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La cave peinte des Tonneaux.

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Sam 15 Jan - 19:17 (2011)    Sujet du message: La cave peinte des Tonneaux. Répondre en citant

La cave peinte des Tonneaux (Saint Cyr sur Loire)
La cave des Trois-Tonneaux, restaurée en 1791 (en fait, il s'agit de six tonneaux gallo-romains creusés dans la roche) Cette propriété des Tonneaux, appelée « château des Trois-Tonneaux » sur certaines cartes postales est située au numéro 126 de la rue Tonnelle (Rue du Dr Tonnelé, Cadastre 90) La propriété qui porte ce nom le doit à la remarquable cave qui s'y trouve. Cette cave se compose de vingt-trois caveaux et les six premiers contiennent encore chacun un immense tonneau en pierre qui justifie le nom « les Tonneaux ». Cette demeure parait remonter au XVème siècle, mais la propriété, connue depuis le Xème siècle et appartenait au fief de l'aleu de Tesse, a probablement eu une maison de maître antérieure. Elle est désignée sous le nom des Tonneaux ou Trois Tonneaux au XIVème siècle, quand Etienne de Mornay, doyen de l'abbaye Saint-Martin de Tours et trésorier de Louis X , la possède en 1322. C'est alors une propriété viticole, avec pressoir et cave. Au XIXème siècle, elle appartient au peintre verrier Julien Fournier.

Historique.
Au Xe siècle, cette propriété faisait partie du fief de l'Aleu de Tesse. Ce fief, qui se composait de 160 arpents de terres et de vignes d'un seul tenant, était limité au midi par la Loire, à l'ouest par le chemin de Vaugenet, à l'est par le chemin du Coq, au nord, il s'étendait jusqu'à Charentais. On y trouvait quatre pressoirs, le pressoir Viot, le pressoir Fondu, le pressoir Cornu et le pressoir de Pierre. Il appartenait au chapitre de Saint-Martin. C'est seulement au IXe siècle que l'on reconnut les avantages de la plantation des vignobles sur les collines. Des documents de cette époque désignent les vignes du coteau de Saint-Cyr et spécialement celles du fief de l'Aleu de Tesse.

Voici ce qu'écrivait, en 1890, Léon Lhuillier.
Au début du XIVe siècle, la propriété des Trois Tonneaux, d'environ trois hectares, appartenait à un nommé Jean Michou. Ce nom ne paraît pas celui d'un riche seigneur et nous lisons même qu'en 1300 il emprunta une certaine somme d'argent. Besogneux, sans doute, il vendit sa propriété en 1330, le mardi après les Rameaux à Étienne de Mornay. Donc en 1330, « Les Trois tonneaux » ou simplement « Les Tonneaux » appartenaient à Étienne de Mornay, l'un des seigneurs les plus riches et les plus puissants de France. Étienne de Mornay était le doyen de Saint-Martin en 1315, chancelier du roi Louis X et maître des comptes en 1322. Il avait des relations avec toutes les familles dont les armoiries sont peintes aux « Tonneaux » et quand il accompagnait le roi, sa voiture était attelée de dix ou douze chevaux. Il semble donc être le seul propriétaire qui ait pu se permettre un tel luxe dans sa cave.On peut se demander pourquoi une semblable décoration a été entreprise dans un endroit absolument obscur et humide. Nos aïeux avaient la vieille habitude de se réunir dans leurs caves soit pour y passer la veillée comme en Bourgogne, soit pour y boire du vin après avoir joué à « la Paume », comme le fit le roi Louis X en 1316. Cette coutume fut même funeste au royal buveur car la fraîcheur du lieu le rendit gravement malade et le fit mourir quelques jours après. La décoration des « Tonneaux » ne peut donc plus nous surprendre et nous devons y reconnaître le lieu d'une de ces joyeuses réunions si fort en usage au Moyen âge.

Étienne de Mornay dont le testament fait connaître les détails d'un train de maison tout à fait luxueux, ne sortait pas des habitudes familières aux personnes de son rang et de sa condition en dégustant dans une cave de sa maison de campagne les vins généreux dont la Touraine est si fière. Cependant, notre riche doyen ne jouit pas longtemps de cette somptueuse maison car il mourut le 31 août 1332 après l'avoir léguée au chapitre de Saint-Martin. Au XVIIIe siècle, la propriété appartenait à la famille Goutard. François Goutard, grand juge consul, administrateur de l'hôpital général, ancien échevin de Tours, y est mort en 1765 à l'âge de 87 ans. En 1787, on enregistre, en la maison des Trois Tonneaux, le décès à l'âge de 63 ans de Mathurin Julien Goutard, maître en chirurgie, professeur des accouchements. Au XIXe siècle, la propriété appartint à Julien Fournier, peintre verrier, à qui nous devons la chromolithographie de la cave peinte.

