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La bête Milanaise

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 20:35 (2010)    Sujet du message: La bête Milanaise Répondre en citant

La bête Milanaise.
Un fait mystérieux du 18ème siècle : Une chronique oubliée.
Synthèse & Traduction Mikerynos

Du 5 Juillet au 2 septembre 1792, un animal d’aspect épouvantable ressemblant vaguement à un loup tua quatre garçons et six filles, tout âgés entre 6 et 13 ans, blessa gravement une autre fille et attaqua quelques adultes. Ce n’était pas une période de famine, l’animal n’était pas hydrophobe et n’était peut-être pas un loup. Cette histoire curieuse et inquiétante a été racontée avec abondance de détail par un rédacteur anonyme de cette époque et publié à Milan...


Sur une étagère en bois donnant sur l'atrium de la « Biblioteca Nazionale Braidense » se trouve un recueil d'articles et de brochures sur la Lombardie, comprenant une série de recueils dans des dossiers, l’un d’eux porte sur le dos le marquage 14.16. Dans l'ambiance un peu sombre, plombée par les anciennes structures en bois, mais éclairée par la lumière violente et sans discontinuer des fenêtres qui donnent sur une cour intérieure du « Palazzo di Brera », émergent à partir des livres, des couvertures, des brochures pourpres de différents formats, attachés ensemble. L'un d'entre eux, qui apparaît à l'ouverture du dossier, et un livret en papier de peu plus que soixante pages, imprimé en caractères plutôt grands, sur un papier de couleur claire, de qualité discrète, dont le titre détaillé est « Ce qu'a fait la Bête féroce dans le Haute Milanais dans les premiers jours de juillet de l'an 1792 jusqu'au jour du 18 septembre »

La préface, dans laquelle le narrateur habile, jette les bases de sa chronique détaillée, elle est délibérément ambiguë et laisse la place à différentes interprétations. L'incertitude est l'unique valeur obtenue, la référence se transforme en une entité irréelle et inaccessible. Ces histoires de fantômes, d'êtres qui apparaissent dans la réalité impossible et inexplicable sont trop horribles pour être nommé au 18ème siècle, la chronique de la créature horrible est souvent mentionnée dans la catégorie « Étrange Bête », plutôt que celle d'un animal réel et susceptible qui évoque des peurs lointaines et une persistante appréhension. Nous lisons donc les brèves pages introductives de l'anonyme chroniqueur.
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 20:35 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Mikerynos
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MessagePosté le: Ven 19 Fév - 14:23 (2010)    Sujet du message: La bête Milanaise Répondre en citant

Journal circonstancié de ce qu’a fait la bête féroce dans le Haute Milanais
les premiers jours de Juillet de l'an 1792 jusqu'au 18 à Septembre p. p. Milan, Imprimeur Bolzani, 1792.


La première victime humaine de cette bête féroce, comme nous le savons, est probablement Giuseppe Antonio Gaudenzio de Cusago. Ce village est situé à 10 Kilomètres de Milan dans une vaste forêt qui lui donne son nom, entre le canal et le chemin qui mène à Novara. Il y a souvent des loups en hiver dans ces contrées.

Le 4 Juillet, un enfant qui conduit ses vaches, la seule richesse de sa famille, va les faire paître à la lisière de la forêt. Sont-elles plus capricieuses que d’habitude ? ce jour là Giuseppe perds de vue une des vaches. Le soleil est déjà bas dans le ciel, il espère qu’elle retrouvera le chemin de retour toute seule. Il rentre chez lui et en informe son père, ce dernier un peu trop sévère et menaçant, lui ordonne de retourné sur ses pas et l’enfant disparait en pleurant dans la nuit. Dans la matinée, le père ayant des remords pour sa cruauté de la veille, part à sa recherche. Il retrouve la vache et appel son fils, après plusieurs heures ne sachant pas ce qui s'était passé, le pensant perdu, il le pleura... Un peu plus tard, seulement quelques jours, il a appris que l’on avait trouvé les restes d’un enfant dévoré, un chapeau et des vêtements tachés de sang. Les loups ont été accusés, mais étrangement, ce n’est pas la nourriture qui manquait dans la région, et on ne comprend pas pourquoi des bêtes sauvages ont agi si cruellement. Mais peut-être qu'il en était ainsi

