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Souterrains de La Roche Clermault

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Jeu 16 Déc - 09:29 (2010)    Sujet du message: Souterrains de La Roche Clermault Répondre en citant

Souterrains de La Roche Clermault.

26 - La Roche Clermault, Le Château de la Roche.
Ce château est une construction du XVIIème siècle rebâtie sur des vestiges de murailles d’enceinte et de réduits souterrains ayant appartenus à un château beaucoup plus ancien(XIIème siècle). Ce souterrain, le plus important peut-être du Chinonais, a été publié récemment (R. M 1965) ce qui nous dispensera de revenir sur bien des points. Mais des recherches effectuées au cours de l’été 1966 ont permis de compléter encore nos connaissances. Il semble bien que tout le réseau de caves inferieures, actuellement transformées en cave à vin faisait partie de l’ensemble, ce qui double ainsi la portion déjà connue. Le réseau put être coupé en deux lors des travaux de construction du château au XVIIe siècle, en particulier de l’édification du grand mur limitant le jardin et la basse-cour à l’Est.

Les deux nouveaux réseaux étudiés (leur plan sera difficile à établir car ils sont d’une grande complication) partent, le premier de la cave à vin de l’allée montante, et le second des caves débouchant dans le jardin méridional : Ces deux réseaux communiquaient anciennement entre eux, comme nous avons pu nous en rendre compte. Des essais au son nous ont permis de voir à quels endroits en surface correspondaient certains points des caves inferieures : Dans deux cas sur trois, nous nous trouvons bien près du grand mur Est. C’est à dire du réseau déjà connu et, dans une écurie, où débouche d’ailleurs un passage venant de la salle 1, des trous (de visée ou d’aération) ont été notés, devant correspondre à une ancienne entrée, peut-être en haut de l’escalier retrouvé et débouché par H. Gouin en 1965 à l’extrémité Est de sa cave à vin.


La cave à vin du jardin supérieur peut avoir une extension totale Ouest-Est de 15 à 20 mètres. Deux caves (7 et 8) sont en effet comblées et difficiles à parcourir et à mesurer. Un escalier montant, comme nous l’avons dit, en direction de l’écurie à trous termine la cave à 5 m de l’entrée de cette écurie. Le réseau inférieur, servant partiellement lui aussi de cave à vin, est d’une grande complication : Couloirs, salles, escaliers, caves creusées ultérieurement, demandant une étude plus complète. Des jeunes archéologues T.C.F animés par A. Héron ont rendu accessible cette salle en déblayant couloirs et salles. Nous leur en témoignons toute notre gratitude. Signalons que le plafond de la salle 4, juste devant la fameuse gravure de l’orant menace et qu’il serait bon d’étayer. Le symbole que tient le personnage gravé n’est toujours pas identifié. Il s’en retrouve de quelques semblables sur les tombes de Bosnie récemment publiées par M. Wenzel : Dans un cas même (tabla CXIV fig. 11) nous retrouvons nos deux symboles liés. Le cercle double concentrique et le « sablier » Ils ne sont malheureusement pas identifiés, ici non plus, mais précisément placés dans la catégorie des « Unclassified ».


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Source: Bulletin - Amis du vieux Chinon. 1967. Tome VII No 1.
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Dernière édition par Mikerynos le Dim 26 Déc - 12:16 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 16 Déc - 09:29 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Mikerynos
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MessagePosté le: Dim 26 Déc - 12:11 (2010)    Sujet du message: Souterrains de La Roche Clermault Répondre en citant

Le souterrain-refuge du château de La Roche - Clermault.
De Raymond MAUNY.


A 25 m environ à l'Est du mur oriental du grand bâtiment XVIIème (1) du château de La Roche Clermault s'ouvrent plusieurs excavations d'où on a extrait de la pierre, au pied du grand mur qui limite à l'Orient la propriété. Elles ont été aménagées autrefois en écuries, remises, poulailler, etc.

