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Pierres Sacrées de Touraine

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 10:54 (2008)    Sujet du message: Pierres Sacrées de Touraine Répondre en citant

Pierres Sacrées de Touraine
Texte de Mikerynos - Copyright 1998.


"Ballade Mégalithique en Touraine."
   



Table des matières.

Introduction,Page 2.                                                                                        

Chapitre 1.
Histoire et légendes des mégalithes. Page 5.
L’histoire, la technique de construction, les différents monuments mégalithes.
Les légendes, les destructions, la répartition.

Chapitre 2.
Balade et visite des « Pierres de Touraine » dans le Sud du département. Page 15.
La Pierre levée (Yseures-sur-Creuse),  Les palets de Gargantua (Charnizay), La Pierre levée (Civray-sur-Esves),
Le Chillou du Feuillet (Marçé-Sur-Esves),  La Pierre Faon (Marçé-Sur-Esves), La Pierre à Vinaigne (Abilly),
La Pierre Chaude (Neuilly-le-Brignon), La Pierre Percée (Draché), La Pierre Fondue (Draché), Le Tumulus de Doux (Pussigny), La Pierre levée (Pouzay), le Dolmen de Brèches (Parçay-sur-Vienne), Le Pavé saint-Lazare (L’ile Bouchard), Le Gros Chillout (Briançon), le Dolmen de Brizay (Brizay), Le Chillou (Chezelles),
Carroir Bon Air (Ligré), La Pierre Couverte (Thizay), La Grosse Pierre (Beaumont-en-Véron), La Pierre aux Joncs (Villandry), La Pierre Levée (Thilouze), La Pierre à Vinaigre (Saché), Le Dolmen du Bois des Plantes (Artannes), le Dolmen du Moulin Sauquet (Esvres), le Menhir de Luzillé (Luzillé), La Pierre Saint-Martin (Luzillé), Les Danges (Luzillé), Les Pas de Saint-Martin (Sublaines), La Pierre levée (Reignac-Sur-Indre), le Dolmen de Mallé (Saint Quentin-Sur-Indrois),  La Pierre levée (Genillé), La Pierre levée, Hys (Genillé), La Haute Borne (Chanceaux-Près-Loches),  Cromlech de la Croix Bonin à Beaulieu-Lès-Loches, Tumulus de la motte (Villeloin-Coulangé). Et les autres...

Chapitre 3.
Suite de la visite,  le Nord. Page 27.
La Grotte des fées (Saint Antoine du Rochers), le Dolmen de Marcilly (Neuillé-pont-Pierre), La Pierre levée (St Paterne Racan), Menhir de Montifray (Beaumont-La-Ronce), La Pierre levée (Beaumont-La-Ronce),
Le Menhir de Pont-Champion (Beaumont-La-Ronce), Menhir de Nouzilly (Nouzilly), Le Gros Perron (Crotelles), le Dolmen de Pierrefitte (Azouer-en-Touraine), La Pierre David (Cangeay), Le Menhir de Vaujour (Château-la-Vallière), La Pierre levée (Villiers-Au-Bouin), La Pierre St Martin (Brèches), La Pierre Levée (Marcilly-Sur-Maulne), Les Trois Chiens (Rillé), La Pierre Pointue (Rillé), Le Menhir de Cormiers (Epeigné-Sur-Dême), La Pierre Couverte (Saint-symphorien), Le Dolmen de Continvoir (Continvoir), Cromlech, lieu dit « La Pelouse »  (Continvoir). Et les autres...

Chapitre 4.
Un petit tour chez nos vosins. Page 34.
La pierre couverte (49), La pierre relevée (41), Dolmen de la Madelaine (49),Dolmen de Bagneux (49), Dolmen de Haute-Bretagne (41), Dolmen de la pie (41), La Pierre aux Fées (41), Menhir de Nourray (41), La Pierre Daillot (41), Menhir de Pierreffite (41), La Pierre de Minuit (41), La Pierre St Martin (36), La Pierre levée(41),
Dolmen de St Hilaire (45), Dolmen de Ver (41), Dolmen de Vaugouffard (41), Le Gros Perron (41), Menhir du Bouillant (41), Dolmen du Marais (41), Les Pierres Besses (41), La Pierre Folle (86).


Conclusion. Page 39.
_________________


Dernière édition par Mikerynos le Jeu 12 Fév - 18:16 (2015); édité 2 fois
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 10:54 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Mikerynos
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 10:55 (2008)    Sujet du message: Pierres Sacrées de Touraine Répondre en citant

Histoire et Légendes des Mégalithes.
 

L’histoire.

Et si, nous commencions notre balade par une petite leçon d’histoire. Qu’est qu’un monument mégalithe ? Ce mot nous vient du Grec: « MEGA » qui signifie grand, et « LITHOS » désignant, le mot pierre.
« Mégalithe » veut dire simplement: Grande Pierre. Les Mégalithes sont de grandes pierres grossièrement façonnées, elles sont isolées ou combinées ensembles pour former des sortes de structures qui sont généralement classées en quatre catégorie : Le monolithe isolé et dressé verticalement, des regroupement de monolithes disposés en cercle ou en alignement, et enfin une structure plus complexe formant des chambres funéraires.
Les mégalithes englobent plusieurs monuments: Les Dolmens, les Menhirs, les Cromlechs, les alignements et les trilithes. C’est en Europe Occidentale que le mégalithique se répand à partir de la zone atlantique (Vers le 5eme millénaire) pour atteindre ensuite l’Europe du Nord et celle de l’Est. Il est propagé par des populations néolithiques (-6500 à -2500 Ans Av. J.-C.). Ceux d’Europe occidentale furent construits sur une période située entre 3500 et 1800 Av.J.-C. Le Mégalithique est encore pratiqué durant le Chalcolithique (1) et le Bronze, il est probablement le support spirituel du culte du soleil, et de celui d’une divinité féminine.

Il y a environ 50 000 Monuments mégalithiques en Europe. On en a recensé plus de 6200 en France. On retrouve des mégalithes principalement sur toute la surface du globe. Comment des hommes avec leurs mains nues, ont-ils pu déplacer sur des dizaines de kilomètres, puis dresser, des pierres de dizaines de tonnes ?
Tous les secrets des Dolmens et des Menhirs ne sont pas encore percés, et peut-être ne le seront-ils jamais.
Les merveilleux architectes, il y a 4500 Ans ne savaient pas écrire. Mais lever des pierres de plusieurs tonnes, ça ils savaient le faire. Les bâtisseurs de Dolmens étaient des agriculteurs, ils ne vivaient pas en chasseurs nomades, mais en villages.

La technique de construction.
(Version officielle)
Imaginons maintenant l’édification de l’un des ces géants de pierres. Dans une carrière, les hommes commencent par tracer les tailles avec du charbon de bois. Sur les traits qui sont ainsi exécutés, d’autres hommes allument des mèches grasses et la chaleur dilate la pierre. Ont verse alors de l’eau, la pierre se contracte et se fend en lignes droites. Il suffit d’agrandir la fente au marteau de pierre. L’opération recommencera jusqu’au dégagement du bloc de pierre désiré. Six mètres de long, 38 Tonnes (Le poids d’un gros camion et de sa remorque, mais sans les roues), c’est en effet sur de simples troncs d’arbres qu’étaient déplacés les Menhirs. Le moteur était fourni par 100 ou 150 hommes tirant sur des « Câbles » de cuir. D’autres travailleurs se relayaient sans cesse pour prendre les rondins de bois à l’arrière, et les replacer à l’avant du convoi, pour en faire des sortes de « Rails ». Et la carrière pouvait être à plusieurs kilomètres de l’endroit prévu, pour l’érection de ce colosse de pierre. Arrivé sur place, dans un trou avec le côté en pente dont celui qui y est opposé est renforcé avec des rondins de bois, le Menhir va être dressé. Son extrémité taillée en pointe est déplacée au bord du trou, l’autre sera soulevée peu à peu sur un échafaudage qu’on élève tronc par tronc. Enfin le bloc bascule, il reste à le mettre droit en le tirant avec des cordes tendues par des leviers.
C’était une opération lente et périlleuse, qui ne pouvait être arrêtée une fois commencée. Le bloc était en équilibre, dangereux tant qu’il n’était pas en place.
La technique du Dolmen est sensiblement la même, il était plus facile de poser deux pierres l’une sur l’autre. Sur une chaussée de terre étayée par des troncs, il suffisait de tirer le bloc plat (La table) sur des rouleaux, et le mettre en place sur ses supports. Des expériences récentes ont démontré qu’il suffisait d’une vingtaine d’hommes pour déplacer un bloc de 3 Tonnes, et qu’il en fallait deux fois plus pour le soulever.

(1) Période de transition entre le Néolithique et l’âge de Bronze, où apparaissent les premiers objets en cuivre.

Toutefois, il faut noter que tous les blocs qui ont servi à la construction de ces géants de pierre n’ont pas tous étaient taillés dans des carrières d’extraction, certains blocs rocheux ont été utilisés tels quel, suite à une érosion naturelle des masses rocheuses.

Voici un exemple des différentes étapes de l’édification d’un Menhir (Etape 1 à 6), et de celle d’un Dolmen (Etape 7 à 9). Les différentes étapes comprennent une vue de côté et une vue de dessus pour une meilleure compréhension des figures. Les personnages, ainsi que leurs nombres ne sont donnés qu’a titre d’exemple, c'est une des versions officielles...

Etape 1 : Extraction et taillage du monolithe suivant la forme désirer dans une carrière (1) ou utilisation d’un bloc naturel.
Etape 2: Transport du bloc taillé sur des rondins de bois (2) , vers le lieu son érection à l’aide de cordage. Le
nombre d’individu affectés à cette tache dépendait évidemment de la taille du bloc a transporter,on peut l’estimer a une vingtaine de personnes pour un bloc d’environ 3 Tonnes. La durée du voyage dépendait naturellement de l’emplacement de la carrière et du lieu de l’érection du bloc. Il pouvait être du plusieurs jours à plusieurs mois.
Etape 3: Construction de la rampe en terre, avec renforcement par des troncs (3). Au pied de cette rampe à été creusé le trous permettant d’accueillir la base du bloc, il est renforcé sur le coté opposé par des rondins en bois. Le bloc de pierre est ensuite acheminé en haut de cette rampe, Grâce à un système de portique en bois (4) ou de chevalet, le même qui servira a ériger le Menhir dans sa position définitive.(Fig. 1/1B)


Etape 4: Grâce à des cordages (5), le bloc est tiré, puis basculé vers le bas de la rampe. On estime à une quarantaine de personnes l’élèvation d’un bloc de 3 Tonnes.
Etape 5: Il est ensuite redressé (Par des cordages et des leviers de bois) et calé à sa base (6).
Etape 6: La rampe est ensuite détruite ou récupérée, et l’environnement proche du monolithe est déblayé de
toutes traces de construction (7).(Fig. 2/2B)


A ce stade de l’édification, le Menhir est terminé. La construction du Dolmen reprend les mêmes étapes que précédemment, de 1 à 6, Mais ici, il ne s’agit pas d’ériger un bloc de pierre, mais deux blocs parallèles assez proche l’un de l’autre (9) (Fig3/b). Ces blocs ont naturellement une base plus large et ils seront sensiblement de la même hauteur. Ils vont servir de support à la table de pierre, qui formera le Dolmen.

Un bloc (10) installé de façon identique ferme le monument (Ce qui n’est pas toujours le cas). L’espace libre situé entre les deux supports est comblé avec de la terre (11). Ensuite le bloc de pierre (12) qui va recouvrir le monument « La table » est rajoutée.