Le 8 Juillet, cette première attaque n’était pas encore connue à Milan, quand sont venu le 9 Juillet des nouvelles similaires de ce qui s'était passé à Limbiate. Ce village est situé à 12 Kilomètres de Milan vers le Nord, et à moins de 20 kilomètres de Cusago près de la rivière Seveso. S'appuyant sur une colline, au-dessous de laquelle se trouve une plaine appelée le Grovana, sur la pente il y a principalement du pâturage, le reste c’est de la broussaille. Ce jour là, des enfants des deux sexes ont la garde des vaches confiés par leurs parents. Dans la soirée, ils aperçoivent une vilaine bête de forme étrange, gros comme un chien, mais avec une gueule horrible. Ayant pris peur et ne sachant quoi faire, les enfants pensent grimper aux arbres en criant, tandis que l’animal étudie la meilleure façon d’attraper sa proie. Les agriculteurs travaillant dans les champs, personne n’a rien remarqué. Après avoir fait quelques cercles autour des arbres, la bête disparait dans les buissons. Les garçons un peu plus téméraires, ayant un peu plus de courage descendent des arbres. Dès qu’ils atteignent le sol, la bête réapparait, lui échappera celui qui aura les meilleures jambes. Carlo Oca, huit ans, est pris par le cou, puis entrainé dans les bois. Un peu plus tard, le petit garçon est retrouvé, partiellement dévoré, abandonné par la bête effrayé par ceux qui sont à sa recherche.

 

Les enfants donnent une description de la bête : Une grosse tête avec des grandes oreilles, un museau pointu et des grandes dents, des poils noire et colorés sur le dessus, blanchâtre en dessous, une queue épaisse et frisée. Avec cependant quelques variances selon les enfants.

Onze jours plus tard, le 19 Juillet, à Corbetta distant seulement de 20 kilomètres de Milan, une petite fille de six ans et nommée Giuseppa Suracchi, est retrouvée déchiquetée et en partie dévorée sur la route de Novara. Ce fut au coucher du soleil avec sa sœur plus âgée sur la route qui mène de Cassina Pobbia à Corbetta, avec la garde du troupeau, qu’elles ont vue sortir de la brousse, un animal qu’elles prennent pour un gros chien de couleur sombre portant des taches noirâtres. La bête bondissante attrape la plus petite par les vêtements, et l’emporte par-dessus la haie. Sa sœur tremblante les perd de vue. Elle cour chercher du secours chez ses parents et les agriculteurs présents. Après une longue recherche, ils retrouvent la malheureuse jeune fille près d’un vignoble situé à 800 mètres de l'endroit où elle avait été saisie de force.

Non loin de la ville de San Stefano, une fille de 15 ans, qui avait vu l'animal sortir d'un champ de maïs poussant des cris, prit la fuite. A 16 Kilomètres de Milan, près de Corbetta deux jeunes filles étaient debout dans un champ à la garde de deux vaches et d’un taureau, la bête arrive et s’approche d’elles. Ces dernières courent vers les animaux espérant une faible et timide protection des cornes de l’animal, le taureau montrant ses dents blanches se précipita sur la bête hostile pour la chasser. Un fait similaire s'était déjà produit près de la forêt Cusago. Pendant plusieurs jours, la bête friande de viande attaquera des poules, des oies et même des porcs, elle se serait aussi nourri du cadavre d’un cheval dans un pâturage. Elle aurait aperçu dans un champ à Cesano, distant de 19 km de Milan, sur la route Comasina ou les paysans locaux s’arment de piques et de fusils et entourent le champ, mais ils n’y trouvent rien, résolue à abandonner l'entreprise, quand soudain, ils entendent du bruit dans un coin du champ. Il découvre la bête qui d’un seul bond s’enfuie, qu’ils n’ont le temps de mettre leurs fusils en joues. L'agilité et la rapidité de l'animal est en rapport avec sa malice. Peu de temps après, les chasseurs de M. Don Bassano Bonanome parcourent les bois de Cusago sans résultat.
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Mikerynos
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MessagePosté le: Ven 19 Fév - 17:17 (2010)    Sujet du message: La bête Milanaise Répondre en citant

Les autorités font appel à tous les chasseurs et les agriculteurs de s’armer. Une forte récompense de 50 à 150 pièces d’or est offertes en plus de la gloire éternelle a celui qui terrassera la bête. M. Cavalier Sannazzari propriétaire d’un riche musée animalier rajoute 20 pièces d’or pour obtenir la relique de la bête. Des chasseurs viennent de partout faire des battues, escortant les enfants dans les pâturages. Certains « professionnels » de la chasse proviennent de Vallassina, d’autres de Valsassina ... En vain, car a bête attaque de nouveau.

