conclusion 3. La vraie nature du phénomène des agroglyphes est inconnue du grand public.
 
Conclusion 4. « Ceux qui n’ont pas qualité pour juger devraient s’abstenir de tout commentaire. » (Docteur George Meaden)
 
Conclusion 5. De petites sources de radiations à caractère électromagnétique – les « boules lumineuses », dont l’origine reste inconnue – sont directement impliquées dans la création de certains cercles d’agroglyphes.
 
Conclusion 6. Quelque chose de très étrange est en train de se produire.
 
Quelques observations relativement élémentaires semblent défier toute explication simple : les anomalies biophysiques (germination et allongement des nœuds), l’absence d’indication de présence humaine ou d’aplatissement mécanique (observée bien souvent dans les cultures les plus fragiles), la complexité et la géométrie cachée de nombreux agroglyphes, l’observation de boules lumineuses.
 
« Même une observation aussi extraordinaire qu’une boule lumineuse suspendue au-dessus d’un champ pour créer un cercle de plantes couchées satisfait à l’exigence selon laquelle des affirmations extraordinaires demandent des preuves extraordinaires. Ces preuves ont été apportées par la parfaite symétrie dans les mesures de la longueur des nœuds en fonction de la position dans le cercle, et la parfaite corrélation entre les nœuds et le modèle d’irradiation d’une source électromagnétique. Cette découverte devrait au moins ouvrir les esprits aux dizaines d’autres preuves que constituent les témoignages oculaires et les vidéos des boules lumineuses volantes. Comme, en outre, des découvertes identiques ont été acceptées dans la littérature scientifique, il est aujourd’hui légitime de dire que l’implication de boules lumineuses dans la formation de certains agroglyphes est un fait scientifiquement accepté. Et il y a encore bien d’autres signes peu ordinaires, tels que les brûlures sur le nichoir à oiseaux, les feuilles de carottes délicatement ciselées restées intactes, un cercle vierge dans un champ de neige gelée, des mouches mortes, etc. » (Eltjo Haselhoff)
 
La seule conclusion à laquelle on peut arriver pour l’instant, c’est que les explications triviales qui veulent que les agroglyphes soient fabriqués à l’aide de planches, de cordes ou d’autres outils servant à aplatir, ne peuvent en aucun cas expliquer toutes les observations documentées. Cela n’est pas une hypothèse, mais un fait.
 
Eltjo Haselhoff suggère l’existence de trois types d’agroglyphes.
 
La première catégorie comprendrait les simples cercles, du type du « Diable fauchant » qui nous vient du dix-septième siècle, qui auraient été vus dès le début du vingtième siècle et qui sont apparus en nombre croissant dans le sud de l’Angleterre au cours des années 1970 et 1980. Ils continuent à apparaître dans le monde entier. Il est intéressant de noter que, autant qu’Haselhoff le sache, tous les témoins qui prétendent avoir assisté à la création d’un agroglyphe n’ont vu que ces formations circulaires. Certains témoins auraient vu plusieurs cercles se former simultanément, mais personne n’aurait assisté à la création d’un des motifs très complexes dont on dit qu’ils se sont formés en très peu de temps. En conséquence, tous les témoignages qui font état de boules lumineuses ne concernent que la formation de cercles. Haselhoff note que ces faits semblent confirmer l’hypothèse de George Meaden selon laquelle les cercles sont le résultat de courants aériens qui proviendraient des couches supérieures de l’atmosphère, en s’accompagnant d’effets électriques lumineux.
 
Dans la deuxième catégorie, on placerait les agroglyphes de type cercles, anneaux et barres, qui sont apparus pour la première fois en 1990 dans le sud de l’Angleterre, et ailleurs dans le monde quelques années plus tard, comme la formation de Melick. Haselhoff considère que les agroglyphes de ce type sont les plus étranges car ils contiennent, malgré leur apparente simplicité, une géométrie très complexe qui, contrairement aux nombreux « agroglyphes-oeuvres d’art » dont la complexité saute aux yeux, ne se révèle qu’à ceux qui ont assez de temps et de connaissances mathématiques. Bien que cela n’exclue pas une origine humaine, ils soulèvent bien des questions en ce qui concerne les comment et pourquoi. Les formes et les motifs de ces agroglyphes correspondent à des pictogrammes de type « mystique », comme s’ils représentaient une espèce d’étrange langage symbolique.
 
Haselhoff écrit qu’il ne serait pas surpris si la troisième catégorie, composée d’agroglyphes extrêmement élaborés et complexes, était l’œuvre de mystificateurs. La plupart de ces formations sont conçues autour d’une symétrie circulaire, comme le mandala, et ne semblent avoir été créées que pour leur beauté, dans le cadre de l’« art du paysage », comme certains de leurs prétendus créateurs aiment appeler leurs œuvres.
 
Il est difficile, sinon impossible, de définir une frontière stricte entre ces trois catégories. Il n’empêche qu’il y a différents types d’agroglyphes, avec des caractères propres, et qu’il est légitime de supposer que tous les agroglyphes n’ont pas la même origine. Il doit y avoir plusieurs sources. En outre, certaines anomalies biophysiques sont découvertes dans des motifs géométriques très élaborés. On note une complexité croissante des agroglyphes avec une absence fréquente de toute trace d’activité humaine. Les recherches à venir devraient s’occuper d’échantillonner abondamment ces formations à motifs géométriques complexes et d’appliquer aux échantillons de plantes des tests selon un protocole bien établi, comme c’est le cas pour les noeuds et la germination... (7)
 
Références :
 
1. Eltjo Haselhoff, « Les Cercles dans les Blés et leurs Mystères », éd. Favre SA, 2002,, p. 71-72, 74, 76-77, 80-82, 84-85.
2. Ibid., p. 86-88.
3. Ibid., p. 88, 90-98.
4. Ibid., p. 98-99, 102.
5. Ibid., p. 110.
6. Ibid., p. 112.
7. Ibid., p. 137, 140, 142-143, 146, 148-150, 152.
 
 
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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 16:55 (2008)    Sujet du message: Les Crop Circles... Répondre en citant

La suite sur:
Les "crop circles". (4) La critique de Patrick Gross. Première partie.
Les "crop circles". (5) La critique de Patrick Gross. Deuxième partie.

Sources:
http://www.mondenouveau.fr/index.php
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