Etape 7: Après avoir érigé les deux supports (Ou plus selon l’importance donnée au Dolmen) le bloc de pierre
qui va servir de table (12) est amené a son tour sur la rampe de terre. Il sera mis à sa place au moyen de cordages et de levier en bois. (Fig. 3/3B)
Etape 8: Après avoir mis en place la première pierre de recouvrement (12) une seconde rampe de terre est aménagée pour pouvoir amené le second bloc de pierre (12) qui va fermer le monument. (Fig. 47/4B)


Etape 9: La ou les rampes sont détruites, l’intérieur du Dolmen est vidé de la terre (13) (Fig 5b) qui permettait
les manoeuvres de mise en place des blocs supérieur ou « Table »
L’étape suivante consiste a recouvrir le Dolmen de son Tumulus ou motte de terre (14) (Fig 5c) .Ce Tumulus pour la plupart du temps dégager à notre époque.


Dessins Mikerynos 2005


Les différents monuments mégalithes.

Le Dolmen.
On peut le classer en 3 catégories: Le Dolmen simple, le Dolmen à galerie et l’allée couverte.
Le mot en lui même vient du Breton, il est l’association de deux mots: «DOL » qui signifie Table, et « MEN » désignant une pierre. Tout est dit avec ces deux mots: Une table en pierre. Le Dolmen est un monument Mégalithique composé d’une ou plusieurs dalles (La table) reposant sur des supports (Les pieds). L’ensemble formant une chambre funéraire, dont l’ouverture se situait généralement à l’Est, là ou le soleil se lève.
Les Dolmens sont donc des tombes. Elles sont généralement toutes construites sur le même principe.
Vers le 4eme millénaire, les hommes préhistoriques abandonnent progressivement leurs modes de vie de chasseurs, pécheurs et cueilleurs nomades. Ils abattent les forêts, défrichent et se mettent à cultiver la terre, se sont les premiers cultivateurs (Blé, Seigle). Ils se mettent aussi à faire de l’élevage (Moutons, Boeufs). Ces le début de la civilisation, ils construisent de solides huttes en bois, l’artisanat se développe et les villages se mettent à pousser un peu partout.
Les premières communautés commencent par enterrer leurs morts dans des fosses individuelles, mais à partir du 4eme millénaire, elles commencent par aménager des sépultures collectives.
Elles construisirent avec de grandes dalles de pierres, parfois trouvées sur place ou alors transportées sur plusieurs kilomètres, les édifices que nous voyons aujourd’hui et qui sont les Dolmens.

Un Dolmen est composé d’une chambre mortuaire, précédée par une entrée et d’un couloir ouvert généralement vers l’Est.
L’environnement immédiat de ce monument funéraire est encore peu connu. Il est souvent élevé près d’une source ou dans une clairière, parfois au bord d’une rivière.
Ces monuments utilisés pendant plusieurs siècles, pouvaient contenir des centaines de squelettes. Pendant l’utilisation du Dolmen, plusieurs modifications sont apportées: Ouvertures nouvelles, aménagement intérieur. Lors de son abandon, divers processus de condamnation étaient mise en oeuvre, comme la destruction des supports qui sont parfois abattus. Fermeture de l’entrée, pose de dalles sur la chambre ou enfouissement du monument sous un Tumulus (2). Il présente parfois un plan typique appelé Dolmen Angevin.

Le Dolmen simple:
Les montants dessinent deux lignes, quelles soient parallèles ou non. Elles forment trois côtés d’un carré ou un polygone quelconque, dont il manque généralement un côté (Afin d’aménager une entrée).
Le Dolmen à galerie:
Il possède le même plan que le Dolmen simple, avec en plus une galerie qui y donne accès.
L’allée couverte:
Les Allées couvertes sont souvent formées d’une double rangée de pierres dressées, recouvertes de dalles.
Les montants dessinent fréquemment un rectangle plus ou moins allongé, dont il manque l’un des petits côtés. L’allée couverte est généralement une suite de Dolmens simples, l’ensemble formant un monument assez vaste.

Les Dolmens sont assez nombreux dans notre région, le plus connu est sans doute celui de La Grotte aux Fées, situé sur la commune de Saint-Antoine-du-Rocher.

Le Menhir.
Composé lui aussi comme son prédécesseur de deux mots Bretons: « MEN » pour pierre, et « HIR » pour longue. Le Menhir est une longue pierre verticale composé d’un seul bloc. Il semble que sa fonction est d’indiqué la présence d’un ou plusieurs Dolmens. Une sorte de « Borne » ou de poteau indicateur, lorsqu’il est seul. Il y a plusieurs Menhirs dans notre région, et le plus connu est certainement La pierre Percée sur la commune de Draché. La dimension du Menhir est variable, elle peut démarrer de moins d’un mètre à 20 mètres de hauteur pour le Menhir de « La Pierre des Fées » à Locmariaquer, et qui pèse 347 Tonnes. En Touraine le Menhir le plus haut ce trouve à Draché, le second étant celui de Vaujour.

(2) Grand amas artificiel de pierres ou de terre que l’on élevait au-dessus d’une sépulture. On en trouve quelques uns en Touraine.

Le Cromlech.
Ce mot un peu barbare est composé lui aussi de deux mots Bretons: « CROM » désignant un rond, et « LECH » désignant des pierres. Le Cromlech est un monument formé de plusieurs Menhirs dressés en cercle. Il peut y avoir, un ou plusieurs cercles. Les Cromlechs se font rare dans notre région, il y en a quelques uns, mais ils ont été malheureusement détruits. Un bon exemple de Cromlech, c’est celui de la Pierre levée, situé non loin du bourg d’Yseures Sur Creuse qui entoure en sont centre un Dolmen. Et c’est pourquoi, nous ne parlerons que principalement des Dolmens et des Menhirs.

Les Alignements.
Ils sont composés de plusieurs Menhirs alignés les uns par rapport aux autres. Ils peuvent atteindre plusieurs kilomètres de long. Il y a plusieurs alignements parallèles sur plusieurs centaines de mètres. Le plus connu des alignements sont ceux du Ménec, à Carnac en Bretagne. Ils sont composés de 11 Rangées de pierres parallèles qui s’étendent sur plus de un kilomètre de long. On ne connaît pas la fonction de ces alignements. On n’a jamais trouvé le moindre bout d’os, il ne s’agit donc pas d’un cimetière. Une des hypothèses serait que chaque pierre accueillait l’âme d’un défunt, sans pour autant accueillir ses os, et qu’a chaque fois qu’une personne de la communauté mourait, on rajoutait un menhir. Le seul alignement connu dans notre région, c’est celui des Trois Chiens sur le territoire de la commune de Rillé. Il y en a peut-être eux d’autres dans le département (Lande de Cravant-Les-Coteaux, Bois de Brune, le sentier des Fées sur la commune de Thilouze).

Les Trilithes.
Ils sont Appelés parfois Lichavens. Ce ne sont ni plus ni moins que des Dolmens.

Le Polissoir.
Le Polissoir (Il peut être fixe ou mobile), comme son nom l’indique, est un support en pierre fait pour polir d’autres pierres, en les frottant les unes sur les autres, pour faire des outils ou des haches par exemple. C’est une catégorie appartenant aux mégalithes, bien qu’elle soit à part.
Nous trouvons un très bel exemple de polissoir sur le Dolmen de « La pierre couverte » à Thizay. Il est situé sur le dernier support gauche du monument, il est toujours visible. Deux autres exemples de polissoirs bien conservés: La pierre Saint Martin, qui est située dans les environs de Luzillé. Et celui de la Pierre-Burette (3) un polissoir fixe découvert non loin du Petit-Pressigny. Au-dessus du lieu dit Les Flottes.
Long de 2 mètres et large de 1,70 mètres, il a une hauteur de 70 centimètres environ au-dessus de la terre. Il possède 15 Rainures et cuvettes bien conservées. Ce polissoir a été classé monument historique le 20 Juillet 1920. Il a été transporté, après donation, dans le jardin Nord du château du Grand-Pressigny.

Mais pour en résumer l’ensemble, les Mégalithes se ramènent tous principalement à deux formes simples: Le Menhir et le Dolmen. En France on trouve des Mégalithes sur tout le territoire, mais les plus grandes concentrations se situent principalement en Bretagne et en Vendée. En Touraine, c’est dans le sud que se trouve le plus grand nombre de Mégalithes. Je donne en page suivante un exemple si typiques de la forme généralement rencontrée en ce qui concerne le Dolmen et le Menhir. Ces deux monuments ne font pas partie du patrimoine de notre région, mais ils illustrent parfaitement la base architecturale des deux mégalithes les plus fréquemment rencontrés dans nos campagnes.
Le premier exemple concerne le Dolmen de Marcilly-le-Hayer qui se trouve dans le département de l’Aude.
Quant au second, il représente la masse monolithique (4) du Menhir de d’Avrillé qui se trouve en Vendée.


(3) Ou encore « Pierre Birette », Appelé aussi dans la région « Le Rocher du Diable ». Cette pierre aurait servi a donner la justice.
(4) Qui est formé d’un seul bloc.


Voici les deux exemples de forme typique du Dolmen et du Menhir, le plus souvent rencontrés.


Il faut aussi noter que certains Menhirs on la particularité d’être plantés la pointe vers le bas, en particulier à Carnac en Bretagne.

Les Légendes.

En regardant les énormes pierres érigées un peu partout, nos ancêtres avaient trouvé une interprétation très jolie, pour expliquer la raison d’être de celles ci. Ces pierres énormes n’avaient pu être assemblées que par des Fées, ou même elles s’étaient déplacées et dressées toutes seules, parce qu’elles étaient magiques. C’est depuis cette époque, que sont nées les nombreuses légendes.

Elles varient selon les régions et les pays évidement. En ce qui concerne la Touraine et le val de Loire, beaucoup de monuments mégalithiques sont rattachés à Gargantua, le personnage crée par Rabelais en 1534. Ce Géant qui parcourait la région, a laissé de nombreuses « traces » sur les pierres de Touraine (4).Que se soit par le nom donné aux mégalithes, comme le Dolmen « Les Palets de Gargantua » à Charnizay, ou « Les sillons de Gargantua » un polissoir aujourd’hui disparu qui se trouvait sur la commune de Sublaines. A Chézelles, le Menhir « Le Chillout » (Aujourd’hui disparu) avait été jeté depuis Faye-La-Vineuse par Gargantua, et il portait la trace de ses ongles. Ou encore, par la légende qui s’y rattache comme le Menhir du Moulin de Léez, « La Pierre David » à Cangey. Certaines de ces légendes seront racontées un peu plus loin dans l’ouvrage.

Il y a aussi les légendes rattachées à Saint Martin. On disait à une époque pas si lointaine, que « La Pierre St Martin » à luzillé portait les traces de pas de Saint Martin (Les cuvettes de polissage), ainsi que les traces des coups de son bâton (Les rainures). On retrouve aussi l’empreinte de ses pas sur le Dolmen de « La Pierre couverte » à Thizay. A l’époque ou Saint Martin oeuvrait en Touraine, il n’hésitait pas à détruire certains monuments mégalithes comme le Dolmen dit « Le pas de St Martin » à Continvoir qu’il aurait détruit au cours de l’une de ses missions. On trouve aussi des pierres appelées « Pas de St Martin » à Cinais, St Epain ou encore à Sublaines.
Les autres légendes sont rattachées principalement aux Fées ou au Diable, très forte croyance populaire éloignée de nous aujourd’hui. Cela se retrouve aussi dans le nom, comme pour ces exemples: Le Dolmen de « La grotte aux Fées » à St Antoine du Rocher, appelé aussi « La maison des Fées », « Le Château des Fées ». On trouve aussi un Dolmen dénommé « Le cimetière des Fées » sur la commune de Descartes. Il y a aussi le Dolmen « Le siège des Fées » à Paulmy. Certaines légendes sont nées des traditions populaires de l’époque, comme la très belle et triste légende du Menhir de Vaujour.

Il y a aussi les légendes qui se rapporte aux pierres elles mêmes, comme celles qui se déplacent ou tournent toutes seuls, comme « La Pierre David » situé sur la commune de Cangey.

