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Le Château d'Hommes.

 
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Mikerynos
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MessagePosté le: Lun 14 Nov - 16:50 (2011)    Sujet du message: Le Château d'Hommes. Répondre en citant

Le Château d'Hommes (Hommes)
Canton de Château la Vallière.


Le château est actuellement une propriété privée qui propose des chambres d’hôtes. Il ne se visite pas et compte tenu de son état, être vu que de l'extérieur.

A 900 mètres à l’Ouest du village de Hommes, sur la route qui mène à Gizeux, se trouve le vieux château d'Hommes, inconnu, dissimilé. Situé aux confins de l'Anjou et de la Touraine, dans un plat paysage de champs, le château se dressait autrefois dans une région d'étangs. A ses abords se trouvait le plus grand étang de Touraine, sur l'emplacement duquel, à la fin du 19ème siècle (époque à laquelle ces espaces furent asséchés), on édifia une ferme modèle : la ferme de la Briche.


Le château est en ruine, construit au XVIe siècle il comprend à l’Est les servitudes, à l’Ouest le château proprement dit est divisé en deux parties, l’une et l’autre défendu par des douves qui existent encore, sauf au levant où elles ont été comblées. D’abord une baille qui fut sans doute entourée de courtines défendues par des tours dont deux subsistent, celle du Sud-Est étant contiguë à un bâtiment limitant la baille au midi. Puis le logis seigneurial où conduit un pont de pierre franchissant la douve intermédiaire, et qui comprend un bâtiment principal se développant au Sud de la terrasse, entre deux grosses tours cylindriques, d’où partent vers le Nord deux ailes en retour d’équerre. L’étage inférieur est occupé par une longue galerie voûtée avec meurtrières sur la douve et des chambres casematées. L’étage supérieur servait d’habitation. Il est éclairait par des fenêtres au midi et au Nord, deux des trois fenêtres méridionales sont accostées de pilastres décorés de médaillons ou de personnages debout superposés.


A l’Est du château les communs comprennent au Nord la grange dont le comble est éclairé par des lucarnes, à l’Est et au Sud des bâtiments, d’étables ; Écuries et remises, joignant au Sud-Est une tour carrée qui fut un moyen de défense.
_________________________
Réf. Mérimée: PA00097774
Inscrit MH : 1962/08/08

Localisation.


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MessagePosté le: Lun 14 Nov - 16:50 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Mikerynos
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MessagePosté le: Lun 14 Nov - 16:54 (2011)    Sujet du message: Le Château d'Hommes. Répondre en citant

Le Château d'Hommes (Hommes)

Historique.
Hommes était une châtellenie assez importante. A titre indicatif voici la listes des propriétaires de cette seigneurie : En 1469 : Pierre d'Omes ( chevalier ) en 1497 : Jeanne de Montberon en 1508 : Mathurin d’Hommes en 1550 : René d'Hommes en 1610 : François de Maille chevallier des ordres du Roi en 1688 :Marie-Anne de Maille fille de Donatien, Marquis de Maille Caumont et veuve de Tiercelin d'Appelvoisin, seigneur de la Route du Maine en 1717 Jeanne de la Roue, veuve de Claude du Bosque, Marquis d'Epinay en 1793 :Vendue nationalement sur l'émigré Gaspard de Contades, la terre de Hommes fût achetée par la famille Tulasne ( dont un des membres était à cette époque le maire du village)


Dans la famille des propriétaires actuels depuis 1870 (date de son achat par le trisaïeul Monsieur Cail) le château a été détruit vingt ans plus tard par la veuve de celui-ci. Il existait dans le bourg, une maison appelée « La Frêche du Vivier » et qui relevait du château d'hommes. Le propriétaire devait à son Seigneur : à la fête de St Etienne (26 décembre) douze sols, six deniers, deux chapous et un rameau vert. Au jour des morts (2 novembre) un bouquet de fleurs de girofle, et d'amendes douces et deux pintes d'hippocras rouges (vin sucré avec infusion de cannelle) Le jour des rois (6 janvier) un baiser, un gâteau de la fleur d'un boisseau de froment, et dix huit deniers. Le 1er mai, un bouquet et un baiser. Ces singulières redevances sont mentionnées dans un acte de vente de « La Frêche du Vivier » consenti le 30 mai 1649 par Nicolas Peschard seigneur de la Brillauderie au profit de Quentin Hervé seigneur de la « Barre »

