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La "bête des Vosges"

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Mar 7 Avr - 22:01 (2009)    Sujet du message: La "bête des Vosges" Répondre en citant

La "bête des Vosges"
Pourquoi et comment un fait-divers banal est-il devenu un incroyable conte moderne ?
Comment et pourquoi la rumeur est-elle toujours aussi vivace 30 ans après les faits ?


En décembre 1975, à Rambervillers, des travailleurs forestiers remarquent des empreintes de carnassier qu'ils ne peuvent pas identifier.
En mars 1976, à Domèvre-sur-Durbion, on trouve sept bêtes, des moutons, égorgés. Quelques jours plus tard ce sont des bœufs à Moriville et encore des moutons à Hadigny-les-Verrières. On accusa la bête d'attaques de poulaillers, de chevaux blessés, d'au moins deux cents moutons égorgés mais aucune attaque contre des personnes. Après une dernière attaque de moutons le 2 juin 1976, on n'entend plus parler de l'animal. Quelques années plus tard, en 1994, une louve fut affublée à nouveau du sobriquet de « Bête des Vosges ». Elle sévit pendant plusieurs mois, attaque des troupeaux, avant que sa dépouille soit retrouvée en 1995.


  

Historique.
En 1977, dans les Vosges, une bête mystérieuse massacre les troupeaux. Plus de 200 animaux sont tués en six mois. S'agit-il de l'œuvre d'un loup ou d'un renard ? Le mystère n'a jamais été résolu. De nombreuses hypothèses ont été avancées pour identifier la bête et bientôt le fantasme prévaut sur la réalité. Très vite, des coupables sont recherchés et de vieilles haines refont surface dans un climat de suspicion générale. La première apparition de cette mystérieuse bête a été reportée à Domèvre-sur-Durbion, une commune française dans le sud de la France, durant la nuit du 27 au 28 Février 1977. Sept moutons sont mystérieusement retrouvés, égorgés, dans un parc. Cet évènement n’avait rien de vraiment exceptionnel, des chiens errants avaient déjà été responsables de ce genre de carnage, mais des évènements curieux, dans les jours suivant, firent croire au habitant que la région qu’une bête beaucoup plus redoutable qu’un simple chien habitait leur région. Un mois suivant cette attaque, le 30 mars, une dizaine de bœuf se font attaquer dans la région de Morinville. Le lendemain, une villageoise est témoin de la mort d’une biche, attaquée par une créature étrange. Dans la même nuit, douze autres moutons furent retrouvés mort à Hadigny-les-Verrières. Dans cette même région, environ une semaine plus tard, trente-quatre brebis furent attaquées et furent tuée ou blessée. Des battues eurent donc lieu… sans succès et les attaques continuèrent. Le 2 avril, une dizaine de moutons furent retrouvés morts dans une ferme de Bouzillon, deux semaines plus tard un jeune taureau se fait étrangler à Domèvre-sur-Durbion et un jeune poulain fut tué vers la fin du mois d’avril, malgré que la jument ait tentée de le défendre. Pendant une battue du 9 avril, à Domèvre-sur-Durbion, la bête essuya une vingtaine de coups de feu, mais aucun ne l’atteignit. Dans la Revue Lorraine Populaire no 20, nous pouvons lire un texte écrit par Jean-Yves Chauvet, «Quand la Bête de Vosges mangeait tous les moutons», dont voici un extrait:

« Pris dans l’enceinte, amené par les rabatteurs vers la ligne de fusils, il s’arrêtait d’elle à bonne distance et évitait les chasseurs les uns après les autres, immobile et tête levée, il semblait repérer les fusils avec précision, attendant que les rabatteurs arrivent sur lui pour se couler sur le sol, franchir leur formation et, repartant en arrière, échapper à la chasse.» Toutes les battues (il y en a eu huit durant cette période) et les nombreux pièges ne réussirent pas à déjouer la mystérieuse créature. Les hommes étaient de plus en plus nombreux a participer aux battus et, même si elles ne donnèrent pas de résultats, certains évènements épaissirent le mystère qui entoure la bête des Vosges.