Au fond de celle du Nord est une entrée de souterrain qui fut visiblement longtemps obstruée : Des pierres maçonnées subsistent encore à sa base et il semble bien qu'il ait été coupé en deux lorsque fut creusée l’écurie. En effet, en A (voir plan), 2 communications existaient, qui devaient faire partie de l'ensemble : un rameau Nord-Sud se terminant après 3 m à des éboulis et une porte donnant dans le poulailler. Son existence est connue depuis longtemps, comme en fait foi une inscription gravée, « Billard, 1908, classe B (ou 8)», à côté du dessin de la salle 4 et le propriétaire actuel, M. Hubert Gouin, y jouait dans sa jeunesse. Il y a conduit plusieurs personnes, dont un correspondant de La Nouvelle République, qui donna un écho de sa visite (2). Mais il a fallu arriver à 1964 pour s'aviser que l'on avait affaire à un « souterrain-refuge » typique, comme il y en a déjà été signalé en Touraine (3)

Contrairement à d'autres souterrains, dont le rôle était de relier différentes tours ou parties d'un même château, ou de procurer à la garnison un moyen de fuite à l'extérieur à l'issue d'un siège, et à d'autres constructions souterraines à usage funéraire, les hypogées (4), datant du début du Moyen Age en général, nous avons affaire ici à des abris défensifs destinés en particulier aux non-combattants. On peut donner des souterrains-refuges la définition suivante, je m'excuse de sa longueur : Un ensemble de galeries étroites (souterrains) creusées dans la roche, à entrées camouflées, aménagées défensivement (galeries en zigzags, à chatières basses et étroites à l'issue desquelles on attendait l'assaillant obligé de ramper par terre pour avancer, à trous de visée et de passage d'armes, tuyaux acoustiques, rainures de fermeture pour bloquer l'accès et empêcher l'enfumage des occupants, à silos-trappes, etc.) et aboutissant à des chambres-refuges, souvent à pilier central, aménagées pour l'habitat provisoire en temps de trouble (bancs de pierre réservés le long des murs, niches, trous d'aération au plafond, silos de réserve, etc.). Il va sans dire que les souterrains-refuges ne présentent pas tous l'ensemble de ces particularités, ils en réunissent cependant plusieurs. La ressemblance de nombreux refuges en Touraine, Saumurois (5) et Poitou (6) montre bien que l'on a eu affaire à une même méthode défensive dans le Centre-Ouest médiéval. N'oublions pas non plus qu’à côté de ces constructions faites ad hoc, de nombreuses autres refuges souterrains ont existé : Carrières, caves, grottes, ect. En nos pays de pierre tendre et facile à creuser, les variantes en sont infinies et nos ancêtres ont fort bien su utiliser ces possibilités par temps troublés.

 

Pour en revenir à La Roche-Clermault, je me rendis compte dès ma première visite dans ces caves, le 25 novembre 1964, conduit par mon ami H. Gouin, un de mes anciens condisciples du Collège de Chinon, qu'il en soit ici remercié, que l'on avait affaire à un souterrain-refuge médiéval typique. J'y suis retourné depuis à l'étudier et en lever le plan d'ensemble, ce dernier m’évitant une trop longue description. Dans le fond de l'écurie Nord, s'ouvre l'entrée basse (B) et étroite du souterrain ; après quelques mètres où l'on est obligé de ramper, il devient plus haut. A l'Ouest s'ouvre un autre boyau montant aboutissant après 3 m à un éboulement (C). Le souterrain arrive ensuite à une bifurcation : un court boyau dessert à l'Ouest une grande salle (n° 1) de 7 m avec retour d'équerre de 10 m, à trou d'aération au plafond, de 55x15 cm au départ, sur plusieurs mètres de haut. II existait dans cette salle trois issues : D et F aboutissent à des éboulements et, au fond d'une petite salle (n° 2) à niches nombreuses, une issue E se terminant également à un éboulement.

La propriété voisine au Sud-Est du château (parcelles 357 et 358 du Cadastre) présente d'ailleurs de nombreuses caves et fondis prêts à s'ébouler. C'est dans ce système que devaient aboutir ces couloirs. Partant de cette bifurcation, nous arrivons, non sans noter au passage des rainures de fermeture, à deux salles communicantes (nos 3 et 4), desservies autrefois par un puits vertical vers la surface, comblé par H. Gouin et d’autres issues H et I, aujourd'hui remplies de terre de surface. Le passage de la salle 3 à 4 se fait d'ailleurs en rampant et le ciel de la voûte présente en cet endroit des fissures peu rassurantes. L'entrée est sculptée d'arcs de cercle concentriques de facture ancienne.