N’oublions pas non plus, toutes les traditions rattachées aux cultes des Druides, qui ont récupéré les monuments mégalithes pour leur propre compte. Le Menhir des Cormiers, à Epeigné-Sur-Dême, appelé aussi « La Pierre Druidique » ou encore « La Pierre du Supplice » passait pour avoir été une pierre à sacrifice. Comme celle de la Pierre Percée (Draché), ou encore la Pierre Chaude à Paulmy qui ont elles aussi servi de pierres de sacrifices. Les druides ont toujours étaient, dans la tradition populaire, pour être des êtres sanguinaires.

Il y a les pierres des trésors, celles des miracles, celles des offrandes, celles à fonction sociale, et de justice. Il existe pour chaque monument une légende qui s’y rattache. Pourtant certaines de ces légendes ont disparu avec le temps.

Les destructions.

Beaucoup de mégalithes ont été détruit ou enterrés, pour certain d’entre eux à causes des légendes. A cette époque le Diable était présent dans tous les esprits. En effet dans les croyances populaires, détruire un mégalithe portait malheur. Ils étaient considérés avec crainte et vénération par la population. C’est aussi, vers ces époques, que la religion catholique a encouragé la destruction de ces monuments. Elle a essayé de les inclure dans les nouveaux édifices religieux, comme le Menhir appuyé sur la cathédrale du Mans (72). Certains ont été transformés en chapelles, et d’autre en calvaire (5). N’oublions pas non plus, les destructions gratuites, celles des profits et des révolutions. Des pierres qui gênent et que l’on enterre à nouveaux. If faut noter aussi que certain de ces monuments de pierres ont été détruit ou réutilisé par ceux la même qui les ont érigés.

(4) Surtout dans le Sud du département et dans la région de Chinon.
(5) Comme « La pierre St Martin » de l’Ile d’ Yeu (85) dont la base sert de Calvaire.


Les fouilles sauvages du début de l’archéologie, ont fait aussi disparaître bons nombres d’indices qui seraient utiles aujourd’hui. Certaine de ces fouilles ont même détruit les monuments (déplacement, ou destruction de la table de couverture sur les Dolmens). Cependant, il est possible de retrouver l’existence d’un monument disparu. En effet, beaucoup de communes ont des lieux dits qui ont gardé une trace du mégalithe situé jadis sur leurs territoires. Ce sont les toponymes mégalithiques, par exemples:

« Le Perron », « Le Chillou », « Pierrefitte », « La haute Borne », « La grossse pierre », « La Rochette », « La Roche », « La Pierre », « Les Caillouts ». Les cartes topographiques foisonnent de tous ces noms, ce qui laisse à penser, qu’il y avait un nombre beaucoup plus important de mégalithes en Touraine (82 Toponymes). On retrouve beaucoup de mégalithes appelés « Pierre Levée », car se terme fait partie des autres appellations données aux Menhirs, comme « Peulven » en Bretagne. Quelques mégalithes disparus sont donnés à la fin des deux chapitres suivant.

L’énigme que pose ces énormes constructions de pierres restent toujours inconnues. Malgré les quelques rares progrès fait par l’archéologie d’aujourd’hui, le mystère reste entier pour ce qui est du culte rattaché aux mégalithes. Culte du soleil ou se mêle l’astronomie pour les uns, de la sexualité pour les autres, ou encore de science surnaturelle. Les hypothèses les plus folles courent encore sur toutes ses pierres.

La Répartition des Mégalithes en Touraine.

Le nombre de monuments mégalithiques en Touraine n’est pas négligé, nous sommes loin de certaines régions de France, comme la Bretagne, La Vendée et la Lozère qui en sont mieux pourvue que nous. Mais comme nous allons le voir dans les chapitres suivants, l’Indre et Loire possède quand même pas mal de Dolmens et de Menhirs. Certains d’entre eux sont mêmes classés à la CNMHS (6).

La plus grande concentration se situe au Sud de la Loire, mais le Nord n’ai pas dépourvu d’intérêt. En effet, il y avait autant de mégalithes au Nord que dans le Sud du département. La répartition des mégalithes en Touraine se situe en trois tranches. La première tranche est axée sur celle du Loir et de ses petits influants, la seconde tranche sur celui de la vallée de l’Indre et ses affluants l’Indrois et l’Echaudon, et enfin la troisième tranche, la plus importante sur celle de la Vienne et de ses influants, comme la Creuse. Ce livre décrit 53 monuments mégalithes. Cette liste est loin d’être complète, certaines « Pierres » ont disparu et d’autres ont pu être oubliées. De toute façon, il est certain que leur nombre a diminué au cours des siècles (7). Quoi qu’il en soit, nous allons découvrir ensemble ces Mégalithes, qui se répartissent de la manière suivante:
27 Dolmens, 19 Menhirs, 3 Polissoirs, 2 Tumulus et deux Cromlech. Leurs situations géographique est la suivante, 8 Dolmens, 10 Menhirs, un polissoir et un Cromlech au Nord de la Loire. Le Sud beaucoup plus riche, se partage le reste avec 19 Dolmens, 9 Menhirs, 2 Polissoirs, les 2 Tumulus et le Cromlech.
Je rappelle encore une fois, que cette liste est loin d’être exhaustive. En effet Louis Bousrez dans son inventaire de 1863, note 55 Mégalithes en Touraine. Quand à G. Cordier, il note dans son inventaire:

15 Menhirs debout, 16 Menhirs renversés, douteux ou disparus. Ainsi que 27 Dolmens encore debout, et 25 Dolmens douteux ou disparus. Comme vous pouvez le voir, le nombre de ces « pierres » est quand même impressionnant.
Les sites suivants sont privilèges, car ils ont été aménagés pour mettre en valeurs leurs Mégalithes. L’accès est en plus facilité par des panneaux indicateurs, qui sont situés au bord de route pour certains d’entre eux. Ils sont de plus, indiqués sur les grandes cartes touristiques ( 8) .

Le Dolmen de « La Pierre Levée » à Yseures-Sur-Creuse, Le Dolmen « Les Palets de Gargantua » à Charnizay, le Dolmen de « La Pierre Chaude » à Neuilly-Le Brignon, le Menhir de « La Pierre Percée » à Draché, le Dolmen de « La Pierre Fondue » à Draché (Site non aménagé, mais indiqué), le Dolmen « Le Gros Chillout » entre l’Ile Bouchard et Chinon, le Dolmen de « Carroir Bon Air » à Ligré (Site non aménagé, mais indiqué), le polissoir « La Pierre Saint Martin » à Luzillé, le Dolmen de « La Grotte des Fées » à Saint-Antoine-Du-Rocher, le Dolmen « La Pierre levée » à Villier-Au-Bouin (Non indiqué sur la route), « Le Dolmen de Hys » à Genillé (Site non aménagé, mais indiqué), le Menhir de Vaujour (Site non aménagé, mais indiqué), « La pierre aux joncs » à Villandry (Site non aménagé et non indiqué).

(6) Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites.
(7) Dans sa « Géographie de la France - Indre & Loire » de A.Joanne, écrit en 1870. On ne trouve que le chiffre de 24 Dolmens.
( 8) Pour les autres sites, il est conseillé de se munir d’une carte topographique de la région a visitée.

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Dernière édition par Mikerynos le Jeu 12 Fév - 17:58 (2015); édité 5 fois
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 10:56 (2008)    Sujet du message: Pierres Sacrées de Touraine Répondre en citant

La Répartition des Mégalithes en Touraine.


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Dernière édition par Mikerynos le Jeu 12 Fév - 18:02 (2015); édité 2 fois
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 10:59 (2008)    Sujet du message: Pierres Sacrées de Touraine Répondre en citant

La civilisation mégalithique s’est traduite dans notre région par de nombreux Dolmens et Menhirs. Malgré le vandalisme et les fouilles sauvages qui en ont détruit une très grandes quantités, ils en restent de forts beaux. Ce sont les derniers survivants que nous allons découvrir, et ils sont vieux de plusieurs milliers d’années.

Balade et visite des « Pierres » du sud de la Touraine.
 

La Loire forme une frontière naturelle, nous allons nous servir de cette « Frontière » pour délimiter notre balade et, ainsi divisé le département en deux parties. Tous les monuments mégalithes situés sur la «rive Nord » de la Loire seront décrit dans le chapitre suivant.

La majorité des monuments mégalithes du Sud de la Touraine sont situés au centre du groupe Chinonais, répartis sur les deux rives de la Vienne. Les autres sont situés un peu plus vers le Nord de cette rivière.
Nous commencerons donc notre visite par les monuments les plus au Sud. Contrairement aux grands monuments touristiques, tels que les châteaux, il n’y a quasiment aucune indication sur le bord des routes. Le meilleur moyen pour trouver un Dolmen ou un Menhir, est de vous munir d’une carte Topographique de la région. Toutefois, quelques uns de ces monuments mégalithiques n’y si trouve pas. Prenons l’exemple du « Dolmen de Brizay », qui n’est ni indiqué sur la carte, ni indiqué sur la route. Autre chose, certains des monuments ne sont accessibles qu’a pied, il vous faudra donc du courage et de la persévérance pour parvenir sur le site recherché.

« La Pierre levée ».
Sur le territoire de la commune d’Yseures-sur-Creuses se trouve le Dolmen de « La Pierre levée », centre d’un Cromlech dont le cercle de pierres a disparu, du moins en partie.
L’accès est très facile (Indiqué sur la route), il se trouve près du village du Confluant, entre la Creuse et la Gartempe. Il a été étudié notamment par Gérard Cordier, dans son « Inventaire des Mégalithes de France ». Non inscrit M.H.

« Les Palets de Gargantua ».
Sur le territoire de Charnizay se trouve un important Dolmen appelé dans la région la « Pierre Levée », ou plus connu sous le nom de « Les Palets de Gargantua ». (Il ne reste que trois palets sur quatre).
L’architecture de cette sépulture ne pourrait être pas terminée, les grandes dimensions des blocs de grès dépassent 4 mètres de long pour le support (Photo 16), et atteignent 5.50 mètres pour les dalles de couvertures restées au sol.
Leurs poids est tel (Plus de 50 tonnes) que les hommes qui les ont déplacés n’ont peut-être pas pu les mettre à leur place, et terminer le monument (de type Angevin ?). Ce monument qu’ils avaient voulu majestueux et qui aurait dû-être orienter Est-Ouest.
Sa situation, sur une hauteur permettant d’embrasser tous le paysage, est voulue, elle a conduit les hommes à transportés jusqu’a la, les blocs arrachés plus bas sur la pente vers l’Ouest.
La légende raconte que Gargantua s’amusait à lancer des Palets que sa femme avait transportés dans son tablier de noce pour atteindre sa « Bague » le Menhir de Civray-Sur-Esvres (1) à 30 Km de là. Ce Dolmen a été sauvé en partie par la société préhistorique de France. Son accès est très facile, il est indiqué sur le bord de la route.
A Noter que se monument mégalithique a été classé en 1951, et incrit à la CNMHS.

(1)« La pierre Percée » de Draché.

« Les Palets de Gargantua ».
Plan et vue d’ensemble.


Dessin Mikerynos 2005

« Le Chillou du feuillet ».
Plan et vue d’ensemble.


Dessin Mikerynos 2005

« La Pierre Levée ».
Ce Dolmen se situe à l’extrémité nord-est de Civray-Sur-Esves. Il est sur la rive droite de l’Esves, après la Maison de la Violette. Au lieu dit « Ménard ». Ce Dolmen aussi appelé « La pierre » gît à demi-enterré. Son accès est très difficile. Non inscrit M.H.

