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Souterrain Refuge de Château-Robin

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 11:12 (2008)    Sujet du message: Souterrain Refuge de Château-Robin Répondre en citant

77 - Pont de Ruan, « Château Robin »
A 1,5 Km Ouest-Nord-Ouest de Pont de Ruan, dans le coteau rive droite de l’Indre, à quelque 50m de la rivière, au bord du CD 84. C’est le plus ancien ouvrage décrit de la région et, indispensablement aussi, le plus complexe avec ses quatre étages, creusés en grande partie dans un mauvais calcaire pétri de rognon de silex. Des trois ouvertures actuelles situées au niveau de la route, celle du milieu (A) est la seule qui réponde à une interprétation « fonctionnelle » de la partie inférieure de l’ouvrage. Cette entrée, sans aucun doute remanié aujourd’hui, se fermait par une porte dont la trace du linteau subsiste au plafond, et donnait accès à une première grande salle B par une chatière de 0,60 x 0,40 m, ouverte à hauteur et flanquée d’un trou de visée juste à côté. Les autres passages actuels, qui ne se concevraient pas conjointement avec la chatière, ont dû être ouverts par la suite. Cette salle B, de près de 10 m de longueur et comportant
un pilier réservé communique par un passage rétréci muni de feuillures avec une autre salle C, trapézoïdale, plus étendue encore et également avec pilier de soutènement. Au fond, un escalier s’enfonce en tranchée dans le sol et conduit à un étroit couloir, coudé et surbaissé au début, puis sinueux et plus élevé (1,70 m) par la suite. C’est le fameux couloir malaisé et inondé qui m’a laissé de si mauvais souvenirs et qui, en fait, ne recèle guère que 0,50 m d’eau sur une longueur d’environ 20 m. Après un développement total d’une trentaine de mètres, il aboutit à un goulot des plus typiques, de 0,50 x 0,55 m de section et 0,90 m de longueur, lequel débouche dans une grande salle terminale a deux piliers réservés, de 8,50 x 8 m dans ses plus grandes dimensions.

 

Si maintenant nous revenons à la première salle B, nous y trouvons à l’Est un petit couloir coudé qui conduit, après feuillure, à une salle E. Il s’y ouvre un couloir ascendant, avec un escalier pour ainsi dire en vis, qui mène à une salle supérieure (F). Au fond de celle-ci, une petite galerie surbaissée aboutit à un goulot vertical de 0,60 x 0,45 m qui mène à l’étage le plus élevé de l’ouvrage. Ce dernier, très endommagé, se réduit aujourd’hui à une entrée coudée ouverte sur le coteau et munie de deux systèmes de feuillures successifs, conduisant, d’une part au goulot vertical ci-dessus, d’autre part, à une entrée latérale à une grande salle irrégulière, éventrée et en partie détruite par d’énormes éboulements. A noter un trou de visée à côté de l’entrée. D’autres portions de cavités restent visibles, attestant des extensions de ce niveau supérieur et peut-être des communications avec d’autres parties inférieures. Il existe notamment sous les éboulis, les restes d’une salle assez importante.

 

Il n’est pas possible de dissocier cet ouvrage de la « Butte » située juste au-dessus sur le rebord du plateau, motte de défense entourée de deux fossés larges et profonds et d’un énorme vallum demi-circulaire couvrant la fortification côté plateau, alors qu’elle surplombe le coteau abrupt du côté de l’Indre et commande toute la vallée. Il parait bien probable que la communication ait été assurée, entre la motte et les parties supérieures du souterrain, par un dispositif d’escalade dissimulé dans les branches le long du coteau, où se voient des trous superposés ayant probablement répondu à cette fin. En résumé, souterrain qui. bien qu’amputé dans ses parties supérieures et assez remblavé dans les inférieures, revêt pour la région un intérêt exceptionnel par la complexité de sa structure verticale et par son association à un remarquable site de défense féodal.


A noter.
A 1 kilomètre en aval de Château Robin dans le même coteau, à la Basse Chevrière (commune de Saché) une grotte naturelle avec boyaux bas, étroit et humides (coulées de stalagmite) présente un passage tailllé (traces de pic), sorte de goulot quadranguaire.
_______________________________________
Source: Bulletin - Amis du vieux Chinon. 1967. Tome VII No 1.
_________________


Dernière édition par Mikerynos le Jeu 6 Jan - 20:32 (2011); édité 5 fois
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 11:12 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Mikerynos
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MessagePosté le: Dim 19 Déc - 14:45 (2010)    Sujet du message: Souterrain Refuge de Château-Robin Répondre en citant

Souterrain Refuge de Château-Robin (Pont de Ruan)

Souterrain refuge avec mottes de défenses sur quatre niveaux reliés les uns aux autres et composé de cinq chambres souterraines aux voûtes soutenues par des piliers taillés dans le roc. Situé sur le rebord du coteau calcaire dominant la rive droite de l’Indre, dans la partie boisée du parc de Chevrière, cette motte de défense circulaire médiévale est entourée d’un fossé, puis d’un grand talus. L’ensemble est ceinturé par un autre fossé large et profond, le souterrain se situant en dessous, le long de la falaise. Dans le coteau rive droite de l’Indre, à quelque 50m de la rivière, au bord du C.D.84. C’est le plus ancien ouvrage décrit de la région et, indispensablement aussi, le plus complexe avec ses étages, creusés en grande partie dans un mauvais calcaire pétri de rognon de silex..