La dernière salle (n° 4) est la plus intéressante : niches profondes dans le mur oriental, trou d'aération de 25x25 cm sur plusieurs mètres de haut au plafond et surtout une sculpture et des inscriptions de grande importance, sur le mur Nord-Ouest, juste à gauche de l'entrée (7). La paroi, haute de 1,90 m à cet endroit, porte un personnage sculpté, de 1,20 m de haut sur 0,85 de large, dans une posture d'orant, les deux mains levées portant, la droite un double cercle concentrique (soleil ?) et la gauche un objet indéterminé, vaguement biconique, ressemblant à un sablier, mais à faible étranglement. Le costume consiste en une sorte de jupe à plis par-dessus des culottes ; il semble dater du Moyen Age (XIe - XIIIe ?) sans qu'il me soit possible de préciser davantage. A gauche du personnage, une colonne torsadée à cannelures est grossièrement sculptée dans le roc : colonne et arcs concentriques de l'entrée voisine (de chaque côté) font penser à la fenêtre à jambages et linteau monolithe de l'église de Monthault (L.-et-Ch.) (8) Selon M. Broens, spécialiste des hypogées et animateur de la revue Chthonia (de Barcelone) et des études anhistoriques, « le personnage est un orant manichéen, très semblable par son attitude et par le symbole solaire de sa main droite, à ceux qui sont figurés sur les stèles bogomiles. Quant à l'objet présenté de la main gauche, je vous avoue que je ne l'identifie pas. A la rigueur, cette figuration pourrait être de la fin du XIIe siècle, époque où le néo-manichéisme luciférien s'est répandu en Anjou et en Touraine mais je la crois plutôt du XVIIIe, voire du début du XIVe » (9).

 

Personnellement, je réserve mon opinion en attendant les résultats de l'enquête que je mène sur les souterrains-refuges du Chinonais : il semble bien que, pour le Centre-Ouest, les hypogées indiscutables soient rares et que l'on ait plutôt affaire à des souterrains-refuges, creusés lors des périodes les plus sombres du Moyen Age (invasions normandes du IXe et guerres entre féodaux du XIe-XIIe) (10). Notons que dans nombre de cas, les souterrains refuges paraissent liés aux mottes féodales du Xe et aux constructions en pierre qui leur ont succédé (Château-Robin à Pont de-Ruan, château d'Ussé, motte de Villaines, château de La Roche-Clermault, château de Doué-la-Fontaine, etc.) Quant au personnage, il sera identifié sans doute lorsque l'auront été les deux symboles qu'il tient à la main (11). Les inscriptions qui l'encadrent sont, elles au moins, parfaitement claires : A.M. (Ave Maria), IHS (Iesus hominum salvator), la croix, le ciboire et la date 1589, tout concorde, pour une fois, à nous permettre de donner une réponse facile. Elles ont été faites par un catholique réfugié dans ce souterrain lors des guerres de Religion. N'oublions pas que La Roche-Clermault était la dernière paroisse tourangelle, catholique, en face du Loudunais tenu par les protestants, et que les incursions des bandes rivales furent fréquentes sur cette région frontalière. En 1589 précisément, le cardinal Charles de Bourbon, le « Roi de la Ligue », était retenu prisonnier au château de Chinon (12) et la région fut alors le théâtre de la lutte entre Henri III et les Ligueurs, le futur Henri IV se trouvant tout près de là, à Châtellerault (13).

Dans l'accès à la cave du propriétaire du château, au Sud du bâtiment XVIIe, se trouvent deux autres sculptures, grossières, peut-être dues au même artiste que notre orant : Un archer accroupi et, sur la paroi juste en face, un quadrupède indéterminé (fig. 2, B et C). Nous sommes ici dans un système souterrain qui a fort bien pu communiquer autrefois avec le réseau décrit précédemment. Le souterrain-refuge du château de La Roche-Clermault s'avère donc d'emblée, avec sa sculpture médiévale énigmatique, comme des plus intéressants. Raison de plus pour recueillir sur les autres de la région chinonaise tous les renseignements possibles qui nous aideront, nous l'espérons, à résoudre l'ensemble de la question, surtout celle de la destination et de la datation de ces abris. La Touraine prend donc bien, contrairement à ce que pensait A. Blanchet, qui connaissait l'unique site d'Huismes - Ozon, une place de choix, à côté de l'Anjou et du Poitou, parmi les provinces où ces défenses ont été particulièrement employées, comme il était facile de le prévoir pour un pays où la roche est aussi facile à creuser.