« Le Chillou du feuillet ».
Ce Dolmen bien situé sur une pente dominant le paysage, marque la limite des communes de Balesmes et de Marçé-Sur-Esves.
C’est une sépulture collective construite par les premiers éleveurs agriculteurs de la région durant le IIIeme ou le IVeme millénaire Av. J.c.
La chambre est encore bien visible, elle est rectangulaire et mesure 4 mètre de long, elle est fermée à l’Ouest à son chevet.
L’ouverture se trouvait vers l’Est, du côté du soleil levant symbole de renaissance.
Cette chambre a malheureusement été vidée anciennement et remblayée. Les 5 supports de grès qui la limite (Dont l’un a été déplacé) supporte encore la table que recouvrait la sépulture avant sa condamnation par enfouissement dans un tumulus de pierrailles, dont la base circulaire se devine autour du monument.
Comme pour beaucoup de Dolmen de Touraine, la légende raconte que Gargantua aurait joué aux palets avec « le Chillou du feuillet ».
Ce Dolmen est aussi appelé « Le cimetière des Fées » ou « Le cimetière des Pucelles ». L’accès a ce Dolmen est très facile, mais elle n’est pas indiquée. Non inscrit M.H.
Photo No: (Plan Page 17)

« La Pierre Faon ».
Cette pierre sacrée est situé en plein champ, est situé sur le territoire de la commune de Marçé-Sur-Esves. Son accès est relativement facile, on l’aperçoit du bord de la route (A la patte d’oie, au lieu dit La Pierre). On ne voit pas grand chose, car elle est entourée de ronces. Non inscrit M.H.
Photo No:

« La Pierre à Vinaigre ».
Sur la commune d’Abilly, se trouve ce lieu dit, au croisement des chemins. Il indique peut-être la présence d’un monument mégalithe qui fut peut-être détruit par quelques inconscients, à moins qu’il n’ait jamais existé (Avis de G.Cordier).

« La Pierre Chaude ».
Non loin du Châtelier, au sud de la route de Neuilly-Le-Brignon, entre la départementale D100 et la rivière le Brignon, on trouve ce dolmen rond, orienté à 90°.
La pierre d’entrée est déplacée, elle faisait partie de la paroi Nord. La pierre de la paroi nord-est est à demi tombée et celle de la paroi Nord-Ouest, à l’intérieur, est penchée. Les autres pierres semblent à leur place. Le Dolmen est placé sur une pente accentuée, les cavités sont naturelles. L’entrée est opposée à la rivière. La grande table fut cassée, sans doute, au Sud, à cause de la déclivité du terrain.
Considérée comme le « Siège des Fées », ce Dolmen fouillé au XIX Siècle contenait les squelettes des éleveurs agriculteurs de la période du Néolithique qui l’ont édifié durant le IIIeme, ou IVeme millénaire Av. J.C.
Les sépultures étaient accompagnées d’offrandes: Vases en poterie, pierres et silex taillés, ainsi que des ossements d’animaux.
La forme carrée de la chambre est bien conservée, les 5 supports de grès encore bien place sont hauts de près de 2 mètres.
L’extrémité (A) du support (B) qui a été brisé volontairement est déposé à l’emplacement de l’entrée de la chambre. Cette ouverture orientée à l’Est, vers le soleil levant, pouvait être précédée d’un couloir qui a depuis disparu.

« La Pierre Chaude ».
Plan et vue d’ensemble.



Dessin Mikerynos 2005

La partie manquante de la table gît 2 mètres plus au Nord. A quelques 200 mètres au Sud se trouve la source de Fontenay, symbole du renouveau perpétuel venu des profondeurs de la terre. Elle a sûrement guidé le choix pour l’emplacement de la sépulture, prés du fond marécageux de la vallée du Brignon.
(Voir photographies No 3 et 4). A noter que, ce Dolmen fut classé monument historique en Février 1911.
Dans le voisinage du Dolmen, en direction du Nord, on découvrit il y a quelques années, de nombreuses pierres, Des Cromlechs et des allées. Maintenant, il ne subsiste plus rien de ce qui fut « L’Alignement de Brune ». Les pierres furent malheureusement cassées pour des prestations diverses (2).

« La Pierre Percée ».
Situé sur le territoire de la commune de Draché, au lieu dit « Les Erables », à l’ouest de la RN10, se trouve ce Monolithe en calcaire haut de 3,55 mètres, qui fut planté à l’époque préhistorique, et qui est l’un des plus haut et des plus beau de la région.
Il est aujourd’hui isolé, et l’on ne peut connaître l’usage qu’il avait à l’époque (Indication de sépultures ?), Ni postérieur (Borne).
Le trou naturel (D’un diamètre de 30 Cm), en son milieu à toujours excité l’imagination populaire, et l’on échangeait des serments en y passant les mains et un bouquet de fleurs, les enfants qui y passaient la tête étaient protégés des écrouelles, l’herbe à ses pieds protégés des sorts et des esprits mauvais, elles avaient aussi la réputation de préserver les bestiaux du mauvais sort. Comme beaucoup de Menhirs, il servit de « Bogue » ou de « quilles » à Gargantua qui le visait de palets, ainsi que les Dolmens des environs.
La période romantique sacrifia des victimes humaines, tranchant les têtes passant par le trou avec un couteau de sacrifice, toutefois la tradition populaire y voit l’emplacement d’un cimetière de Sarrasins, d’où sont autre nom de Menhir des Arabes, ou le Menhir des Erables. Accès très facile, il est indiqué sur le bord de la N10 à la sortie de St Maure de Touraine. Inscrit M.H.

« La Pierre Fondue ».
Situé sur le territoire de la commune de Draché, et seulement à 1,5 Kilomètres à vol d’oiseaux de la Pierre Percée, ce dolmen de dimension modeste se trouve en plein champ juste derrière la ferme « Les Raudières ». Sa table a été cassée et déplacée, elle se trouve maintenant en porte a faux par rapport au reste du dolmen.

Il y est indiqué sous le nom de dolmen des Bommiers. Son Accès est relativement facile. Non inscrit M.H.

Dessin Mikerynos 2005

(2) Le lieu se nommé, Brune, Branc ou Bran. Il est également connu comme étant « L’enceinte de Brenne ».A noter que cette Allées du Bois de Brune fut découverte par Mr Barreau J.B et Mr Rougé J.M, elle fut étudié par le Docteur Dubreuil-Chambardel L.

« Tumulus de Doux ».
A Doux, près de Pussigny, subsistent les vestiges d’un monument mégalithique sous forme de supports disposés en cercle et délimitant une chambre. Ce Tumulus se trouve maintenant à l’intérieur d’un terrain de camping.

« La Pierre levée ».
Situé sur la commune de Pouzay, entre la Vienne et la route départementale 109, au lieu dit « Chenevelles » on voit ce Dolmen qui est complètement ruiné. Il est maintenant à demi-enterré, et une partie de sa table gît à environs un mètre de lui. Son accès est possible à partir de la route départementale, mais reste assez difficile. Non inscrit M.H.
Photo No:

« Dolmen de Brèches ».
Ce petit Dolmen est situé non loin du château de la Brèche, à la sortie sud-ouest de Parçay-Sur-Vienne. Il se trouve en plein champ et son accès reste relativement difficile. On peut l’apercevoir de la route avant d’arrivée au lieu dit La Prée.

« Le Pavé de Saint Lazare ».
Ce Dolmen se trouve au lieu dit Saint Lazare, entre Crouzilles et à 700 mètres avant l’entrée de l’Ile Bouchard, au bord de la route départementale 760.
Il est formé en réalité de deux Dolmens réunis et dont la plus grande table a plus de 6 mètres de longueur sur une largeur de près de 5 mètres, il est composé de 7 Pierres énormes.
Ce Dolmen a aussi la particularité d’être teinté de rouge. Il semblerait que, cet ensemble mégalithique a disparu, des travaux de terrassement se trouvent aujourd’hui à son emplacement. Non inscrit M.H.

« Le Dolmen de Briançon ».
Cet énorme Dolmen (15 mètres de long.), appelé aussi « Le Gros Chillout » se trouve au bord de la route départementale D8, sur la gauche en allant vers Chinon, au lieu dit « Briançon ». Il est situé sur la commune de Cravant-Les-Coteaux.
Adossé dans l’angle d’une maison, ce Dolmen important est renversé et ruiné, son dégagement a été effectué en Août 1956 par les compagnons du Caïno, comme l’indique une plaque fixée sur l’un des murs de la maison. (Sites et Monuments Historiques).
Louis Bousrez, à la fin du siècle dernier, n’hésitait pas à parler d’un monument véritablement colossal, le plus grand Dolmen du département d’Indre et Loire, et il ajoutait «Comme tous ceux de la rive droite de la Vienne.
Il a été construit dans la vallée et se trouve peu élevé au- dessus du niveau de l’eau, il a dû subir plus d’une fois les inondations de la rivière. L’ouverture est orientée à l’Est ». Les vestiges de ce Dolmen rectangulaire en grès sont encastrés dans les bâtiments: Les 2 supports de 3 mètres de long, demeurent en place, et la table qu’ils supportaient est brisée en 2 parties.
Le Dolmen de Briançon voit se profiler l’ombre traditionnelle de Gargantua. Non inscrit M.H.


« Dolmen de Brizay ».
Situé sur la commune de Brizay, à 250 Mètres du château du Haut Brizay, en bordure la route départementale 113, au lieu dit « Gros Bois », en plein champ de blé, se trouve ce Dolmen d’une taille relativement petite. Non inscrit M.H.

« Le Chillou ».
Ce Menhir est Situé sur la commune de Chezelles, dans le bois de la Touche, à l’Ouest de la route départementale 110. Non inscrit M.H.

« Carroir Bon Air ».
A 300 Mètres au nord/Nord-ouest de Ligré, sur le haut d’un coteau, repose ce qui dut être l’un des plus beau Dolmen de la Touraine.
Ce grand monument rectangulaire s’étend sur une longueur de 7 Mètres et une largeur de 3,50 Mètres. Il a été très détérioré en sa partie avant, qui ne présente plus en place qu’une dalle et un support, la partie arrière est la mieux conservée.Elle possède une table de 4,40 Mètres.
A l’entrée du Dolmen on peut voir trois dalles, seraient-ce les vestiges d’un portique démantelé ? L’hypothèse n’est pas à exclure, mais on se demande si au moins deux de ces dalles, n’ont pas été amenées à leur emplacement actuel à une date relativement plus récente que celle de ce monument mégalithique. Ce très beau Dolmen a été classé monument historique en 1887. Son accès très facile est indiqué sur le bord de la route.

« La Pierre Couverte ».
Ce Très beau Dolmen est situé au-dessus du petit bourg de Thizay, sur le coteau de Matté. Il s’agit d’un Dolmen rectangulaire de 7 Mètres de longueur pour une largeur de 3,50 Mètres, il est orienté Est-Ouest. Il comporte encore 5 Supports, un fond et deux tables. Sans doute le monument fut-il amputé d’un support côté Sud, ce qui aurait provoqué l’affaissement de la première table, elle même marquée des entailles d’une tentative de débitage vers son extremité Nord. Une petite dalle transversale qui subsite à gauche de l’entrée fait présumer l’existance d’un portique qui apparenterait ce Dolmen au type angevin. Le monument fit l’objet de fouille le 18 Avril 1844. Ce Dolmen possédait 2 Polissoirs fixes, il n’en reste qu’un sur le dernier support gauche, on peut encore l’ apercevoir. Celui qui se trouvait sur le premier support de droite a été prélevé par un vandale.L’accès facile de ce Dolmen n’est pas indiqué. Non inscrit M.H.

« La Grosse Pierre ».
Ce Dolmen est situé sur le territoire de Beaumont-En-Véron. Il semblerait que celui ait disparu, l’accès à cette zone reste assez difficile. Non inscrit M.H.