En 1776 le propriétaire auquel incombaient ces devoirs féodaux, entreprit de s'y soustraire. Mais un jugement du baillé de Gizeux du 24 avril 1776, il fût bel et bien condamné à les payer comme ses prédécesseurs l'avaient fait. Ces deux transformations de son aspect original, se situent respectivement au tout début du 18ème siècle et à la fin du siècle suivant. La première partie, tentera de faire apparaître les différentes périodes de construction du château, et de nous la faire apparaître tel que pouvaient le voir les hommes de la Renaissance. Le château de Hommes est un édifice de première renaissance, et les sculpteurs qui y ont travaillé, ont été fortement influencés par Azay-le-Rideau (nous le verrons en étudiant son décor sculpté) Aussi la date de construction doit se situer aux environs des années 1520-1530. Cette édification n'a pas eu lieu sur un terrain vierge, et le siècle précédent est présent dans le bâtiment. Ce que fût, dans la totalité la demeure de Pierre d'Omes et Jeanne de Montberon est difficile à déterminer, on ne peut qu'observer ce qui a été conservé (soit par commodité et esprit d'économie, soit par respect du passé) par les constructeurs de la Renaissance.

Dans le plan d'ensemble du 16ème siècle nous observons un corps de bâtiment central et deux ailes en retour d'équerre, cantonné de tours aux angles, la partie du 15éme siècle occupe une part assez importante puisqu’elle est constituée par l'aile Ouest et sa tour d'angle. Ce morceau de château possède des mûrs épais et un plan assez irrégulier ( épaisseur des murs : 1m 75 à 1m 80 ) L'édifice était cerné par des douves ( ainsi que la ferme de la même époque qui l'avoisine ) et on y accédait par un pont levis ( la façade en porte les traces) Lors de la construction du bâtiment du 16ème siècle, cette partie du vieux bâtiment fût donc conservée, mais rénovée : Démolition du pont levis remplacé par un petit pont de pierre à deux arches, percement d'ouvertures plus importantes. Son grand état de délabrement le rend aujourd'hui peu lisible, les lucarnes ont disparu, des bouts de mûrs sont écroulés et le tout est enfoui sous une végétation tenace et dévastatrice. Seule la tour reste en assez bon état, elle est si semblable dans son aspect extérieur à celle de l'angle est du château que j'aborderai leur étude ensemble. Vers le milieu du 16éme siècle, celle-ci se présentait donc ainsi : Son plan en U cantonné nord-sud. Les façades extérieures sont cernées de douves d'une vingtaine de mètres de large en moyenne.

Les façades intérieures donnent sur une cour ouverte d'à peu prés 26 m sur 25 m. Le corps de bâtiment central (de 25 m de longueur sur 5,60 m de largeur) abrite la partie la plus intéressante de l'édifice : un rez-de-chaussée formant galerie ouverte et un étage fermé formant galerie haute. La présence d'une galerie dans l'aile centrale peut être notée comme une particularité originale de ce plan, car ordinairement, c'est dans les parties latérales d'un bâtiment que l'on rencontre ce type de pièce.

Les deux tours sont demi hors-œuvre. Celle construite au 16ème siècle est beaucoup moins importante que la tour qui flanque l'aile du 15éme siècle (7 m 80 de diamètre contre 10 m 35) Toutes deux présentent un aspect circulaire, cependant la tour Est, est intérieurement de plan carré ( 6 m 55 sur 6 m 40), alors que la tour Ouest présente le plan intérieur d'un octogone de 2 m 50 de côté. Chacune possède trois étages dont un sous comble. Leurs premiers et deuxièmes étages communiquent respectivement de plein pied avec la galerie haute.

Sous toute la longueur de l'aile centrale et de ces deux éléments circulaires, s'allonge une cave voutée en berceau continu et à laquelle on accède par un escalier extérieur s'enfonçant sous l'angle Ouest du bâtiment. Cette cave s'ouvre sur la façade douve par des soupiraux à ouverture horizontale. Les deux ailes en retour d'équerre sont à peu prés identiques (14m pour l'aile Est, 15 m pour l'aile Ouest) Celle de l'Est dont les murs sont construits hors cour et que nous avons étudié plus haut, sert d'entrée avec son pont à deux arches. Celle de l'Ouest de plan rectangulaire, s'inscrit dans la surface de la cour intérieure. Elle présente sur sa façade Nord des traces d'arrachement de maçonnerie.