Eugène Baron et Eugène Marcault ont restauré ces tonneaux en 1791. Ces citoyens étaient des maçons de Rochecorbon, à côté de la lanterne. Ces deux individus aimaient bien le bon vin. A quelle époque remonte cette remarquable installation vinicole ? Elle doit être antérieure au XIVe siècle. En effet, les 23 caveaux peuvent contenir 400 hectolitres de vin (ce qui correspond à la récolte moyenne de plus de 20 hectares) ; or, en 1330, la propriété des Tonneaux avait à peine 3 hectares de vignes. D'autre part, l'archéologue Beaumesnil, chargé de mission en 1784 par l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, visita cette cave et inscrivit aubas d'un dessin représentant un des tonneaux : « Tonneau Romain, paroisse de Saint-Cyr près de Tours »

Vers 1860, les ouvriers qui creusèrent le puits de la propriété des Tonneaux découvrirent à une certaine profondeur au-dessous des caves décrites ci-dessus une longue galerie se dirigeant du nord au sud. Quelques-uns l'explorèrent du côté du Midi, vers la Loire, mais il leur fut impossible d'aller jusqu'au bout à cause des éboulements. Cette galerie était capable de laisser passer une charrette. Elle devait, sans doute, conduire vers la Loire et vers la route de Tours à Angers qui la borde de façon à permettre le transport facile des vins recueillis dans la fameuse cave. Au Moyen Age, les seigneurs, d'après une habitude romaine, vendaient leur vin par l'intermédiaire d'un tenancier dans une sorte de cabaret qu'on nommait un étal. D'après un titre de 1300, un étal de cette sorte est signalé près du port et du bourg de Saint-Cyr. Les propriétaires de la cave des Tonneaux écoulaient ainsi le vin qu'ils ne désiraient pas conserver pour leur consommation personnelle et contribuaient à faire apprécier, au dehors, le liquide généreux que produisaient les collines de l'Aleu de Tesse. C'est dans cette cave, dit-on, que Louis XI, venant de Plessis-les-Tours, aimait à se rendre avec son conseiller Tristan Lhermite pour déguster ce cru réputé.
___________________
Source : « Saint-Cyr-sur-Loire, une commune à la recherche de son passé » Collectif.
http://saintcyrsurloire.zegrange.com/
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Dernière édition par Mikerynos le Sam 15 Jan - 19:24 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 15 Jan - 19:17 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Mikerynos
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MessagePosté le: Sam 15 Jan - 19:36 (2011)    Sujet du message: La cave peinte des Tonneaux (Saint Cyr sur Loire) Répondre en citant

La cave peinte des Tonneaux (Saint Cyr sur Loire)

Description.
La propriété qui porte ce nom le doit à la remarquable cave qu'elle contient: munissons-nous d'une bonne lampe et descendons en étudier les nombreux détails. Au bas d'une rampe (A) d'accès de 25 mètres de long, nous entrons dans une vaste salle (B) rectangulaire de 10 mètres de long, 4,20 mètres de large et 5 mètres de haut. Elle est voûtée en plein cintre et offre encore les restes d'une décoration que nous étudierons en détail par la suite. A gauche de l'entrée et à un mètre environ au-dessous du niveau de cette salle, se dirigent à angle droit plusieurs galeries qu'indique le plan ci-joint (G, H, I, M, I) de 70 mètres de long au total sur 2 mètres de large et autant de haut. Elles sont creusées dans le sol calcaire de la colline et suivent partout le dessous d'un banc de pierre qui leur sert de plafond.