« La Pierre aux Joncs ».
Ce Grand Menhir est situé sur la commune de Villandry, au lieu dit « La Maison Lureau », au nord du bois de Lureau.
Il est sans doute l’un des plus beau du département, d’une hauteur de 3,65 mètres (le troisième en hauteur du département) et large de 2,55 Mètres, il est situé à 2 Kilomètres au sud-ouest du bourg de villandry, sur le plateau qui domine la vallée du Cher et de la Loire, au centre d’une cuvette naturelle. Il était jadis accompagné d’un autre Menhir qui a disparu à la fin du siècle dernier. La légende indique que cette pierre continu de poussée lentement. A une certaine époque, elle a faillit disparaître sous les masses des carriers. On la connaît aussi sous le nom de « La Pierre des Géants » ou de « La Pierre aux Géants » Son accès reste assez facile, mais n’est pas indiqué sur la route. Il faut aussi noter qu’en 1855 on signalait à 5 Mètres à l’Est une seconde pierre de même nature, renversée et à demi-couverte de terre. Ce qui a fait naître l’hypothèse qu’il s’agirait non d’un menhir, mais d’un dolmen détruit dont les deux pierres restantes seraient les jambages. Non inscrit M.H.

« La Pierre Levée »
Situé sur la Commune de Thilouze, au lieu dit « Genêté » ou « Genetay » existait un mégalithe renversé, et recouvert de broussailles. Situé aussi au lieu dit « Messandière ».
En 1967, un groupe de jeunes des compagnons de Caïno (Compagnons qui ont aussi restauré le Dolmen de Briançon) ont réussi après une journée de travaille, a dégager et a redresser ce menhir de 1,80 Mètres de haut.
Sauvant ainsi un monument de plus dans le département. Non inscrit M.H.

« La Pierre à Vinaigre »
Ce petit menhir d’une hauteur de 1,60 Mètres, se trouve sur la commune de Saché, au lieu dit « Chalenton ». Il pourrait appartenir à la catégorie des alignements, car il est accompagné de plusieurs autres blocs plantés en file indienne le long d’un sentier dit « Le Chemin des Fées ». Aucunes explications sur leurs présence à cet endroit. Quand au nom donné a ce petit menhir (3), il provient d’une tradition de nos campagnes déjà expliquée dans le chapitre 1.

« Dolmen du Bois des Plantes »
De ce Dolmen, il ne reste plus rien. Je le donne ici à titre d’exemple. Il était situé sur la commune d’Artannes.
J.Maurice dans son livre (4) nous en donne une descrïption écrite en 1873 par M. Antoine:
« Le Propriétaire, professeur au lycée de Tours en utilisa les grosses pierres , c’est à dire les fit mettre en pièces.
d’autres étaient presque enterrées. On en dégagea deux, chacune longue de 2 Mètres, épaisse de 35 centimètre et haute de 1,35 Mètres. Elles étaient placées parallèlement sur le côté le plus étroit et servaient de cercueil au squelette d’un homme de haute taille. Après on a receuilli quatre couteaux de silex ayant la courbure d’une côte de Boeuf, et deux vases en terre noire, non vernis, ronds, à fonds plats, hauts de 10 centimètres et de cinq de diamètre... » Ce Dolmen devait être de taille assez importante.
Dans le même texte, un peu plus loin M. Antoine nous signale:
« Près de l’Alouette, une grosse pierre sous un grand chêne. C’était, disait la tradition « La Pierre au Trésor » se leavnt tous les 100 Ans pour l’heureux homme qui savait profiter de l’occasion! ».

« Dolmen du Moulin Sauquet »
Ce Dolmen complètement ruiné, est situé sur le territoire de la commune d’Esvres, au sud du bourg par la D.85. Situé dans les environs du moulin Sauquet qui se trouve au bord de l’Echandon. Ce Dolmen privé de sa table, avec ses supports renversés est à peine reconnaissable. Non inscrit M.H.

« Menhir de Luzillé ».
Ce Menhir de petite taille est situé à 1,5 Kilomètres au Nord-Ouest du bourg de Luzillé, sur la route départementale 52, non loin du lieu dit « La Grange ». Il est visible de la route et, son accès est assez facile. Non inscrit M.H
Photo No:

« La Pierre Saint Martin ».
A 1 Kilomètre au sud de Luzillé, sur la route départementale 80, se trouve un polissoir fixe. On peut y voir 14 perforations dont 7 sont disposées en forme de fer à cheval. La légende y voit les traces de pas de St Martin (Pour les cuvettes de polissage) et des coups de son bâton (Pour les rainures).
L’autre légende ayant considéré les rainures et les cuvettes de polissage comme les empreintes des pas du Thaumaturge (Personne qui fait des miracles). Ce mégalithe a été christianisé. Il est Appelé aussi « Le pas de St Martin » (5). Son accès est facilité par un panneau indiquant le chemin. Inscrit M.H.
Photo No:

« Les Danges ».
Situé sur la commune de Sublaines, non loin de la route de Luzillé (Sur la R.N. 100), se trouvent deux monticules appelés « Les Danges », autrefois nommés « Mottes de Dangé ».
D’après une tradition que rien ne confirme, ils auraient été élevés par Clovis et Alaric pour fixer les frontières de leurs états. Une autre tradition en fait des tombes celtiques, la vérité est que leur origine est inconnue.
A noter que « Les Danges » ont été systématiquement fouillées et étudiées par G. Cordier. On peut les apercevoir de la route départementale 31, sur la droite en partant de sublaines vers St-Quentin-Sur-Indrois.

(3) Toujours sur la commune de Thilouze, au lieu dit « Baugers » se trouve une pierre du même genre, mais qui n’est qu’un bloc de pierre erratique comme ont en trouve tant dans cette région.
(4) « Histoire de la Vallée du Lys » Synthèse historique de J. Maurice - Imprimerie Centrale de Touraine - 1973 P.13 a 15.


« Les Pas de Saint Martin ».
Ce Menhir est situé sur le territoire de la commune de Sublaines. Il ne subsiste plus qu’un tas de pierres éparses. Elles sont situées en contre bas de la route départementale 31, sur le côté droit en allant vers Bléré. Comme son nom l’indique, cette pierre est rattachée à la légende de Saint-Martin. A signaler aussi qu’il existait un Dolmen appelé « La Pierre aux Oeufs » ou aussi « Le Dolmen de l’Omelette » au lieu dit l’Homme ou l’Omelette.

« La Pierre Levée ».
Ce petit Menhir est situé sur la commune de Reignac-Sur-Indre, au lieu dit « La Hubaudière », il est placé au centre d’une station néolithique de plein air.
Il est aussi appelé aussi « La Bachelière », nom pouvant être rapproché de « Bachelier », terme signifiant au Moyen Age, une sorte de chef de culture dans une « Baccalaria » (Hypothèse de Du Cangé), métairie importante de plus de cent arpents ?

Ce Menhir aurait alors servi comme point de rendez-vous des « Bacheliers » des environs, ou bien n’aurait-il été qu’une borne entre deux métairies ? L’autre hypothèse, est celle de la comparaison de ce Menhir, à un jeune seigneur, un bachelier qui se dresse, pour faire croire qu’il est digne de devenir chevallier. A noter, que ce Menhir de 1,80 mètres a été découvert par Louis Bousrez. L’accès au site est facile, sur le chemin qui y mène, on pourra observer de nombreux tas de pierres (Peut-être un Dolmen ruiné). Non inscrit M.H.
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 11:00 (2008)    Sujet du message: Pierres Sacrées de Touraine Répondre en citant

« Dolmen de Mallée ».
De ce Dolmen appelé aussi « Allée couverte de Mallée », Il ne subsiste que des pierres éparses. Le terrain est privé. Le site est situé  à 7 Kilomètres à vol d’oiseaux de « La Pierre Bachelière », au lieu dit « Mallée » près de la rivière de l’Indrois, sur la commune de Saint-Quentin -Sur-Indrois.

« La Pierre Levée ».
Ce Dolmen est situé sur la commune de Genillé, à environ un kilomètre vers le Nord,  à vol d’oiseaux de« Allée couverte de Mallée ». Ce Dolmen situé en plein champ est de taille assez imposante. Son accès est assez difficile, et le terrain est privé. Il est donc conseillé de demandé l’autorisation au propriétaire (Qui est très serviable) avant de se rendre sur place. Non inscrit M.H.

« La Pierre Levée ».
Situé sur le territoire de Genillé, non loin de la « Pierre Levée » (2,5 Km, vers le Nord-Ouest), ce Dolmen est à demi-ruiné. Il subsiste les vestiges constitués par des supports disposés en cercle et délimitant une chambre. Les 3 Pierres qui soutiennent la table ont été apportées par des Fées. Chacunes de ces pierres possèdent un trous en leur milieu,  c’est la marque de leurs têtes. A noter aussi que sur sa table on croit voir les traces d’un pied de mouton.  Ce Dolmen se trouve entre la route départementale 94 et le ruisseau d’Hys. Son accès à partir de cette même route, est relativement facile, un petit panneau en indique le chemin. Il est aussi plus connu sous le nom de « Dolmen de Hys ». Non inscrit M.H.

« La Haute Borne ».
Ce Menhir  de très petite taille (Un peu plus d’un mètre) se trouve sur la commune de Chanceaux-Près-Loches,  au lieu dit  « Les Chamoisins ». Il est appelé aussi « La Grande Borne », ce qui est curieux, vu la taille de ce dernier. Mais rassurez-vous, ce Menhir fait partie des pierres qui poussent et la légende raconte qu’il pousse encore. Non inscrit M.H.
Photo No:

« Le Cromlech de la Croix Bonin ».
Ce petit Cromlech se trouve sur le territoire de la commune de Beaulieu-Lès-Loches, au lieu dit « La Croix Bonin ». Sa situation au milieu d’un croisement de plusieurs petites  routes permet de le trouver aisément. Il a été inscrit à la CNMHS en 1827. Ce Cromlech à une légende qui lui est rattaché: « Trois violonistes ne se sont pas arrêtés de jouer lors du passage d’une procession, et se sont retrouvé pétrifié en pierres », celles que l’on peut apercevoir encore aujourd’hui.

« Tumulus de la Motte ».
Sur le territoire de la commune de Villeloin-Coulangé, au lieu dit « Pré de la Motte »,  (Près de l’ancienne Gare) se trouve une sorte de Tumulus. Il a la forme d’une butte ronde de plusieurs mètres de diamètre pour une hauteur d’environ 4 Mètres. Autrefois, on défendait aux enfants de s’en approcher par crainte des Fées.

Après cette courte descrïption de certains mégalithes il faut aussi rapporter  l’existence, ou la disparition des monuments suivant dans le Sud du département:

Le Dolmen ruiné de Manthelan qui a aujourd’hui Disparu au lieu dit « Les Roches »,  le Dolmen de « La Pierre Folle » A Lerné. « La pierre levée » mégalithe disparu, situé sur la commune de Ligueil,  le Dolmen dit « De l’Omelette » A Sublaines (Disparu) au lieu dit Homme. Le Menhir de Chezelles, appelé « Le Chillout » (Disparu) au lieu dit Caillout (?).
Ainsi que « La Pierre Gate » situé sur la commune de Chinon, « La Pierre aux Loups » A Mouzay, « La Pierre Sourde » A Ballan-Miré, le Dolmen de Doulx à Marigny-Marmande, « La Pierre Couverte » A Dolus-Le-Sec, « La Pierre Jurée » A Saint-Branchs (Lieu dit),  le Polissoir « Les Sillons de Gargantua » (Disparu) à Sublaines. Le Menhir de « La Pierre Palette » situé dans le bois de l’Ange, aux environs de Paulmy.
Ainsi que les Dolmens suivant; Le Dolmen « Les Palets de Gargantua » (Chinon), le Dolmen de la Fenêtrie à Marcay, et celui de « La Pierre Phillipe » A Thizay qui ont tous disparu.

Ainsi que « La Grande Borne » à Azay-Le-Rideau (Lieu dit « Les Frogeais »), « le Tertre » à Lignière de Touraine et à Rivarennes, « La Pierre qui Tourne » à Bréhémont. Une autre « Grande Borne » à Vallères (Lieu dit « L’Ouche »), « La Grosse Pierre » à Villaines Les Rochers, Thilouze et « Le Chillou » à Ussé.