En plus l'angle Nord-Est très arrondi du mûr qui délimite la cour intérieure, peut suggérer que cette aile Est présentait à cet endroit une petite tour circulaire. Mais aucune trace d'arrachement n'étant visible sur le tracé du mûr de clôture, on ne peut déterminer le lieu où se trouvaient ces constructions, si constructions il y eut. Seules des fouilles pourraient éclairer ce point. Les murs du château sont recouverts d'un crépi jaune gris sauf en ce qui concerne la façade sur cour de l'aile centrale qui montre un appareillage de pierres régulières. Ce même côté présente une élévation à un seul étage surmonté d'un toit dont les deux pans se rejoignent à hauteur de la corniche des tours.

L'arcature est formée de neuf baies libres. Cette galerie ouverte présente une particularité originale : l'ouverture centrale est différenciée des autres par la mise en évidence de sa fonction c'est par elle que l'on entre, en montant quelques marches. Son plein de travée, sur le mur est pourvu d'un riche décor sculpté, typique de la première Renaissance : Deux putti sortant de cornes d'abondance tiennent un blason en forme de losange ( illisible aujourd’hui ) De nombreux médaillons de forme circulaire ou en losange contiennent un décor floral stylisé (on en trouve de semblables à Azay-le-Rideau) notamment sur les pilastres entourant les lucarnes. L'arc surbaissé montre une grande richesse de mouluration. Les moulures en fort relief qui marquent la corniche du toit sur toute la longueur de cette façade, sont surmontées, au-dessous seulement de cette arcade d'entrée par une grande table de pierre, une lucarne aveugle qui coupe la surface du toit.

Cette partie ornementale ressemble beaucoup aux lucarnes à fronton pignon d' Azay-le-Rideau, à la fois dans sa forme et dans son décor: notamment encadrement latéral de pilastres décorés, de losanges ornés de feuillages stylisés ( comme sur l'arc abaissé ) Les huit autres arcades reposent sur un mur bahut au bord supérieur mouluré d'un taureau. Les piliers octogonaux de l'arcade centrale reposent aux extrémités de ce bahut. Des piliers carrés de 35 cm de côté forment les pieds droits des travers latéraux. La partie centrale des piliers de section carrée est amortie en arc brisé et orné dans sa partie haute (sur les quatre faces) de deux moulures évoquant un dessus de remplage. Pour l’ensemble de ces supports, la base et l'imposte sont de la même forme carrée très simple.

Les huit arcs sur bahut sont des arcs pleins cintre à moulure simple. Dans chaque arc, se trouvaient d'importants médaillons circulaires qui occupaient presque toute la surface. Etaient-ils en pierre sculpté, en ardoise, en terre cuite ? La façade extérieure au corps de bâtiment central présente une élévation en trois parties. L'étage de soubassement est délimité dans sa partie supérieure par une grosse moulure pleine. Cette ligne discontinue est rythmée par quatre soupiraux à ouvertures horizontales appareillées de pierres blanches et soulignées chacune par six grosses pierres sortant fortement du mur. L’étage de la galerie ouverte s'étale entre cette répartition continue et la ligne discontinue de la corniche du toit, elle est moulurée de gros médaillons.

Six médaillons circulaires, petits, espacés et à têtes de personnages ornent les pilastres de la fenêtre Est. Le pourtour de chaque pilastre est mouluré ainsi que la partie supérieure des chambranles. La porte d'entrée de la façade sur cour Est par son ornement sculpté, un des plus beaux éléments du château. Elle est encadrée par deux larges pilastres lisses portant deux chapiteaux parés d'étranges animaux. Ces morceaux de sculptures portent une frise à riche décor d'arabesques et de candélabres, en très faible relief. Ces motifs de la première Renaissance sont admirables par leur finesse d'exécution. Plusieurs mains ont dû travailler à orner le château de Hommes, car le décor très fin, devait être admirable à l'époque.
Un remaniement de détail fût effectué sur les tours à la fin du 16ème siècle. Une première phase de détérioration de l'état original du château se situe tout au début du 18ème siècle. Sur une des cheminées, une date est inscrite 1722.

Afin d'agrandir la surface d'habitation , la galerie ouverte fût découpée en plusieurs parties . On bouche les arcades, une sur deux fut remplie de maçonnerie en petit appareil assez grossier, les cinq autres transformées en fenêtres, se garnissant de boiseries et de vitres. La travée Est était même devenue pour plus de commodité une porte-fenêtre, cela par la démolition de son mur bahut et la construction de quelques marches, car le goût de l'époque au 18ème siècle, pour les petites pièces amena la propriétaire Jeanne de la Roue à compartimenter cette galerie, devenue galerie fermée, en trois salles d'habitation de dimensions à peu prés identiques. Chacune s'ouvrait sur les douves par une fenêtre, et sur la cour, à l'Est par une porte et une fenêtre, au centre, la pièce s'ouvrait par une porte principale et à l'Ouest par deux fenêtres.