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(1) La date de 1638 est gravée en haut de l'escalier Est, sur un petit piédestal, à hauteur, et une autre inscription, dont le 8 est assez effacé, porte du bâtiment : « Maison f(aite) en 163( 8)». à l'angle Sud-Ouest.
(2) La Nouvelle République (édition de Chinon), 12 août 1963.
(3) Voir Bibliographie. A. BLANCHET (1923,p. 213) ne connaît pour l'Indre-et-Loire que le seul réseau d’Orzon à Huismes. Les travaux récents de J.Maurice et surtout de G. Cordier ont considérablement accru nos connaissances dans ce domaine en Touraine.
(4) Voir divers articles de la revue Chthonia de Barcelone et en particulier ceux de M. Broens (Chthonia no 1, juillet 1963, pp. 1-143)
(5) Voir l’excellent ouvrage de J et C Fraysse : Les troglodytes en Anjou à travers les âges (Cholet, Farré, t. III, 1964) dont toutes les données sur souterrains refuges et autres aspects du troglodytisme sont applicables au Chinonais.
(6) A. Blanchet (1923, pp. 253-258) mentionne pour la Vienne plus d’une cinquantaine de ces souterrains.
(7) Un seul autre personnage gravé a été retrouvé dans les souterrains refuges de la région, celui de Ligré (Le Quellay) voir A. Héron, 1960-1961, p. 223.
(8)G. Plat : L’architecture religieuse en Touraine des origines au XIIe siècle (Paris,Edit. Art et d’Hist., p.95 fig 13)
(9) M. Broens, in litt. 2 mars 1965. Les Bogomiles étaient des hérétiques de Bosnie du Xe au XIVe siècle. Voir O. Bhihalji-Mern et A. Benac : L’Art des Bogomites (Paris, Arthaud, 1963) et J. Lacarrière : Un Art Médiéval inconnu : Les tombes Bogomites de Bosnie (Paris, Jardin des Arts, no 94, sept 1962, pp.44-49)
(10) Un groupe de paysannes fut ainsi enfumé vers 1074 à Ports sur Vienne, dans un souterrain refuge. Voir P. Souty : Le Drame de Grizay (Bull. Amis Vx Cn, V, 10 1955-56 pp. 411-416) Dépôt monétaire datant de c. 1150 du Moulin-Guibert, commune de Veniers près de Loundun, in A Blanchet, 1923, p.257)
(11) Il n’est pas exclu que ces symboles aient été catholiques, voir les sculptures (XIe ?) reproduites dans le bulletin monumental, 1870, p.662 d’une église que je n’ai pas pu identifier.
(12) Penfeld (Yann) : « Un « Roi de France » prisonnier à Chinon ». Bull. Amis Vx Ch., V, 6, 1951,pp. 40-47.
(13) Richault G. Histoire de Chinon, 1926, pp.288-294 « Les campagnes étaient exposées au brigandage des partisans » Sac de Faye la Vineuse en 1593 (p.294) A Doué la Fontaine, les souterrains serviront de nouveau refuge lors des guerres de religions (J et C Fraysse, III, 1964, p. 95)

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Source : Bulletin - Amis du vieux Chinon. 1965. Page 20
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Mikerynos
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MessagePosté le: Dim 26 Déc - 12:16 (2010)    Sujet du message: Souterrains de La Roche Clermault Répondre en citant

27 - La Roche Clermault, « Launay »
Sous le manoir Xve siècle de Launay, parmi les caves à vin et les remises souterraines, J. Zocchetti a identifié un souterrain refuge que nous avons pu visiter. Mais le plan n’en pas été relevé.
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Source: Bulletin - Amis du vieux Chinon. 1967. Tome VII No 1.


Souterrain dit « La Réserve »
La Roche Clermault.
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Pouloss
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MessagePosté le: Jeu 8 Oct - 10:04 (2015)    Sujet du message: Souterrains de La Roche Clermault Répondre en citant

J'envie tellement les personnes qui ont la chance de pouvoir faire ses visites de caves...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:32 (2017)    Sujet du message: Souterrains de La Roche Clermault

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