Ici, s’achève la première visite des « Pierres » de la Touraine. Le chapitre suivant va nous emmener de l’autre côté de la Loire, dans le Nord du département. Pour une seconde balade aussi passionnante que la première.


Dessin Mikerynos 2005

(5) Il existe aussi une « Pierre de St Martin » dans le Nord du département sur la commune de Brèches.
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 11:00 (2008)    Sujet du message: Pierres Sacrées de Touraine Répondre en citant

Suite de la visite, le Nord.
 

Le Nord du département semble un peu  moins riche en monuments mégalithiques que le Sud, mais certains d’entre eux sont tout de même digne d’intérêts.
Voici donc la suite de notre balade,  elle va commencer par l’un des plus connus de tous les monuments mégalithiques de la Touraine (1).


« La Grotte des Fées ».
Entre St Antoine du Rochers, (Le nom de ce bourg n’a aucun rapport avec les mégalithes) et à 1,5 Km au Nord de Mettray, on découvre au milieu d’un bouquet d’arbres ce magnifique Dolmen.
Il est constitué par douze énormes pierres dont trois forme le toit, ces dernières seules sont d’un poids que l’on évalue à plus de 88 Tonnes.
Le monument qui forme une vaste salle précédée d’un petit vestibule à 11,50 mètres de long, et s’étend sur 4,50 mètres de large, pour une hauteur de 3,70 mètres.
Le nombre de ses tables (Trois) et de ses supports (Sept) permettent d’y  voir l’un des plus beaux mégalithes de Touraine.
Un huitième support sépare le vestibule (ou que l’on suppose être tel) et la chambre, tandis qu’une pierre isolée est fichée en terre à l’entrée.
Selon Louis Bousrez ce Dolmen incomplet, devait être composé de trois chambres, celle du fond, la plus grande séparée par la pierre encore en place d’une autre chambre, entre cette pierre et les deux piliers d’entrée, et enfin un vestibule plus étroit, ou même une allée plus ou moins longue, dont la pierre pilier (inexpliquée sans cela), est le seul vestige.
Des fouilles effectuées en 1910 ont permis de mettre au jour des lames de silex et des fragments de poteries de différentes couleurs.
Le nom de ce Dolmen indique qu’une légende s’attache à son origine, trois créatures féminines auraient bâti l’édifice en une nuit, si l’on s’avisait d’en déplacer les pierres, celles-ci reprendraient leur place dans la nuit. L’autre tradition veut que les Fées aient élu domicile à l’intérieur du Dolmen.
Ce Dolmen est aussi appelé « Le château des Fées »,  « La Maison des Fées ». Il faut signaler que dans les parages,  se trouver un Menhir (Aujourd’hui disparu) qui servait de borne indicatrice a ce Dolmen.  Inscrit M.H.

« La Pierre Levée ».
Ce Menhir dont la partie de son extrémité est cassée, ont peut d’ailler voir au pied de celui ci, les reste de sa partie supérieur,  se trouve seulement à 1 Kilomètre du « Dolmen de Marcilly », de l’autre côté de la voie de chemin de fer,  mais il est situé sur la commune de Saint Paterne-Racan (2). La tradition raconte qu’il tournerait sur lui même. Sont accès est  facile, il faut simplement emprunter un petit de chemin de terre sur 300 mètres, entre les lieux-dits « Les Forges » et « La Grange ». Non inscrit M.H.

« Le Dolmen de Marcilly ».
Ce Dolmen est aussi appelé  « Dolmen de Lucé », il est de taille assez modeste et a demi ruiné trône en plein champ. Il se trouve sur la commune de Neuillé Pont Pierre, au lieu dit « Marcilly ». L’accès au site est facile mais passe obligatoirement par la ferme de Marcilly, qui se trouve à droite de la route départementale No 28, après être passer sous la ligne de chemin de fer par un petit pont. Il  est conseillé de demandé l’autorisation au propriétaire des lieux, qui est un personnage fort sympathique et artiste sculpteur (Création d’oeuvres originales a partir de récupération de matériaux). Non incrit M.H.

(1) Avec la pierre Percée à Draché.
(2) Il existe aussi sur la commune de St-Parterne-Racan un autre monument mégalithe dit « Le Polissoir d’Hodebert » dans le parc du château d’Hodebert, situé à l’ouest du Bourg. Non Inscrit.

« Menhir de Pont-Champion ».
Ce Menhir est situé sur la commune de Beaumont-La-Ronce, à 2,5 Kilomètres du bourg en direction de l’Ouest à une centaine de mètre de la route départementale 766 (Il est visible de la route). L’accès assez facile, se fait à  partir du parking situé sur le bord de la route. Ce menhir en Poudingue, d’une hauteur de 2,80 Mètres,  trône au milieu d’une prairie ponctuée de quelques peupliers d’Italie. Son nom provient du lieu dit qui se trouve à 500 mètres de son emplacement. Non inscrit M.H.
Photo No:

« La Pierre Levée ».
Ce Dolmen est situé à 1 Kilomètre à vol d’oiseaux du « Menhir de Montifray » et à environ 850 mètres du « Menhir de Pont-Champion », de l’autre côté de la D766. Ce Dolmen de taille modeste est a demi ruiné, une partie de sa table supérieur est cassé et le restant repose sur un appareillage de petites briques misent en place pour évité un effondrement. La situation de ce dolmen est particulière, en effet, il se trouve dans la cour de l’ancienne annexe de l’hôpital Bretonneau de Tours, la Haute-Barde (Grand bâtiment en forme de « U » construit en 1906 et complètement laisser a l’abandon aujourd’hui),  dans laquelle il se trouve coincé au bord d’une route, et à moins de 100 mètres des citernes de fuel. Le site de ce dolmen est loin d’être idyllique. Ce Dolmen a été classé et protégé en 1887.
Photo No:

« Menhir de Montifray ».
Ce Menhir, qui est en vérité un polissoir, est situé sur la commune de Beaumont-La-Ronce, à 3 Kilomètres du bourg en direction de l’Ouest,  dans le parc du Château de Montifray (XVIe-XIXe). Incrist M.H.

« Menhir de Villebourg ».
Ce menhir est situé sur le territoire de la commune de Villebourg, à un kilomètre en direction du Nord-Ouest à la sortie du bourg. Il se trouve dans un champ situé entre les lieux-dits « le pressoir » ,  et  « la Bouvaterie ». Le terrain est privé. Il est aussi appelé le « Menhir de Haute-Crêne » ou « Crane », il faut aussi noter qu’on le situe parfois sur la commune de Dissay-Sous-Courcillon dans la Sarthe. Non inscrit M.H.

« Menhir de Nouzilly ».
Sur le territoire de Nouzilly, on peut encore apercevoir les vestiges de l’enceinte d’un vaste camp d’origine probablement gauloise, sous la forme de larges fossés bordés d’un talus appelés « Les Fossés de César ».
Ce camp était limité au sud-ouest par la vallée de Choisille. Un petit Menhir se dresse approximativement au centre de cette enceinte, au bord de la départemental D4, au carrefour de la Croix St-André, au hameau « Le Hallier ». L’accès à ce Menhir est très facile, Il se trouve au milieu d’un champ. Ce Menhir fait partie des Pierres à vinaigre (3). Non inscrit M.H.
Photo No:

« Le Gros Perron ».
Ce Menhir est situé non loin du bourg de Crotelles sur le coteau qui le surplombe. Cette pierre fait aussi partie des pierres dites à vinaigre, et le site est un très vieux lieu de pratiques superstitieuses. L’accès se trouve juste après le cimetière du bourg, au lieu dit « L’Hermitage ». Non inscrit M.H.

« Dolmen de Pierrefitte ».
Ce Dolmen tire son nom de la terre de Pierrefitte qui était un fief relevant de Villedomer, il est situé sur la commune d’Azouer-En-Touraine, aux environs de Château-Renault. Ce Dolmen qui est le plus petit de Touraine, se trouve dans le parc du château de Pierrefitte. Il est composé d’une table de 2.80 Mètres de long sur 2 Mètres de large et qui repose sur deux supports ayant a peut près un mètre de haut. En 1843 des fouilles furent faites, elles donnèrent peu de résultats. Il a était Inscrit M.H. en 1887 en temps que « Menhir ».

(3) Le nom de « Pierre à Vinaigre » serait dû à l’odeur qui persistait après les offrandes de vin que l’on y avait           faites.

« La Pierre David ».
Ce Menhir a une hauteur de 2,50 mètres. Il se trouve sur la commune de Cangey.
Appelé aussi le «  Menhir du moulin de Léez » ou « Lée », près duquel il se trouve,  situé a une dizaine de mètres de la route de Monteaux à Cangey, il se trouvait à la limite probable des territoires Gaulois des Carnutes et des Turones. « La pierre David » appartient aujourd’hui au département de l’Indre et Loire, mais la « Frontière » du Loir et Cher passe a moins de 800 mètres de ce monument.
Selon la légende, Gargantua pendant qu’il franchissait la Loire d’une enjambée, entre Mosnes et Cangey, secoua son sabot, et un grain de sable en tomba: C’était « La pierre David ».
S’il émerge de plus de 2 mètres, le mégalithe (Aux dire du propriétaire du Moulin) s’enfonce de plus de 3,50 mètres dans le sol.
Au temps ancien, une fontaine devait sourdre au pied du Menhir, elle a été comblée par les alluvions de la vallée, mais par temps humide, la « Patrouille », sorte de boue liquide, s’étale autour de la pierre.
Des tuiles antiques ont été découvertes à proximité du mégalithe.
« La Pierre David » a aussi la réputation de faire un tour sur elle même, à minuit, dans la nuit de Noël, et de « Pousser » encore. Non inscrit M.H.

« Le Menhir de Vaujour ».
Appelé aussi le  « Menhir de Château la Vallière », il est le second en importance du département, il se situe à 1,7 Kilomètres de la ville, dans le vallon des Dames. Il mesure 3,60 mètres de haut, pour une largeur de 1,50 mètres. Ce Menhir n’est pas droit,  il est incliné. Une fouille effectuée au siècle dernier à révèle que cet imposant bloc de poudingue, de forme approximativement prismatique, s’enfonce dans le sol d’environ 3 mètres. D’après la tradition populaire, on voyait autrefois les nuits de brumes, s’élevant de l’étang, des Fées vêtues de blanc qui se dirigeaient vers le Menhir, et dansaient autour de lui en une ronde surnaturelle.
C’est la légende de « La Dame Blanche » qui autrefois pénétrait dans les maisons, pour se lamenter. Pendant les croisades, les trois filles du Baron d’Alluye, tombèrent amoureuses de trois jolis Pages. A son retour de la terre Sainte, le Baron fit pendre les trois jouvenceaux. Les trois filles vinrent détacher du gibet les corps de leurs amants, puis les traînèrent jusqu’à l’étang et avec eux se laissèrent sombrer, depuis elles errent dans le vallon des Dames. L’accès à ce Menhir se fait à partir de la D34, il est indiqué par un petit panneau. Non inscrit M.H.
Photo No:

« La Pierre levée ».
Situé sur la commune de Villiers-Au-Bouin, au lieu dit « Haute Pierre » en bordure de la route départementale 135, on voit ce Dolmen désigné aussi sous le nom de « La Haute Roche ». Ce Dolmen de dimension modeste est cependant visible de la route, car il est situé en hauteur. Le site, dont l’accès est libre, a été légèrement aménagé au pied de l’immense cimenterie. Non inscrit M.H.
Photo No:

« La Pierre de St Martin ».
Ce petit Menhir d’une hauteur de 1,60 Mètres, se trouve sur le territoire de la commune de Brèches. Il est situé à moins d’un kilomètre vers l’est, à la sortie du bourg. Il est en bordure de l’ancienne voie romaine qui allait de Tours au Mans. Ce Menhir a été retaillé, et a maintenant une forme rectangulaire. Et c’est pourquoi il est indiqué sur la carte comme étant une borne. A son sommet il existe une cavité dans laquelle était déposée des pièces de monnaie en cachette. Car comme beaucoup de pierres sacrées, les menhirs (Ainsi que les Dolmens) ont été souvent les objets de pèlerinages et de diverses offrandes (Comme de la nourriture, par exemple). Des légendes entourent cette pierre dont la fonction reste pour l’instant égnimatique. Il se trouve au bord de la route sur le côté gauche, à la sortie du bourg de Brèches. Non inscrit M.H.