Les murs intérieurs ainsi formés par l'arcature demi-murée furent alors plâtrés ainsi que leur piquetage. Les deux murs intérieurs séparant la galerie en trois pièces séparaient aussi de la même façon la galerie haute, car ils abritaient les conduits de cheminées, deux dans le mur Ouest et un dans le mur Est. Des six cheminées de l'aile, deux seulement restent intactes aujourd'hui. Les deux cheminées d'étages adossées au mur Ouest, qui témoignent par leur style de cette époque. Les deux travées extrêmes de corps de bâtiment central sont surmontées, côté cour par deux lucarnes encadrant symétriquement la lucarne aveugle du 16éme siècle. Le château, lors de sa construction, à la première renaissance, n'en comportait vraisemblablement pas. Ces deux lucarnes latérales sont de style Louis XII avec un encadrement et fronton cintré, dont la sévérité tanche sur la richesse de le table qui surmonte l'arcade centrale.

On peut avancer l'hypothèse que leur construction date de ce début du 18ème siècle, période de grands aménagements du château : car on a voulu donner sans doute un éclairage supplémentaire aux deux petites pièces nouvellement créees. La grange constitue l'élément le plus intéressant de la ferme. C'est une longue construction rectangulaire d'environ 24 m de longueur entre deux pignons à rondelles, le vaste grenier carrelé couvert d'une belle charpente à double faîtage est accessible par un escalier extérieur d'une seule volée tournant à gauche. Sur chaque face trois lucarnes à deux panneaux et fronton triangulaire à fleuron l'éclairent, l'une d'elle faisant porte d'entrée. A l'angle opposé diverses dépendances ou l'on remarque une grande cheminée à hotte sur linteau de bois joignant en pavillon carré qui a pu appartenir au système de défense.

Au 16ème siècle, le château d'Hommes appartenait à une famille qui en tirait son nom, Gaspard de Contades de Gizeux, propriétaire en 1793 ayant émigré, ses biens furent saisis par la nation. IL fût acheté par le citoyen Pierre Tulasne. On le disait propriétaire de Hommes, mais il était en fait fermier de la seigneurie. Une tradition voulait que pour s 'acquitter de sa dette, il lui aurait suffi de vendre une ou deux paires de bœufs, ce qui est assez imprécis, ainsi que les arbres qu'il y prit. Cette famille Tulasne dont plusieurs membres ont eu la charge de Maire de la commune (en 1790-1831-1864) posséda la ferme d'Hommes jusqu'en 1870.

A cette époque la ferme avait donné à moitié de tous gains et fruits pour neuf ans à dater du 25 Juin1864 à Gabriel Gauthier et Louise Foucher son épouse. Le 28 Février 1870 par le ministère de Maître Meunier, notaire de channay-sur-lathan, venu tout exprès au château d’Hommes, Hercule Tulasne ( fils de Pierre Tulasne et d'Eléonore Alain ) et son épouse Pélagie Ledoux vendirent le château avec deux fermes : Celle du château avec 77 hectares et une autre dans la même commune de 47 hectares. L'acquéreur se nommait Jean-François Cail propriétaire de la Briche, manufacturier, officier de l'ordre Impérial de la légion d'honneur, chevalier de l'ordre Royal de la couronne de chêne de Hollande. Il était représenté par le régisseur de sa terre de la Briche tout proche dont il avait fait une exploitation agricole extraordinaire pour son temps. Mr Cail y joignit donc pour 18 000 francs, les 120 hectares des terres du domaine de Hommes.

Mais Jean-François Cail laissa à sa femme et à ses enfants le soin d'exécuter les clauses de son contrat, car il décéda l'année suivante le 22 Mai 1871 en Charente. Quant au vendeur Hercule Tulasne (veuf) il mourra au château le 10 Octobre 1872, ce qui mettait fin à l’usufruit. Ce n'est que postérieurement à cette date que Mme Cail préférait probablement continuer à résider dans la nouvelle demeure de la Briche Le château d’Hommes couteux et inutile ne l'intéressait plus et elle pensa don à y récupérer à son compte des matériaux de construction qui furent réutilisés pour les autres propriétés, toit et planches qui entraina chute des cheminées, des pans de mûr et qui laissa ce si beau château à la ruine. Mme cail disparut à son tour le 6 Décembre 1890 en Pologne laissant pour seul héritier chacun pour moitié, sa fille Louise épouse de Charles Hébert, agent de change à Paris. Jean-François et Charles - Edouard Cail, ses petits enfants mineurs par représentation de leur père décédé. Par acquisition de leur part à la barre du tribunal le 5 Août 1892 Mme Louise Hébert ( fille de Mr et Mme cail ) devint seule propriétaire de la Briche. Laissé à l'abandon le château d’Hommes se dégrada sous les intempéries et la végétation.