De chaque côté de ces galeries des caveaux, comme autant de chapelles latérales dans une église, il y a en tout 23 caveaux (J) des caveaux aussi larges que profonds et séparés par des contreforts de même dimension, ces caveaux sont disposés de façon qu'à chacun corresponde en face un contrefort, car le roc du coteau n'est nulle part soutenu par des maçonneries et ce plan laisse à l'ensemble plus de solidité. les 6 premiers contiennent encore chacun un immense tonneau en pierre (F) Ces tonneaux sont construits avec des dalles de pierre d'environ 0,20 mètre d'épaisseur. Ils ont, intérieurement la forme d'un tonneau de bois. A la partie supérieure, la bonde, est remplacée par une pierre carrée de 0,40 mètre de côté permettant le passage d'un homme. A la partie inférieure de chaque tonneau, il y a une ouverture pour placer un robinet et au-dessous se trouve une petite auge en pierre pour recevoir le liquide qui pourrait se perdre pendant la manipulation. Ils ne sont pas tous d’une jauge uniforme, mais la contenance moyenne ne doit pas s’écarter d’environ 15 hectolitres par tonneau. A quelle époque remonte cette remarquable installation vinicole ? Ce qu'il y a de certain, c'est qu'elle existait en 1330, puisqu'en cette année elle portait le nom de Tonneaux, nom évidemment postérieur à leur construction. Ajoutons qu'elle doit être antérieure au XIVe siècle. En effet, les vingt-trois caveaux que nous voyons peuvent contenir environ 400 hectolitres de vin, ce-qui forme, pour les vignobles de choix, la récolte moyenne de plus de 20 hectares.

Or, en 1330, la propriété des Tonneaux avait à peine 3 hectares de vignes, elle était donc depuis longtemps démembrée et la cave devait avoir été construite avant ces démembrements. D'un autre côté, que sont devenues ces parcelles démembrées ? Elles ont été vraisemblablement aliénées moyennant une redevance annuelle d'une certaine quantité de vin et le droit de vinage qu'exerçait le chapitre de Saint-Martin sur l'Aleu de Tesse n'a pas, en général, d'autre origine. Si nous consultons le registre qui nous est resté à ce sujet, nous trouvons nomenclature de parcelles de terre formant un ensemble de 36 arpents ou 24 hectares sur lesquels seulement se percevait ce droit de vinage: voilà donc approximativement les vignobles qui réunis pouvaient emplir la cave des Tonneaux.

D'un autre côté, l'archéologue Beaumesnil, chargé de mission en 1784 par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, visita cette cave et inscrivit au bas d'un dessin représentant un des tonneaux : Tonneau romain [paroisse de Saint-Cyr près de Tours) Cette attribution mérite d'être examinée, car la description que nous avons faite ci-dessus coïncide assez avec les textes des agronomes latins et les vestiges de caves romaines découvertes à Herculanum et ailleurs. La grande salle rectangulaire correspond sensiblement aux dimensions que donne Vitruve pour la construction du pressoir nommé prelum, genre de pressoir qui est resté en usage jusqu'à nos jours sous le nom à pressoir à casse-cou et qui exigeait un vaste emplacement à cause de son long levier a l'extrémité opposée à l'entrée devait se trouver le Calcatorium, aire sur laquelle on écrasait les raisins avec les pieds. Telle était l'installation générale de la cella torcularia, car à l'époque romaine, on ne faisait point fermenter le vin avec son marc dans dés cuves ; on pressait les raisins dès qu'ils étaient vendangés et on répartissait entre chaque tonneau le moût récolté chaque jour afin d'égaliser la fabrication. Il ne faudrait cependant pas croire que par cette méthode on n'obtint que du vin blanc, car Pline connaissait, en outre, des vins jaunes, rouges et noirs. Ce résultat est facile à obtenir avec divers cépages, et Calpurnius parle de moût qui dupressoir sort couleur de pourpre. Ne cherchons donc pas'de vastes emplacements pour les cuves et passons dans la cella vinaria que Vitruve veut contre le pressoir.

Les Grecs et les Romains conservaient leur via dans des vases de terre appelés dolia, les Gaulois au contraire le mettaient dans des tonneaux de bois de dimensions grandioses, cerclés comme ceux d'aujourd'hui, et nommés tunnse en Gaule et cupse en Italie.

Les caves romaines étaient généralement de longues galeries, comme celles que nous étudions les dolia étaient disposés sur une file au milieu, mais les monuments et les textes nous en montrent de « rangés et maçonnés dans le mur » tout autour des galeries. Il en était de même pour les tonnes en bois, que l'on plaçait sur un podium en maçonnerie de ciment de brique. Palladius recommande encore de construire au bas du podium une cuvette pour recevoir le vin qui pourrait s'échapper des tonnes, et nous retrouvons précisément cette cuvette, ce lacus, au bas de chacun des tonneaux de Saint-Cyr, il n'est pas jusqu'à la bonde laissant le passage d'un homme qui ne soit indiquée par Pline. Nos tonneaux sont donc bien installés à la manière romaine, quoique les tonneaux de pierre soient rares à cette époque.