« La Pierre Levée ».
Situé sur la commune de Marcilly-Sur-Maulne, au lieu dit « La Besnardière », on trouve ce Dolmen dont la table a plus de trois mètres de longueur. Le site se trouve sur un terrain privé, dont l’accès ce fait par le lieu dit « Le Chardonnet ». Non inscrit M.H.

« Les Trois Chiens ».
Situé à 4 Km à l’ouest de Rillé, se trouve un alignement de trois Menhirs, le seul alignement mégalithique qui existe encore en Touraine. Il s’agit de trois Menhirs alignés sur une distance  d’environ 50 Mètres suivant la direction sud-est/Nord-ouest. Celui qui se situe à l’est mesure 2,70 Mètres de haut, son voisin 1, 70 Mètres et le troisième qui est renversé ne dépasse pas 0,55 Mètres. Les deux grands Menhirs font songer avec quelques bonnes volontés à la silhouette d’un chien assis, d’ou le nom donné a cet alignement. Entre chacun des trois mégalithes, on peut voir au ras du sol, une grosse pierre alignée avec les autres. La légende raconte que Gargantua poursuivi par des chiens, les auraient pétrifiés. Le site se trouve en pleine forêt, il est libre. Mais son accès est loin d’être évidant. Non inscrit M.H.

« La Pierre Pointue ».
Ce Menhir  est situé sur la commune de Rillé, à environ 3 Kilomètres au nord  de l’alignement des « Trois Chiens ». Cette pierre, haute de 1,25 Mètres, n’a que 30 Centimètres d’épaisseur. Louis Bousrez pense qu’elle a servit peut-être de support à un Dolmen aujourd’hui disparu. Ce monument mégalithe est aussi appelé dans la région, « La Pierre St-Urbain », ou « Le Menhir de Moque Souris », au curieux nom venant du village voisin. Ce Menhir se situe en plein champ, son accès est libre. Non inscrit M.H.


« Le Menhir des Cormiers ».
Ce Menhir est situé sur le territoire de la commune d’Epeigné-Sur-Dême,  près du hameau du Bouillant. Il est aussi appelé dans la région « La Pierre du Supplice » ,  ou  « Pierre Druidique » parce qu’elle paissait pour être une pierre sacrificielle. Ce Menhir est  encore nommé « La Pierre qui tourne à Midi », parce qu’elle y effectuerait alors un tour sur elle même, selon la légende locale. Non inscrit M.H.

« La Pierre Couverte ».
Situé au Nord du cimetière de Saint-Symphorien, (Lieu dit La Pierre), de ce Dolmen aujourd’hui disparu, il ne reste que le Tumulus. Cet exemple vous est donné pour illustrer le grand nombre de monuments qui se trouvaient auparavant dans notre région, et ce jusqu’au porte de Tours.

« Le Dolmen de Continvoir ».
Ce Dolmen complètement ruiné, est situé à Continvoir. Il se trouve derrière le terrain de sport, après avoir contourné le petit cimetière. Son accès est très facile. De ce Dolmen, qui devait être de taille modeste, il ne reste que deux blocs de pierres. Le plus gros des deux, celui que l’on aperçoit le premier devait être la table. Il est appelé aussi le « Pas de Saint-Martin ». La tradition rapporte que Saint Martin lors d’une excursion dans la région aurait détruit ce mégalithe. Non inscrit M.H.

« Cromlech ».
Toujours sur le territoire de la commune de Continvoir, au lieu dit « La Pelouse », se trouve se Cromlech. Non inscrit M.H.

Il faut encore noter l’existence ou la disparition des pierres suivantes dans le Nord du département:

« La Pierre à l’Huile », qui se trouve sur la commune des Essards, et qui semble être l’unique pierre portant ce nom dans le département. « La Pierre qui Tourne » aujourd’hui disparu, et qui se trouvait sur la commune de Villedômer. Le Menhir de Mettray « La Pierre qui Tourne à Midi »  (Disparu), « La Pierre remuante » à Saint-Antoine-Du-Rocher, qui faisait l’objet de croyances populaires. Le Menhir « La Pierre Frottière » situé sur la commune de Charentilly, contre laquelle les femmes se frottaient pour avoir des enfants.
A quelle fonction était assignée « La Pierre Putain » de Cinq-Mars-La-Pile. Le Dolmen de Maumont, qui est aujourd’hui disparu, à Fondette. « La Pierre Folle » A Beuil-En-Touraine, « La Pierre Aigrette » Aujourd’hui un lieu dit à Nazelle-Négron, « La Pierre Aigre » A Vernou et le Dolmen de Restigné. Ils sont nombreux sont les lieux a garder la trace, ou le souvenir d’une pierre sur le territoire.

Ici s’achève cette longue balade. J’espère qu’elle vous aura donné une autre vision par la richesse que peuvent apporter ces pierres, dans notre belle région qu’est la Touraine. Si d’aventure, cette promenade vous a laissé sur votre faim, le chapitre suivant vous donne un léger aperçu de la richesse de quelques départements voisins. Cette liste est loin d’être complète, mais elle permet de se faire une idée du nombre de mégalithes qui ont été élevés sur notre sol.
Beaucoup de ces mégalithes ont été étudiés à différentes époques, d’autres moins biens ou pas du  tout. Mais ils garderont tous cette part de mystère encore longtemps.
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 11:01 (2008)    Sujet du message: Pierres Sacrées de Touraine Répondre en citant

Un petit tour chez nos voisins.
 

Si cette balade dans nôtre département n’a pas satisfait  vôtre « Soif » des mégalithes, il vous reste les départements voisins de l’Indre et Loire. Je vous donne ici un petit échantillon de ce qui s’y passe. Mais n’oublier pas que les plus beaux mégalithes se trouvent en Bretagne.

« La Pierre couverte »
Baugé (49) possède en ses environs un superbe exemple de la civilisation mégalithique: Le Dolmen de « La pierre Couverte », est situé à 2 Kilomètres à l’Ouest  de Pontigné sur la droite de la D141.
Ce Dolmen est formé d’une chambre unique, précédée d’un vestibule. Ses deux tables appuient sur cinq supports.
A ce Dolmen s’attachait une croyance des plus curieuses, que C.Fraysse rapporte ainsi: Il suffisait à un cultivateur qui avait un soc de charrue à aiguiser de déposer une nuit cet instrument sous la pierre couverte, avec une pièce d’argent pour la rémunération du travail. Si la somme déposée était trop faible, le soc restait intact; dans le cas contraire, si la somme excédait le prix du travail, le cultivateur retrouvait un soc affilé et le génie mystérieux poussait conscience jusqu’à remettre le surplus de la somme sur l’outil. (1)
(1) Revue des traditions populaires, Tome XVII, 1902.

« La Pierre relevée »
En bordure de la N157, joignant Vendôme à Blois, à 2 Kilomètres au Sud-Est du bourg de la Chapelle-Vendômoise (41), se trouve ce Dolmen, magnifique mégalithe à portique, le plus beau, peut-être du département.
Plusieurs légendes s’attachent à ce Dolmen. On l’appelle parfois « La Caillote de Gargantua » ou « La Table du Diable », lui attribuant pour géniteur, le héros de Rabelais ou la main des Fées. Certains pensaient qu’il fut élevé par Foulque l’Oison, comte de Vendôme, en l’année 1057, pour marquer d’une manière indestructible les limites entre ses provinces et celles de Thibault, troisième du nom, comte de Blois et de Champagne, son ennemie héréditaire. Pour d’autres auteurs, la grande table du Dolmen figurait un autel où l’on célébrait des sacrifices.

« Le Dolmen de la Madeleine »
Toute la région de Gennes (49) possède de nombreux monuments mégalithiques. Le plus important d’entre eux est «  Le Dolmen de la Madeleine », à 1 Kilomètre au Sud du village, sur la gauche de la D69. Ce Dolmen en grès a des dimensions qui l’apparente au grand Dolmen de Bagneux (Voir texte suivant). Notons, ailleurs sur le territoire de la commune, le « Dolmen de la Pagerie », et à St Georges Des Sept Voies, au hameau dit du Sale-Village, « Le Menhir de Nidevelle », le plus beau d’Anjou

« Le Dolmen de Bagneux »
A l’origine Saumur (49) fut un centre important de la civilisation mégalithique comme en témoigne Menhirs et Dolmens qui peuplèrent en abondance les alentours de la ville. Le plus beau d’entre eux, et d’Anjou est « Le Dolmen de Bagneux », situé à l’intérieur d’une propriété du faubourg Saumurois.
Allée couverte de 20 mètres de longueur, 7,50 mètres de largeur et d’une hauteur de 3,25 mètres à l’entrée. Ce Dolmen est constitué de 15 Dalles pesant plus de 500 Tonnes. Il a une surface de 90 Mètres carrés pour un volume de 200 Mètres cubes. Le Dolmen est orienté du Nord-Est au Sud-Ouest et ouvre sur cette dernière direction. Selon L. Bousrez, il possédait autrefois un vestibule qui aurait été détruit intentionnellement. Les 4 Tables de recouvrement sont posées sur 11 supports qui s’enfonceraient de 3 mètres dans le sol; Un support intérieur soutient la table de l’extrémité, qui est fendue: Le fond du monument est fermé par une dalle de 7,50 mètres.

La présence de blocs de séparation n’est pas pour surprendre, tous les grands Dolmens de la région sont divisés à l’intérieur: Il en va de même pour le « Dolmen d’Essé » en Bretagne, qui présente avec celui de Bagneux de nombreuses similitudes.
Mais à l’inverse du solide isolement de la butte d’Essé, « Le Dolmen de Bagneux » et ses alentours jouissent d’un privilège hautement touristique. Malgré sa taille, le Dolmen n’a pas livré les secrets qu’il était censé
détenir: Des fouilles pratiquées en 1775 par Dolomieu, officier des carabiniers en garnison de Saumur, ne donnèrent aucun résultat.
Au siècle dernier le Dolmen a été transformé en boulangerie, et on y voyait un four à cuire le pain dans la chambre dolménique. Aujourd’hui ce Dolmen devenu très touristique se visite toute l’année.

« Dolmen de Haute Bretagne »
La commune de Huisseau en Beauce (41) possédait quatre Dolmens, dont trois sous tumulus. Les Dolmens de Barbigault et de Martigny, aujourd’hui disparus, ont livré de nombreux objets provenant de sépultures néolithiques. Parmi ces objets ont trouve un poignard en silex du Grand-Pressigny (37), une hache polie et des poignards brisés. Les sépultures enfermaient une trentaine de squelettes. On a également  recensé cinq polissoirs au « Dolmen de Haute Bretagne », et au lieu dit le Poirier-Aux-Taupe

« Le Dolmen de la Pie »
Sur la commune de Landes-Le-Gaulois (41) subsiste de nombreux vestiges de l’époque néolithique. Sur son territoire se trouve « Le Dolmen de la Pie », ou du Moulin de Cholet, le Dolmen de « La grotte aux Fées » encastré dans les bâtiments d’une ferme, au hameau de Bourges. Ce sont encore les Dolmens « De la Galandée » et de « La Garenne » aujourd’hui détruit, et enfin le « Menhir de Moulin », aujourd’hui couché et situé a proximité du Dolmen de « La grotte aux Fées ».