Au début de notre siècle, un membre de la famille Hébert voulut le protéger dans la mesure du possible. Il fit poser des tuiles sur les corniches des toits, couler une chape de ciment sur le sol qui fût ainsi rehaussé, d'une quarantaine de centimètres, les décombres étant restés en dessous, boucher les arcades de la galerie reconstruite dans sa partie, abattue au 18ème siècle. Ces aménagements furent efficaces car le château s'est peu détérioré depuis cette période. Les murs tiennent solidement, mais ce ne sont que des ruines. Par contre la ferme n'a subi aucunes dégradations, elle a toujours été exploitée, les propriétaires en étaient Mr et Mme Hébert Philippe et les locataires de la ferme, Mr et Mme Léon Belloir vers 1922-1923, puis les enfants Mr et Mme Roger Belloir de 1950 à 1979.

Hommes avait à cœur de voir ce château en si triste abandon. Ainsi s'est construit une association « Les amis du pays Hommois » qui au début de l'année 1975 a rendu le château beaucoup plus approchable aux visiteurs. Ils ont débouché les arcades, nettoyé le bâtiment d'une grande partie de sa végétation qui le recouvrait et qui encombrait la cour intérieure. Evidemment beaucoup de travail, restait à faire, pour redonner à cet édifice la place qu'il méritait parmi les châteaux de la Touraine.

Mr Philippe Hebert ( je pense arrière-petit-fils de Mr et Mme Cail ) se décide à vendre en 1977-1979 ces vestiges prestigieux à Mr et Mme Gino Napolitano, le château (ce qu'il en restait) et la ferme avec de nombreux bâtiments, il s'agit d'un ensemble de 118 hectares, entourant les ruines d'un château médiéval. Mr Napolitano entrepreneur dans le bâtiment à Paris, s'est efforcé immédiatement de se débarrasser des végétations qui dissimulaient les ruines afin de les mettre en valeur, et supprimer les additions inesthétiques ajoutées au fil du temps.

Si la restauration totale apparait difficile à réaliser, ces premiers témoins de la Renaissance n'en demandent pas moins d'être respectés et sauvegardés autant qu'il se peut. Les alentours du château ont été vite débarrassés de la végétation, ce qui le rendit plus visible, et le mettait malgré tout en valeur. Déjà en peu de temps Mr Napolitano avait admirablement commencé à restaurer la propriété. Il avait l'intention d’entreprendre les fouilles indispensables et le tri des pierres tombées à terre, en attendant de pouvoir faire des travaux de restauration sérieux. Il avait rénové une bâtisse en maison bourgeoise, ou il venait avec sa femme Brigitte et son fils Philippe, passer le week-end, et les vacances. Il dirigeait les travaux en maître, et surveillait la ferme qui était exploitée par Mr et Mme Pouvreau. Déjà les alentours du château avaient changé d'aspect et c'était très agréable. Parfois nous apercevions Mr Napolitano, se promenant aux alentours de sa propriété, avec sa canne et son chapeau, il avait fière allure ce grand homme.

Ce propriétaire prestigieux fût emporté, suite d'une longue et douloureuse maladie en 1985. Ce fût un coup dur pour ce château qui aurait retrouvé ses formes d'antan. Dommage que le destin en ait décidé autrement. Mme Brigitte Napolitano devenue veuve avec un fils (Mr Napolitano avait une fille d'un premier mariage) habitant Paris a dû se résoudre à vendre cette propriété. Après bien des ennuis avec les tziganes, quelques années après, la propriété fût acheté par Mr et Mme Hardy, déjà propriétaire en Bretagne d’un hôtel-restaurant. De gros travaux furent exécutés dans la grange et l'habitation de la ferme, ils en ont fait un gîte pour les touristes de passage.
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Auteur Nadine Boulmé
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MessagePosté le: Lun 7 Mai - 11:06 (2012)    Sujet du message: Le Château d'Hommes. Répondre en citant




Le Château d'Hommes - État actuel (Photo Mikerynos)

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MessagePosté le: Jeu 12 Mar - 20:34 (2015)    Sujet du message: Le Château d'Hommes. Répondre en citant

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