Durant une des battues, quatre chiens policiers, spécialisés dans ce genre de poursuites, refusèrent de suivre les pistes, pourtant très nette, laissées par la bête. Un autre chien, réputé comme étant le meilleur chien policier du pays, fut lancé sur ses traces. Ce dernier accepta de suivre les traces, mais avec une certaine lenteur, et la Bête de Vosges réussit à gagner beaucoup de terrain sur ses poursuivants. Après s’être cachée dans les bois de Rambervillers-Romont, la bête se dirigea vers le sud-est, dans le territoire du docteur Laflotte, un lieutenant de louveterie. Celui-ci, lorsqu’il apprit que la bête se dirigeait vers chez lui a décidé qu’il ne ferait pas de battue, mais qu’il tendrait des affûts. Il crut qu’une technique différente pouvait donner de meilleurs résultats. La bête avait tuée trois moutons ce soir là et, lorsque sa décision de tendre un piège à la bête fut rendue publique, les attaques de la bête cessèrent aussitôt. Nombreux sont ceux qui crurent que la Bête des Vosges n’était pas un animal sauvage, mais bien l’animal domestique d’un fou.

Huit autres attaques furent répertoriés durant le mois de mai jusqu’au début juin, en tout, 77 moutons furent tués durant cette seule période.

Et soudain, les attaques cessèrent. Selon quelques chasseurs, la bête gagna l’Alsace où elle disparut complètement.

Il eut plusieurs autres évènements similaires jusqu’en 1988. Plusieurs de ces attaques furent associées à la bête, à des loups ou à des chiens errants. Il est difficile, d’un point de vue historique, de découvrir si ces attaques, plus espacés, ont un réel lien avec l’histoire du monstre des Vosges. Ceux qui ont aperçu la bête la décrive comme ayant un pelage gris-jaunâtre ou rougeâtre, une taille imposante, la queue pendante et les oreilles bien droite. Elle pesait dans les soixante kilos et pouvait atteindre la vitesse de quatre-vingt kilomètres par heure. Le garde-chef Georgel disait que sa corpulence était proche de celle du berger-allemand, mais la jugea beaucoup plus puissante. Les nombreuses empreintes retrouvées mesuraient 80 mm sur 90, mais personne ne su les identifier avec certitude, cependant, le poil retrouvé dans certains barbelés nous permettent d’affirmer que la bête était bien un canidé.

Le mystère entourant cette créature demeure entier. Nous ne savons même pas si ce n’est qu’une seule et même créature qui terrorisa la région pendant près de 11 ans…

La bête des Vosges : autopsie d'une rumeur
Dans un documentaire diffusé sur France 3, Robin Hunzinger relate l'ensemble des rumeurs qui ont couru autour de la "bête des Vosges", qui a massacré, il y a dèjà 32 ans, près de 200 bêtes et suscité une vague de terreur.


Robin Hunzinger a tourné dans les Vosges en hiver.
Il a pris du temps pour recueillir les témoignages. (Ph. : J ALEXANDRE)
  

A l'époque des faits, il avait huit ans. "J'ai de touts petits souvenirs d'enfance de cette affaire". Il habitait déjà dans un coin magnifique de la montagne vosgienne au-dessus de Lapoutroie. Une maison d'enfance que Robin Hunzinger est venu habiter à nouveau depuis deux ans après des années passées à Paris. Le réalisateur du documentaire "La bête des Vosges autopsie d'une rumeur" n'en est pas à son coup d'essai. Après des débuts un peu "galère" à Paris, il a fait son petit trou dans la profession. Voilà dix ans qu'il réalise des documentaires. A Gorazde en Bosnie, en Palestine. Mais aussi dans les Vosges.