« Les Pierres Aux Fées »
Morée (41) fut d’abord un lieu de passage pour les peuplades primitives qui venaient de la Beauce, et qui traversaient cette frontière naturelle qu’est le Loir à Gué. De cette époque, il ne reste que des pierres éparses, celles du Dolmen « Les Pierres Aux Fées », près du hameau de Villeprovert. Ce Dolmen s’inscrit dans un ensemble de mégalithes qui s’échelonne tout au long de la vallée, jusqu’au porte de Vendôme. La croyance populaire y voyait une « Habitation des Fées ». La plus grosse pierre, de forme allongée était le lit, et un renflement se trouvant à l’extrémité représentait le traversin. Une autre pierre circulaire, plate et unie, était la table; On montrait aussi le siège, pierre semblable à une borne grossière avec une dépression à sa partie. A signaler aussi, le Dolmen de Breuil, situé sur le territoire de la commune de Brétainville.

« Menhir de Nourray »
Sur la place de l’église de Nourray (41) se trouve un polissoir dénommé du Fort-de-Fontenailles. Classé monument historique, il comporte plus de 30 rainures et une cuvette sur sa face supérieure. le territoire de cette commune possède également un Dolmen sous Tumulus, dit du « Plateau de la Petite Beauce ».

« La Pierre Daillot »
Sur la commune d’Ouzouer le Marché (41), à l’époque néolithique, il y eut une assez grande concentration humaine. Les sites les plus fréquentés furent Aupuy, Bizy, Doublainville, Chandry, Vignes et Le Coupry. Le seul Dolmen encore existant est à « La Pierre Daillot », ou on y  mit au jour une sépulture néolithique avec quelques silex provenant du Grand Pressigny (37).

« Le Menhir de Pierrefitte »
Le site de Pierrefitte sur Sauldre (41) fut un centre d’habitat préhistorique important. On a recensé, au confluant de la Grande Sauldre et de la Boutevive, quarante Tumulus de l’âge de Fer, à quoi s’ajoute les vingt Tumulus du Tertre de Nemours, entre Falase et la Pinaudière. Le nom du bourg rappelle le souvenir d’un Menhir aujourd’hui disparu, auquel s’attachait une légende: Un boeuf chaque jour, s’écartait de son troupeau et venait lécher la pierre fichée au milieu d’un champ. On renverse la pierre et l’on trouve une statue de la vierge, qui opère des miracles. Portée à l’église voisine, elle refuse d’y demeurer et vient reprendre sa place, invariablement au milieu du champ. On y élève une chapelle consacrée à la madone, et la pierre disparaît.

« La Pierre de Minuit »
Sur la commune de Pontlevoy (41), se trouve ce magnifique Dolmen laissé dans un état d’abandon total, et qui reste le dernier témoin de cette lointaine époque. Une Légende, bien connue en Sologne s’y attache. Tous les ans, pendant la nuit de Noël, le Dolmen tourne sur lui même. Des Fées chatoyantes viennent y tenir conseil, malheur à celui qui oserait alors s’approcher d’elles, l’éclat maléfique de leur charme et de leur bijoux lui ferait perdre la vue.

« La pierre St Martin »
Le petit village de St Gemme (36), situé à 8 Kilomètres au Sud-Ouest de Buzançais, possède un Dolmen célèbre dans la région, « La pierre St Martin ». La table de ce Dolmen (Aujourd’hui écroulé) est percée d’orifices aux formes peu naturelles. La tradition locale y voit les empreintes des sabots de la mule de St Martin, du bâton et du pied du Saint, qui était passé à St Gemme lorsqu’il évangélisait la région.

« La Pierre Levée »
A l’Ouest de St Gemme (36), près de Saulnay, le bois de Cigogne abrite le Dolmen de « La Pierre Levée » et trois Menhirs écroulés, curieusement disposés autour d’un autre Menhir plus massif, connu sous le nom de « Fuseau » ou de « Bobinette Du Diable » et qui dit-on, portait toujours à son sommet un redoutable Aspic. Une légende ancienne s’attachait à ces pierres. Le Diable (En d’autre région, on eût dit: Gargantua, mais la Brenne est sensible au surnaturelle), voulant se distraire, jouait parfois au palet. Son but, le Menhir de « Fuseau ». Un soir, embusqué au Château du Bouchet, Satan lança deux pierres: « La pierre St Martin » et la « La Pierre Levée », la première roula loin du but, la seconde s’en approcha à quelques centaines de mètres. Cette nuit-là, et pour longtemps, le Diable satisfait de son adresse, laissa dormir en paix les Brennous.

« Dolmen de St Hilaire »
Sur la commune de St Hilaire La Gravelle (41) se trouve deux Dolmens, l’un d’eux est ruiné, mais l’autre veille près du passage à niveaux de la ligne Dourdan-Tours. Le nom de la commune en sa deuxième partie, semble bien indiquer un « Gravier » ou un « Gravois » de géant.

« Le Dolmen de Ver »
Sur la commune de Tavers (45), à 2 Kilomètres au Sud-Ouest du Bourg, se situe près de la fontaine dédiée à Saint Antoine, « Le Dolmen de Ver », qui a la vertu de faire retrouver les objets perdus ou volés. La commune possède un second mégalithe, « Le Dolmen de Feularde », à 2 Kilomètres au Nord-Ouest de Tavers, certainement le plus beau du Loiret. Dissimulé dans un bois, près d’un chaos de blocs calcaires qui parsèment une vallée profonde, ce Dolmen a traversé quatre millénaires sans avoir subi de dégradations dues à la main de l’homme (Se qui est  rare à notre époque). Sa table est longue de plus de 4 Mètres, a une épaisseur de 50 centimètres, elle est portée par 5 Supports. Ce monument à toujours intrigué les villageois de Tavers, qui lui ont donné d’autre noms: « La Pierre qui Tourne », ou « La pierre de Minuit ». Des fouilles effectuées en 1822 n’ont mis au jour qu’une monnaie romaine, un stylet de fer et, enfouis plus profondément dans le sol, des ossements humains.

« Le Dolmen de Vaugouffard »
La commune de Thoré La Rochette (41) possède, situé à 3 Kilomètres au Sud-Est du bourg, en lisière du chemin de Villiersfaux à Berger, un Dolmen appelé « Le Dolmen de Vaugouffard ». Il fut mis à jour à la fin du siècle dernier, car il était à demi enterré. Il s’agit d’une table en forme de pyramide renversée, mesurant 3,50 Mètres dans sa plus grande longueur. On le connaît aussi dans le pays son le nom de « Pierre Brau ». Une légende s’y attache: Gargantua passant un jour à Vaugouffard, sentit une pierre dans son soulier; il ôta sa chaussure et, en la secouant, en fit tomber la  Pierre Brau ». Cette légende est a rapproché de celle du Menhir dit de « La Pierre David » situé sur la commune de Cangey (37). Le nom de Brau lui vient certainement de Briolium qui , en bas Latin, signifiait Bois. On découvrit aussi , à proximité immédiate du Dolmen, un squelette et des fragments de poterie, ainsi que les traces d’un foyer. C’est aussi, au sommet de ce Dolmen que les enfants se plaçaient tous les 1er Dimanche de Carême, pour allumer les Brandons qu’on apercevait à plusieurs kilomètres à la ronde.

« Le Gros Perron »
En venant de la direction d’Ouzouer Le Marché et, en arrivant à Tripleville (41) ont est frappé par le nombre de monuments mégalithiques qui s’y trouve. Quatre à droite et un à gauche avant d’entrer dans le bourg. Il existe en fait, sur la commune de Tripleville, onze mégalithes. Tous situés à moins de 1, 5 Kilomètres du centre du bourg. Il portent pour la plupart des noms évocateurs: « Le Gros Perron », La Mouis Martin », « Le Palet de Gargantua »,  « La drue » ou « Les Quilles de Gargantua », « Les Pierres de Gargantua ». Les auteurs anciens nous conservent le souvenir de quatre autres Dolmens et d’un second Menhir. Ce qui donne à Tripleville un air de « Mini Carnac ».
Une vieille légende raconte que Gargantua, assis sur le clocher de l’église de Tripleville, un pied sur celui d’Ouzouer Le Marché, et l’autre sur celui de Verdes, jouât au bouchon en se servant comme palet de la table du Dolmen (D’où son nom) et pour quilles ou drue, le Menhir avoisinant. La présence exceptionnel de cet ensemble mégalithe laisse supposer qu’à l’époque néolithique, Tripleville était un centre d’habitat très important. D’autres monuments sont situés à proximité du groupe de mégalithes du bourg. « Les Pierres de Gargantua », deux Dolmens qui se trouvent sur le territoire de la commune de Membrolles, à 1 Kilomètre au Sud de la ferme de Villemafroy. « Le Dolmen de Rousselière » qui se trouve à quelques centaines de mètres au Nord « Des Pierres de Gargantua » et à environ 1 Kilomètre des mégalithes de Tripleville.

« Le Menhir du Bouillant »
Situé sur le territoire de la commune de Villedieu Le Château (41), à une centaine de mètres de la route de Couture, se touve « Le Menhir du Bouillant » d’une hauteur de 2,70 mètres. Les nombreux blocs de pierres dispersés dans un rayon très proche, laisse supposer qu’un Cromlech a pu exister autour de ce Menhir. Ce monument porte aussi un autre nom: « La Pierre tourne Midi ».
Un second mégalithe, « Le Menhir des Cormiers » ou « La Pierre Druitique » se situe à environs 2 Kilomètres du bourg. Il a une hauteur légèrement inférieure au premier (2 Mètres) et, il passait pour avoir servi de pierre à sacrifices.

« Dolmen du Marais »
Sur le territoire de la commune de Villerable (41) ont été recencés quatre Dolmens, quatre Menhirs et trois polissoires (Certains ont, hélas disparu depuis). Les monuments mégalithes qui existent encore sont situé près de la Brisse, et font partie d’un ensemble qui s’étend sur les communes limitrophes (Marcilly en Beauce, Thoré, Villiersfins, Huisseau en Beauce et Nourray). Deux sépultures néolithiques ont été mises à jour, l’une sous le « Dolmen du Marais » contenait 35 squelettes.
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Mikerynos
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 11:01 (2008)    Sujet du message: Pierres Sacrées de Touraine Répondre en citant

« Les Pierres Besses »
Trois Menhirs et un Cromlech auraient existé sur le territoire de la commune de Vineuil (41), seul la légende a survécu.
« La neige tombait sur la terre, quand Gargantua passa sur le grand chemin qui menait de Vineuil à Nantreuil. Gêné dans sa marche par des cailloux collés à ses pieds, le géant prit l’une de ses chaussures et la secoua si fort que la neige et des cailloux  s’en allèrent tomber dans la plaine, à 500 mètres de lui. Au dégel, on découvrit les pierres fichées dans la terre. Trois d’entre elles y restèrent jusqu’au siècle dernier. » Encore une légende très proche de celles du Menhir « Pierre David » et du Dolmen de « Vaugouffard ».

« La Pierre folle »
Situé à 9 Kilomètres de Loundun (86), au Nord du bois de Chalmont, se trouve le Dolmen dit de « La Pierre folle », le plus beau monument mégalithe du Poitou. Cette allée couverte comporte des divisions intérieures. Le bloc de grès que l’on aperçoit couché à l’Est du Dolmen devait sans doute lui servir de borne indicatrice.

Ainsi s’achève ce petit tour d’horizon. Cette liste est bien loin d’être complète. Elle permet cependant, de se faire une idée des richesses mégalithiques qui se trouvent sur notre sol, ainsi que du  nombre de légendes qui s’y  rattachent. Les « Pierres sacrées » sont aussi  variées, qu’impressionnantes.

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MessagePosté le: Ven 15 Jan - 22:51 (2010)    Sujet du message: Pierres Sacrées de Touraine Répondre en citant

Superbe boulot, j'ai prit vraiment plaisir à parcourir cette section Smile
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Mikerynos
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MessagePosté le: Sam 16 Jan - 01:35 (2010)    Sujet du message: Pierres Sacrées de Touraine Répondre en citant

Merci !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:40 (2017)    Sujet du message: Pierres Sacrées de Touraine

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