Cependant cette méthode de creuser un caveau pour chaque tonne, de chaque côté d'une étroite galerie, est restée en usage jusqu'au XIIIe siècle, comme l'attestent plusieurs spécimens retrouvés dans des constructions de ce temps, mais quelques-unes de ces caves, qui n'ont pas de grande salle pour le pressoir, sont évidemment les celliers particuliers du seigneur du château ou de l'abbé du monastère, car les grands personnages d'alors et le roi lui-même prenaient directement leur vin au tonneau. Quoi qu'il en soit, à partir du XIe siècle, les caves des vastes exploitations prennent des proportions plus grandioses: ce sont presque des églises à une ou plusieurs nefs, et malgré cela, l'on suit toujours l'usage romain de ne point faire fermenter dans des cuves le vin avec son marc....

... D'après tous ces détails la cave de Saint-Cyr se rattache donc à la plus ancienne méthode de vinification, examinons maintenant si l'entrée vraisemblable de cette cave nous donnera des détails plus précis. En effet, les ouvriers qui creusèrent, il y a trente ans environ, le puits de la propriété des Tonneaux, découvrirent, à une certaine profondeur au-dessous des caves décrites ci-dessus, une longue galerie se dirigeant du Nord au Sud. Quelques-uns l'explorèrent alors du côté du midi, vers la Loire, mais il leur fut impossible d'aller jusqu'au bout, à cause des éboulements et des gaz délétères qui éteignirent leur flambeau, selon leur appréciation, ces explorateurs descendirent jusque sous la propriété actuellement nommée « Villa des Roses ». Du côté du Nord devait se trouver une communication (S) avec les galeries où sont les tonneaux, mais cette communication n'existe plus. Cependant, la tradition en était encore conservée au siècle dernier, longtemps avant que les travaux du puits n'aient fait connaître la galerie inférieure: des maçons de Rochecorbon, qui ont réparé les tonneaux en 1791, l'ont mentionnée dans l'intérieur de l'un d'eux.

Cette galerie inférieure, d'après ses visiteurs, était en outre capable de, laisser passer aisément une charrette. Elle devait sans doute conduire vers la Loire et vers la route de Tours à Angers qui la borde, de façon à permettre le transport facile des vins recueillis dans la fameuse cave: Cherchons dans les flancs du coteau s'il ne resterait pas quelques traces de l'entrée de ce tunnel. Nous rencontrons précisément, dans une propriété nommée « Beaurepic » une cave fort ancienne et qui paraît répondre à ces conditions. Elle est précédée d'une tranchée à ciel ouvert qui part de l'ancienne route et va dans la direction des Tonneaux jusqu'à ce que le coteau, creusé à pic, offre une élévation de 10 mètres au-dessus de cette tranchée, alors comme les terres à enlever eussent offert un déblai considérable, le chemin pénètre en tunnel sous des rochers de calcaire compacte et se termine, après 12 mètres de parcours souterrain, par un immense éboulement.


Or, cet éboulement est à quelques mètres seulement de la « Villa des Roses » et ceux qui ont examiné le souterrain partant du puits des Tonneaux pensent être descendus jusqu'à cet endroit, il paraît donc vraisemblable que ces deux souterrains n'en aient formé qu'un seul autrefois. Ce qui donne du poids à cette hypothèse, c'est que l'entrée du tunnel de « Beaurepic » a été maintenue par une maçonnerie fort solide, dont l'appareil peut remonter au XIIe ou XIIIe siècle. En effet, le chemin est protégé par une double voûte en pierre de taille, et un mur de pierre identique retenait les terres qui surmontaient l'entrée :Des travaux de cette importance n'auraient jamais été faits pour une simple cave. D'un autre côté, ce débouché du tunnel se trouve auprès, du port de Saint-Cyr, où le chapitre Saint-Martin entretenait un sergent en 1190 et où il avait libre passage sur la Loire pour ses vins récoltés sur la rive droite du fleuve : il est dès lors à supposer que c'est ce riche propriétaire qui aura fait construire la belle voûte que nous étudions.

Nous pouvons donc conclure de tout ce qui précède que cette magnifique installation vinicole, située dans l'aleu de Tesse et d'une contenance en rapport avec son droit de vinage, était bien la cave primitive de cet aleu, avant tout partage et toute aliénation. Or si, d'après sa contenance même, d'après la méthode de vinification qui devait y être suivie et d'après l'appareil des maçonneries du tunnel, elle était certainement antérieure au XIIIe siècle, la date de plantation des vignobles de l'aleu de Tesse ne permet pas de la faire remonter plus haut que le Xe siècle. La propriété de« Beaurepic » dans laquelle se trouve l'entrée du tunnel est dans les environs que devait être « L’Etal ».
__________________________
Source : L. Lhuillier, SAT 1889 page 205 - 237.

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