Le sien n'est pas le premier film sur la bête des Vosges. Mais il aborde la chose sous un angle assez original. Plutôt que la simple chronologie des faits, le jeune réalisateur s'est attaché à décrypter l'ensemble des rumeurs qui sont nées de cette affaire hors du commun.

Son documentaire alterne des images d'archives et les souvenirs des témoins de l'époque avec plus de trente ans de recul sur les faits. Chasseurs, garde-chasse, vétérinaire, éleveurs. Tous donnent leur propre version des faits. "Il y a eu plusieurs rumeurs en fait autour de la bête des Vosges", explique Robin Hunzinger. "Au départ, on a parlé des écolos qui avaient lâché un lynx. On a parlé d'un loup des carpates… Ensuite d'un loup échappé d'un zoo lointain". Et puis surtout il y a eu cette incroyable rumeur autour du propriétaire du château d'Hadigny les Verrières, un riche industriel allemand nommé Reinartz. Depuis l'arrivée de cet allemand dans les Vosges, la chasse autour du château était clôturée et plus du tout accessible. Une partie de la presse s'engouffre dans cette hypothèse sans aucun recul et des rumeurs de plus en plus folles circulent sur le "boche" qui finit par saisir son consulat et la justice.

À Rambervillers, certains témoignages font même le parallèle avec la seconde guerre mondiale. Le commandant de la Wehrmacht qui a traversé la région s'appelait Reinardt. Et le rapprochement entre les deux homonymes est vite fait. Mais la bête des Vosges ne restera pas dans la région de Rambervillers. Elle quitte rapidement la plaine pour sévir dans le piémont et ensuite dans la région de la Bresse.

Les Vosges vues de Paris
Près de dix ans avant l'affaire Grégory, la presse parisienne s'empare de l'affaire et débarque avec délectation dans les Vosges. Un article de l'Express décrit la commune de La Bresse, comme une "communauté de 4000 à 5000 personnes qui vivent repliées sur elles-mêmes". " Des marginaux en quelque sorte", précise l'article. Le mensuel "Le sauvage" décrit les Vosgiens comme des gens posés accrochés à la roche de grès.

Mais le plus frappant, ce sont les reportages télé de l'époque. Sur fond d'un clair de lune, un sujet lancé par le tout jeune Gérard Holz sur France Télévision commence par la traque nocturne des chasseurs vosgiens au son des hurlements de loup. Seul TF1 avait réussi à l'époque à filmer le fameux industriel allemand M. Reinartz carabine à l'épaule dans un de ses miradors. L'industriel est décédé aujourd'hui et son fils qui possède désormais le domaine d'Hadigny les Verrières n'a pas souhaité témoigner. Après seulement un mois de tournage au lever ou au coucher du jour pour avoir des conditions de lumière optimales, Robin Hunzinger a pris son temps pour monter le sujet. Deux mois de montage chez lui à Lapoutroie. Et puis un gros travail sur l'ensemble des archives fait sur ordinateur à Nancy. Afin d'intégrer les photos, les coupures de presse dans le montage. Le film comporte quelques petites trouvailles, comme des images de Google earth de la région de Rambervillers retravaillées par ordinateur. Il y a également des archives magnifiques de l'INA d'une petite chouette effraie volant dans la nuit qui revient comme un leitmotiv dans le film. La chouette effraie choisie par le réalisateur comme un symbole de la peur. " Dans le temps, on la clouait aux murs en raison de son cri effrayant", explique Robin Hunzinger.

Katrin TLUCZYKONT

Source:
http://www.dark-stories.com/la_bete_des_vosges.htm
http://www.vosgesmatin.fr
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Bête_des_Vosges_:_autopsie_d'une_rumeur

Voir sur le forum:« Bêtes Féroces » de France.
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MessagePosté le: Mar 7 Avr - 22:01 (2009)    Sujet du message: Publicité

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