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Souterrains de Saint Epain.

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Jeu 16 Déc - 12:01 (2010)    Sujet du message: Souterrains de Saint Epain. Répondre en citant

Souterrains de Saint Epain.

29 - Saint Epain, La Grande Maison.
Ce refuge a été découvert par J. Maurice qui nous l’a signalé. Il se trouve dans un vallon, sur son côté Nord-Ouest à 600 mètres env. au Nord-Est du hameau de la Grande Maison, située sur la route de Saint Epain à Villeperdue. On y accède en remontant le vallon, en suivant son rebord septentrional, le long des bois qui limite les près, dans le troisième de ces derniers, après le gué traversant le vallon. C’est un tout petit refuge ou plutôt un reste de refuge utilisé aujourd’hui pour les animaux au pâturage. Il n’en subsiste qu’une partie, comblée à moitié au surplus.

Un couloir coudé, marqué par deux rainures de fermeture, amorce de trou d’aération, un trou de visée au ras du sol, ce qui prouve qu’il a été comblé au moins de 50 cm, aboutit à une petite salle irrégulière de 3,50 m sur 2 m de large et de 1,60 m de haut avec un trou d’aération et rainures pour l’accrochage des lampes. Le sol est très humide, ce refuge est tout à fait isolé des habitations. Visité le 11 Juillet 1965.


30 - Saint Epain, La morinière « La Cave Fourte »
Situé à 4,750 Km de Saint Epain, ce refuge a été publié et décrit par E. Montrot et le Comte de Rilly (1943) ce qui nous dispensera de longs commentaires. Il est situé, rappelons-le, juste à l’extrémité de la digue de l’ancien étang de la Morinière, à 200 m env. au Nord de la ferme de ce nom. Les trois salles d’entrée ont dû être surcreusées plus récemment et les 5 accès possibles sont obstrués, l’un d’eux (D) étant l’accès d’entrée le plus probable. Un souterrain coudé, avec trois rainures de fermeture, des niches à lampes, conduisant à la salle 4, avec un pilier central, banquette et amorce de trou d’aération, plafond de 2 m de haut. Graffiti XIXe siècle. Un couloir droit mène de là à une seconde salle plus petite de 3 m sur 2 m de large et haute de 1,80 m avec deux trous d’aération et banquette. Visité et fait le plan le 19 Décembre 1964.


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Source: Bulletin - Amis du vieux Chinon. 1967. Tome VII No 1.
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MessagePosté le: Jeu 16 Déc - 12:01 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Mikerynos
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MessagePosté le: Dim 26 Déc - 09:26 (2010)    Sujet du message: Souterrains de Saint Epain. Répondre en citant

Le souterrain-refuge de la Morinière
commune de Saint-Epain (Indre-et-Loire)
par E. MONTROT et le comte de RILLY


Sur le territoire de la commune de Saint-Epain, non loin de la ferme de Morinière et situé dans un bois en dépendant, se trouve un beau souterrain-refuge, lieu de promenade des habitants de la contrée à cause de son accès facile. Il s'ouvre en effet à la base de la falaise calcaire, à deux mètres environ au-dessus du sol des prés qui encadrent le petit ruisseau de Montgoger. Il est précédé d'une terrasse plane boisée, située exactement en face de la levée d'un étang de vastes dimensions, maintenant à sec et transformé en prairie.

Ce souterrain est connu sous le nom de « La Cave Fourte », altération sans doute de « La Cave Forte » La cave fortifiée, où l'on cherche asile en période troublée. La falaise dans laquelle il est creusé est fouillée de maisons troglodytiques, maintenant à peu près abandonnées, mais seulement depuis Une époque très récente. Peut-être ces excavations étaient-elles habitées dès les temps les plus reculés, et le souterrain, situé dans le bois à une centaine de mètres vers l'Est, était-il le refuge habituel des habitants de ce hameau.

Description du souterrain.
Ce refuge est orienté Sud-Sud-Ouest et est précédé d'une terrasse boisée surplombant d'environ deux mètres les prés de la Morinière. L'aspect de son entrée est celui d'un abri sous roche, l'ouverture a environ 4 mètres de large avec une hauteur centrale de 1 m. 20. Cette entrée donne dans un vestibule vaguement elliptique de 7 mètres de long sur 3 m. 50 dans sa plus grande largeur ; le plafond, situé à 1 m. 55 du sol, possède l'ébauche d'un conduit d'aération de 0 m. 15 de diamètre au départ. C'est par un étranglement profond de 1 m. 50 et large de m. 80 que le vestibule accède à une sorte de rotonde centrale d'un diamètre latéral de 5 m. 80 et d'un diamètre en profondeur.de 6 mètres, avec 2 m. 10 environ de plafond. A main gauche de l'entrée de ce vestibule se trouve l'ouverture d'une galerie obstruée ayant 1 m. 75 de largeur à la base, de 1 m. 50 de haut ; puis on trouve un pilier ayant sensiblement 1 mètre de large et une seconde ouverture de galerie également obstruée de 2 mètres de large sur 0 m. 95 de haut ; un second pilier de 0 m. 40 sur 0 m. 40 limite l'entrée d'un passage à peu près circulaire de 0 m.80 de largeur sur 0 m. 70 de hauteur donnant accès dans une salle vaguement rectangulaire de 4m. 50 de long sur 2 m. 30 de large, ayant 1 m. 50 de plafond, sauf au centre ou celui-ci atteint 2 m. 20.