Une description de M. Antoine qui visita le premier refuge en 1858 :
« Après les trois premiers compartiments, part un escalier continué par un couloir à droite, il est nécessaire pour le franchir de passer dans l’eau jusqu'à mi-cuisses, de se ployer en deux et, en certains endroits, il serait impossible de se retourner. Après plusieurs détours l’eau décroît, le sol remonte mais il faut ramper dans un trou exigu. On arrive enfin dans une salle soutenue par deux piliers faisant face à l’entrée. Au fond est un passage presque bouché. Cette sortie servait sans doute à la fois à donner de l’air à la chambre-refuge et à permettre l’évacuation des assiégés en cas de danger pressant… »

Des trois ouvertures actuelles situées au niveau de la route, celle du milieu (A) est la seule qui réponde à une interprétation « fonctionnelle » de la partie inférieure de l’ouvrage. Cette entrée, sans aucun doute remaniée aujourd’hui, se fermait par une porte dont la trace du linteau subsiste au plafond, et donnait accès à une première grande salle B par une chatière de 0,60 m X 0,40 m, ouverte à hauteur et flanquée d’un trou de visée juste à côté. Les autres passages actuels, qui ne se concevraient pas conjointement avec la chatière, ont dû être ouverts par la suite. Cette salle B, de près de 10 m de longueur et comportant un pilier réservé communique par un passage rétréci muni de feuillures avec une autre salle C, trapézoïdale, plus étendue encore et également avec pilier de soutènement. Au fond, un escalier s’enfonce en tranchée dans le sol et conduit a un étroit couloir, coudé et surbaissé au début, puis sinueux et plus élevé (1,70 m) par la suite. C’est le fameux couloir malaisé et inondé qui m’a laissé de si mauvais souvenirs et qui, en fait, ne recèle guère que 0,50 m d’eau sur une longueur d’environ 20 m. Après un développement total d’une trentaine de mètres, il aboutit a un goulot des plus typiques, de 0,50 m x 0,55 m de section et 0,90 m de longueur, lequel débouche dans une grande salle terminale a deux piliers réservés, de 8,50 m x 8 m dans ses plus grandes dimensions.


Si maintenant nous revenons a la première salle B, nous y trouvons a l’Est un petit couloir coudé qui conduit, après feuillure, à une salle E. Il s’y ouvre un couloir ascendant, avec un escalier pour ainsi dire en vis, qui mène à une salle supérieure (F). Au fond (le celle-ci, une petite galerie surbaissée aboutit à un goulot vertical de 0,60 m X 0,45 m qui mène à l’étage le plus élevé de l’ouvrage. Ce dernier, très endommagé, se réduit aujourd’hui à une entrée coudée ouverte sur le coteau et munie de deux systèmes de feuillures successifs, conduisant, d’une part au goulot vertical ci-dessus, d’autre part, à une entrée latérale à une grande salle irrégulière, éventrée et en partie détruite par d’énormes éboulements. A noter un trou de visée à côté de l’entrée. D’autres portions de cavités restent visibles, attestant des extensions de ce niveau supérieur et peut-être des communications avec d’autres parties inférieures. Il existe notamment sous les éboulis, les restes d’une salle assez importante.


Il n’est pas possible de dissocier cet ouvrage de la « Butte » située juste au-dessus sur le rebord du plateau, motte de défense entourée de deux fossés larges et profonds et d’un énorme vallum demi-circulaire couvrant la fortification côté plateau, alors qu’elle surplombe le coteau abrupte du côté de l’Indre et commande toute la vallée. Il parait bien probable que la communication ait été assurée, entre la motte et les parties supérieures du souterrain, par un dispositif d’escalade dissimulé dans les branches le long du coteau, où se voient des trous superposés ayant probablement répondu à cette fin.

En résumé, souterrain qui. bien qu’amputé dans ses parties supérieures et assez remblavé dans les inférieures, revêt pour la région un intérêt exceptionnel par la complexité de sa structure verticale et par son association à un remarquable site de défense féodal.


Source:
Souterrains Refuges de Touraine de J.M Machefert et J & L Triolet (1987) Page 48
http://pagesperso-orange.fr/maximum.carriere/souterrains_refuge.htm#chateau

Voir aussi sur le forum: La bête démoniaque de Château-Robin

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