Le 1er Août, la bête frappe de nouveau à Senago, une mauvaise région, où aucun agriculteur n’a de fusil. Elle surprend un groupe d’enfant et entraine dans les bois, Antonia Beretta. c’est une enfant de 8 ans qui est partiellement dévoré. Un paysan donne son témoignage « Le prédateur est gros comme un veau de taille ordinaire, une tête ressemblant à celle d’un porc, des oreilles, de cheval, les poils blanchâtre comme une chèvre en dessous, rougeâtre sur le dessus, les pattes fines, des pieds larges, des griffes longues et grosses, une large poitrine et des côtes étroites » La description précédente convint les experts qu’ils n’ont pas à faire à un loup, mais à un animal exotique, comme les hyènes du dénommé Bartolommeo Cappellini, enfermés dans une cage à Milan pour les montrer au public monnayant un billet. Ce dernier interrogé est resté évasif, infirmant que l’une était morte et que la deuxième à pris la fuite. Pendant ce temps, la bête frappe de nouveau le 11 Août à 8h non loin de San Siro, situé à 2 kilomètres de « Porta Vercellina » La victime est une jeune fille prénommée Regina Mosca, âgé de 12 ans, dont le corps est retrouvé dans un champ de maïs. Le même jour, c’est au tour de Dionigi Giussano, âgé de 12 ans, qui a été attaqué et blessé dans la paroisse de Boldinasco Trenno. La bête rode maintenant sous près des murs de Milan, les grandes battues adoptés à ce jour ont été complètements inefficaces. Les chasseurs professionnels déçus, qui sont venue des lointaines vallées, retournent chez eux. Les autorités comment à rechercher d’autres solutions pour que cesse ces tueries.

Le 16 Août, le comte de Kevenhüller écrit au juge de la chambre des politiques, affirmant que la bête n’est pas un loup. Il demande un rapport de ce qui a été fait, les chasseurs ayant échoués, il demande d’autres moyens. Le 20 août, Cesare Beccaria, évalue les différentes propositions présentées et s’oriente vers l'ancienne solution des pièges, qui depuis toujours avaient été adoptées pour capturer les loups, il chargea les prêtres Rapazzini et Comerio de surveiller la mise en œuvre de ce projet. Le piège se compose d’un fossé entouré d’une palissade ovale, d’une herse et d’un animal vivant comme appas au centre du dispositif. Le contrat avec les deux prêtes prévoyais la mise en place de 30 pièges au frais de l’état. Ils pourront en créer d’autres, mais à leur propre frais.

Pendant ce temps, la population paysanne se tourne vers le ciel, Dieu et ses Saints. Le 18 Août, est affiché l'avis d'un triduum (littéralement « trois jours ») de prières à S. Maria delle Grazie, le 19, 20 et 21 Août suite à l'inefficacité des moyens humains utilisés jusqu'ici pour la mise à mort de la bête sauvage, suscitant l'idée que ce n'est pas un animal naturel, mais un esprit de l'enfer. Ceci, est cependant insensé, cette attitude de la municipalité date d’une tradition très ancienne, quand de nombreux saints ont été accusés de défendre les loups, comme S. Alessandro, S. Sebastiano, S. Giuliana e S. Elia. En 1777, quelques années avant cet événement, le prévôt de Primaluna avait recueilli 189 lires parmi les habitants de Valsassina, envoyé à Rome pour obtenir du pape une bulle d'excommunication contre les loups.

Pendant ce temps, les enfants continuaient d'être attaqués et de mourir dans plusieurs lieux et dans les environs de Milan: le 16 août à Barlassina, Anna Maria Borghi âgé de 13 ans, le 21 août à Bareggio, Giuseppa Re âgé de 13 ans, le 22 août à Terrazzano, la petite fille Maria Antonia Rimoldi de Mazzo, le 2 Septembre, Giovanna Bosone est attaqué, mais son frère Gerolamo âgé de 14 ans a réussi à le libérer à temps. Grièvement blessé à la gorge, il est soigné par le chirurgien venu de Pompeo Litta, et guéri.

Le 13 Septembre, ont été mis en place 18 des 30 pièges prévus. On rédigea le rapport sur l'aptitude de la part de l'inspecteur Beccaria, qui le 17 septembre disposa des frais soutenus aux paiements des prêtres. Le jour suivant, dans un champ à Crosazza, aux portes de Vercellina situé à 8 km de Milan, un loup tombe dans le piège. Les paysans le frappèrent avec des cailloux et des perches et ensuite le pendirent avec une corde. Le 4 Octobre, est entamé un procès formel de reconnaissance qui admit l'identité du loup comme étant la « bête féroce » mais avec quelques réserves. Beaucoup ont reconnu le loup dans la bête, mais certains affirment qu’il s’agit d’un animal différent. Les 13 autres pièges suivants furent quand même édifiés et terminés le 30 Octobre.


Piège à loups. 


Le 24 Septembre, Cesare Beccaria autorisa l'exposition au public du loup, dûment empaillé, dans une maison au pied de la cathédrale, de 9h à 14h et 17h à 21h. Le billet coûtait 10 pièces d’argent par personne, pour les nobles on s’en remettait à leur discrétion. Au printemps suivant les fosses furent comblées, les pièges démontés. Le cauchemar était fini. Mais c’est seulement le 18 Janvier 1794, que la Municipalité reconnut le prix de 50 pièces d’or (Zecchini monnaie vénitienne) aux deux prêtres, qui prirent ensuite 12 autres pièces d’or en vendant le loup au Musée d'Histoire Naturelle de l'Université de Pavie.
Curieusement, l'auteur anonyme continue sa chronique, mais ne dit pas si l'animal a été tué ou capturé.

Source:
http://www.storiadimilano.it/
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