On voit, à une extrémité de cette salle, en direction Sud-Sud-Ouest, l'amorce en arc d'une galerie obstruée ayant 1 mètre de large. De chaque côté de cette ouverture subsistent des rainures verticales profondes. A main droite, et à 1 m. 50 de ladite galerie obstruée, s'ouvre sur la paroi Ouest-Nord-Ouest de la même salle une deuxième ouverture, également en arc, de 1 mètre à la base et de 0 m. 50 de haut, donnant accès dans une cavité non explorée, en grande partie obstruée par de la terre meuble ; à 0 m. 80 à droite, une autre ouverture, de 0m. 80 sur 0 m. 40, donne accès dans la même cavité. La paroi Nord-Nord-Est de cette salle possède une banquette taillée à même le tuf et ayant 0 m. 60 de largeur et 1 mètre de haut.

Enfin une niche à lampe est creusée dans la paroi Est-Sud-Est, entre le banc et la galerie d'accès. A l'Est de la rotonde centrale et à 3 m. 50 de l'étranglement d'entrée de celle-ci, s'ouvre un passage presque régulièrement rectangulaire de 0 m. 80de large sur 1 m. 60 de haut précédant un couloir de 3 m. 50 de long et de 1 m. 20 de haut. Les parois de ce premier couloir sont pourvues de deux rainures horizontales, placées face à face, ayant 0 m. 65 de long sur 0 m. 10 de profondeur et situées à 0 m. 55 du sol : on y trouve également 5 niches à lampes. Au bout de 3 m. 50 ce couloir tourne à angle droit (vers la droite) pour se continuer par un autre passage de 3 m. 50 de long sur 1 m. 40 de haut. Les parois de ce second passage présentent deux doubles rainures parallèles verticales, très profondes, et 3 niches à lampes. Se dirigeant de nouveau vers l'Est, un troisième couloir long de 1 m. 70, muni de 2 niches à lampes, bifurque à angle droit (à droite), se prolongeant par un quatrième couloir de 1 m. 30 de long :
- muni de deux profondes rainures situées vis-à-vis l'une de l'autre
- qui donne accès, par une porte arrondie, à une salle en partie rectangulaire de plafond.


Cette salle est munie, sur deux faces, de bancs de 0 m. 30 de haut sur 0 m. 40 de largeur, taillés dans la pierre. Un pilier tronqué, vaguement rectangulaire, mesurant 0 m. 90 de haut sur 0 m. 60 et 0 m. 50 est situé presque au centre de la salle. On retrouve au plafond l'amorce de ce pilier. Deux niches à lampes sont creusées respectivement dans les parois Est et Ouest de cette salle qui possède en plus à son entrée, à gauche, l'ébauche d'un couloir n'ayant que 0 m. 80 de profondeur. Un tuyau d’aération n’a pas été achevé et n'a que 0 m. 40 de profondeur.

Au fond de cette salle, à droite, s'ouvre un autre couloir, dont la porte, de 1 m. 50 sur 0 m. 60, taillée en plein cintre, semble avoir été retouchée à une époque plus récente ; ce couloir de 3 m. 40 de long n'a qu'une niche à lampe et débouche dans une dernière petite salle elliptique de 3 m. 20 sur 1 m. 80 avec plafond de 1 m. 75 muni de deux trous d'aération achevés et d'un troisième ébauché. Sur deux laces une banquette de 0 m. 25 de large sur 0 m. 40 de haut, taillée dans le tuf, suit la courbe des parois qui possèdent en outre 3 niches à lampes. Il n'a pas été possible de retrouver les orifices de sortie des tuyaux d'aération, maintenant bouchés. Quelle date de creusement peut-on assigner à ce souterrain ?

C'est fort difficile à fixer, les hommes s'étant de tout temps réfugiés en cas de danger dans le sein de la terre, utilisant les grottes naturelles, les améliorant souvent, en creusant lorsqu'elles étaient absentes. Pour dater archéologiquement un refuge il ne suffit pas, en effet, d'y rencontrer un objet ou même quelques objets d'époque déterminée, surtout dans un souterrain ouvert à tout venant, servant d'abri au cours des âges aux bergers et aux bûcherons. Il faut y trouver en quantité suffisante des objets connus, des objets utilisés dans le lieu, situas parmi les vestiges de l'occupation humaine, comme on le l'ait par exemple dans les couches archéologiques des grottes paléolithiques ou dans le « tumier » des cités lacustres du néolithique. Ce n'est pas le cas pour notre souterrain ; nous ne connaissons aucun objet en provenant et les quelques sondages effectués rapidement ne nous ont rien donné. M. Charbonneau-Lassay (de Loudun), qui a étudié un très grand nombre de souterrains-refuges de l'Ouest de la France (où ils sont particulièrement nombreux, surtout en Vendée), pense que la majeure partie des souterrains semblables à celui qui nous occupe date des derniers siècles de l'indépendance gauloise, ils étaient aménagés pour la défense avec des entailles pour des traverses de barricades et permettaient en plus de braver la rigueur des hivers et de cacher des trésors.

Il faudrait des fouilles longues et minutieuses, tant dans les galeries souterraines obstruées que dans le sol de la terrasse, pour jeter, peut-être, quelques lueurs sur l'origine du refuge de « La Cave Fourte » et sur ses habitants successifs.


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Source : Bulletin - Amis du vieux Chinon. 1943. Page 8
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:44 (2016)    Sujet du message: Souterrains de Saint Epain.

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